Dans ces couloirs de céramique
Un flot mou de mérous
Qui ondulent lentement
S’arrêtent
Ou virent.Et moi le rémora
Petit et véloce
Qui contourne et frôle
Et vite évite
Les thons.Je te suis toi
Sans te connaître
Tu as la même mobilité
Les mêmes reflets fluides
Au milieu des corps morts.Je prends ton sillage
Uniquement pour un temps
Sirène scintillante.
