Les lendemains de soirée dramatiquement arrosée (mais il fallait faire passer la pierrade-raclette et le Mont d’Or passé au four), je marche à deux à l’heure. C’est généralement le temps que je consacre à répondre à mes mails, c’est tout-à-fait l’état d’esprit distancié qui convient. Mais là, je viens de découvrir un nouveau truc. Je défragmente mon disque dur. Ce ménage virtuel n’est pas trop épuisant, mais il me laisse une sensation d’action. Parce que, ranger, trier des papiers, tout ça, c’est fatigant. Alors que là, c’est un ménage que c’est pas moi qui le fais, l’ordinateur défragmente le disque dur, allez hop, je suis royal, je lance l’antivirus en parallèle et ainsi, je suis productif, j’accomplis des choses, sans effort.
Je ne sais pas comment ça opère, mais je sens que ce travail souterrain, dans les tréfonds du silicium de mon ordinateur, contribue aussi à me défragmenter le cerveau, me rendant progressivement opérationnel. Chirurgie douce, méthode Coué, ce matin, je suis tibétain. Car dans tibétain, il y a bit.
