Il y en a qui célèbrent leur alliance contre nature avec des motocyclettes (mais n’est-ce pas ce que prône Robert Pirsig dans Zen and the art of motorcycle maintenance ?), je veux rendre hommage à mon investissement à moi : mes yeux.
Je vous la fais aussi courte que ma vue était basse :
- Rendez-vous de ce matin avec mon ophtalmo, pour tirer les leçons de l’opération des yeux que j’ai subie il y a un an et quelque.
- Moi : « Euh, rappelez-moi, quelle était ma vue, sans correction, avant l’opération ? » Lui, professionnel, donc informatisé : « Oeil droit (l’astigmate) : 1,5 / 10, œil gauche (le myope) : 1 /10. Autant dire que vous étiez une taupe derrière le rideau de fer, comme dirait Ludlum ! »
- Moi : « Et maintenant, sympathique charcuteur, où en suis-je, toujours sans correction ? » Lui, professionnel, donc équipé de trucs qui balancent des lumières aveuglantes dans le fond de l’oeil : « Oeil droit (l’astigmate) : 9,5 / 10, œil gauche (le myope) : 10,5 /10. C’est pas pour me vanter, mais t’as de beaux yeux, tu sais ! »
Je sais que cette opération n’est que physique, et que ma clairvoyance sur les êtres humains, les jeunes filles et femmes en particulier, n’aura pas été améliorée. Je n’ai pas trop d’illusions sur ce point. Mais je suis bien content quand même.
