Un message d’espoir pour les Bleus

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Ubuntu – Columbage

Columbage : n.m. Reconnaître un acteur / une acteuse d’une série TV, des années après, dans une autre série TV ou dans un film. « Tiens, c’est Ross de Friends ».
Par extension : Plaisir que l’on a quand on reconnaît la voix qui double un acteur. « Tu vois, le gars, là, il a la voix de l’ne de Shrek ». « Tiens, ça c’est la voix de John Wayne (quand il est doublé) »

J’ai eu un columbage ce soir. J’ai vu la fille de « Lois et Clark », et je me suis dit, « mais bon sang, c’est Alyssa Milano ! » (Madame est servie, avec Tony qui faisait la bonne). Et j’ai été super content qu’Alyssa Milano / Samantha (mais Tony l’appelait Sam) soit devenue Lois Lane, c’est un beau parcours.
Bon, en fait, Lois Lane est jouée par Teri Hatcher, au temps pour moi, il faut que je consulte. Je ne sais donc pas ce qu’il est advenu récemment d’Alyssa Milano, et ça me travaille…

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Film vu – Gainsbourg (vie héroïque) de Joann Sfar

J’ai vu « Gainsbourg (vie héroïque) » trois fois, d’abord au cinéma puis en DVD, enfin en DVD avec le commentaire du réalisateur. Je trouve que ce film échappe à toutes les erreurs un peu classiques du film biographique. En effet, comme c’est dur  la fois de (a) résumer toute une vie en 2h et (b) raconter à nouveau une histoire que le public connaît en grande partie, les biographies filmées sont souvent :

  • Soit la reconstitution millimétrée d’une époque, avec costumes, intonations d’époque et sirop de nostalgie, et la reconstitution millimétrée d’une vie (avec approbation soulagée de la famille et du biographe officiel)
  • Soit une tranche de la vie (je veux filmer Gainsbourg pendant la guerre, ou bien la fin de la vie de Gainsbourg, ou bien je vais faire un film qui s’appellera Serge et Brigitte) ;
  • Soit un parti pris d’auteur à se focaliser sur un trait de caractère qui se veut original (je vais montrer que De Gaulle était un grand communicateur) qui risque de tourner assez vite au bovinage (De Gaulle et ses conquêtes, De Gaulle à la plage, De Gaulle part en vacances…)
  • Soit un film « à la manière de », académique pour Mozart, déjanté pour Warhol, pop pour les Beatles. Par exemple, un film tout en outrance et en provocation, comme si c’était Gainsbourg-fin-de-vie qui l’avait réalisé.

Et puis il y a le film de Sfar, qui s’affiche comme « un conte », ce qui est très bien. Cela veut dire qu’on emprunte à la réalité, et que, plus que de réaliser une biographie précise, on se concentre – enfin – sur la vraie question : le portrait d’une personne. Parce que parfois, s’éloigner des faits permet de mieux se rapprocher d’une personnalité. A l’inverse, coller aux faits conduit souvent à faire s’effacer la psyché du personnage, qui ne devient plus qu’un élément d’une chronologie).

J’ai entendu ou lu des critiques sur le côté « film à sketches ». Je parlerais plutôt de tranches de vie (au pluriel) : la construction, plus ou moins précise, de ce que deviendra un homme, une image publique. C’est presque un parcours initiatique.

Et enfin, j’adore l’idée de La Gueule. Sur ce point, comme sur beaucoup d’idées évoquées ici, l’écoute du commentaire audio du réalisateur apporte quantité d’idées nouvelles. Je ne vais pas en dévoiler la teneur, il faut acheter le DVD, mais je vois très bien comment l’irruption de cette Gueule dans le film aurait pu faire un flop : une marionnette grinçante, un artifice de BD, un passe-partout pour justifier tous les excès, tout aurait pu justifier un plantage. En réalité, ce compagnon, muse ou démon ou fantasme, donne la part d’ombre, mais aussi de radicalité, chez Gainsbourg. Pour ceux qui ont vu le film, regardez donc attentivement quelles sont les périodes où la Gueule n’apparaît pas :  je pense que c’est un signe. (Maintenant, que veut dire ce signe, j’ai mon interprétation, trouvez la vôtre…)

Finissons par la musique. Voilà un thème sur lequel on peut se planter, quand on réalise un film biographique, entre le respect de l’œuvre et la volonté de laisser sa trace. La mode est actuellement aux reprises, les acteurs ne chantent pas en play-back sur les versions originales, ils ré-interprètent les chansons / morceaux. Sur ce point, je n’ai pas d’opinion, sinon celle, bien arrêtée, que je ne vais pas acheter « la BO du film », étant donné que j’ai l’intégrale du vrai Gainsbourg. Ce n’est pas que je remette en cause la qualité vocale d’Eric Elmosnino ou Laetitia Casta, c’est juste que ce n’est pas le sujet du film.
En revanche, je suis admiratif des illustrations musicales. Il y a en permanence des variations sur des thèmes de Gainsbourg, mais suffisamment trafiquées, détournées, pour que l’on continue à regarder les images tout en se disant, en arrière-plan « tiens, c’est quoi cette musique, ça me rappelle un thème, mais lequel… » Je trouve que le résultat, ici, est très subtil, très bien équilibré, ni avant-plan trop brutal, ni fond sonore trop discret.

La prochaine fois, mon compte-rendu de lecture de « Gainsbourg (hors champ) », le livre d’illustrations de Joann Sfar.

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Pensée naturaliste

Je suis à la campagne pour quelques jours, pour m’éloigner de l’encombrant mode de vie urbano-professionnel.
Et là, assis au bureau face à la fenêtre, j’en viens à me poser des questions sur la vie des plantes et des bêtes.
Une hirondelle qui virevolte dans un ballet aérien grâcieux au ras du sol, c’est un enchantement des yeux. Mais la bêbête, elle ne fait pas cela pour réjouir le citadin, elle bosse à attraper des moucherons. Première question : est-ce qu’elle voit les moucherons ? Parce que je sais que les oiseaux ont des bons yeux, mais de là à repérer un mini-moucheron voletant dans les airs, alors qu’on est soi-même en train de faire des pirouettes, c’est un peu comme si on me demandait de cracher un noyau de cerise dans le nombril de Brigitte Bardot pendant que je suis sur des montagnes russes.
Donc on va supposer que l’hirondelle ne voit pas les moucherons. (Mais j’accepte toute intervention d’un(e) contradicteur/euse pour lever cette ambigüité).
Cela veut dire alors que l’hirondelle pirouette la bouche ouverte en permanence, en espérant que des moucherons seront assez aimables pour y rentrer. Un peu comme la baleine qui avance tel un bulldozer des mers, et qui ingère tout ce qui se trouve sur sa trajectoire. Sauf que la baleine ne joue pas une partie de saute-moucheron (merci à Guy Béart et aux Frères Jacques pour cette belle image). Je trouve que cela enlève de la poésie à l’hirondelle. On a toujours l’air ridicule quand on garde la bouche ouverte. Donc je préfèrerais que l’hirondelle voie les moucherons. Mais j’en doute.

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Je ne suis plus un Fesse-Bouc (II)

Après une première tentative il y a un ou deux ans, j’y retourne définitivement : j’ai supprimé mon compte Facebook.
Je réponds ainsi à l’appel du 31 mai, et je supprime mes données perso, mes photos et surtout, les inférences statistiques que des marketeux de bas-étage veulent en tirer pour m’utiliser comme vache-à-lait, ou plutôt, prospect consentant à son corps défendant.
Le slogan historique de Thunderbird était Reclaim your Inbox, je paraphrase : Reclaim your privacy.
Et j’attends avec impatience Diaspora. D’ici là, je devrais arriver à survivre sans réseau social…

Et pour ceux qui veulent une information agrégée, l’excellent Tristan Nitot nous donne un résumé (parmi tant d’autres) des critiques adressées à Facebook ici.

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Eric Clapton et Steve Winwood en concert – Palais Omnisport de Bercy

J’ai vu deux fois Eric Clapton en concert dans ma vie.
La première fois, c’était au Palais Omnisport de Bercy, en 1989 ou 90, et compte-tenu de mon éloignement dans les gradins, Clapton était une silhouette en blanc qui faisait 5 mm de haut dans le lointain.
La deuxième fois, c’était au Palais Omnisport de Bercy, hier soir. Et là, Clapton avait une taille normale, puisque que j’étais au maximum à 50 mètres de la scène.
Hier soir, j’ai retrouvé le plaisir que j’avais eu à aller voir Stephen Stills ou Suzanne Vega : un concert, c’est comme un marathon, il y a l’avant, puis le pendant, avec de multiples étapes, et l’après.
Clapton et moi, c’est une longue histoire. Ce n’est pas le premier guitariste que j’aie découvert : il y a eu les Beatles, puis Neil Young, et j’avais eu encore plus tôt les sonorités de Tony Joe White par l’entremise de Joe Dassin. Mais c’est à coup sûr le guitariste que je suis le plus fidèlement, et depuis le plus longtemps, avec JJ Cale. Pour ne pas répéter ici tout ce que je pense de Clapton, je vous renvoie à mon thibillet sur son autobiographie.
Hier soir, c’était un duo : Eric Clapton – Steve Winwood, ressuscitant la belle époque des albums Blind Faith et Timepieces (live in the 70’s). J’ai adoré ce saut dans le temps, puisque le parti pris était de se remettre dans l’époque : tubes de l’un des deux guitaristes, ou reprises (JJ Cale, Jimi Hendrix). Je copie ci-dessous la liste des titres joués à Wembley quelques jours auparavant : à quelques exceptions près, c’est le même set qui a été joué.
 
         1. Had to Cry Today (Blind Faith)
         2. Low Down (J.J. Cale)
         3. After Midnight (J.J. Cale)
         4. Presence of the Lord (Blind Faith)
         5. The Shape I’m In (The Band)
         6. Glad (Traffic)
         7. Well All Right (Blind Faith)
         8. Tuff Luck Blues (Big Maceo)
         9. Pearly Queen (Traffic)
        10. Forever Man – non joué, remplacé par Gimme Some Lovin’ (version genre Blues Brothers)
        11. Midland Maniac
        12. Going Down (Freddie King)
        13. Georgia On My Mind (Hoagy Carmichael and His Orchestra)
        14. Driftin’ Blues (Johnny Moore’s Three Blazers) – version acoustique
        15. How Long (Leroy Carr) – version acoustique
        16. Layla (Derek and the Dominos) – version acoustique façon Unplugged
        17. Can’t Find My Way Home (Blind Faith)
        18. Split Decision
        19. Voodoo Chile (Jimi Hendrix)
        20. Cocaine (J.J. Cale)
Bis :
        21. Dear Mr. Fantasy (Traffic)

Mes quelques commentaires :

  • Certes, on peut toujours regretter l’absence de tel titre ou tel autre, mais l’ensemble m’a semblé très bien équilibré : Steve Winwood et Eric Clapton ont chanté autant de chansons l’un que l’autre, il y a eu des versions acoustiques au milieu du concert (dont un Driftin’ Blues, très épuré, superbe de technique et de simplicité en même temps), et la formation était presque intimiste : une batterie, une basse, un clavier, et Steve Winwood alternant entre guitares (électriques / acoustique) et piano. Et Clapton aux guitares (électriques / acoustique).
  • Les morceaux étaient très écrits, équilibrés, et on sentait la machine rodée : intro, couplet, refrain, solo 1, couplet, refrain, solo 2, refrain… Idem pour la durée du concert : 2h30, rappel compris, et une logique à l’américaine : un seul rappel, et quelle que soit la clameur de la salle, c’est plié, les musiciens ne reviendront pas. Je trouve cela carré et sans surprise, certains pourront trouver cela un peu trop mécanique…
  • Le parti pris « années 70 » m’a pleinement satisfait : cela m’a permis de découvrir des morceaux d’autres groupes, et cela faisait un tout cohérent. Mais j’imagine que pour une personne qui ne venait que pour Clapton, cela peut sembler court. J’ai entendu plusieurs personnes qui se demandaient qui était ce Steve Winwood et s’il faisait la première partie de Clapton…
  • Dans les morceaux que j’ai particulièrement apprécié, il y a eu les 3 JJ Cale, chantés plutôt comme JJ Cale les chante (influence sur Clapton de l’album récent qu’ils ont fait ensemble ?), Presence of the lord (avec sa transition qui a surpris beaucoup d’auditeurs, qui croyaient que le morceau était fini), Driftin’ Blues qui a représenté pour moi le sommet acoustique de ce concert. Puis il y a eu Layla version acoustique, avec son intro qui a enflammé la salle, ce balancement rythmique presque joyeux qui accompagne la chanson. Can’t find my way home, joué exactement dans l’esprit de l’album Timepieces, une superbe balade existentialiste. Et Voodoo Chile. Ah, ce Voodoo Chile ! Hypnotique. Lent. Habité. Un vrai grand hommage à Jimi Hendrix, avec la salle qui retenait sa respiration pendant ce long morceau, un superbe moment de guitare, avec plusieurs solos qui me font attendre avec impatience la sortie du CD de la tournée. Cocaine, évidemment, avec un solo de clavier très original (montée de tout le clavier à toute vitesse). Et enfin, un rappel avec Mr Fantasy, dont je ne connaissais que la version de Crosby Stills and Nash. Une belle manière de terminer, sur le thème du divertissement au sens étymologique du terme 🙂

Sinon, sur l’ambiance :

  • Un gars s’est évanoui (on crevait de chaud), donc nous avons été quelques uns à jouer aux pompiers (intervention extrêmement rapide des secours).
  • La salle se prête bien à ce genre de concert, même si la température de la fosse était étouffante. Mais c’était le prix à payer pour être proche.
  • C’est un lieu public, donc il est interdit de fumer, ça explique peut-être pourquoi, dans la fosse, beaucoup de personnes fumaient autre chose que du tabac…
  • Les bouchons d’oreille, que je testais pour la première fois, c’est génial : on entend tout, parfaitement, mais sans le côté blessant des décibels. Je trouve que l’écoute y gagne en sensibilité, on est presque recueilli (par moments je fermais les yeux, mettez-ça sur le compte des volutes de « tabac » autour de
    moi).
  • En revanche, je ne comprends les personnes, nombreuses, qui filment à bout de bras, avec leur appareil-photo ou leur portable (et tant pis pour ceux qui sont derrière). J’en avais un specimen grtiné, qui filmait les écrans géants. Ce qui fait que pendant la majorité du concert, il a regardé son écran d’appareil qui filmait un écran géant, il était donc de profil par rapport aux vrais guitaristes du monde réel… Bizarre…

Pour conclure : un concert qui me donne envie de me procurer quelques albums de Steve Winwood, et d’approfondir ma connaissance de Jimi Hendrix. Et d’acheter quelques albums live du dieu Clapton (je pensais notamment à One more car, one more rider, sur lequel je louche depuis quelque temps et Oh, surprise, le concert que je viens de voir a déjà son album (Live from Madison Square garden).
Allez, j’attends juste que mon salaire couvre mon découvert, et je claque !

PS : grâce à Vleb, j’ai pu récupérer la liste des morceaux (photo ci-dessus, (c) RockerParis) sur le site RockerParis (ils couvrent le concert ici).

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Pensées avec un tavernier

Ce matin, entre deux trucs faits à la va-vite et quelques urgences dans la tête, je tombe par hasard sur ce passage :

La dramaturgie européenne reste la dramaturgie du doute, le montage y est moins bouclé, moins affirmatif, comme si on laissait des points de suspension […]
(Télérama n°3148, 12 mai 2010, p. 29, interview de Bertrand Tavernier)

Voilà une analogie avec la recherche (en finance), ou avec les manuels (de finance). L’approche américaine est quand résolument sans aucun doute affiché : « j’ai une théorie, j’y crois à mort, je la défends jusqu’au bout ». Pareil dans les manuels, que ce soit en finance ou en efficacité personnelle, il n’y a pas de place pour la mesure si l’on veut un discours efficace. Mais veut-on un discours efficace ?

[…] alors qu’aux Etats-Unis le nombre de plans par film a quadruplé depuis les années 60. Les producteurs ont peur que le public, majoritairement jeune, décroche si le film n’est pas surdécoupé.
(Télérama n°3148, 12 mai 2010, p. 29, interview de Bertrand Tavernier)

On revient au zapping. Analogie avec l’enseignement. Je vois un enseignement qui – bon gré ou mal gré – a évolué vers une industrialisation à la PowerPoint, une slide, 3 minutes, et on zappe. La limite devient ténue avec l’entertainment, il faut captiver l’auditoire, c’est du Tex Avery. Et s’il y avait une voie alternative, celle qui va prendre le temps de placer des points de suspension, du doute ? Alors que certaines écoles vont vers l’industrialisation de leurs cours, je pense qu’il y a une voie vers l’expérimentation hasardeuse en pédagogie. Faire autre chose, quitte à se planter, mais par pitié, faire autre chose.

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Batana – Pénéloper

Pénéloper : v.i. Se réveiller d’un mauvais rêve, et se rendormir en reprenant le fil du mauvais rêve.
Ousse-pénéloper : pénéloper plusieurs fois, voire toute la nuit, comme dans un film de David Lynch.
Par extension : constater que chaque année au boulot, à la même période, on se retrouve dans le même état d’esprit.

Rappel : tant que je ne me serai pas attelé à une liste définitive, voire un robot-expert-extracteur de tracas ordinaires, une liste incomplète des batanas (et ubuntus) est là.

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Caillou – Phenix


Morceaux de jarre cassée
Dans la mousse grise
Les oisillons sont partis.

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Caillou – Retour du printemps


Ils sont à nouveau là
J’entends souvent « piii piii »
Hâte-toi, petite mésange
Tes oisillons ont faim.

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Dieu soit Loué

A propos de la virtualisation des loisirs, et de là, notre relation au monde physique (actifs, patrimoine).

Les photos étaient argentiques, elles étaient rangées dans albums. Elles sont devenues numériques, elle sont rangées sur des disques durs, et rarement développées / imprimées. Les CDs de musiques physiques sont remplacés par des pistes MP3 dans nos baladeurs numériques ou sur nos disques durs. En bref, des actifs physiques sont remplacés par des fichiers. Je pense que nous passons de dépenses d’investissement à des dépenses courantes.

  • En effet, un investissement nous donne le plus souvent la propriété d’un actif physique (j’achète un CD, une pellicule argentique)*. La notion d’investissement est donc liée à celle de patrimoine durable. Par opposition, la tendance des dernières années va plutôt dans le sens de dépenses courantes : chaque année, je m’acquitte de dépenses récurrentes pour entretenir mes actifs virtuels : disques durs, CDs à graver pour conserver mes photos et MP3. Cf. le développement des services de stockage en ligne, qui consiste juste à sous-traiter cette activité d’acquisition récurrente d’espaces de stockage.
  • Prenons un autre exemple. En dessous de 500 € d’achat, la comptabilité considère que la dépense réalisée n’est pas un investissement (une immobilisation), mais plutôt une dépense courante (charge d’exploitation). Cela signifie que vu la baisse des tarifs sur ordinateurs, l’achat d’un portable est aujourd’hui comptabilisé comme une dépense courante.

Ce changement de paradigme, qui n’est pas récent, pourrait avoir des impacts sur la notion de propriété, ou de patrimoine. Prenons quelques exemples, pour montrer que la maturité n’est pas la même sur tous les sujets.

  • Les photos, la musique, se sont essentiellement dématérialisés. On a vu émerger des solutions en ligne, où l’on paie un certain montant mensuel pour avoir le droit de télécharger / écouter en illimité. Mais le service s’arrête (les droits s’arrêtent) quand on arrête l’abonnement. C’est – littéralement – de la location de droit d’écoute.
  • Les voitures, les Vélib : aujourd’hui, un nombre croissant de personnes n’ont plus de voiture, plus de vélo, et elles louent ces actifs juste le temps de leur besoin. Mais la majorité des personnes reste tout de même attachée à ces actifs physiques – même si le calcul économique montrerait probablement que c’est plus rentable de louer, plutôt que de détenir – et entretenir – ces actifs.
  • Pour le logement, il y a des farouches tenants de la location (« je suis mobile, et je place mon capital ailleurs que dans la pierre »), mais la majorité des personnes a encore une vision très patrimoniale.
  • Dans les sociétés, autrefois, on raisonnait en intégration verticale : être propriétaire de la chaine de production, c’était maîtriser toutes les étapes de la création de valeur. On est passé ensuite à l’externalisation (la sous-traitance), voire à la délocalisation des services (ma comptabilité est réalisée en Inde). Cela induit une baisse des coûts, mais aussi une perte de contrôle. Avant, on était propriétaire de sa comptabilité, maintenant on est locataire de son information comptable (et plus globalement, de son système d’information, qui va de la paie à la gestion des stocks…).
  • Pour le travail, même, il y a deux approches. L’approche majoritaire, qui dit « je travaille pendant 40 (50) années, puis ce que j’aurai accumulé me paiera ma retraite » (approche patrimoniale, constitution d’un capital) et l’approche minoritaire, qui dit « je vais alterner des périodes de travail, et de mini-retraite, jusqu’à ma mort » (recettes et dépenses courantes).

Ces quelques exemples servent à illustrer que l’on n’a pas la même maturité sur les différents éléments de notre patrimoine, mais que l’évolution des dernières années tend vers la chose suivante : un lissage des dépenses dans le temps. L’investissement ponctuel lourd est remplacé par la dépense courante régulière. On n’est plus propriétaire, on est locataire temporaire. Et cela s’applique autant aux activités matérielles (production) qu’immatérielles (système d’information).
En poussant la réflexion, qu’est-ce qu’il y a de plus immatériel que la spiritualité, la religion, bref, Dieu ?
D’où un nouveau sens à l’expression « Dieu soit loué ».**

* Certes, il y a aussi des actifs immatériels, comme en attestent certains écrits d’avant la Nouvelle économie.
** C’est plus pour le jeu de mot : si Dieu était loué, cela signifie que l’on ne serait sous Sa protection que tant qu’on lui verserait des oboles régulières (contrat de location de salut éternel). Une sorte d’assurance après-vie. Concept à creuser, idée de startup ?

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Mon Marathon de Paris 2010 (et la fin de 5marathons.com)

Voici mon compte-rendu du Marathon de Paris 2010, le dernier marathon que nous courions pour 5marathons.com [edit : je ne pointe plus sur le site… Nous avons annulé l’abonnement, et aux dernières nouvelles, ce n’étaient pas des photos de coureurs qu’on voyait sur la page d’accueil…]

« C’était dans l’horreur d’une profonde nuit »

Tout a commencé par une mauvaise nuit. Toute personne qui a déjà couru ce genre d’épreuve sait qu’il ne faut pas compter sur le sommeil de la dernière nuit, et qu’il faut donc faire des provisions de repos auparavant. Mais là, imminence de l’épreuve ou anticipation angoissée, nous sommes nombreux à n’avoir dormi que 2 ou 3 heures dans la nuit. Réveil 6h15, je mange mon gâteau WeightExplosers en le faisant passer avec du thé déthéiné, et je passe une bonne 1/2h à me préparer (le nombre de choses à prévoir, la crème anti-frottements, la puce électronique, la ceinture de gels au glucose, les piles de rechange, cf. check-list).
Départ 7h du matin. Nous avons RV pour une photo de groupe, et deux interviews. Paris est désert, mais plus j’approche de l’Etoile, plus je vois des silhouettes imprécises, jambes nues sous leur poncho en plastique : les coureurs commencent à se rassembler. Je rejoins le lieu de rendez-vous avec mes deux bouteilles de solution HyperGlucidoSpatialBooster (affectueusement surnommé SpermBull par mes amis, ils sont poètes). Il fait 4°, et ça se sent, nous tremblons tous de froid. Les coureurs arrivent par petits groupes, je vois notamment Christophe N, qui a eu une gastro-entérite terrible la veille, et qui va essayer de faire ce qu’il peut ce matin, sans grand espoir. Nous enchaînons une interview pour BFM TV (d’ailleurs, si quelqu’un a une capture vidéo…), la photo de groupe, puis une interview France 3 (nous sommes visibles aux alentours de la minute 12 (2 séquences), ici (édition du dimanche 11 avril)).
Puis nous rejoignons les sas de départ.
L’attente dans le peloton se passe bien, nous nous sommes bien placés, Alex (dit Barbe Bleue), P-A (dit La Chose) et moi. Les toilettes sont pris d’assaut, alors j’utilise la tactique de notre gourou, Pierre C (25 ans de Marathons…) et je fais pipi dans ma bouteille, je l’ai dit, nous sommes tous des poètes.

Des kilomètres et des erreurs d’appréciation

Et c’est le départ. De tous les marathons, c’est probablement le plus beau, et le meilleur départ : toute la largeur des Champs-Elysées se retrouve couverte de coureurs, cela descend légèrement vers la Concorde, dans le soleil qui apparaît en face. C’est parti, nous sommes doublés de part et d’autre, mais un maître-mot : ne pas partir trop vite. Un coup d’oeil à la montre : 5’15 » au kilomètre, c’est parfait, il faut maintenir cela sur toute l’épreuve pour éviter d’exploser en vol.
La Concorde, puis la rue de Rivoli, à l’ombre. J’ai des soucis avec ma montre : je suis perturbé par les fréquences des autres coureurs, et j’alterne entre des vitesses affichées de 2’50 » au km (21 km/h !!) et 5’30 » (11 km/h). Les deux autres me disent que je suis en train d’aller trop vite, pourtant je me maintiens à 5’15 » au km, c’est bizarre. Et puis je comprends en passant les bornes kilométriques : ma montre me donne une vitesse affichée qui est inférieure à ma vitesse réelle. Alors que je crois courir à 5’15 » / km (affiché par ma montre), je suis en fait à 5′ au km (12 km/h) quand je regarde mes passages aux bornes kilométriques. D’où vient la différence, alors que je croyais que mon cardio-fréquencemètre était parfaitement étalonné ? En fait, étant donné que ma vitesse d’entraînement a augmenté au fil des mois, il est probable que mes foulées sont plus longues… et donc qu’il aurait fallu ré-étalonner mon cardio-fréquencemètre. Maintenant, c’est trop tard, mais il faut choisir : ralentir ou pas ?
Je me suis entraîné ces derniers mois sur la foi d’une montre pessimiste. Donc j’ai couru plus vite que prévu à l’entraînement. Eh bien c’est parfait, on va continuer à se baser sur la montre. Donc je maintiens 5’15 » sur ma montre, soit 5′ (12 km/h) dans le monde réel.
On commence à apercevoir la tour de la Bastille. Pour ma part, j’avais le nez dans la montre, mais P-A me prévient : « regarde comme c’est beau ». Il a raison, c’est aussi l’intérêt de courir à Paris, je lève le nez et profite. On approche du KM 5, j’avale mon premier gel. Petit couac au premier ravitaillement : il arrive trop tôt et il est trop court, je suis obligé de faire 1/2 tour (un comble) pour aller chercher une bouteille d’eau. Las ! Nous débouchons Place de la Bastille où se trouve… un deuxième stand de ravitaillement. Je continue vaillamment en essayant de rejoindre mes deux cénobites. Je rejoins finalement P-A, Alex étant à 30 mètres devant. Quelques faux-plats, je ne renouvelle plus l’erreur du Marathon de Turin, et je ralentis, l’oeil sur ma montre : ne pas dépasser une fréquence cardiaque de 82-83%. Quand je pense que je courais mes premiers marathons à 85-90% ! Pas étonnant que j’aie tant explosé, tant souffert !
Avenue Daumesnil, longue, longue avenue. Entrée dans le Bois de Vincennes, on voit au loin la tour du Chteau de Vincennes, et puis ma foi, on y passe et on le laisse derrière nous. Je commence à ressentir une fatigue dans les genoux, bon sang, on n’en est qu’au KM 12, mauvais signe !

La solitude du coureur de fond

Au KM 14, en plein Bois, P-A me dit de continuer à mon rythme, lui va ralentir. On s’échange des derniers encouragements, et c’est parti, je suis seul au milieu de la foule. Alex est 50 à 100 mètres devant.
 Il y a du soleil, des familles sur les bords du chemin, mais on est loin des ambiances déchaînées de Londres ou New York. Il y a si peu de coureurs qui courent pour une cause, c’en est triste.
Soleil sur les frondaisons. Et allez, encore quelques faux-plats (82%, pas plus !!) avant de rentrer à nouveau dans Paris.
Rue de Charenton, encore des faux-plats, je bois régulièrement (une bouche pleine d’eau toutes les 5-10 mn) et je prends mes gels tous les 5 km. Le rythme est bon, mais je me freine. 5’15 », toujours, au moins jusqu’au semi, voire jusqu’au KM 30.
Passage du semi à 1h47 (contre 1h43 lors du Semi d’Elbeuf, il y a 1 mois, mais j’avais fini cramé, et je n’avais pas 21 km restant à courir derrière). Contrairement aux autres marathons depuis Berlin, je ne mets pas ma musique à partir du semi : je veux rester dans l’ambiance tant que je ne ressentirai pas le besoin d’un supplément de motivation.
KM 23, voilà les berges de la Seine. Un point difficile, démotivant : c’est là où je m’étais effondré aux marathons de Paris 2002 et 2006, c’est une longue bande de tunnels qui semble interminable. Toujours seul (façon de parler…), je passe sous les tunnels, notamment un long souterrain étouffant qui me rappelle le pont de Queensboro avec son côté claustrophobe.
La foule est présente au-dessus de nos têtes, mais je ne sais pas, cette longue étendue de quais gristres donne vraiment un sentiment de paysage encaissé, façon Défilé des Thermopyles. Et cela s’enchaîne avec les souterrains, c’est-à-dire remonter depuis les quais, redescendre dans un tunnel, remonter au bout, plusieurs fois en quelques kilomètres. J’entends une fille qui crie « Allez, plus vite ! ». Non, Mademoiselle, vous avez le droit de crier Bravo, de nous encourager, de dire Courage, il reste X km, mais ce « Plus vite », c’est se moquer du monde. (Le marathonien commence à manquer d’humour vers le km 25 ; quant aux personnes qui traversent la rue au milieu d’un peloton, elles ne se rendent pas compte de la souffrance accumulée dans ces jambes, de l’épuisement nerveux qui nous mine, et du fait que ces choses-là, non, vraiment, ça ne se fait pas).
Une petite angoisse : mes pieds chauffent, j’espère que mes nouvelles semelles ne sont pas en train de me déclencher des ampoules, hélas ça en a tout l’air. (en fait, je n’aurai eu aucune ampoule, mais je ne le découvrirai qu’après coup).
KM 28, on a passé la Maison de la Radio, allez, je n’attends pas le KM 30, je mets ma musique.

Hasard de la lecture, je tombe sur une musiques de Rocky et cela me fouette les sangs. Bon sang, on va y aller !
J’attaque, donc. (En relisant le graphique de ma course, je découvre que « attaquer » a consisté surtout à »me maintenir » dans les mêmes vitesses. Même si cela va nécessiter une analyse plus approfondie, puisque mes vitesses « montre » ne sont pas les mêmes que les vitesses « réelles »).
Je rejoins Alex, qui continue toujours de la même foulée ample. Il s’accroche, on passe les kilomètres ensemble. 30ème kilomètre. « C’est là que la course commence vraiment », d’après Pierre C.
Ce sont des lieux que je connais (Roland Garros, Porte d’Auteuil, allées de Longchamp) et que je ne reconnais pas, ou à peine, tant la course se vit à un rythme intérieur, oublieux des réalités du monde extérieur. Dans mes oreilles, l’intro de « Hold the Line » (Toto) me poursuit et me relance.

Band of brothers

Et on rentre dans le Bois de Boulogne. Cet asile de verdure est en fait un passage noir du Marathon de Paris : beaucoup moins de monde, beaucoup moins d’encouragements, une solitude ensoleillée au milieu du cloc-cloc rythmé de centaines de semelles autour de moi. J’enchaîne les musiques sympa, Bruce Springsteen, Sting, Paul Personne, plusieurs B.O.s,  et je zappe impitoyablement les morceaux un peu mous.
KM 35. Dans deux bornes, notre lieu de rendez-vous avez
les 70 supporters d’Autour des Williams. Courage, plus que 2 petits kms avant de pouvoir taper dans les mains, faire des coucous à tous. Alex peste à côté de moi, nous avons les cuisses tétanisées, en bois, en carton. Mais nous avançons toujours, têtus, rigoureux, et la vitesse se maintient tant bien que mal.
Et les voilà, je les vois au loin dans leurs T shirts bleu ciel, dans un virage. Nous nous détachons du peloton et faisons la jonction, Alex joue les stars américaines tandis que je pratique le bain de foule, j’embrasse mes ami(e)s, ma famille, les collègues… Ce sont toujours des moments remplis d’émotion, si intenses, et en même temps, extrêmement brefs.
Et c’est reparti, déjà !
Dans mes oreilles, Daft Punk me relance tandis que nous empruntons un petit chemin forestier.
Courage, à partir de là, plus que 5 km.
 Je rejoins Alex, il se cale dans ma roue.
KM 39, avec le Palais des Congrès dans le lointain.
Le ravitaillement du KM 40, auquel je ne m’arrête pas : à ce stade-là, l’eau n’a plus le temps d’être assimilée, elle est tout juste bonne à chasser le goût du dernier gel « coup de fouet » (imaginez un gel très sucré, au goût mélangé de menthe poivrée et de caféine…).
Et toujours ce train d’enfer, nous sommes montés à 13 km/h ou pas loin, tout le corps est douloureux, les cuisses, les pieds, le dos, les bras.
KM 41, dans un virage. Je dis à Alex : « Voilà maintenant le km le plus dur ». Et pour cause : il fait 1 km et 195 mètres.
Nous dépassons des marcheurs, des épuisés, des éclopés. Sans me retourner, je sais qu’Alex est juste derrière moi, ou à mes côtés. La foule commence à se densifier, le bruit aussi. Je devine la Porte Dauphine avant de la voir, nous ne voyons même pas le panneau KM 42 car nous avons repéré, là-haut, au milieu de l’avenue Foch, l’arceau de la ligne d’arrivée.
Et c’est notre dernier faux-plat, que nous avalons (presque) sans nous en rendre compte, pour passer, les bras levés en l’air, la ligne d’arrivée à la même seconde.
Temps officiel : 3 h 36 minutes 01 seconde.
Mon meilleur temps à ce jour. Mes records de New York et de Londres battu de presque 19 minutes.
Et malgré la grande fatigue et la tétanie des muscles (personne ne peut imaginer ce que c’est sans l’avoir fait), je me sens mieux que lors de mes précédents marathons.
Une course que j’ai gérée de bout en bout.

Crispin’s Day (*)

Nous nous retrouvons dans l’après-midi pour un pot, et les coureurs égrènent leurs arrivées en fonction de leurs chronos respectifs. Il y a les bénévoles d’Autour des Williams, les familles, le Directeur Général d’ESCP Europe.
Dans un petit discours où j’essaie de remercier tout le monde, je mentionne le discours de la bataille d’Azincourt, dans Henry V, parce qu’un petit groupe fraternel peut changer – un peu – le cours de nos vies.

D’où ma petite tristesse.

Nous avons vécu, et nous sommes battus, au rythme de ce projet, durant 5 ans (le premier tour de chauffe date du semi-marathon de Paris de mars 2005). Les résultats, non encore arrêtés, établissent que nous avons collecté au moins 50 000 euros de dons pour la recherche sur le syndrome de Williams-Beuren. Mais ce n’est qu’une partie des résultats : l’expérience humaine, les relations que nous avons nouées, l’intensité des engagements personnels, sont notre meilleure récompense.
De toutes les choses que j’ai faites dans ma vie, c’est une des réalisations dont je suis le plus fier.

Merci à tous et à toutes pour vos encouragements, vos dons, votre temps.

Et, bien sûr, il n’est pas trop tard pour arrondir les sommes versées 😉
http://marathon-de-paris.aiderdonner.com/christophethibierge2010

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Jour J. Pour les impatients.

3:36:06 au Marathon de Paris, temps non officiel, récupéré sur ma montre.[edit] temps officiel 03:36:01 [/edit]
Mes records des marathons de Londres (avril 09) et New York (novembre 09) sont donc battus de presque 20 minutes.
Beaucoup de bonnes choses, un peu de tristesse, debrief à venir… plus tard.

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J-1 – Check-list du Marathon de Paris, fin de 5marathons.com

Pour préparer le Marathon de Paris, je reprends ma check-list du Marathon de New-York et je l’améliore. Je vais modifier ce thibillet en live jusqu’à mon départ (dimanche matin, vers 7h AM, à vérifier)

Samedi :

  • Playlist pour le lecteur MP3 – check
  • Imprimer les différents rendez-vous et préparer la logistique voitures – check
  • Envoyer un mail aux 70 coureurs sur le RV avant marathon – check
  • Prévenir journalistes – check
  • Sieste – check
  • Téléphone rechargé – check
  • Appareil photo rechargé – check
  • huile de massage à l’arnica – check
  • Aller aider Chou pour préparer la Pasta Party – check
  • Prévoir quelques mots inspirants pour les 30 convives et la fin de 5 marathons sur 5 campus
  • Relancer des donateurs potentiels ? – Non
  • Citrate de bétaïne pour digérer la Pasta Party chez Chou – check
  • Préparer gâteau Bourre-la-gueule – check
  • recommander mon âme à Dieu – Nan
  • Somnifère léger, genre Euphytose ?

Nécessaire pour le jour de la course :

  • Mouchoirs en papier
  • Réveil matin (montre à vibreur) – check
  • Short moule-à-gaufres – check
  • T-shirt respirant 5marathons.com – check
  • Chaussures, chaussettes (propres), semelles orthopédiques, slip sans coutures (propre), Boosters – check
  • Brassard / ceinture pour mettre les gels pendant la course – check
  • Sparadrap pour mettre sur les tétons !! – check
  • Crème pour les pieds et les parties délicates (Nok) – check
  • 8 doses de gel au glucose pour les kilomètres 5, 10, 15, 20, 25, 30, 35 et 40 – check
  • 4 épingles de sureté pour le dossard – check
  • Cardio-fréquencemètre et accéléromètre – check
  • Lecteur MP3 + écouteurs Sennheiser qui vont bien ! – check
  • piles chargées – check
  • Bandana (car il va faire beau) – pas trouvé 🙁
  • Tenue pour l’attente dans le froid – check

Conseils pour avant la course :

  • Boire beaucoup (de l’eau), 2-3 litres par jour avant (Si pipi pas transparent, Toi boire encore des torrents) – Rooibos, Chicorée (pas de caféine), eau, pastis sans alcool – check
  • Manger des pâtes, des pâtes, des pâtes (et d’autres sucres lents) – check
  • Faire le régime dissocié scandinave – check
  • Ne pas boire d’alcool – check
  • Prendre la température des copains qui courent, échanger conseils et insultes – check
  • Jeter un oeil au relief de la course, et réfléchir
  • Calculer mon temps moyen au kilomètre, en fonction du chrono – pas encore totalement fixé
  • Livre inspirant – Non, livre agréable mais soporifique
  • Aller se coucher – oui, à 00h20, il est temps !
  • Me repasser le discours d’Apollo Creed à Rocky sur l’oeil du tigre – check
  • Bien dormir – pas réussi 🙁
  • Ecouter la B.O. de Rocky Le dernier Samouraï en me préparant – check
  • Départ à 7h07 – aglagla

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Ce soir sur M6, 18h50…

Ce soir sur M6, à partir de 18h50, l’émission « 100% Mag » traitera de différents sujets, dont… les testeurs de chaussures de running. Et devinez quelle équipe sera filmée ? Celle des coureurs des 5 marathons sur 5 campus, dont votre serviteur.
Et en attendant le Marathon de Paris, dimanche, il n’est pas trop tard pour donner pour la recherche génétique.

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Track record final

Mardi : 8,6 km
Mercredi : 10,9 km
Vendredi : 7,6 km
Dimanche : 19,8 km
Total semaine 1 = 46.9 km

Mardi : 9,5 km
Mercredi : 8,6 km
Vendredi : 7,9 km
Dimanche : 17,7 km
Total semaine 2 = 43.7 km

Mardi : 9,3 km
Mercredi : 10,8 km
Vendredi : 7,9 km
Dimanche : 18 km
Total semaine 3 = 46 km

Mardi : 9,3 km
Mercredi : 10 km
Vendredi : 8,3 km
Dimanche : 17,5 km
Total semaine 4 = 45,1 km

Mardi : 12,3 km
Mercredi : 0 km
Vendredi : 16,7 km
Dimanche : 0 km
Total semaine 5 = 29 km

Mardi : 8,9 km
Mercredi : 0 km
Vendredi : 0 km
Dimanche : 20,2 km
Total semaine 6 = 29,1 km

Mardi : 9,5 km
Mercredi : 10,4 km
Vendredi : 0 km
Dimanche : 18,9 km
Total semaine 7 = 38,8 km

Mardi : 9,8 km
Mercredi : 8,9 km
Samedi : 9,6 km
Dimanche : 22 km
Total semaine 8 = 47,3 km

Mardi : 10,1 km
Mercredi : 8,5 km
Vendredi : 7 km
Dimanche : 12,4 km
Total semaine 9 = 37 km

Mardi : 0 km
Mercredi : 5 km
Vendredi : 0 km
Dimanche : Marathon !
Total semaine 10 = 47 km

En résumé : j’ai fait sauter quelques séances (rarement), je n’atteins pas toujours la somme de 42 km (ou plus) par semaine, mais j’ai suivi assez scrupuleusement le plan d’entraînement – que je trouve, rétrospectivement, un peu léger sur les distances. Cela dit, on voit bien la phase d’assimilation autour de la semaine 4-5, avant le redémarrage en puissance. Nous verrons bien…

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Dernière ligne droite

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Vous pouvez aussi accéder directement à la page de collecte

Voilà 5 ans que nous nous sommes lancés dans ce projet.

En 5 ans,
J’ai envoyé des milliers d’e-mails
J’ai co-créé deux sites web (le site actuel est là)
J’ai rencontré des centaines des coureurs, des familles dont les enfants sont atteints de cette maladie génétique, des bénévoles, des êtres humains, quoi.
J’ai argumenté avec sponsors, partenaires, fournisseurs, tout cela pour « la plus grande gloire de Dieu » comme disent les jésuites.
Et j’ai couru, mazette. (Comme en atteste la rubrique Courir de ce blog).
Et voilà la dernière ligne droite. Dimanche 11 avril, je courrai le Marathon de Paris en essayant de battre mes deux records : record de temps (mes 3h 54′ 43″ du Marathon de New York), et record de dons.

Alors si vous avez quelques euros, laissez-vous attirer par le bon Karma que représente le fait de donner (le bouton en haut à gauche…)
Et si vous avez du temps, venez donc dimanche matin 11 avril au KM 37,2, vous devriez trouver quelques dizaines (centaines ?) de T shirts bleu ciel avec nos supporters dedans.
Y a plus qu’à…

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Mon opinion sur les marchés financiers actuels…

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Coop-actionnaires

Dans Direct Matin du 8 mars (je lis la presse économique de pointe), il est mentionné un article tiré de Courrier International (je me tiens au courant des faits du monde), lui-même ayant pioché dans un article de The Independent (j’aime citer mes sources). [et le fait que 3 journaux différents aient publié le même article mériterait à lui seul un thibillet]

L’actualité est la suivante : la majorité des pubs au Royaume-Uni ont été rachetés par des grandes chaînes ; et ceux qui n’ont pas été rachetés souffrent de leur dépendance vis-à-vis de leur fournisseur qui impose ses prix. Pour éviter la disparition des pubs typiques, des associations locales se créent, et rachètent « leur » pub. Exemple cité dans l’article : le Star Inn, 65 « actionnaires », 88 000 euros déboursés. Pour un investissement moyen inférieur à 1 400 euros, ces locaux sauvent leur pub et maintiennent son indépendance et son cachet. Le tout sans véritable volonté de profit : il est mentionné que « si l’affaire est rentable, des dividendes seront payés en espèces ou en bière », mais l’on comprend bien que l’enjeu n’est pas financier.

Cette anecdote m’inspire 3 idées.

  • Le profit. On voit émerger de nouvelles structures d’organisations où le profit devient accessoire. Il y a un objet social (et c’est un jeu de mot, puisque c’est ainsi qu’on désigne « ce pourquoi une entreprise a été créée »). Le profit n’est plus monétaire, mais social. Et il intéressant de voir que ces 65 « actionnaires » ont investi dans ce pub, en négligeant d’autres placements financiers qui leur auraient rapporté plus… financièrement. Qu’obtiennent-ils en échange ? Est-ce mesurable ? Ces questions ne sont pas anecdotiques. Dans un modèle d’actionnariat classique, l’objectif recherché est la maximisation du profit. Cela a conditionné (formaté) les outils de gestion, et les modes de décision dans les entreprises. Cela signifie que pour d’autres modèles d’organisation, tout un système sera à repenser, adapter, inventer.
  • La dilution. Dans un modèle classique, avoir un actionnariat très dilué empêche toute prise de décision. Cela conduit à des lenteurs, et puis des coûts : les actionnaires mandatent un gestionnaire qui gèrera en leur nom et leur rendra compte périodiquement. Mais ce gestionnaire, il faut le rémunérer, et le surveiller. Ici, il y a un glissement qui s’opère : en l’absence de profits individuels (chaque actionnaire cherche à obtenir plus de richesse individuelle), le mécanisme de gouvernance doit changer. Cela ne signifie pas qu’il n’y a rien à surveiller : de nombreuses années dans le milieu associatif m’ont montré qu’il peut y avoir des enjeux de pouvoir, ou des dysfonctionnements, alors même qu’il n’y a aucun enjeu de rémunération. Ici, en quelque sorte, la dilution de l’actionnariat est plutôt une bonne chose : les actionnaires consommateurs récupèrent si peu individuellement, et sont tellement conscients du fait que c’est l’unité de leur groupe qui assure leur cohésion, qu’ils peuvent représenter une organisation auto-gouvernante.
  • Le rejet du modèle classique. On constate de plus en plus qu’il y a une réaction des individus face à ce qui est perçu comme un modèle dominant (le capitalisme libéral), mais étouffant. Il y a un malaise devant la taille : les grandes entreprises, les grandes chaînes, se sont constituées ainsi pour des raisons d’économies d’échelles, et de synergies. Cela donne l’impression d’un effet bulldozer, qui écrase tout sous sa masse. Mais si l’on retire la maximisation du profit de l’équation, ou plutôt, si l’on admet d’autres versions du profit que les versions uniquement financières, il n’y a plus forcément de raison d’être Gros. Les petites unités, régulièrement méprisées ou rachetées, redeviennent à la mode. Small is beautiful (again).

Cela posé, revenons un moment au monde réel :
Ce mouvement n’est pas récent. Les micro-brasseries existent depuis longtemps, les années 70 ont eu leur lot d’utopies autarciques, il serait intéressant de se procurer un panorama de ces micro-entreprises et/ou coopératives, et des facteurs de leurs succès ou échecs.
Ce mouvement est minoritaire. Et en fait, il y a probablement sur-représentation de ces tendances dans les médias, parce que ça fait rêver sans réellement perturber le modèle actuel.

Cela dit, je retrouve dans cet investissement social beaucoup d’analogies avec les communautés de développeurs informatiques, les phénomènes de start-ups ou le micro-crédit : l’idée de la longue traîne, c’est-à-dire qu’il existe des niches qui sont trop petites pour intéresser des grands groupes. Il suffit de quelques personnes désintéressées financièrement pour rendre un service à la Société… et se faire plaisir au passage.

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1 000ème Thibillet – Changements

Ceci est le 1 000ème thibillet de ce blog. Pour info, les précédents thibillets centenaires : 100, 200, 300, 400, 500, 600, 700, 800, 900.

Je ne vais pas me féliciter pour ma constance : autant jusqu’en avril 2008, je me suis tenu à ma règle (publier un thibillet chaque jour ouvré, soit 5 jours par semaine hors vacances), depuis cette date (cassure personnelle dans mon espace temps professionnel), j’ai adopté un rythme plus chaotique (et cahotique), suivant l’humeur.

D’où mon propos, aujourd’hui, de parler de changements.

Il ne s’agit pas des Changements, de Watzlawick, Weakland et Fisch, dont j’ai déjà parlé, mais plus prosaïquement, des changements quotidiens. C’est paradoxal, mais je trouve qu’il est plus facile de changer une grande chose que de travailler sur le quotidien. Par exemple, depuis juillet dernier, je me suis attaqué à changer mon écriture. Rien de plus futile, rien de plus essentiel. Même en ces années de claviers informatiques, l’écriture (manuscrite) reste comme une composante importante de la personnalité. Or, des années de prises de notes rapides avaient dénaturé mon écriture : quand j’écrivais vite, elle devenait illisible, même pour moi ; quand je m’appliquais, des réflexes, des sautes nerveuses, anéantissaient vite l’effort d’harmonie. J’ai donc appliqué les deux règles fondamentales du changement :

  • Ne modifier qu’une chose à la fois.
  • S’y exercer tous les jours.

J’ai donc commencé par observer les lettres que je formais le plus mal. Les t, les s, les r. Puis je me suis astreint à ne changer que ces lettres-là, quotidiennement. J’ai recommencé à prendre des notes, mais avec une optique différente : ce n’était plus tant une fin qu’un moyen, cela me permettait de m’entraîner. J’y ai découvert quelques idées sur l’écriture manuscrite et la prise de notes :

  • Prendre des notes, c’est choisir. Le choix peut être quantitatif (je note le plus possible, notamment les tournures de phrases précises) ou qualitatif (je ne me borne pas à retranscrire, mes notes contiennent aussi un filtrage voire une analyse).
  • L’extrême quantitatif n’autorise qu’une écriture rapide, souvent illisible ; l’extrême qualitatif exige une écriture lente, et un grand effort de concentration. Derrière ce choix, il y a des angoisses qui affleurent : la compulsion à collectionner (je ne veux rien rater), la relation au temps qui passe (il faut que je rentabilise ma réunion).
  • Il y a des années, j’avais lu un dossier sur l’opposition entre les écrivains qui écrivaient encore à la main, et ceux qui tapaient leurs textes. L’un d’entre eux, partisan du manuscrit, disait en substance « mon écriture est le prolongement de ma pensée. Quand je suis fatigué, quand mon expression n’est pas claire, je n’ai qu’à regarder mon écriture : j’ai moins bien formé mes lettres. »
  • Personnellement, je combats ma tendance naturelle à l’accumulation : je me force à écrire lentement, à former correctement mes lettres. Cela veut dire que je laisse de côté quantité de choses qui se sont dites dans une réunion. De scribe (voire, logiciel de dictée vocale), je deviens auditeur (voire acteur).
  • Il y a aussi la question du calme. Une écriture nerveuse est souvent « le nez dans le guidon », sans recul, sans analyse (regardez par exemple, quand celui qui parle se met à mentionner des chiffres : la plupart des auditeurs se mettent tout-à-coup à prendre des notes). Par opposition, prendre de la distance, respirer, permet de mieux écrire dans tous les sens du terme. J’ai pour exemple un de mes indicateurs : si j’écris correctement, je n’ai jamais besoin de raturer. La rature est un échec, un rappel : attention, tu es allé trop vite. C’est le feu orange du chauffard.

Je me suis attaqué à un autre chantier de changement quotidien : depuis quelques semaines maintenant, je travaille ma dactylographie. J’ai un logiciel d’apprentissage de la dactylo sur chacun de mes systèmes (Windows, MacOS, Ubuntu). J’y retrouve les mêmes règles : travailler progressivement, travailler tous les jours. Avec une troisième idée, qui force à la patience : changer d’écriture, ou apprendre la dactylo, cela prend du temps. C’est un processus qui se compte en mois entiers, plutôt qu’en jours. Autant dire que le rythme de progression est très lent.

Nous verrons bien si le 1 100ème thibillet a été tapé avec les 10 doigts.

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Track record

Mardi : 8,6 km
Mercredi : 10,9 km
Vendredi : 7,6 km
Dimanche : 19,8 km
Total semaine 1 = 46.9 km

Mardi : 9,5 km
Mercredi : 8,6 km
Vendredi : 7,9 km
Dimanche : 17,7 km
Total semaine 2 = 43.7 km

Mardi : 9,3 km
Mercredi : 10,8 km
Vendredi : 7,9 km
Dimanche : 18 km ?
Total semaine 3 = 46 km ?

« essayez d’aller jusqu’à 60 km par semaine », qu’il me disait, mon médecin du sport. Déjà que là, j’ai l’impression que mes rotules s’effritent…
Allez, on va essayer de passer tous les mercredis à 10 km (3 tours des Buttes-Chaumont) et le vendredi à 10 aussi.

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Paradoxe – le temps volé est un crime à payer

Paradoxe : j’essaie de me ménager des moments privés, loin du monde, pour me retrouver. Mais dégager ces moments-là me met en état de stress par ailleurs, pour rattraper ce temps volé. Sortir d’une phase de ressourcement pour se mettre à courir dans l’urgence, quelle misère.

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Livre lu – Iegor Gran, Thriller

Rien à signaler, je l’ai lu, le titre Thriller est au troisième degré, je suppose. Un prof d’université, très américain, un doyen du corps professoral, idem, une femme quadra, sympa et attachante, bon, un tueur en série, OK, et puis quoi ? Marc Behm avait fait bien mieux avec Et ne cherche pas à savoir (puis Crabe, dans le même genre foutraque, loin de Mortelle randonnée).

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Cracher ses poumons

06h15 ce matin. Il fait froid, mais pas encore en dessous de 0°C.

Le planning d’entraînement dit : 10 fois 1mn30 à 95% de la FCMax ( = à fond les ballons) suivis de 1mn de retour au calme. 10 fois.

L’horreur.

En regardant le graphique ci-contre, je constate que :

  • censément « à fond les ballons », je n’atteins même pas 14 km/h
  • plus le temps passe, plus les « retour au calme » deviennent des « je me traîne pour mourir »
  • 1mn30 de course, c’est très long ; 1mn de retour au calme, c’est très court

Retour à 07h15.
Restait à enchaîner sur une journée de travail.

Sinon, je trouve que ça fait très Nazca, ce type de graphique…

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Chacal mobile

Sur mon ancien téléphone portable, à chaque fois que je tapais « les », il me proposait systématiquement « lesbienne ! » (notez le point d’exclamation).
Sur mon nouveau téléphone portable, dès que je tape « cha », il me propose « chacals » (notez le pluriel).
cela m’amuserait de savoir la logique qui préside au choix des mots suggérés…

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Démarchage et identité numérique

Comme tout internaute vigilant, je suis assez sensible aux informations personnelles que je laisse en ligne, par exemple lorsque je fais des achats sur Internet. J’applique quelques consignes simples : par exemple, lors de commandes avec livraison à domicile, je fais une faute d’orthographe sur mon nom. Cela n’empêchera pas la livraison, mais cela évite des recoupements de bases de données et le profilage. [NB sémantique : faute de terme correct pour l’instant, j’appelle profilage le fait qu’une société qui détient des informations sur moi – par exemple, un loueur de voitures – va « croiser » ces données avec la base de données d’une autre société – par exemple un vendeur d’électroménager – pour me proposer des produits « ciblés » sur mes goûts – par exemple, une location de voiture avec lecteur de DVD intégré. (les anglophones parlent de Data aggregation)]

Quand je pense au profilage, j’en reste rêveur. « Ils » savent probablement tout ce que j’ai commandé en ligne depuis quelques années, mon adresse, mes dates de vacances ou déplacements, mes fréquences de connexion, mes goûts alimentaires…

Depuis quelque temps, j’ai un souci qui est sur la même longueur d’onde : les démarcheurs téléphoniques, que ce soit à domicile (à 21h, super…) ou au bureau. Une première remarque : tels des tiques, ils sont difficiles à décrocher. Et de toute façon, un décrochage ne sera que temporaire : le démarcheur rappellera toujours. Et si ce n’est lui, ce sera son frère. Alors je ne vais pas lister toutes les tactiques qui ne marchent pas pour se débarrasser de ces tiques, parce que l’énumération serait longue. J’ai juste deux choses qui marchent moins mal que le reste.

  1. le rasoir à 2 lames.

– « Cher Monsieur Trouberge (oui, ils ont du mal avec mon nom…), je vous propose un diagnostic GRATUIT pour diminuer vos impôts »
– « Je ne suis pas intéressé » (la première lame coupe le poil)
– « Ah bon, ça ne vous intéresse pas de payer moins d’impôts ? » (piège grossier)
– « Non, ça ne m’intéresse pas de payer moins d’impôts » (la deuxième lame recoupe le poil avant qu’il ne se rétracte)
(et éventuellement, s’il n’a pas le sifflet coupé 🙂
– « Mais pourtant, c’est gratuit, et ça fait payer moins d’impôts… »
– « Dites-moi, dans la phrase « je ne suis pas intéressé », quel est le mot que vous ne comprenez pas ? » (épilation totale)

Cela occasionne de grandes douleurs muettes, avant qu’ils ne raccrochent. Le problème est que le démarcheur est comme le poisson rouge. Il oublie vite les déconvenues. Alors il rappelle. Ou son frère. La tactique n° 2, que j’ai inaugurée hier, marche peut-être mieux.

  1. l’uncrosslisting (déprofilage dynamique avec supertenseur incorporé)

– Pourriez-vous me confirmer que vous êtes professeur ?
– Ah non, pas du tout, je suis artisan plombier.
– Ah. OK je le note. (notez que le démarcheur tique-poisson rouge ne s’étonne jamais de rien, il n’est pas assez payé pour ça). Et votre année de naissance ?
– (rajouter 11 ans)
– Êtes-vous toujours dans la tranche d’imposition XXX-YYY ?
– Non, et je ne l’ai jamais été. Je suis dans AAA-QQQ (diviser XXX-YYY par trois, ou inventer un chiffre)
– Habitez-vous toujours …
– Ah non, vous devez vous tromper d’interlocuteur, moi j’habite …

C’est, à mon avis, la moins mauvaise tactique. Il faut savoir que le gars au bout du fil est tenace, et que si on l’éconduit, de toute façon il rappellera. Alors autant lui donner ce qu’il demande (et les questions sont parfois très indiscrètes, Cf. quelques unes des questions qui m’ont été posées hier). Le fait de lui donner des informations erronées a plusieurs avantages :

  • D’abord, cela réduit les possibilités de profilage : un même nom, mais avec un âge différent, une adresse différente, un métier différent, ça devrait chambouler quelques circuits de bases de données.
  • Ensuite, cela permet d’éviter de réfléchir à toutes sortes d’excuses (je ne suis pas intéressé, je suis chômeur, j’ai le béri-béri, je suis interdit bancaire…) qui de toute façon n’empêcheront pas l’homme de rappeler.
  • Enfin, ça permet de jouer débonnairement à « Mais il est pas fiable votre bouzin, c’est du n’importe quoi… »
  • Et puis allez, ça permet de rajouter du rêve. Hier, quand mon interlocuteur m’a demandé si j’avais des projets à court terme, j’ai dit « Acheter une résidence secondaire ». Il m’a félicité. Il n’a pas tilté au fait que j’avais dit être plombier, locataire, et payant peu d’impôts. Merveille des subprimes.

Coïncidence des réseaux : l’excellent Tristan Nitot mentionne notamment deux liens liés à ce sujet :
La commission européenne s’exprime sur le respect des données privées. Rien que le texte d’introduction en gras, cela est inquiétant…
L’inénarrable Facebook et les compotes qu’il peut faire avec les informations que VOUS avez saisies (en anglais)

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Finance et modélisation


« Le but de cet enseignement [« Penser, modéliser et maîtriser le calcul informatique »] est de démontrer le fossé existant entre notre pensée humaine, intuitive et créatrice mais lente et moyennement rigoureuse, et la machine qui, elle, est extrêmement rapide, totalement rigoureuse mais absolument stupide. »

Gérard Berry, propos recueilli par Frédérique Crépin, L’ordinateur individuel, n° 224, Février 2010, p. 22.

Il en va de même avec la modélisation financière. Ils sont nombreux, les apprentis sorciers prosternés devant leur tableur, et qui s’offusquent quand la réalité n’a pas la bonne grâce de se conformer à leurs prévisions.

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Caillou – Sur les sommets

Cristaux de neige dans le soleil
Poussières cosmiques tourbillonnantes
Champs d’étoiles en mouvement
Surimpression sur ma rétine

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Run à 1800 m

Fin de journée de ski, je n’aspirais qu’à me liquéfier sur le canapé.
Et puis là, mon archange tentateur, mon alter ego (en mieux) lâche juste comme ça « pour ma part je vais courir ».
Deux secondes de réflexion, un peu plus de temps pour oublier ma fatigue et mon manque de motivation, et nous voilà partis sur la route enneigée.

Le soleil nappe encore les montagnes de quelques milliards de Lux, mais la nuit tombe sur les sapins, les voitures ont allumé leurs phares. On se range au passage des navettes, l’air est glacé.
Après la descente, une remontée qui assèche les poumons, on commence à entendre les respirations laborieuses.
On fait un tour par le village. Petites boutiques illuminées qui envoient de la lumière sur la neige bleue, zig-zags entre groupes familiaux et groupes de copains. J’entends plusieurs fois « ils sont fous », mais aussi, une fois « Si ça c’est pas de la motivation… »
Sourire intérieur.
Et puis le baroud : un chemin dans la neige qui descend dans la nuit. Le bruit des foulées qui crisse dans la neige. C’est d’abord la descente, où il faut faire attention à ses chevilles. Et puis c’est le retour, la montée. Au bruit froufroutant de la neige se superpose le bruit des respirations qui souffrent, soufflets de forge dans la nuit silencieuse.
Retour sur la route, pour la dernière partie. Jorge m’encourage, au moment où je commençais à lâcher. Je remonte à son niveau. Quelques centaines de mètres plus loin, il me dit qu’il va marcher : je le relance à mon tour. Nous finissons dans la souffrance, mais aussi dans le plaisir : allez, encore un entraînement accompli, une petite victoire pour le mental et la motivation.
50 minutes, 7 km (mais avec des dénivelées), -15° C.
Et après, 20 mn de Hammam, repos des guerriers.
La vie est dure.

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Luxmanie

Faisant un feu, j’écoutais un ami qui m’expliquait que c’était bizarre, ce sentiment d’apaisement qu’on avait devant les flammes. Je lui répondais que 450 000 ans passés à regarder le feu, ça marque. Pendant ces centaines de milliers d’années, le feu était le symbole du repos, de la chaleur, de la sécurité, de bonnes bouffes aussi. Je pense que cela laisse des traces. Il y a ce parallèle dans une nouvelle de Jack London. Pour lui, le fait de rêver que l’on tombe, et se réveiller en sursaut, vient de l’époque où nous vivions dans les arbres : seuls ceux qui se sont réveillés en sursaut (et qui se sont raccrochés aux branches) ont pu survivre, léguant à leurs descendants un rêve inachevé. La preuve : dans ces rêves, on n’atteint jamais le sol, on se réveille avant.
La fascination du feu, je la retrouve dans l’hypnose (fixez un point brillant et détendez-vous…) ou dans la télévision ou les jeux vidéos. Entrer en transe devant des images lumineuses qui bougent, c’est retrouver une sensation vécue pendant des dizaines de milliers de générations d’être humains.
Pas facile de faire abstraction de cet héritage, qui fait de nous, encore, des animaux très instinctifs – malgré nos iPhones et nos dépressions.

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Et c’est reparti pour l’entraînement…

Depuis la semaine dernière, le projet 5 campus 5 marathons est reparti :

  • réunion de présentation + préparation
  • contact avec les coureurs (une équipe de 65 coureurs, ça se coordonne…)
  • contact et papotage avec Stéphane Diagana, notre parrain historique
  • quelques entraînements pour re-démarrer le cycle : 1h vendredi, 1h30 dimanche, 1h ce matin dans la nuit…

… avec comme objectif, si possible, d’améliorer encore mon temps. Vaste sujet, grandes incertitudes. Histoire de ne pas se sentir vieux ou ramollo 🙂

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Livre lu – Delphine de Vigan, Les heures souterraines

J’avais arrêté cette rubrique, ce n’était pas parce que j’avais arrêté de lire. Je la reprends, nous verrons ce que ça donne.
Je viens de lire Les heures souterraines, de Delphine de Vigan (JC Lattès, 2009). C’est effroyable.
C’est un roman, OK, mais qui a de vrais accents de vérité contemporaine. Ses deux personnages principaux nous côtoient probablement chaque jour, démultipliés, dans nos trajets.

Il y a peu de livres sur le monde du travail en entreprise. Dans les romans, l’environnement de travail sert souvent de prétexte à l’histoire, on place deux réunions, trois collègues, et cela permet de se focaliser sur l’histoire. Là, il s’agit d’une histoire qui, pour un des deux protagonistes, est ancrée dans ce monde, ses rites, ses exclusions. On vit ce que c’est que la souffrance au travail, comme si on y était. C’est terrible et déprimant, parce que c’est bien écrit, en même temps sèchement et humainement, on est littéralement dans le bureau de cette femme qui va vivre cette journée de bout en bout.
C’est un type d’écriture très violent, parce que beaucoup de choses ne sont que suggérées, et cela renforce leur puissance maléfique. Cela me rappelle ce que Paul Morand avait fait avec « Hécate et ses chiens », où l’indicible du sexe était… non dit, mais suggéré, et cela pouvait être sulfureux.
Là, on vit la violence des villes, la violence des entreprises, non pas avec des gros faits divers racoleurs et percutants, mais au contraire, avec des petites touches apparemment sans importance, mais qui contiennent une violence froide et désespérée.

Delphine de Vigan a aussi écrit sur la cinétique du pékin, mais à sa manière, et dans son sujet :

Sous terre, on trouve deux catégories de voyageurs. Les premiers suivent leur ligne comme si elle était tendue au-dessus du vide, leur trajectoire obéit à des règles précises auxquelles ils ne dérogent jamais. En vertu d’une savante économie de temps et de moyens, leurs déplacements sont définis au mètre près. On les reconnaît à la vitesse de leur pas, leur façon d’aborder les tournants, et leur regard que rien ne peut accrocher. Les autres traînent, s’arrêtent net, se laissent porter, prennent la tangente sans préavis. L’incohérence de leur trajectoire menace l’ensemble. Ils interrompent le flot, déséquilibrent la masse. Ce sont des touristes, des handicapés, des faibles. S’ils ne se mettent pas d’eux-mêmes sur le côté, le troupeau se charge de les exclure.

Delphine de Vigan, Les heures souterraines, JC Lattès, 2009, p. 288-289.

J’ai terminé ce livre, et, fait rare pour être cité, j’ai passé mon week-end à essayer d’imaginer ce que serait le samedi de Mathilde, ce que serait son lundi suivant. C’est rare, qu’un personnage de roman continue à vivre après qu’on aie terminé la dernière page, que l’on aie envie de connaître la suite, de l’écrire, voire de réécrire certaines pages pour changer le cours du temps. Sans trop d’espoir, c’est juste pour éviter de se désespérer tout à fait.

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Gilles Cluzel et Wanadoo – spam et incompétence

Les fidèles de ce blog auront noté que j’essaie de faire en sorte que Gilles Cluzel, manager de transition, ne m’envoie plus de spams.
J’ai d’ailleurs été aidé par une poignée de sympathiques internautes, eux-mêmes victimes des spams de Gilles Cluzel, directeur de projet. Cet effort n’a pas été vain : quand on tape « Gilles Cluzel » sous Google, mon thibillet apparaît en 7ème position. Et évidemment, si on tape « Gilles Cluzel spam », mon thibillet est le premier résultat. Mais, nos amis québecois m’en voudront, je n’ai jamais utilisé le terme « pourriel », ce qui fait que « Gilles Cluzel pourriel » ne donne aucun résultat satisfaisant.

Là n’est pas le propos du jour. J’avais dit avoir été chagriné par le fait que, malgré 4 plaintes auprès de Wanadoo / Orange, je n’avais reçu aucune réponse.
Je me dois désormais de rétablir la vérité.

Il y a deux jours, j’ai reçu un message d’erreur. Je vous fais grâce de la prose détaillée, car ce n’est qu’un robot qui me l’envoie (ce qui ne nous change guère de Gilles Cluzel, DG délégué et spammeur). Ce robot me dit (en anglais, ça doit être la langue chez Orange) : nous sommes désolés de vous informer que votre message n’a pas pu être transmis. Votre message du 9 novembre 2009. Il me dit ça, le 9 janvier 2010. 2 mois après. Il a fallu 61 jours au serveur de mail d’Orange / Wanadoo pour m’informer d’un problème sur un de mes mails.
Je trouve Gilles Cluzel, directeur de projet, bien plus efficace dans ses spams.

Les quelques conclusions que cela m’inspire :

  • Certaines sociétés, quand elles changent de nom, maintiennent quand même leurs anciens liens actifs. Par exemple, l’école pour laquelle je travaille a eu 3 noms différents en 10 ans : toutes mes adresses mail sont néanmoins toujours valides. Et je suis sûr que des adresses comme « abuse », encore plus stratégiques, sont maintenues. Mais pas chez France Telecom, chez qui on fait table rase, hop, abuse@wanadoo n’existe plus (alors que je suis sûr qu’une recherche sur Internet en trouverait, des pages avec cette adresse…)
  • Je vais évidemment écrire aux nouvelles adresses d’abus de FT / O
  • Mais le pompon, c’est ce message d’erreur 61 jours après. Même un facteur à pied aurait mis moins de temps.
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En vrac – Réflexions et résolutions

La période des fêtes et sa fin programmée m’ont inspiré quelques réflexions en vrac, comme la rubrique du même nom :

  • Les gens qui ne parlent pas. Certaines personnes ne parlent que très peu en privé, en réunion de famille par exemple. La plupart du temps, ce n’est pas parce qu’elles n’ont rien à dire, c’est parce qu’elle souhaitent garder le silence. L’erreur que je vois, c’est quand les autres se mettent à combler ce vide, ce silence, en parlant encore plus. Une personne qui ne parle pas, très souvent, c’est parce qu’elle apprécie la saveur du silence, et qu’elle n’aime pas le bruit. Rien ne sert à rien d’essayer de combler à tout prix ce silence.
  • « Untel ne changera pas, on ne vas pas le changer ». J’en ai marre de ce discours défaitiste. Tout le monde peut changer un minimum, pour peu qu’il soit ouvert sur le monde et les autres. Dire qu’untel ne changera pas, c’est conforter untel dans sa position privilégiée. Demander à tous les autres de s’adapter, c’est staflonner, c’est-à-dire emmerder 90% des personnes pour 10% de privilégiés, puisque soit disant, ces 10 %, « on ne va pas les changer ». Je ne suis pas d’accord.
  • Les fêtes, avec leur débauche de consommation, auront eu l’avantage de me faire évoluer. Alors que je possédais déjà un iPod depuis 3 ans (acheté d’occasion, faut pas pousser), je me suis mis enfin à utiliser l’iTunes store, avec quelques remarques :
    • la démarche d’achat est tellement simplifiée que je prends enfin plaisir à découvrir de nouvelles choses… et à payer pour les morceaux pour lesquels je n’avais pas encore payé, hum hum ;
    • mais la démarche d’achat est tellement simplifiée que cette dématérialisation (j’en parlais ici et ) a des effets pervers : on ne se rend plus compte qu’on est en train d’acheter, puisque l’on a donné son numéro de carte bancaire lors de l’installation, une seule fois. Un peu comme les achats sur Amazon : cliquer une fois ne donne pas l’impression d’avoir déboursé de l’argent, ou comment réduire les résistances à l’achat compulsif. J’en parlais aussi avec les factures téléphoniques.
    • cela dit, la richesse de l’offre en podcasts me laisse admiratif. Lors d’un jogging, je me suis écouté « le blog de Jean-François Zygel » sur Léon-Noël, et « 2 000 ans d’histoire » sur Zola/Dreyfus d’un côté, et la fin du monde de l’autre, tout cela est passionnant comme ressource gratuite mise à la disposition du plus grand nombre.
  • Joggings de rentrée. Je commence l’entraînement pour le Marathon de Paris, le dernier des 5 marathons sur 5 campus (on en reparlera). Même si c’est dur de courir 1h / 1h30 par -2° C, magie des chemins enneigés et des bassins pris par le gel. Il suffit d’un rayon de soleil pour mettre tout cela en état de grâce.
  • Résolutions de début d’année et voeux. Je n’aime pas les voeux, dans leur répétition et leur manque d’originalité (air connu). Et je trouve les bonnes résolutions de début d’année, hypocrites et simplistes. Dans les « bonnes résolutions pour la nouvelle année », j’entends trop « je vais prendre le contre-pied de tout ce qui m’a frustré l’année précédente, tout ce que j’ai fait mal ». Et c’est souvent (invontairement) hypocrite, parce que c’est tellement facile de s’engager, juste pour quelques semaines de début d’année, sur un discours qu’on ne tiendra pas au-delà du mois de janvier… ce qui nous donnera la justification de nouvelles résolutions l’année suivante. Mes résolutions, je les prends tous les mois, tous les jours, et j’essaie de n’en pas dévier, en tout cas, j’en fais le point régulièrement au fil des mois, et pas uniquement au 1er janvier. Mais si je devais nommer une choses que j’ai mal faite ces dernières années, et que je vais transformer en résolution de béni oui-oui pour les mois prochains : je vais essayer de faire moins de choses, et mieux pour chaque chose. Idem pour les personnes. Voir moins de personnes, mais les voir mieux.

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Caillou – Soleil blanc


Sur les étangs gelés
Des blocs de glace cassés
Rêvent.

« Quand je serai grand
Je serai un iceberg ! »

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Caillou – Jack Paris


Tel le trappeur du Yukon
Qui voit la zibeline
Dans des crottes enneigées,
J’avance dans des couloirs blancs
Et aveugles ,
J’entends à distance
L’arrivée d’un métro
Et je sais deviner
S’il sera sur mon quai
Ou en face.

Petite victoire 🙂

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Veuheux – stats

  • 5 SMS reçus, dont un sans texte (mais avec correspondant identifié) et deux sans correspondant identifié (mais avec texte, sans signature)
  • 10 mails reçus, dont un de 8 mégas (une diapo PowerPoint avec photo de famille)
  • 1 mail général LinkedIn
  • 1 mail général sur Facebook
  • 12 voeux généraux sur Facebook

Analyse

La tendance s’accentue vers des messages généraux, envoyés à tous, avec un format générique genre « bonne année à tous ». Désormais, ils sont à part égale entre push et pull : soit ils sont envoyés en mode push (mail, SMS), soit ils sont postés en mode pull (Facebook).
Les photos de famille tendent à disparaître (2 reçues).
Le format papier a disparu (ou il arrivera plus tard).
Sur 29 messages reçus / consultés, j’en identifierais 25-26 comme « classiques », et 3-4 comme « originaux ». Les originaux disant nettement autre chose que « bonne année bonne santé ». Sans jugement de valeur.

Allez, bonne année bonne santé.

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Recette de Noël

Pour 1 kg de biscuits :

  • Mélanger 250 g de beurre et 200g de sucre. Le mélange est poudreux.
  • Ajouter 400 g de farine et 150 g de poudre d’amandes. Le mélange est toujours poudreux.
  • Ajouter 2 sachets de sucre vanillé et 2 cuillères à café de cannelle. Le mélange se maintient dans son état pulvérulent.
  • Ajouter 2 oeufs + 3 jaunes d’oeuf. Le mélange devient dramatiquement gluant, collant, tenace aux doigts et aux paumes.
  • A ce moment, l’interphone sonne. Essayer de décrocher le combiné et répondre sans les mains, voire, déclencher l’ouverture de la porte.
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Economie du gratuit, du libre, et piratage – quelques réflexions

Le billet du jour de Tristan Nitot me pousse à mettre au clair quelques idées qui me trottaient dans la tête depuis quelques semaines.

1. La dématérialisation

  • L’avènement du numérique fait que l’on peut faire des copies très peu coûteuses, disons gratuites, tout en préservant le même niveau de qualité que l’original. Rien à voir, donc, avec le fait de photocopier un ouvrage (coûteux en temps, qualité inférieure), scanner une photo (idem). La première idée est donc qu’on passe d’une économie de la rareté (quand je te donne mon livre, je ne l’ai plus) à une économie de l’abondance (quand je te copie mes MP3, nous les avons tous les deux).
  • Il se pose alors le problème du droit. Il y a la copie légale (les logiciels libres, les produits sous licence Creative Commons), qui autorise – voire encourage – la diffusion, c’est-à-dire l’abondance ; et il y a la copie illégale (i.e. le piratage). La question dans le piratage est de se demander ce qu’il faut protéger, et d’où vient la valeur (nous y reviendrons plus bas).
  • Lié au droit, il y aussi le problème du support : j’ai toujours été gêné de devoir payer des droits sur un 33 tours d’Eric Clapton, puis de devoir racheter le CD de la même oeuvre, idem pour les cassettes VHS qui deviennent DVD puis BlueRay : à ce tarif, Humphrey Bogart commence à me coûter cher. La question est la suivante : suis-je censé payer des droits sur un support ou sur une oeuvre ? L’avantage du MP3, que l’on peut acheter sur Amazon ou Deezer, est que l’oeuvre devient indépendante du support (CD gravé, iPod, disque dur de platine de salon…). Certes, il restera quand même une distinction entre l’oeuvre (la chanson) et la technologie (le MP3, qui ne sera pas éternel).

2. La valeur

  • Alors qu’est-ce qui fait la valeur d’une oeuvre numérique ?
    • Beaucoup d’artistes donnent leurs CDs ou leurs morceaux, et vivent en faisant payer des concerts. Comme le souligne Tristan Nitot, cela peut faire vivre ceux qui cumulent les casquettes d’auteur compositeur et interprète, mais les auteurs purs, comment sont-ils rémunérés ? Un pourcentage des ventes sur concert ?
    • Je vois une analogie avec les entrepreneurs. Certains, en créant leur startup, croient se protéger avec un brevet / un contrat de confidentialité. Mais à mon avis, le droit n’a jamais correctement protégé ce type de valeur. Si vous avez peur que quelqu’un vous pique votre idée, c’est qu’elle est piquable, et ce n’est pas un brevet qui changera cet état de fait. Mes conseils aux créateurs de startups : identifiez les barrières à l’entrée (pour bloquer les autres) et rendez-vous indispensables (pour que votre produit ne puisse pas être copié avec le même niveau de qualité). Plus facile à dire qu’à réaliser.
    • Par ailleurs, le droit, ou la technologie répressive, ont toujours un train de retard. Raisonner en terme de « il me faut une cuirasse plus solide », c’est raisonner comme un obus. Il faut déplacer les termes du problème (ici, par exemple, sortir du cadre « le combat, c’est uniquement l’artillerie »).
    • Il faudrait donc une valeur qui ne nécessite pas d’être protégée, mais qui, par son essence même, soit rareté. Je m’explique. Le droit crée des barrières à l’entrée, la technologie rérpressive aussi, mais ce sont des obstacles qui sont contournés, souvent très rapidement, par des utilisateurs motivés. Il faut donc une autre approche : que l’utilisateur n’aie pas de barrière à franchir, mais pas de possibilité intrinsèque de copier parfaitement (sans coût, même qualité). Peut-être une solution est de ne pas pouvoir dissocier le support de l’oeuvre. Bruce Springsteen en concert est difficilement copiable par un clone du Boss. Certes il y a les vidéos pirates des concerts. Mais c’est encore coûteux à réaliser. Et Springsteen sur un écran plat, ce n’est pas exactement Springsteen au Bataclan. Bon, il y a certains amateurs de foot qui préfèrent l’écran plat, ils savent que le meilleur endroit du stade, c’est le fauteuil du salon, à laisser les multiples caméras faire le montage le plus serré possible. Mais d’autres amateurs disent que l’ambiance d’un stade, ça se vit…
  • Enfin, mais cela nous éloigne du sujet, la copie numérique, c’est la diffusion rapide, je dirais démocratique, de la connaissance. C’est favoriser la collaboration (je pense aux logiciels libres ou à Wikipedia). C’est changer les règles du jeu.
  • Je termine sur un constat. Pour les « jeunes » générations, tout est gratuit. Payer pour avoir une adresse e-mail et un service de gestion du mail ? Vous rêvez… Payer pour un logiciel devient de plus en plus ringard. Mais en fait, rien n’est totalement gratuit. Gmail collecte des données sur mes mails pour cibler ses réclames. Derrière chaque service gratuit, il y a un business model. Les jeunes générations sont habituées à cela, elles sont nées avec le spam. C’est donc tout un comportement de société qui change. L’ado est très consommateur, orienté vers le gratuit, mais il est aussi un consommateur : si une sonnerie téléchargeable se vend à 0,99 €, c’est en même temps dérisoire pour un porte-monnaie d’ado, mais multiplié par le nombre d’ados, cela fait un énorme marché. Et ces ados vont grandir dans un monde qui se sera adapté à leurs désirs. Imaginez les ados d’aujourd’hui quand ils auront 25 ans et des salaires. Que consommeront-ils ? Avec quels mécanismes ? Je suis prêt à parier que quantité de grands groupes de télécom ou médias planchent là-dessus depuis des années…
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Pyromanie

Quand ça ne va pas bien, je fais un feu, comme Jack London.
Voire, je fais un feu.

Hell’s Bells

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Un singe en hiver

« Et le vieil homme entra dans un long hiver. »
Très beau livre, superbe film.

Beyond redemption

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Caillou – Baguette tradition


Tôt ce matin
Les yeux plissés de sommeil
Les poings au fond des poches
Je sors.

Le ciel est un tableau d’Edward Hopper
Sur les toits enneigés.

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