Je constate, quand je lis des ouvrages spécialisés, que j’écris des annotations nombreuses dans les premiers chapitres, puis que, au fil des pages, je note de moins en moins. Et il n’est pas rare que j’arrête ma lecture au tiers de l’ouvrage.
Donc j’ai l’idée d’un marché : écrire des ouvrages avec une intro brillante, une quatrième de couverture très vendeuse, et lâcher toute l’info dans les premiers chapitres. Après cela, faire confiance au temps qui passe, au lecteur qui se lasse, qui se laisse prendre à d’autres préoccupations, mais qui se souvient que c’était brillant (pour ce qu’il en a lu).
Les manuels sont comme « Le pendule de Foucault » : peu de personnes peuvent se vanter de les avoir lus jusqu’au bout. (je fais partie des deux catégories, mais pour le pendule, je m’y suis repris à deux fois, et la troisième fois, pendant une semaine, durant mon DEA, je l’ai dévoré).

