Daily Archives: 18 mai 2007

Productivité – Chronos

Traitons donc du temps. Rien ne sert de chercher à améliorer sa productivité si l’on ignore le temps. Ou plutôt les temps. Ce sera un thibillet rapide, tant les choses sont simples.

  1. Avoir un temps précis. Il existe des horloges atomiques accessibles gratuitement, on peut même les insérer dans son blog (colonne de gauche, en bas) ou dans une page web (à droite). Idéalement, régler l’horloge de l’ordinateur pour se synchroniser sur un temps précis (prélude utile pour l’étape 2.)
  2. Télécharger un petit utilitaire qui se lance au démarrage et affiche l’horloge en transparence par dessus tout le bordel du bureau, et permet de suivre la dégringolade des grains de sable qui nous rapproche tous de la mort (oui, même toi, là, avec ton doigt dans le nez). Pour ma part, j’utilise ClockX chez moi, au boulot, en salle de cours…
  3. Apprendre à éviter l’effet zapping : éteindre le logiciel de messagerie de temps en temps, se fixer des plages de temps.
  4. Dissocier toujours les tâches importantes des tâches urgentes. L’urgent-important, OK, on traite. L’urgent-pas important ne devrait pas passer devant l’important-non urgent.
  5. Au besoin, relire Sénèque, De la brièveté de la vie. Je cite de mémoire :

A propos du temps : nous jouons avec un des éléments les plus importants de notre vie, et pourtant, nous le traitons comme s’il était futile, consommable sans restriction, et comme si sa valeur était nulle parce que nous ne le voyons pas.

Livre lu – Hervé Kempf : Comment les riches détruisent la planète

J’ai arrêté de commenter les livres que je lisais, par manque de temps. C’est dommage, mais comme par ailleurs, certains amis blogueurs m’avaient dit qu’ils zappaient systématiquement mes analyses de livres, je vous demande un peu à quoi ça servait que je me décarcasse.
Cela dit, j’ai beaucoup aimé récemment Le lièvre de Vatanen, d’Arto Paasilina, mais chut, je ne vous ai rien dit.

Donc, si je m’y remets cette fois, c’est parce que la Grande Loulou m’a fouetté. Et comme j’aime ça, je m’exécute.

Haha, c’est excellent : j’avais rédigé une trentaine de lignes argumentées, pof, coupure de courant, mon ordinateur passe sur batterie, je me dis « fieffé rusé que tu es, sauvegarde donc avant d’aller rétablir le courant ». Je clique donc sur « Enregistrer », le petit bouton qui envoie le texte à mon bleug. Sauf quand la Freebox est coupée, pour cause de disjoncteur fébrile. Moi tout perdu.
Bon, ça m’apprendra à trouver un moyen de faire des sauvegardes sous mon éditeur de texte, encore un truc à mettre dans ma rubrique Productivité.
En attendant, salut mon vieux, la critique du bouquin de Kempf, ce sera pour plus tard (ou jamais), je vais pas me refarcir tout ça maintenant.

Pourquoi je n’aime pas g-mail

J’en suis un utilisateur compulsif, mais je n’aime pas gmail, parce que tout est dans la même boite de réception, avec le message lénifiant suivant « ne classez plus rien, il suffit de faire une recherche ».
Bien sûr, mon con, mais pour faire une recherche, il faut se souvenir du mot-clé qui va bien. Or, le principe du mail tel que je le pratique, c’est « une messagerie vocale écrite ». On t’écrit, ça enregistre, et après, tu gères, tu effaces, tu agis. Puis tu classes.
Une boite de messagerie où l’on ne classe pas est une boite où tout est en fatras.
Exemple : je suis rentré tard, il y a deux nuits, et dans un état discutable. A l’époque, j’ai vu que j’avais un mail – consternant – sous gmail. Je me suis dit – merveille de l’éthylisme – « ouah éh, pfou, j’y répondrai demain, à cette c…réature ». Depuis, deux jours après, je suis toujours infoutu de retrouver son mail, perdu dans une sous-conversation antédiluvienne.
Autre exemple : merveille de la compulsion, on lit pour lire, pas pour agir. Résultat : je viens de retrouver par hasard un mail de Julien, bon, ça datait pas trop, mais si je n’avais pas parcouru ma boite, je l’aurais totalement oublié…
Quand par ailleurs, on note que gmail peut désactiver votre compte – et vous couper ainsi de vos mails, agenda, documents en ligne – ça rend plus prudent…

Premier adage de la productivité : utiliser des outils qui libèrent notre mémoire, pas des outils qui la surchargent.