Daily Archives: 30 août 2006

Caillou ? Calcul ? Douceur…

Le soleil fait une belle herbe verte. Il fait doux dehors, alors l’apéro-dinatoire libanais va être au jardin.
Les drosophiles pullulent dans la cuisine (ben oui, fallait pas ramener des corbeilles de fruits)
Elles se tapent des plongeons dans mon verre de vin, mais
Elles sont trop pétées pour saisir la perche secourable que je leur tends.
Bacchanale d’insectes, il fait nuit, nous continuons à parler.

E-mail à l’endroit, e-mail à l’envers…

Je suis toujours en over-danaïdes (c’était une batana avant l’heure), mais il y a une différence majeure : j’ai arrêté de me mettre en apnée angoissée, je respire régulièrement, et le monde continue à fonctionner (y compris, et surtout, Babylone).

Je viens de formuler la règle n°17 sur l’e-mail :

  • Tout mail auquel on n’a pas répondu, celui qui reste dans la boite en attente, est un débit.
  • Tout mail auquel on a répondu, ce qui consiste finalement à renvoyer la balle dans le camp de l’adversaire, est un crédit.
  • Les créanciers (ceux à qui je dois des mails) sont impatients, et me relancent régulièrement.
  • Les débiteurs (ceux à qui j’ai répondu) sont le plus souvent silencieux pendant des semaines ou des mois.

Le corollaire de tout cela, c’est encore une fois la valeur temps : répondez dans la minute à un mail, personne ne vous en rendra grâce. Laissez le mail pourrir, répondez après 2 mois, vous serez abondamment remercié. Les intérêts se capitalisent avec le temps, c’est bien connu.

Musique – Tryo – Mamagubida

Oui, je sais, je date, cet album est sorti en 1998, mais je l’avais entendu à l’époque, et d’enthousiasme, je l’avais acheté, et aussi offert à mon beau-frère (celui qui m’a emmené aux urgences dans la nuit de vendredi à samedi, pour un calcul (lithiase) somme toute assez douloureux). J’ai racheté cet album (je l’ai trop prêté, un jour il n’est pas revenu)

Ce soir, je découvre « Babylone ». J’aimais déjà beaucoup « L’hymne de nos campagnes », « Salut ô », « La main verte », « France Telecom », mais peut-être est-ce la soirée, le moment, la nuit, je me trouve en phase avec la douceur combattive de Babylone. Je vous parle d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître, mais Babylone, c’est l’apogée du monde occidental, la cité tentaculaire, l’anti-thèse de la liberté selon les rastas.
Quelques exemples:

  • Babylone, tu déconnes, de Bill Deraime, dont je pourrais vous parler des heures (barbu shooté au blues et à la recherche du bonheur, une valeur sûre mais non reconnue)
  • Bob Marley, évidemment
  • Même dans Matrix 2, leur cité de Zion, c’est l’anti-babylone. (cf. Bob Marley « Lion in Zion »)
  • Et puis Tryo

Je voulais vous mettre des mots, des paroles, mais c’est comme « Babylone tu déconnes », ce sont des morceaux qu’il faut écouter, car les mots seuls évoquent peu de choses, tandis que les mots sur une mélodie, ça change tout.
Un de ces jours, je vous ferai une compilation, comme dans Haute Fidélité de Nick Hornby (cf. thibillet précédent), il y aura du Clapton, du Bill Deraime, Chris Rea, et même du JJ Goldman, c’est dire…

En attendant,

Je me tire
(Babylone)
Je me tire
(Faut que je respire)
Je me tire
(Babylone)

Tryo, Babylone, in Mamagubida, Yelen Musiques, 1998.