Daily Archives: 12 septembre 2006

Lithiase – Electrolyse

Il me dit « Tu comprends, là, il faut que je m’organise, il y a tous ces dossiers, je suis en retard sur le projet batana et par ailleurs, on ne me donne pas les moyens, et ma famille là-dedans, hein, et je ne te parle pas de ma famille seulement, j’existe aussi en temps que personne et »
BZZZZZZ.
Ses yeux deviennent vitreux. Une voix monocorde prend le relais. « Pause. Veuillez patienter. » Sa main ouvre convulsivement un tiroir, elle en tire un cylindre gris, elle éjecte le même type de cylindre fumant dans son dos, le remplace par le neuf. Ses yeux se rallument et il dit
« Et je ne te parle pas de ma hiérarchie,tu sais, j’essaie de ménager tout le monde »

Je quitte son bureau, il continue à parler en fixant le mur gris.

Ubuntu – Biyarder

Voici un ubuntu citadin.

Biyarder : v.i. En voiture, ne pas avoir à freiner (ni accélerer), car les feux passent tous au vert quand on est encore à 200 m. Se laisser glisser sans à-coup.
Par extension : descendre le toboggan d’une piscine en tenant un enfant dans les bras.

Projet Ubuntu

Monsieur Jean en a été le co-fondateur, et le premier contributeur (premier nommage, première définition), sous les auspices de Yann ou Joséphine. Il s’agit donc de proposer un pendant aux batanas, et de définir, identifier, des petits plaisirs quotidiens.
Le ubuntu, c’est l’anti-batana.
(Liste des batanas ici, et aussi chez Yog, ici et ).

Question : le ubuntu doit-il être par essence champêtre, naturel, estival, ou peut-on avoir un ubuntu en ville ? Réponse (évidente) : étant l’anti-batana, il est l’anti-tracas quotidien. Donc, si une batana, c’est de se prendre la manche dans une poignée de porte, un ubuntu sera, par exemple, cette brise rafraichissante que l’on sent déjà dans le couloir d’un métro surchauffé. Donc le ubuntu peut (voire, doit) être présent en ville, hors vacances.

Voici la liste des premiers ubuntus :

  • Vespéridienne : n. f. Un jour de forte chaleur, heure à laquelle l’air du dehors devient plus frais que l’air du dedans, et on peut donc ouvrir les volets et fenêtres. (terme copyleft Monsieur Jean).
  • Petit-terrasser : v.i. prendre son petit déjeuner dehors au soleil, sans être bien réveillé, éventuellement pieds nus et en caleçon, avec des croissants chauds en feuilletant Libé.