Ce soir, l’action Google a atteint son plus haut sommet boursier : 483 dollars et quelques. OK, ça fait un peu moins en euros, mais pour une société qui est partie de 85 $ l’action en août 2004, c’est… comment dire… enviable, comme progression.
Ce qui m’amuse, et m’étonne, c’est la capacité des analystes, aujourd’hui, à fixer des objectifs de cours à 600 $ d’ici quelques mois.
Non pas que je conteste cet objectif : je suis professeur de finance, donc, comme Jean Gabin, ce que je sais, c’est qu’on ne sait jamais rien. Non pas que je conteste la méthode pour arriver à ce chiffre (s’il y en a une) : après tout, si l’on trace une courbe de la hausse passée de Google, on devrait arriver vite à 600 $.

« Sachez-le, être expert financier présente certains risques, comme celui de se retrouver au milieu d’individus impatients de vous expliquer leur système pour faire fortune en achetant des actions. heureusement, ces fâcheux entrent en hibernation temporaire chaque fois que le marché baisse. »
Richard Brealey, Stewart Myers, Franklin Allen, Principes de gestion financière, 8ème édition, Pearson Education France, Chap. 4, 2006.
Mais c’est sûr, Google c’est efficace quand c’est utilisé intelligemment.


