Daily Archives: 17 novembre 2006

Spam dans ta tronche

Depuis un mois et quelque, mes 3 lecteurs assidus, et les deux blondes qui essaient de comprendre, auront vu proliférer quantité de commentaires qui avaient la particularité :

  • de vendre des trucs vasodilatateurs
  • de disparaître dès que je faisais un peu de ménage

Mais les journées sont courtes, les nuits occupées, et je ne conçois pas de définir mon rôle de héros du quotidien par ces mots : « heu bonjour, mon rôle dans la vie, c’est de supprimer les commentaires spam sur mon blog ».

Il a fallu l’effet 1-2-3.

  1. La première lame coupe le poil. C’est Spamplemousse qui s’y colle. C’est un plugin Dotclear (utilisateurs de plate-formes de blog, passez votre chemin, tout en m’envoyant un chèque) que l’on peut éduquer manuellement avec des mots comme « porn », « teen », « viagra » et « caniche ». C’est la Grosse Bertha, ça dézingue tout ce qui passe dans le ciel, efficace, certes, mais plus le temps passe, plus les artilleurs fatiguent (ou plus les spammeurs apprennent à zigzaguer dans les nuages).
  2. La deuxième lame tire le second poil et recoupe le premier. C’est Spamclear, qui est un filtre anti-spam bayesien (Monsieur Jean, vous pouvez expliquer aux autres, que je comprenne ?) qu’on éduque en disant « ça c’est blanc, ça c’est noir, ça c’est blanc, etc. » Fastidieux, mais efficace, mais fastidieux. Et il reste encore des spammeurs darwinniens qui s’adaptent aux mutations de l’environnement.
  3. La troisième lame, lame ultime, lame fatale. Spamtimeout, je t’explique, même que tu vas rien comprendre avec ta cervelle de singe, c’est une lame qui déplace le poil à couper. Depuis que je l’ai installé (hier) et que j’ai modifié les fichiers php avec des instructions en volapük, ya plus rien qui passe. Glbre, le blog.

Ce qui est merveilleux, ou affligeant, c’est que je viens de faire un thibillet pour dire, en substance, que j’ai réussi à supprimer des choses ne devraient pas exister dans un monde gentil, bref, des choses immatérielles et immorales. C’est ma croisade, c’est mon mandat.