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De (Lockheed) Constellation à (Omega) Constellation

Zeno_Dichotomy_ParadoxCette semaine, j’aurai passé mon temps dans les aéroports. Je sais que, comparativement à certains de mes camarades travaillant en entreprise, mes statistiques seront dérisoires, mais 4 vols en 5 jours font que je connais désormais intimement le terminal 2F de Charles de Gaulle. Nous nous tutoyons presque.

Et je viens soumettre ici un problème scientifique à la sagacité de mes lecteurs / -euses vaguement intéressé(e)s par les énigmes calculatoires. Il se trouve que la compagnie sur laquelle je voyage prend soin de communiquer abondamment avec moi. Je ne peux pas mentionner le nom de cette compagnie, pour des raisons évidentes de confidentialité, il vous suffit juste de savoir que c’est une très grosse compagnie aérienne française, la plus grosse, je pensais même que c’était la seule, mais en fait non, j’en apprends tous les jours sur le niveau de mon ignorance.

Donc, ladite compagnie aérienne m’écrit plusieurs mails pour me dire que je peux m’enregistrer en ligne. Après quelques avanies, qui sont probablement de ma faute, car je ne suis pas très doué avec l’Air Inter Net la télématique, j’arrive à m’enregistrer. Voilà alors la séquence chronologique des messages d’amour que la compagnie aérienne m’envoie :
12h30 aujourd’hui – enregistrement en ligne. Heure de décollage prévue = l’heure initiale = 18h25.

13h – Texto = départ décalé à 20h10.

15h50 – Nouveau texto = départ décalé à 20h40.

15h55 – 3ème texto = départ à 20h20.

16h05 – 4ème texto =départ à 20h35.

Il va donc falloir raisonner par dichotomie. Est-ce qu’un(e) de mes lecteurs/euses pourrait appliquer un algorithme par itérations pour estimer mon départ ? J’ai l’intuition que le départ sera quelque part entre 20h20 et 20h35, mais je ne sais pas comment intégrer la pondération des horaires précédents dans la dichotomie. Et j’ai la vague intuition qu’un 5ème texto pourrait tout bouleverser : imaginez qu’il mentionne 23h, ou – joie – 18h26 ? Bref, je suis perplexe.

[edit] Finalement, après une sorte de communication stroboscopique (annonce de l’embarquement à 20h15, puis 20h, puis 20h05, puis 20h10, puis 20h…), le décollage a eu lieu un peu après 20h55. Donc l’algorithme devait tenir plus de la théorie du chaos que de la loi normale… [fin d’edit]

Le bon mot de l’ascenseur

L’autre jour, je prends l’ascenseur à mon boulot, et je croise une collègue.

Je lui tourne un compliment galant, et elle me répond « Je ne suis pucelle que tu crois. »

Joli…

Pour un logiciel de dictée vocale, l’assistant en ligne… tape ses réponses

DragonNaturallyTypingJ’aime bien les logiciels de dictée vocale comme Dragon Naturally Speaking (et auparavant, IBM ViaVoice). Cela m’a permis de gagner énormément de temps sur la rédaction de corrigés et diagnostics d’analyse financière, mais aussi, ponctuellement, sur certains (longs) mails ou (courts) documents. Le seul reproche que je fais à ces logiciels, c’est que l’on doit périodiquement racheter une version pour s’adapter aux évolutions de Windows. D’où ma demande d’aujourd’hui à l’opérateur/trice sur le site de Dragon (cf. image). Et surprise, alors que le logiciel est censé permettre se passer de clavier (je cite leur site  » Je peux dicter un document plus vite que la plupart des utilisateurs avec leur clavier et cela, sans faire la moindre faute de frappe. « ), l’opérateur me répond en tapant sur un clavier, et avec une faute 🙂

Selon Google, je serais proxénète impuissant

MacJe fais une recherche Google sur mon Mac. La première annonce proposée est affichée ci-dessus. C’est désobligeant. Quand bien même ce serait vrai, je n’aime pas être catalogué ainsi. Je pense, peut-être à tort, que je vaux plus que la somme de mes parties. Mais laissons de côté cette insulte ad penis et analysons l’algorithme : qu’est-ce qui a pu pousser Marvin Z. Google à me proposer cette pub suite à ma demande (je cite) « MacBook ancien problème de mémoire MacOS10.6 » ?

Je veux bien que « problème de mémoire » ait déclenché une publicité médicale, mais je ne vois pas le lien entre cette zone (geste évocateur) et ma mémoire, qui se situe, a priori, plutôt là (geste de l’autre main). Ou alors, c’est le terme Mac ? Mais un mac, un souteneur, un proxénète quoi, qui aurait ces problèmes, serait-il encore qualifié pour le poste ? Je n’en sais rien, et j’ai l’intuition que Marvin Z. Google n’en sait pas plus, et qu’il a fait des interprétations douteuses.

J’hésite à poursuivre ma recherche. Si j’en change les termes (« problème de RAM »), ne vais-je pas tomber sur une publicité d’avirons d’occasion, voire, pour revenir aux obsessions de Marvin Z. Google, de bêliers reproducteurs ? Le doute m’habite…

Rentrée scolaire

Attila

Vu dans un établissement d’enseignement supérieur parisien, pendant la période des concours. Alors que des élèves issus de prépas essaient désespérément de rentrer, on voit que ce petit village gaulois essaie de résister – encore et toujours – à l’envahisseur, avec piques, pieux et autres chausse-trappes.

L’élite se mérite, petit(e)…

Jeu de prononciation en anglais – quel sera votre score ? :-)

Voici un jeu de prononciation en anglais. Il n’y a rien à gagner, sinon l’affichage de votre nom ou pseudo dans cette page, et la satisfaction d’avoir réalisé un beau score. Je me suis soumis à ce test, ainsi, vous pourrez vous étalonner relativement (benchmark) par rapport à ma propre performance, et en déduire que vous m’êtes bien supérieur(e) ou infiniment inférieur(e).

Voici le principe :

  • Vous allez vous enregistrer en MP3 (il y a un lien facile ci-dessous) en train de lire un texte en anglais.
  • Ce texte contient un ensemble de mots « pièges » en anglais.
  • Le but est de lire ce texte sans tricher (c’est-à-dire sans chercher auparavant les prononciations correctes), et de voir votre score. Si vous le souhaitez, j’afficherai votre score sur cette page avec votre vrai nom ou un pseudo, pour votre gloire et pour les générations futures.

Modalités pratiques :

  1. Sur la majorité des ordinateurs portables, il y a un micro inclus que vous pouvez utiliser. Sinon, il faut brancher un micro sur la prise micro de l’ordinateur.
  2. Vous pouvez vous enregistrer en utilisant un programme d’enregistrement audio (j’utilise Audacity) ou vous pouvez aller sur www.recordmp3.org et vous enregistrer en ligne. Warning : l’enregistrement en ligne est super simple et marche très bien pour des petits textes, mais le temps de transfert final m’a fait abandonner : je vous donne les deux possibilités ci-dessous, mais je vous déconseille la deuxième (recordmp3) pour un texte de cette longueur (plus de 8mn).
    • Si vous optez pour Audacity ou n’importe quel programme d’enregistrement en audio, lancez ce logiciel, puis allez sur la page du texte anglais, démarrez alors l’enregistrement sous Audacity,  affichez le texte anglais à lire et commencez à lire. A la fin de l’enregistrement, enregistrez le fichier au format MP3. Postez le fichier en utilisant le service d’envoi de gros fichiers de Free (http://dl.free.fr/) en mentionnant mon adresse mail (cthibierge arobase yahoo.fr) de telle sorte que je n’aie pas des dizaines de mégas à recevoir et renvoyer par mail. Free vous donnera aussi une adresse web de votre fichier, envoyez-la moi par mail.
    • Si vous optez pour recordmp3, ouvrez www.recordmp3.org dans un onglet de votre navigateur, la page du texte anglais dans un autre onglet, démarrez recordmp3 puis passez sur l’onglet du texte anglais à lire et de commencer à lire. A la fin, quand vous cliquez sur « Sauver », recordmp3 charge le fichier (ça prend du temps, voire beaucoup de temps : j’ai finalement abandonné et utilisé Audacity en local…) et recordmp3 crée un lien avec l’adresse internet de votre enregistrement, et vous pouvez aussi sauvegarder le fichier.
  3. Même si vous bafouillez, n’arrêtez pas l’enregistrement, ce n’est pas un concours de vitesse. Ne décomposez pas votre lecture en plusieurs fichiers, c’est un seul fichier mp3 ou rien. Comptez un petit quart d’heure, à partir du moment où vous êtes prêt(e) à enregistrer : mon fichier mp3 dure 8mn11s.
  4. Faites-moi passer le lien vers votre fichier par mail (cthibierge arobas yahoo.fr) avec votre Nom ou votre pseudo.
  5. Je soumettrai le lien internet de votre fichier mp3 à un(e) juge de ligne sélectionné(e) pour sa haute impartialité et son bilinguisme parfait, qui écoutera votre lecture et me donnera le score (nombre de fautes / total de mots).
  6. J’afficherai alors le score à côté de votre nom / pseudo ci-dessous.

NB : ce n’est pas « à celle / celui qui aura le meilleur accent« . Ce sera à celle / celui qui sait qu’on ne prononce pas beach comme bitch (par exemple).

Honor Roll / Galerie des Héro(ïne)s :

  • Docthib : 61 erreurs / 587 mots = 10,39% d’erreur
  • Lux : 58 erreurs / 587 mots = 9,88% d’erreur
  • Jeremie R : 27 erreurs / 587 mots = 4,60% d’erreur – record battu ! (et bel accent anglais, dit le juge de ligne…)

Rango theme song – paroles (lyrics)

La musique de western compte désormais une nouvelle oeuvre incontournable : la B.O. de Rango, héros de l’authentique souffle épique de l’Ouest sauvage, quand les hommes (et les lézards) chiquaient encore virilement.

Mais étant donné que l’on ne peut pas trouver les paroles de la chanson theme du film sur Internet, je me suis lancé.

Je n’en suis pas sûr à 100%, mais cela permet de donner un premier aperçu de l’ambiance authentico-roots de ce chef d’oeuvre mariachi.
(Traduction libre en français en dessous).

From out of the dust
Came a man true and bold
Champion of the Fandango
By night he’d take whisky
By day killed bad men
And the town’s people knew him as
Rango

Coming down the mountain side
The people hailed his name
And of his legend they sang-o
With iron in his heart
And steel in his glove
He pumped their heads all full of lead
Rango

Rangoooo
Rangoooo !
Rangoooo
Rangoooo !

(Rango !)

A ladies’ man indeed
From his head down to his knee
Rango was doing the Tango
When in came Bad Bill
From his hide out in the hill
With a notion to kill
Rango

Rangoooo… (x2)

Now Rango he is gone
But his legend still lives on
In the brothels and saloons
Of Durango
He lived as he died
With a six-gun at his side
And all the ladies cried out
for Rango

Rangoooo… (ad lib)


Traduction

Surgissant de la poussière
Vint un homme vrai et macho
Un champion de Fandango
La nuit buvait des whisky
Le jour tuait les ennemis
Et les gens d’ici l’appelaient
Rango

Des montagnes aux vallées
Les paysans respectaient
Son nom, sa légende et son chapeau
Il avait un coeur d’acier
Du fer dans la poigne
Et truffait de plomb les cerveaux
Rango

Rangoooo
Rangoooo !
Rangoooo
Rangoooo !

(Rango !)

C’était un homme à femmes
De l’orteil au sombrero
Et un jour qu’il dansait le tango
Survint Bill le Borgne
Déboulant tout en rogne
Avec le projet de buter
Rango.

Rangoooo… (x2)

Rango a disparu
Mais sa légende a survécu
Dans les claques et les comptoirs
de Durango
Il vécut comme il est mort
Son six-coups fume encore
Et toutes les femmes pleurent d’amor
Pour Rango

Rangoooo… (ad lib)

Mon rêve de cette nuit

Habituellement, je n’aime pas mes rêves de boulot. Passer une partie de ma nuit à gérer des situations ubuesques, alors que je serais censé me reposer de mes journées, non merci.

Mais cette nuit, le rêve avait une grande qualité formelle et scénaristique. J’étais avec mon collègue WW (cherchez pas, ça n’est pas le propos) et nous faisions un cours en double animation sur « la création de valeur ». C’était face à un public de jeunes adultes, genre le mastère spécialisé Bricolage & Confiture. Nous étions sur une plage au soleil, et il fallait leur faire passer quelques concepts simples. WW avait sorti un tableau synthétique (genre, un bilan résumé en deux lignes) et disait « Tu vois, on leur présente le premier chiffre, et pour ceux qui veulent raffiner le raisonnement, on peut même calculer un indicateur avec la somme des deux chiffres ». On était donc dans la haute finance. Mais on rigolait bien, c’était des choses qu’on savait faire, de toute façon tout le monde était en short.
Et WW, voyant un sapin de Noël avec ses décorations (normal, sur une plage), me dit « Ah, je déteste ces gens qui abandonnent leur sapin de Noël ! Une fois, j’en ai vu un qui avait été abandonné au milieu d’un aéroport, tu imagines ! »
Puis il me confie « En fait, c’est parce que j’ai eu une liaison autrefois avec Patrick Sabatier, et qu’au moment où il a rompu, il est parti avec le sapin de noël ».
Et moi, tout en finesse, de répondre « Ah, tu as dû avoir les boules ! »

Dzim boum tagada, je me suis réveillé de belle humeur.

Recette de Noël

Pour 1 kg de biscuits :

  • Mélanger 250 g de beurre et 200g de sucre. Le mélange est poudreux.
  • Ajouter 400 g de farine et 150 g de poudre d’amandes. Le mélange est toujours poudreux.
  • Ajouter 2 sachets de sucre vanillé et 2 cuillères à café de cannelle. Le mélange se maintient dans son état pulvérulent.
  • Ajouter 2 oeufs + 3 jaunes d’oeuf. Le mélange devient dramatiquement gluant, collant, tenace aux doigts et aux paumes.
  • A ce moment, l’interphone sonne. Essayer de décrocher le combiné et répondre sans les mains, voire, déclencher l’ouverture de la porte.

Le monde de la musique est en deuil… Mon hommage

Cela a été un choc pour nous tous : si jeune, il partait, après nous avoir littéralement ouvert à de nouveaux horizons musicaux.
Certes, la fin de sa vie a été une triste pantalonnade, orchestrée par les médias. Mais je me souviens du choc que j’ai eu en le voyant pour la première fois à la télé : il y a clairement eu un avant lui et un après lui.
La moindre des choses était que j’y aille de ma contribution. J’ai donc réalisé une petite vidéo, sans prétention. Salut l’artiste, tu me manques.

Vidéo hommage au King de ma musique

(Toute ressemblance, etc.)

L’hôtel de la Reine de Saba

Alors voilà, je voyage, je suis comme ça, moi, je suis un globe-trotter, buxy-arnaque la poste-brie-comte robert, j’ai tout fait. Hier soir, c’était Londres, à l’hôtel de la Reine de Saba (les noms ont été changés, en fait c’était Bruxelles et l’hôtel du manneken Barbie). On m’avait dit (elle se reconnaîtra) : « c’est l’hôtel où notre Vizir descend à chaque fois ». Je ne sais pas, mais le connaissant, j’imaginais des salles de bains en marbre, des oreillers de soie, et un mini-bar maxi-rempli.
Déjà, la montée dans l’escalier sent la fumée froide, on se croirait dans l’arrière-salle du billard où Paul Newman faisait ses premières arnaques. Puis la chambre. Le son d’abord : une batterie de pluie sur la fenêtre, on a l’impression d’être coincé entre la caisse claire et la grosse caisse quand Frankie Machine déclenche son solo.
Les lits. Deux lits doubles. Je suis tout seul, oui, je sais, ça fait du mal à ma légende personnelle, mais j’arrive avec mon petit manteau, ma petite mallette, et je me retrouve face à deux lits doubles. Alors je rêve, là, il y aurait eu Sonja, la rousse, avec Marja, la blonde, mais elles auraient voulu dormir dans le lit double, car elles étaient effarouchées avec leurs longues jambes de biches, et puis il y aurait eu Marka la brune aux yeux violets qui aurait dit j’ai froid, alors j’aurais dit, oh c’est con, je vais monter le chauffage, imprime-toi sur mon pectoral en attendant, je vais t’envoyer du degré.
Mais comme je suis seul, et que la pluie tambourine, je me dirige vers le mini-bar.
C’est un rêve, je n’ai jamais vu ça : il est vide, propre, bien récuré, mais sans RIEN, rien du tout.
Les chaines de télé diffusent le même écran de neige électronique, du blizzard hertzien, ça repose.
Je vais me brosser les dents dans une salle de bains qui ressemble au couloir de la mort dans un pénitencier privé de budget du sud de l’Idaho, puis j’allume la lampe de chevet (ampoule à basse consommation qui dépasse de 2 cm de l’abat-jour) et je vais me coucher.
La pluie tambourine toujours, il est 1h34 du matin, je suis content.
Le lendemain, la saga de la reine de saba continue. J’en rigole, c’est normal, quand on se réveille à 6h du matin, on est jovial. Alors, deux phénomènes de physique intéressants.
Le premier : l’eau de la douche est glacée, quelle que soit la position du robinet ; l’eau du lavabo est chaude. Conclusion : la douche et le lavabo sont branchés sur des circuits d’eau séparés. Impressionnant, cette technicité anglaise dans les hôtels de première zone… J’en suis réduit à m’abluter au lavabo (car les morpions attendent la moindre faille d’hygiène), c’est bien, ça me rappelle quand ma grand-mère basque me récurait dans une cuve en zinc, dans la cour de la ferme, juste avant la première guerre mondiale.
Deuxième phénomène : la bouilloire est remplie d’eau, pour que je puisse me préparer mon thé. C’est adorable, comme attention. Mais voilà, je suis un outlaw, j’adore outrepasser les limites de ma life. Alors je me dis « Allez, là, tel que je suis, je vais remplir un peu plus la bouilloire ». Et là, le drame : impossible de remplir la bouilloire au robinet du lavabo, il faut tellement incliner le bec de la bouilloire que l’eau présente dans la bouilloire se déverse dans le lavabo. Alors elle a fait comment, la dame qui a rempli la bouilloire ? Danse de la pluie (qui continue à tambouriner) ? Utilisation d’eau lyophilisée ? Remplissage de la bouilloire par un autre orifice ? Mystère de la mécanique des fluides.
Je me venge en salissant trois tasses. Après tout, si on dit que Sonja n’aime pas le thé, ça fait juste une tasse par personne.
L’hôtel de la Reine de Saba : on n’y revient pas …

Black Out

Dieu se fout de nous.
Ses nuages toxiques polluent notre planète
Asséchant les champs verdoyants
Distillant une suie noire
Qui colonise nos poumons nos bouches et nos yeux.

Nos dents sont noires
Nous sourions édentés
Et nous ne sourions plus.

Tout n’est qu’ennui.
Vide.
Absence.

L’épidémie recouvre le monde qui est dans nos têtes.
Nous sommes mortels, et déjà morts,
Sans la consolation d’un enfer qui nous ferait ressentir
Une douleur.

Le temps n’est plus qu’une litanie immobile
Une boue du quotidien dans laquelle nous stagnons
Dans une torpeur d’hypnotisés.

Nous sommes des rats narcotiques.

Quelqu’un (mon petit doigt) m’a dit

Après avoir vu l’émission de Taddeï, je me brossais les dents, quand j’ai pensé tout à coup : dans Nicolas, il y a quatre consonnes et trois voyelles…
J’étais super fier de ma trouvaille, jusqu’à ce que je tape ces mots dans Gogol. Visiblement, d’autres y ont pensé avant moi… (et je ne prends que les premiers résultats d’une recherche Glougleu).
Comme disait Sting dans la postface de The Lazarus Heart (j’ai encore le 33 tours, il a pas une rayure) : « can’t I write anything original ? »