Daily Archives: 23 juillet 2007

Calibre 7.87

J’ai profité de ma semaine au Pays Basque pour tâter des collines (itxazu) du cru. Et j’en ai profité, à l’aune d’une piste de stade, pour re-calibrer mon accéléromètre. Les aficionados de la course à pied se réfèreront aux étapes historiques de cette saga :

Pour les autres, résumé : j’ai un truc collé à ma chaussure comme une bernacle électronique à un rocher mouvant, et ce truc (un accéléromètre, terme marketing pour désigner un bête podomètre) mesure la distance parcourue. Mais il n’est pas bien étalonné, ou bien, plus probable, je ne suis plus un étalon. (silence appréciateur).
Je m’entraîne avec ce truc depuis un an et demi. Au début, avec les paramètres d’usine, soit un coefficient de 1.0, qui signifie (je crois) « une foulée mesurée par l’accéléromètre correspond à un mètre effectivement parcouru dans le monde réel« .
A l’occasion du semi-marathon de Paris, je me rends compte que les 21,1 km effectivement courus ont été mesurés en 21,88 km par le dit accéléromètre. La précision est discutable : je réajuste alors le coefficient interne du bouzin, passant de 1.0 à 21,1/21,88 = 0,9644, et je reprends l’entraînement, confiant.
Las, au marathon de Madrid, les 42,195 km (avérés, ô combien) deviennent 40,590 km mesurés. Soit, recalcul, un coefficient de 1,0395.
Enfin, au fond du pays basque, j’ai déniché une piste d’athlétisme, de 200m de long. J’ai donc recalibré le truc sur 1 km parcouru, en lui disant « là, tu vois, je vais courir 1 km ». Coefficient = 0,787.

En attendant le prochain re-calibrage, inéluctable, une idée : depuis que j’ai recalibré l’accéléromètre à 0,787 :

  • La mesure de la distance est correcte (j’ai refait un tour de piste, qui s’est terminé à 200 m mesurés pile poil)
  • Ma vitesse a baissé – tu m’étonnes, la mesure de la distance est plus faible. Ou comment se déprimer avec de l’électronique.

Ultime test, si j’ai le temps : une piste pas loin de chez moi, dans un quartier chelou, pour voir si l’architecte qui a perçu des pots de vin réalisé les travaux du stade a bien fait une piste de 400 m comme indiqué sur le site de la ville. Si ce n’est pas le cas, ce sera une double-déconvenue : j’ai un accéléromètre cyclothymique, et mes impôts locaux sont mal employés.

Le jour où la Terre s’arrêtera

Je suis à mon bureau, et notre réseau vient de se mettre en drapeau. Ce n’est pas grave, cela arrive très rarement. Je me dis que je vais en profiter pour faire une liste de Tout Doux.

Premier constat :

sur les 10 tâches que j’ai listées pour l’instant, 4 ne peuvent être effectuées tant qu’Internet ne marche pas.

Deuxième constat :

Si j’étais adepte d’une messagerie en ligne pour gérer mes multiples adresses mail, par exemple Gmail, je n’y aurais pas accès, et 2-3 tâches de plus seraient impossibles. Ainsi, si je n’avais pas Mozilla Thunderbird et si je n’avais pas activé la fonction « télécharger automatiquement tous les messages de telle sorte que je puisse les consulter hors ligne », je n’aurais pas accès à mes mails passés.

Première idée :

Entre 4 et 7 tâches sur 10 impossibles à traiter quand je n’ai pas accès à Internet (et je ne dois pas être seul avec cette statistique), cela signifie une grande dépendance de mon mode de travail / mode de pensée à Internet… et une grande vulnérabilité à une rupture des moyens d’accès à l’information. Une nouvelle forme de terrorisme, ou de revendication sociale, pourrait être de couper les autoroutes de l’information, plutôt que de bloquer des trains.

Deuxième idée :

On constate de plus une délocalisation de notre travail vers le « tout en ligne ». Je l’avais évoqué, et cela a ses avantages : je ne suis plus prisonnier d’un ordinateur fixe, dont le disque dur est le seul endroit où se trouvent mes fichiers et mes liens, je suis devenu mobile.
Un des exemples les plus frappants (et addictifs) est Netvibes, ou ses concurrents : une page personnalisée avec des textes rédigés, des liens enregistrés, des flux RSS vers des sites et toutes mes boites de messagerie. En d’autres termes, je n’ai plus jamais à faire le tour de mes messageries externes (Yahoo Mail, GoogleMail aka gmail), je suis prévenu en direct de l’arrivée d’un nouveau message dans telle boite, libre à moi alors d’aller ouvrir la messagerie, ou de laisser courir (le sujet du message s’affiche, c’est bien…). Idem pour les blogs et les sites d’actualité. A tel point que Netvibes est devenu ma page d’accueil (Home) de navigateur.
Voilà donc pour le côté positif : tous mes liens et connexions à l’actualité sont sous Netvibes. L’inconvénient, que j’ai déjà vécu, est quand Netvibes a été en travaux (ou plantage, je ne sais plus) pendant quelques heures d’une de mes journées de travail. Ce n’était pas ma connexion Internet qui était plantée, juste un site, mais quel site… J’ai décidé ce jour-là de me faire une réplique de ma page Netvibes chez un de ses concurrents (I Google ou PageFlakes), en utilisant un export de Netvibes, pour diversifier mon risque.
Sans jouer les Cassandre : et si un jour, GoogleMail (gmail) est en carafe, combien d’entre nous cela va-t-il affecter ?
Pouvons-nous encore travailler / fonctionner socialement* sans Internet ?

* Ex : combien de fois par semaine cherchez-vous le numéro de téléphone d’un particulier / un restau / une entreprise ? Cela vous gênerait-il de ne plus avoir un accès Internet aux Pages Jaunes / Blanches ?

PS : ma coupure de réseau a duré, au plus, 10 minutes. A peine moins que le temps de rédiger ce thibillet 😉

Miscellanea 1 – Check-list vacances

L’an dernier, j’avais établi une check-list de location de vacances. J’en avais profité pour noter les choses à ne pas oublier (sous-entendu : les choses que l’on ne trouve habituellement pas dans une location de vacances). Je profite de cet intermède parisien pour rajouter quelques idées. Non, je ne vais pas mettre un parapluie, même si ce serait de saison…

Choses à ne pas oublier, car elles manquent souvent en location de vacances :

  • Une cafetière italienne (pour combattre l’odieuse cafetière électrique à filtre)
  • Une ou deux multiprise(s), les prises de courant étant plus rares qu’un pou sur la tête d’un chauve
  • Un fusil à couteaux, pour avoir des couteaux qui coupent correctement les tomates, la mozza, l’ail et l’huile d’olive
  • Un truc à musique. Je pense à ma radio à énergie solaire et musculaire, et un combi iPod / enceintes.