Daily Archives: 20 décembre 2006

Insondables abîmes bureaucratiques

Ce matin, démarche pour m’inscrire sur les listes électorales. (car je veux pouvoir voter pour le président Salengro en avril 2007).

– Bonjour, je veux m’inscrire sur les listes électorales.
– Y faut votre carte d’identité.
– Voilà.
– Y faut un certificat de domicile.
– Voilà une facture EDF.
– Ah aaaah ! Mais elle date de juillet ! Il faut une facture de moins de 3 mois !
– Oui, mais je suis mensualisé. Regardez, ma prochaine facture arrivera en juillet 2007…
– Pas de problème, donnez-nous une facture GDF.
– La voilà : je suis aussi mensualisé.
– Une facture France Telecom.
– Je ne suis plus abonné FT, j’ai une Freebox.
– Ah ben alors c’est tout simple, demandez une quittance de loyer.
– Je suis propriétaire.

(long silence)

– une facture de téléphone portable !
– Ah oui, ça j’ai.

Moralité : la ligne EDF, elle est physique, elle atteste bien de ma présence dans un lieu donné. Les tuyaux de gaz, ils arrivent chez moi, donc ils valent un certificat de domicile. Les fils de France Telecom sont connectés à ma maison, donc valident ma présence. Mais finalement, qu’est-ce qui est retenu pour attester de mon domicile ? Un téléphone portable, le plus nomade des équipements.
L’administration française est total en avance. A quand la taxation des revenus dans les mondes virtuels ?

Magnolia Express – 1ère partie – # 5

Tout sauf Joe Schlabotnik

Je m’appelle Aline, et il y a un mois je voulais acheter un livre, mais je n’avais pas d’idée, je voulais juste lire un livre. C’est toujours très difficile de trouver ce genre de livre, on a l’impression qu’on embête les libraires, ils ne savent pas du tout quoi vous proposer. Alors je suis descendue vers le centre ville, en essayant de trouver une librairie que je n’avais pas encore essayée, mais je ne me faisais pas d’illusions : on allait encore me poser plein de questions, tout ça pour se retrouver avec le dernier roman de Joe Schlabotnik, « tout le monde m’en dit du bien, vous verrez vous allez aimer ». Alors moi je veux bien, je prends le livre, je le paye et je le lis, mais ça n’est jamais le livre que je cherchais.
J’attendais le signal lumineux pour traverser la rue, quand j’ai vu une petite librairie un peu plus loin sur la droite, de l’autre côté de la rue, il y avait marqué LIBRAIRIE en jaune au dessus de la devanture, et quelques étalages devant, avec des livres rangés sagement. J’essayai de voir à l’intérieur, mais il ne semblait y avoir personne. Pourtant quand j’entrai, je le vis, accroupi devant une étagère, en train de noter quelque chose sur un cahier.

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Roman, publié progressivement, sous un contrat Creative Commons. Et aussi sous licence Touchatougiciel.