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La stratégie du dressing : prélude aux cadeaux de fin d’année

jukebox_45tIl y a de cela quelques jours, j’ai atteint la limite de mon iPod classic : ma discothèque venait encore d’enfler de quelques albums, et le bon iPod qui me sert de chaîne hifi depuis des années, malgré sa très correcte capacité (80 gigas, soit 40 jours et nuits d’écoute non-stop), ne pouvait plus contenir toute ma musique.

Cela m’inspire quelques addendums à la stratégie du dressing, tant il est vrai que ce qui s’applique aux vêtements dans un dressing peut s’appliquer avec un même bonheur : aux mails ; aux fichiers informatiques – notamment aux photos et vidéos numériques ; mais aussi aux morceaux de musique (le propos de ce thibillet, mais les analogies avec les autres dressings ne sont jamais loin).

Commençons par la réflexion qui n’en est pas une, tellement elle me semble évidente :

0. La stratégie de  » je vais acheter un iPod de 160 gigas  » est vouée à l’échec. Agrandir son dressing ne fait que déplacer le propos dans l’avenir (il y aura toujours un moment où l’iPod sera rempli à nouveau), et cela ignore le fondement de la quête, qui est que 80 gigas de musique, c’est plus que suffisant. À la rigueur, une belle quête serait de remplacer l’iPod 80 par un iPod 40 gigas. Comme le dit un des protagonistes de 3 hommes dans un bâteau, à propos des listes de fournitures à emporter,  » l’idée n’est pas de prendre tout ce que nous pouvons faire avec, mais plutôt, tout ce que nous ne pouvons pas faire sans « . Réduire de moitié la taille de l’espace serait un très bon exercice de  » avec quelle musique je ne peux vraiment pas faire sans « . Plutôt que de la jouer liste noire (exclure le superflu), ce serait liste blanche (qu’est-ce que je décide d’avoir absolument).

Passons aux addendums (addenda ?) à ma réflexion sur la stratégie du dressing.

1. Le dressing est sournois. Il se remplit peu à peu. À chaque fois, pour la musique, je me dis  » ah tiens, je vais acheter tel album, numériser tel autre et je l’écouterai plus tard « . C’est le grand règne du  » au cas où « . Et ces quelques méga octets n’ont pas l’air de coûter cher, face à l’étendue disponible (80 gigas!)

2. Mais voilà, vient le moment où l’on déborde. Et là, je me rends compte qu’on ne peut pas traiter le flux de sortie de la même manière que le flux d’entrée. Je m’explique. Dans la discothèque (ou le dressing), les albums rentrent progressivement, un à un. C’est ce qui explique leur côté sournois : incrémentalement parlant, cela ne coûte pas beaucoup de faire rentrer un nouvel album. Et c’est là où la règle du  » un qui rentre, un qui sort  » devient illusoire. D’abord, parce que quand je suis dans l’état d’esprit  » je vais découvrir des nouvelles choses « , ce n’est pas du tout la même chose que l’état d’esprit  » je vais virer des obscures musiques dont je ne veux plus « . Ensuite, parce que cette stratégie du  » un pour un  » connaît vite ses limites : en faisant sortir un seul album, je me retrouve à 79,98 gigas, il faudra donc recommencer demain. La bonne règle devient :  » à flux d’entrée incrémental, flux de sortie par lots « . En d’autres termes, de temps en temps, faire un grand ménage de printemps. Ce qui veut dire, ne plus choisir les albums un à un (hand picking), car c’est une méthode incrémentale, donc longue et peu satisfaisante au final ( » tiens, j’ai économisé 0,045 gigas « ), mais procéder par lots d’albums : par nom d’artiste (tout Benabar, hop, poubelle), mais aussi par genre de musique (je pense que Celtique va souffrir, chez moi, de même), ou encore, plus marrant, par taille qu’ils prennent.
Nota : toutes ces idées s’appliquent à tous les dressings, il suffit de changer  » nom d’artiste  » par  » marque de vêtement  » ou  » émetteur de l’e-mail « , etc.

3. De même qu’on teste un dressing de vêtements en portant régulièrement les vêtements, en faisant tourner les tenues (et donc, en notant ceux qu’on ne porte jamais), écouter régulièrement les  » au cas où  » et sabrer sans pitié dans tous les albums, selon la règle du  » puis-je faire sans « . Et comme  » avec ou sans  » est un peu binaire, il s’agit de mettre juste une petite gradation : (a) je ne peux pas faire sans ; (b) sans être vraiment indispensable, cela enjolive mon quotidien, ce serait dommage de m’en débarrasser ; (c) pour tester, pourquoi pas, il faut que je l’écoute pour décider s’il passe en (b) ou en (d) ; et enfin, (d) je ne sais pas pourquoi je garde ça.
(Notez, encore une fois, la subtile analogie avec des vêtements. (a) les basiques, (b) les pimenteurs, (c) les indécis et (d) les vêtements à donner.)

Plus les années passent, plus ma bibliothèque suit ce chemin. Et je constate avec plaisir que les (a) ont diminué pour ne plus représenter aujourd’hui qu’un noyau dur, affranchi de plus en plus des modes et des fausses idées que je m’imposais ( » j’a-do-re Kérouac ! « )
On revient toujours à la même chose : la stratégie du dressing, c’est une quête d’authenticité personnelle…

Paperasserie Procrastination Playlist

Courrier_musiqueDans son excellent livre (peu épais, et c’est très bien) « La procrastination, l’art de reporter au lendemain« , John Perry vante la proscrastination, ce qui en soi est déjà un plaisir, mais il aborde aussi quelques tactiques non douloureuses pour circonvenir ladite procrastination.

J’ai testé une de ces tactiques avec bonheur, un samedi matin où j’ai dépilé tout le courrier en retard : la liste de musique. Et je vais vous donner ici ma liste de musique anti-procrastination, en espérant qu’en retour, vous partagerez dans les commentaires vos morceaux de musique qui donnent la patate quand il s’agit d’ouvrir et de traiter 3 semaines de courrier, de ranger la cave ou de réparer l’étagère.

Je m’arrête là pour l’instant, mais comme indiqué plus haut, je suis très preneur de suggestions pour des musiques qui aident à classer le courrier 🙂

Disque écouté – Lys & Love, Laurent Voulzy

Le dernier album (Lys & Love) de Laurent Voulzy est sorti. En ces temps d’hiver, où ça travaille beaucoup (en tout cas, votre serviteur), c’est une bulle de musique colorée, solaire et apaisante.

Je me rends compte (merci le champ de recherche de ce bleug) que je ne l’ai jamais écrit, sinon par prétérition, aussi je l’écris : pour moi, Laurent Voulzy, c’est le Beach Boy français, un artisan vocal qui travaille, retravaille et retravaille encore ses mélodies. Je retrouve cela, différemment, chez Coldplay. Je suis fan, est-il besoin de le préciser.

Je sais ce que diront les personnes critiques. Elles diront « ouais, il fait toujours la même chose ». En disant ça, elles ne se rendent pas compte que leur critique est auto-référentielle, car elles répètent toujours la même critique. En gros, pour eux, « c’était mieux avant », et il faudrait que Françoise Hardy fasse du hard-rock, juste parce que ça changerait.

Je me souviens de la sortie de Caché derrière, une radio FM faisait découvrir les titres en avant-première (1992, c’était avant le web en France) et j’avais attendu tard dans la nuit pour écouter les quelques titres, je dormais déjà un peu, et je me souviens de ces mélodies qui se mélangeaient à mon demi-sommeil et mes rêves. Laurent Voulzy disait dans une interview qu’il avait rêvé une chanson de Paul Mac Cartney, et qu’il l’avait écrite au réveil, et aussi « que les musiques dans tes rêves, elles sont toujours extrêmement belles, mais quand tu te réveilles, tu ne les retrouves pas entièrement ».

Ici, on retrouve des sonorités familières, déjà entendues dans ses derniers albums, et toujours cette inventivité dans les longs morceaux (La 9ème croisade, plus de 14 mn), un mélange de Pink Floyd grande époque pour le côté « collage musical »et  des influences « world music » (chants grégoriens, instruments du moyen-orient) qui rappellent un certain Sting ou un certain Paul Simon, à une certaine époque.
Our Song, très joli mélange clin d’oeil : une intro et une voix off comme dans Everybody’s got to learn sometimes (The Korgis), qui était déjà repris dans Voulzy, La septième vague, mais ici c’est à la manière de, avec une jolie surimpression d’une chanson française classique (v’là l’bon vent).
Je pourrais écrire des lignes et des lignes, je me contente de repasser l’album en boucle. Puis je m’attaquerai au dernier Kate Bush (oui, j’assume mes goûts de jeunesse).

Eric Clapton et Steve Winwood en concert – Palais Omnisport de Bercy

J’ai vu deux fois Eric Clapton en concert dans ma vie.

La première fois, c’était au Palais Omnisport de Bercy, en 1989 ou 90, et compte-tenu de mon éloignement dans les gradins, Clapton était une silhouette en blanc qui faisait 5 mm de haut dans le lointain.
La deuxième fois, c’était au Palais Omnisport de Bercy, hier soir. Et là, Clapton avait une taille normale, puisque que j’étais au maximum à 50 mètres de la scène.
Hier soir, j’ai retrouvé le plaisir que j’avais eu à aller voir Stephen Stills ou Suzanne Vega : un concert, c’est comme un marathon, il y a l’avant, puis le pendant, avec de multiples étapes, et l’après.
Clapton et moi, c’est une longue histoire. Ce n’est pas le premier guitariste que j’aie découvert : il y a eu les Beatles, puis Neil Young, et j’avais eu encore plus tôt les sonorités de Tony Joe White par l’entremise de Joe Dassin. Mais c’est à coup sûr le guitariste que je suis le plus fidèlement, et depuis le plus longtemps, avec JJ Cale. Pour ne pas répéter ici tout ce que je pense de Clapton, je vous renvoie à mon thibillet sur son autobiographie.
Hier soir, c’était un duo : Eric Clapton – Steve Winwood, ressuscitant la belle époque des albums Blind Faith et Timepieces (live in the 70’s). J’ai adoré ce saut dans le temps, puisque le parti pris était de se remettre dans l’époque : tubes de l’un des deux guitaristes, ou reprises (JJ Cale, Jimi Hendrix). Je copie ci-dessous la liste des titres joués à Wembley quelques jours auparavant : à quelques exceptions près, c’est le même set qui a été joué.


         1. Had to Cry Today (Blind Faith)
         2. Low Down (J.J. Cale)
         3. After Midnight (J.J. Cale)
         4. Presence of the Lord (Blind Faith)
         5. The Shape I’m In (The Band)
         6. Glad (Traffic)
         7. Well All Right (Blind Faith)
         8. Tuff Luck Blues (Big Maceo)
         9. Pearly Queen (Traffic)
        10. Forever Man – non joué, remplacé par Gimme Some Lovin’ (version genre Blues Brothers)
        11. Midland Maniac
        12. Going Down (Freddie King)
        13. Georgia On My Mind (Hoagy Carmichael and His Orchestra)
        14. Driftin’ Blues (Johnny Moore’s Three Blazers) – version acoustique
        15. How Long (Leroy Carr) – version acoustique
        16. Layla (Derek and the Dominos) – version acoustique façon Unplugged
        17. Can’t Find My Way Home (Blind Faith)
        18. Split Decision
        19. Voodoo Chile (Jimi Hendrix)
        20. Cocaine (J.J. Cale)
Bis :
        21. Dear Mr. Fantasy (Traffic)

Mes quelques commentaires :

  • Certes, on peut toujours regretter l’absence de tel titre ou tel autre, mais l’ensemble m’a semblé très bien équilibré : Steve Winwood et Eric Clapton ont chanté autant de chansons l’un que l’autre, il y a eu des versions acoustiques au milieu du concert (dont un Driftin’ Blues, très épuré, superbe de technique et de simplicité en même temps), et la formation était presque intimiste : une batterie, une basse, un clavier, et Steve Winwood alternant entre guitares (électriques / acoustique) et piano. Et Clapton aux guitares (électriques / acoustique).
  • Les morceaux étaient très écrits, équilibrés, et on sentait la machine rodée : intro, couplet, refrain, solo 1, couplet, refrain, solo 2, refrain… Idem pour la durée du concert : 2h30, rappel compris, et une logique à l’américaine : un seul rappel, et quelle que soit la clameur de la salle, c’est plié, les musiciens ne reviendront pas. Je trouve cela carré et sans surprise, certains pourront trouver cela un peu trop mécanique…
  • Le parti pris « années 70 » m’a pleinement satisfait : cela m’a permis de découvrir des morceaux d’autres groupes, et cela faisait un tout cohérent. Mais j’imagine que pour une personne qui ne venait que pour Clapton, cela peut sembler court. J’ai entendu plusieurs personnes qui se demandaient qui était ce Steve Winwood et s’il faisait la première partie de Clapton…
  • Dans les morceaux que j’ai particulièrement apprécié, il y a eu les 3 JJ Cale, chantés plutôt comme JJ Cale les chante (influence sur Clapton de l’album récent qu’ils ont fait ensemble ?), Presence of the lord (avec sa transition qui a surpris beaucoup d’auditeurs, qui croyaient que le morceau était fini), Driftin’ Blues qui a représenté pour moi le sommet acoustique de ce concert. Puis il y a eu Layla version acoustique, avec son intro qui a enflammé la salle, ce balancement rythmique presque joyeux qui accompagne la chanson. Can’t find my way home, joué exactement dans l’esprit de l’album Timepieces, une superbe balade existentialiste. Et Voodoo Chile. Ah, ce Voodoo Chile ! Hypnotique. Lent. Habité. Un vrai grand hommage à Jimi Hendrix, avec la salle qui retenait sa respiration pendant ce long morceau, un superbe moment de guitare, avec plusieurs solos qui me font attendre avec impatience la sortie du CD de la tournée. Cocaine, évidemment, avec un solo de clavier très original (montée de tout le clavier à toute vitesse). Et enfin, un rappel avec Mr Fantasy, dont je ne connaissais que la version de Crosby Stills and Nash. Une belle manière de terminer, sur le thème du divertissement au sens étymologique du terme 🙂

Sinon, sur l’ambiance :

  • Un gars s’est évanoui (on crevait de chaud), donc nous avons été quelques uns à jouer aux pompiers (intervention extrêmement rapide des secours).
  • La salle se prête bien à ce genre de concert, même si la température de la fosse était étouffante. Mais c’était le prix à payer pour être proche.
  • C’est un lieu public, donc il est interdit de fumer, ça explique peut-être pourquoi, dans la fosse, beaucoup de personnes fumaient autre chose que du tabac…
  • Les bouchons d’oreille, que je testais pour la première fois, c’est génial : on entend tout, parfaitement, mais sans le côté blessant des décibels. Je trouve que l’écoute y gagne en sensibilité, on est presque recueilli (par moments je fermais les yeux, mettez-ça sur le compte des volutes de « tabac » autour de moi).
  • En revanche, je ne comprends les personnes, nombreuses, qui filment à bout de bras, avec leur appareil-photo ou leur portable (et tant pis pour ceux qui sont derrière). J’en avais un specimen grtiné, qui filmait les écrans géants. Ce qui fait que pendant la majorité du concert, il a regardé son écran d’appareil qui filmait un écran géant, il était donc de profil par rapport aux vrais guitaristes du monde réel… Bizarre…

Pour conclure : un concert qui me donne envie de me procurer quelques albums de Steve Winwood, et d’approfondir ma connaissance de Jimi Hendrix. Et d’acheter quelques albums live du dieu Clapton (je pensais notamment à One more car, one more rider, sur lequel je louche depuis quelque temps et Oh, surprise, le concert que je viens de voir a déjà son album (Live from Madison Square garden).
Allez, j’attends juste que mon salaire couvre mon découvert, et je claque !

PS : grâce à Vleb, j’ai pu récupérer la liste des morceaux (photo ci-dessus, (c) RockerParis) sur le site RockerParis (ils couvrent le concert ici).

L’ardoise

(ou plutôt, une ardoise parmi tant d’autres)

Reçu aujourd’hui par la poste (merci amazon) :

  • Air – Moon Safari
  • Charlélie Couture – Les naïves
  • The Commitments – Vol. 1
  • Hans Zimmer – The last samurai OST
  • Boulet – Raghnarok, Tempus fugit (tome 5)
  • Boulet – Notes, Born to be a larve (tome 1)
  • Boulet – Notes, Le petit théâtre de la rue (tome 2)
  • Boulet – La rubrique scientifique (tome 1)
  • Jean-Yves Ferri et Manu Larcenet – Le retour à la terre, les révolutions (tome 5)
  • Eric Clapton – The autobiography
  • Pat Metheny – Letter from home

En attendant le dernier Springsteen…

MyPod

Même s’il ne m’avait pas invité dans sa chaîne, j’aurais fait le sondage de Julien, car ça m’amuse. En attendant que mes pâtes cuisent (j’ai un marathon dimanche), j’ai branché mon iPod, et demandé le mix de morceaux. Sur 8 447 morceaux, les 13 premiers qui seront joués (au hasard, donc) servent de réponse aux 13 questions existentielles. Et comme je mets mon grain de sel, je vais rajouter de temps en temps ma réponse, sous forme de chanson / morceau.

1. Comment vous sentez-vous aujourd’hui ?

Where do you think you’re going, Dire Straits (Communiqué).

Non, c’est pas l’état d’esprit. Si j’avais eu à choisir, j’aurais pris plutôt
So tired, Eric Clapton (Back home), mâtiné de
Let’s go to Tahiti, JJ Cale (#5).

2. Comment les autres vous voient ?

La Jument de Michao, Tri Yann (Best of)

Là, j’en reste sans voix. Qu’est-ce qu’ils voient, les autres, dans « j’entends le loup le renard et la belette » ?
C’est du n’importe quoi. Maintenant, si je devais choisir un morceau, ce serait dur, car je ne sais pas comment les autres me voient, ou plutôt, j’ai des idées, mais il y a tellement de choses… Joker.

3. Quelle est l’histoire de votre vie ?

Déjà loin, Yann Tiersen (Rue des cascades).

Mmmm. Il y aurait un embryon d’idée. Ou bien Where do you think you’re going (1ère de la liste). Ou encore celle de Joe Dassin, Tellement bu, tellement fumé.

4. Quelle chanson pour votre enterrement ?

Don’t let it bring you down, Crosby Stills Nash and Young, 4 way Street.

ça c’est marrant et bien trouvé, même si Neil Young en dit « This is a song guaranteed to bring you down ».
Sinon, Le berceau de la vie, Jacques Higelin (Gloire aux héros de la voltige), ça le ferait bien.

5. Comment allez-vous de l’avant dans la vie ?

Two Socks at play, John Barry (BO de Danse avec les loups).

C’est pas mal, c’est ce que j’aimerais : être libre et joueur comme un loup.
Ma chanson fétiche à ce sujet, c’est toujours I will rise, Ben Harper (Welcome to the cruel world)

6. Comment être encore plus heureux ?

Portrait de fille, Maxime le Forestier (L’écho des étoiles).

Non, je ne crois pas que cette chanson soit la réponse.
C’est difficile, j’ai du mal, car je sais ce que je voudrais dire, mais je ne trouve pas les chansons qui vont bien. Je dirais
Be still my beating heart, Sting (Nothing like the sun)
et pour des raisons évidentes pour qui a vu le film
A small measure of peace, Hans Zimmer (BO du Dernier Samouraï).

7. Quelle est la meilleure chose qui vous soit arrivée dans la vie ?

No greater love, Ahmad Jamal (Jazz masters).

C’est une idée, mais j’aurais plutôt répondu
Raphaël, Carla Bruni (Quelqu’un m’a dit).

8. Pour décrire ce qui vous ravit ?

Tonight Btrx, Guest spot (balades pour Alto Sax).

ça c’est un couac, ce sont des instrumentaux pour apprendre la clarinette, et c’est pas ma musique.
Ce qui me ravit ? Ah, bien sûr, il y a
Vive le vin, Chanson plus bifluorée.

9. Votre boulot pour vous c’est…

Vous, Henri Salvador.

Pas faux.

Sinon, La chanson de Jacky (Jacques Brel) avec

« Être une heure, une heure seulement
Être une heure, une heure quelquefois
Être une heure, rien qu’une heure durant
Beau, beau, beau et con à la fois ».

10. Que devriez-vous dire à votre boss?

Où est l’paradis, Paul Personne (Instantanés).

Pas mal. Sinon, je pensais à
Think !, Aretha Franklin (BO des Blues Brothers).

11. Pour vous, l’amour c’est… ?

Montélimar, Georges Brassens (Tempête dans un bénitier).

Pas vraiment mon coco.
Bungalow vide, Laurent Voulzy (Caché derrière).
Ou I can’t tell you why, Eagles.

12. Pour vous, la sexualité ça doit être…

Le roi d’angleterre, Nino Ferrer (Tendres années 60).

Ni le roi, ni la reine, ni le petit marmiton…
C’est dur, là, comme ça, à froid…
ça mériterait presque que j’écrive une chanson.

13. Bloguer pour vous c’est… ?

Po’ Lazarus, James Carter and the prisoners (O’ Brother where art thou ? OST)

C’est marrant, parce que la suivante (mais après la fin du questionnaire, donc), c’est
The show must go on, Pink Floyd (The Wall) (version d’hommage ici).

Bloguer, actuellement, pour moi, c’est
Tu ne me dois rien, Stefan Eicher (Engelberg).

Je passe le relais à qui veut, mais ça m’intéresserait que Joséphine, La Grande Loulou et Mamzelle jouent le jeu…

Suzanne Vega à l’Alhambra

more Suzanne Vega and 100,000+ pictures at www.morethings.com/pictures

Hier soir, concert à l’Alhambra, avec Suzanne Vega.
Mon frère l’avait enregistrée il y a 20 ans (ou quasi) en concert, et j’ai retrouvé cette femme qui a de l’humour et qui joue si bien de la guitare.
Dans l’assistance, à un moment, un homme la complimente sur sa coiffure (« Nice hair ! »). Elle se tourne vers son guitariste, et dit, avec son ironie attachante : « You heard that, he thinks I’m a classy dame ». Difficilement traduisible, mais je m’y essaie, après tout, j’ai des références : « T’as entendu ? Il pense que je suis de la haute… »
Donc, elle, à la guitare acoustique, et son acolyte à la guitare électrique pour la rythmique de basse et les solos. Il ressemblait à Rod Stewart, mais elle a tellement taillé un costard à Rod Stewart que je ne suis pas sûr que ce soit toujours un compliment. Elle était drôle comme Giulietta Masina dans La Strada, ou comme Woody Allen quand il veut être vache, parce qu’il sait qu’on l’aimera toujours.
Je vais te dire. Aller à un concert, c’est bien quand tu connais tout le répertoire. Tout. Rien ne te surprend, tout te plaît.
Elle a joué Calypso, ma chanson favorite. Elle a joué des anciennes chansons, des nouvelles, j’en ai redécouvert certaines, j’en ai découvert d’autres.
Elle joue de la guitare comme si c’était du flan, mais une fois que tu as travaillé les tablatures de ses morceaux, alors là, tu lui tires vraiment ton chapeau.
Et quelle voix.
Achetez son dernier album, Beauty and Crime, je ne peux pas mieux dire. 

Stephen Stills à l’Olympia

Hier soir, j’étais à l’Olympia pour y voir Stephen Stills en solo. Stephen Stills est un gars que les moins de 40 ans ont du mal à connaître. Si je vous dis Crosby Stills and Nash (and Young diront les cultivés), peut-être que ça fera résoner un souvenir. Stills, c’était ce très bon guitariste, pétri d’influences blues country et latino, qui s’est illustré sur la scène de Woodstock avec ses acolytes David Crosby et Graham Nash (Neil Young en faisait-il partie à l’époque ? A vérifier sur Wikigoogle) en 1969. Ces bambins avaient donc 24 ans quand ils ont été sur la scène d’un des plus grands festivals des années 70.
De  Stephen Stills, j’ai beaucoup d’albums. Guitariste éclectique, compositeur à la palette assez large en terme de styles et de textes, il n’a pas composé que des choses que j’aime (en ce qui le concerne, je suis plus acoustique qu’électrique, plus studio que concert), mais il m’accompagne depuis une trentaine d’années. ça commence à compter.
Hier soir, pour la première fois (et probablement la dernière), je le voyais en concert. Donc il avait 63 ans, l’ami.
Ce concert a été très conforme à ce que j’attendais, mais je vais mettre du temps à l’exprimer. Le but de ce thibillet est justement de retranscrire cette expérience.
Le plus simple est probablement de dire ce à quoi je ne m’attendais pas : je ne m’attendais pas à retrouver sur scène en 2008 une copie conforme du jeune guitariste flamboyant des années 70 et 80. Je connaissais les excès dans lesquels a trempé sa vie (dans les années 70, on ne faisait pas dans la dentelle) et je ne venais pas pour demander à cet artiste une performance exceptionnelle. En fait, je m’attendais à voir un homme vieilli, marqué par la vie, au jeu probablement plus simplifié. Quant à la voix, elle était déjà un peu éraillée il y a de cela des années, je ne m’attendais donc pas à ce qu’elle atteigne les aigus de sa jeunesse.
J’ai donc eu ce que j’attendais : un homme débonnaire, qui fait son show de 2h et quelques avec un entracte de 20 mn, une légende de la guitare qui merdait un peu dans ses solos en acoustique (l’acoustique, ça ne pardonne pas) mais faisait ronfler sa guitare électrique avec une belle énergie.
J’étais content de l’avoir vu au moins une fois en vrai, de l’avoir entendu, et j’ai tous ses disques pour entendre des versions achevées de ses chansons. Je viens enfin de trouver l’image : imagine que tu connaisses un vin, mais de manière indirecte. Par exemple, tu n’as jamais bu de Chateau Latour, mais souvent bu du Forts de Latour (2nd vin de Chateau Latour). Ou bien tu as bu du Chateau Latour, mais dans des petites années, et déjà, tu as vraiment apprécié la qualité de ce grand vin.
Et puis tu as enfin l’occasion de boire une bouteille de Chateau Latour, qui plus est dans un excellent millésime. Mais ce que tu sais, c’est que le millésime est un peu trop ancien, le vin a dépassé son apogée. C’est dommage, mais c’est comme ça, la bouteille n’est pas passée à l’Olympia récemment. Cela n’empêche pas de savourer ce qui reste dans cette bouteille, et ça permet de rêver, d’imaginer ce que c’était à la grande époque. J’entendais des gars à l’entracte qui disaient « Ouah, le coup de vieux qu’il a pris ! », j’espère qu’ils se rendaient compte qu’eux-même n’avaient pas vraiment été épargnés…
Pour le final, Christopher Stills est monté pour faire le boeuf avec son père, et évidemment, on s’y attendait (c’était l’Olympia, quand même) : Véronique Sanson, épouse de Stills de 1973 à 1976, le temps de lui donner un fils, et probablement d’ajouter des touches cosmopolites à sa propre musique.
J’étais chez moi à 23h (quel night clubber je fais) avec Blind Fiddler en tête toute la nuit.
Un jour peut-être, je mettrai sur ce blog le roman que j’avais commencé à partir d’une chanson de Stills. Ultime hommage à un bel artiste.

Défi, fa, sol

Atchoum s’y est collé, suite à une de mes tentatives illusoires de cerner le plaisir.
A mon tour donc, en essayant de réintroduire du radioblogclub dans ces pages. (rappel : si vous aimez ces morceaux, achetez-les).

Liste d’intros à cappella (ou presque) que j’aime bien : (sans ordre)

  • Kiss from a rose – Seal
    (et Violet, unplugged)
  • I will rise – Ben Harper
  • Les parfums de sa vie – Art Mengo
  • Que reste-t-il de nos amours ? – Charles Trenet, reprise d’Eddy Mitchell (ben oui, il la commence a cappella et j’aime bien Monsieur Eddy)
  • Louie Louie – Beach Boys, version de Pow Wow
  • Barbara Ann – Beach Boys
  • Don’t worry be happy – Bobby Mc Ferrin (déjà atchoumé)
  • I want it all – Queen (presque atchoumé)
  • Why don’t you do right – Jessica Rabbit (en fait, Amy Irving), dans Qui veut la peau de Roger Rabbit ?.

    C’est la version la plus sexy qui soit de cette chanson, un peu comme le « Happy Birthday Mr. President » de Marylin Manson Monroe (plutôt le début…).
  • Merci France Telecom – Tryo

    (ou l’hymne de nos campagnes, atchoumé)
  • Moon over Bourbon Street – Sting (ok, je triche un peu, mais c’est essentiellement à capella)
  • Down to the river – Alison Kraus, B.O. de O’Brother where are thou
  • Lean on me – Hootie and the blowfish
  • Slip slidin’ away – Paul Simon
  • Asimbonanga – Johnny Clegg
  • Classic – Adrian Gurvitz (bon, pareil, un peu exagéré…)
  • If we ever – Take Six (impossible à trouver, je vous en mettrai un extrait audio de 19 secondes en mono si vous insistez)
  • Et puis une qui a ma préférence, vous comprendrez peut-être pourquoi (c’est très subliminal) :
  • Vive le vin – Chanson Plus Bifluorée
  • et des mêmes, pour nous rajeunir : Petit Pasqua Noël – Chanson Plus Bifluorée

Et enfin, ça ne qualifie pas tout à fait, mais ça m’aurait fait mal (aïeuh) de ne pas les mettre :

  • Sugar Baby Love – The Rubettes
  • Good vibrations – Beach Boys

CD écouté / DVD vu : Tryo fête ses 10 ans…

Le DVD (Tryo fête ses 10 ans…, Salut Ô productions, 2006) est en fait constitué de 2 DVDs (le concert, et les bonus) et d’un CD du concert.
Tout cela se regarde et s’écoute avec beaucoup de plaisir. J’avais d’abord peur de la confrontation « tryo petit groupe à petites salles » et « Zenith de Paris grande salle commerciale ». Le début en est impressionnant. Une foule, que dis-je, une succession de vagues de bras qui, filmés par la caméra, donnent l’impression d’une mer aux rivages très très lointains.

1er effet kiss cool d’un film de concert : on est successivement au-dessus, en face, sur les côtés, bref, c’est du match de foot dans son fauteuil, avec tous les ralentis et les gros plans qui vont bien. Bon OK, il y a la foule, dense, remuante, on entend le groupe qui a commencé à jouer, mais où sont-ils ? La scène est vide…
En fait, Tryo commence ce concert par une mise en jambes, sorte de pot-pourri de leurs différentes chansons, en partant du fond de la salle. Diablement impressionnant, parce qu’ils progressent doucement, à 4, au milieu de la foule, égrenant différentes chansons, passant de l’une à l’autre tout en se rapprochant de la scène, avec tous les spectateurs qui les voient arriver, passer devant eux, sans aucun service d’ordre visible, du genre « pardon vieux, je passe ». Superbe. Comment transformer une gigantesque salle de concert, remplie comme un oeuf, en happening humain.
Puis ils arrivent à la scène, et le concert démarre. Et là encore, je suis bluffé, probablement parce que je ne vais plus aux concerts depuis des années : il y a une vraie mise en scène, des éclairages, des décors, l’utilisation judicieuse des grands écrans (non pas pour dupliquer les visages des interprètes, mais pour passer des séquences, voire permettre au groupe de jouer avec les images). Il y a du Pink Floyd là dedans, quand l’expérience était autant visuelle que sonore, bref, psychédélique.
2ème effet kiss cool : un DVD de concert, c’est comme un CD : on peut sauter des chansons, revenir en arrière, et cela procure un grand confort. Je touche du doigt, pour la première fois, l’opposition « match de foot vu depuis le terrain » / « match de foot vu à la télé », mais là, avec une dimension supplémentaire : c’est moi qui décide quelle action de jeu je vais regarder à nouveau, je file directement au solo qui me plaît, je reviens à l’intro. Mon concert personnel, en quelque sorte.
Et la musique là-dedans ? C’est amusant, parce que l’on sent le groupe qui a beaucoup tourné, qui se sent à l’aise sur une scène, probablement même plus que dans un studio. Cela me rappelle tous ces groupes qui se sont formés sur le tas, directement dans des petites salles de concert, et la notoriété est venue progressivement, après : Les négresses vertes, La mano negra, et depuis plus longtemps encore, Bill Deraime ou Paul Personne. J’aime bien ce côté « on a 10 ans de galères, de petites salles et de routes de campagne derrière nous ». Du coup, cela donne des chansons très fluides, avec toutes les ruptures qu’on peut souhaiter par rapport au studio, chaque chanson est réinventée.
J’arrête là le panégyrique, mais cela le méritait : le mariage improbable d’un support pro-cocooning (le DVD) et d’un événement qui ne peut être que public (le concert) ne m’aurait pas semblé aller de soi. Je me trompais. Bien joué les ptits gars.

Des dièses et des bémols

Gros edit, et gros repentir (23/11/06) : tout le texte qui suit, ci-dessous, n’est plus valide. Je le mets en format « citation » pour éviter de tout barrer. Plus de détails dans un thibillet à venir. Ah, et aussi, désormais, l’image de gauche n’est plus qu’une image, et non plus un juke-box avec chansons téléchargeables. Vous pouvez toujours télécharger l’image, hein, ça ne me fera plus péter mes compteurs, ni mon compte bancaire, et vous aurez une jolie image de ce qu’il y avait avant ici.

Les dièses :

  • j’ai réussi à mettre Radio.blog Zanorg Radio dans une page

    1. Pour que toi voir la liste des morceaux, toi cliquer sur haut grisé

    2. Si toi recliquer haut grisé, toi ravoir logo. Toi pouvoir continuer à cliquer, marrant
  • j’ai ajouté des morceaux par rapport à la liste initiale

  • Les bémols :
  • il en manque

  • c’est peut-être un peu lourd à télécharger Zanorg Radio est ultra-light

  • Merci à Yann pour son conseil sur Zanorg Radio.

    Rock ‘n Pop Hall of Fame

    La photo est clairement vintage, mais elle obéit à la 4ème loi de la thermodynamique du Web .

    A l’époque, j’avais fait une liste des intros de rock pop « qui me donnaient l’impression qu’on me grattait le haut de l’épine dorsale ». La voilà, de mémoire, et forcément incomplète (sans ordre, sinon celui, aléatoire, de ma mémoire).

    Je tiens à remercier radioblogclub, qui m’a permis de faire un premier tour. L’inconvénient est que, par capillarité, j’en viens à rajouter des morceaux, et au bout d’un certain temps, je ne sais plus si cela mérite vraiment de rentrer dans cette liste. Seule contrainte : ne pas citer deux fois le même auteur ou interprète. Allez, basta, c’est bon.

    Les intros :

    • Andy Warhol, David Bowie
    • Stool pidgeon, Kid Creole and the Coconuts (version concert à Essen, pas la version disque)
    • Hold the line, Toto
    • Abacab, Genesis
    • Layla, Eric Clapton (version acoustique, mais la version historique est bien aussi)
    • Message in the bottle, Sting (version acoustique du Secret concert). J’aime bien aussi Can’t stand losing you (Police).
    • We will rock you, Queen (et aussi The show must go on)
    • Sunday Bloody Sunday, U2
    • It’s only love, Bryan Adams (avec Tina Turner)
    • The River, Bruce Springsteen
    • Cold as ice, Foreigner
    • Harden my heart, Quarterflash
    • Rien de nouveau, Bill Deraime (première version)
    • Cocaine, JJ Cale
    • Take the long way home, Supertramp
    • Idéal simplifié, Laurent Voulzy

    Les intros qui montent en puissance :

    • Gimme shelter, Rolling Stones
    • The Healer, John Lee Hooker / Carlos Santana (intro à 3 étages)
    • Night boat to Cairo, Madness
    • Black Magic Woman, version de Carlos Santana
    • La Grange, ZZ Top
    • Stray Cat Strut, Stray Cats
    • Cortez the Killer, Neil Young

    Les intros parce que je suis une midinette disco :

    • Stayin Alive, Bee Gees
    • Saturday night fever, Bee Gees
    • Grease, Frankie Valli / Barry Gibb
    • In the navy, Village People

    Les intros soft (mais là on peut y passer la nuit, on en fera donc un autre thibillet – ou pas, comm d’hab) :

    • Shape of my heart, Sting
    • Dark Star, Crosby Stills & Nash
    • Ol’ 55, Tom Waits
    • On the beach, Chris Rea
    • Jaguar, Laurent Voulzy

    Et dans les morceaux de fous furieux :

    • Careful with that axe, Eugene, Pink Floyd (dans Ummagumma).

    Les listes qui resteraient à faire :

    • Les intros soft (concept à définir)
    • Les morceaux à capella, ou quasi
    • Les morceaux planants (concept à définir)
    • Les instrumentaux

    Musique – Tryo – Mamagubida

    Oui, je sais, je date, cet album est sorti en 1998, mais je l’avais entendu à l’époque, et d’enthousiasme, je l’avais acheté, et aussi offert à mon beau-frère (celui qui m’a emmené aux urgences dans la nuit de vendredi à samedi, pour un calcul (lithiase) somme toute assez douloureux). J’ai racheté cet album (je l’ai trop prêté, un jour il n’est pas revenu)

    Ce soir, je découvre « Babylone ». J’aimais déjà beaucoup « L’hymne de nos campagnes », « Salut ô », « La main verte », « France Telecom », mais peut-être est-ce la soirée, le moment, la nuit, je me trouve en phase avec la douceur combattive de Babylone. Je vous parle d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître, mais Babylone, c’est l’apogée du monde occidental, la cité tentaculaire, l’anti-thèse de la liberté selon les rastas.
    Quelques exemples:

    • Babylone, tu déconnes, de Bill Deraime, dont je pourrais vous parler des heures (barbu shooté au blues et à la recherche du bonheur, une valeur sûre mais non reconnue)
    • Bob Marley, évidemment
    • Même dans Matrix 2, leur cité de Zion, c’est l’anti-babylone. (cf. Bob Marley « Lion in Zion »)
    • Et puis Tryo

    Je voulais vous mettre des mots, des paroles, mais c’est comme « Babylone tu déconnes », ce sont des morceaux qu’il faut écouter, car les mots seuls évoquent peu de choses, tandis que les mots sur une mélodie, ça change tout.
    Un de ces jours, je vous ferai une compilation, comme dans Haute Fidélité de Nick Hornby (cf. thibillet précédent), il y aura du Clapton, du Bill Deraime, Chris Rea, et même du JJ Goldman, c’est dire…

    En attendant,

    Je me tire
    (Babylone)
    Je me tire
    (Faut que je respire)
    Je me tire
    (Babylone)

    Tryo, Babylone, in Mamagubida, Yelen Musiques, 1998.

    Musique – Eric Clapton – Back Home

    J’ai gagné un pari (je ne parie qu’à coup sûr, ou quasiment, c’est typiquement de la finance comportementale), et donc me suis vu offrir – à ma demande – le dernier Eric Clapton : Back Home.
    Mon histoire avec Eric Clapton dure depuis facilement 20 ans, donc je ne pourrai pas me vanter d’être objectif. Mais ce disque, dans la même veine que le pré-précédent (le magique Reptile), est une source de jouvence. J’aime bien ce petit gars. Il a réchappé à la drogue, à l’alcool, aux morts de ses amis, au décès de son fils, et il continue à composer et à jouer. Il a des heures de vol, mais moi aussi, nous vieillissons en parallèle, et en ce qui le concerne, je trouve qu’il vieillit bien. Ce dernier album est un tribut aux musiciens qui l’ont orienté, ou influencé. Dans cet album, on le voit avec sa femme et ses trois filles, apparemment sur le chemin de la sérénité, ou plutôt, soyons simple : du bonheur.
    Et puis, comment ne pas résister au premier morceau de l’album, So tired, alors que je suis encore en over-burn du semi-marathon…