Galet – Sirocco


Le vent feuillette mon livre
Lecteur énervé et solitaire
Durant l’heure de la sieste.

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Andragogie

Grâce à une collègue, j’ajoute un nouveau mot à mon vocabulaire (le dernier était épaufrure, et datait d’il y a plusieurs mois). L’andragogie, c’est différent de la pédagogie, qui est l’apprentissage aux enfants, l’andragogie étant l’apprentissage aux adultes.
En ces temps de rentrée scolaire, et de redémarrage des cours de formation continue, il serait intéressant de développer les points suivants :

  • Il nous semble évident que l’andragogie n’est pas la même chose que la pédagogie (l’auditoire – et ses propres limitations – conditionnent le discours)
  • Cela dit, la réflexion sur le sujet me semble embryonnaire, voire inexistante. Notre amis québecois ont visiblement une longueur d’avance, comme en témoigne l’article de wikipedia.

Voici mon état d’avancement sur ces réflexions :

  • Echec de l’enseignement « magistral », qui est pourtant une ornière bien facile dans laquelle (re)tomber.
  • Dans une certaine mesure, échec de l’enseignement linéaire « à la PowerPoint » (un seul chemin intellectuel, même s’il y a des ramifications, on en revient toujours au tronc)
  • Frustration des auditeurs, qui veulent « apprendre à faire » plus que « apprendre ».
  • Difficulté de gestion du temps dans les activités « appliquées » : soit on adopte une approche rigide (j’alloue des temps d’application, mais c’est moi qui fixe, de manière rigide, les règles du jeu et les plages de temps), soit on adopte une approche « atelier », avec une grande liberté (« débrouillez-vous pour vous organiser et traiter ce cas »).
  • L’évaluation des connaissances pose aussi un problème : noter ou pas ? travail en groupe ou individuel ? examen sur table ou document rendu ? Les participant eux-mêmes (des cadres) ne tombent pas d’accord sur ces points, il y a de tout dans les réponses.
  • La grande question, évidemment : « à quoi mon enseignement doit-il servir ? »

Work in progress…

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Liberté

Je suis en train de travailler à la relecture de mon « monument » (je ne le qualifie pas comme tel, c’est ce qu’un collègue m’a écrit dans une dédicace reçue ce matin), et je tombe sur un passage que j’avais traduit de manière un peu enlevée :

Vous apprenez que les ingénieurs ont pris du retard dans la mise au point du projet. Ils pensent que « ça va marcher du tonnerre » mais admettent qu’il y a « oune petite risque » que cela ne marche pas.

Brealey, Myers, Allen, Principes de gestion financière, 8ème édition, Pearson Education France, p. 239.

Je suis amusé, et reconnaissant, de la liberté que l’éditeur m’a laissé (ou alors le correcteur n’a rien vu, comme ici).

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La tentation du silence

Je fais un métier où les mots ont beaucoup d’importance. On les choisit avec soin, il faut expliquer, réexpliquer, clarifier, c’est une gymnastique à laquelle je me suis habitué, mais qui est épuisante. J’aspire au silence total, dans un couvent, être un moine trappiste buvant sa bière trappiste.

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Reset all

Lors d’une balade coursatoire, j’ai trouvé une piste de stade qui me tendait les bras. Depuis que je cours, je n’avais jamais testé de piste. C’est beaucoup plus motivant que je ne le pensais, une sorte de compétition avec soi-même.

Premiers résultats de la compétition :

  • Ma fréquence cardiaque maximale était de 179 battements par minute en 2002, elle est aujourd’hui de 177 BPM. Rien de nouveau, malgré des années d’effort.
  • Pour atteindre cette FC max, j’ai dû courir 1200m, dont 400m au maximum de ma vitesse. Ce maximum est de 3’29 » au km, soit 17,2 km/h (pendant quelques – longues – poignées de secondes…)
  • Enfin, j’ai encore re-calibré mon accéléromètre (on se souviendra des discussions à ce sujet). Je me suis dit « Jojo, le truc, c’est de calibrer ton accéléromètre en courant à ton objectif (5’30 » au km), et non en trottinant à petits pas ». Je me suis exécuté. A la fin des 2km de test, le calibrage était de … 1.000. Exactement le calibrage d’usine. Ca ne sert donc à rien, sinon à me montrer que, d’entrée de jeu, mon accéléromètre était correctement étalonné.

Enfin, quelques statistiques. Un des avantages du cardio-fréquencemètre : la fonction cumul, qui additionne tout ce que j’ai fait depuis que j’ai ce acheté ce bouzin. Elle me permet d’obtenir les stats suivantes : depuis janvier 2006,

  • j’ai couru 80 heures et quelques. Ce n’est pas forcément une statistique qui impressionne, alors,
  • j’ai fait 69 sorties d’entraînement. Encore une fois, sachant qu’il y a 84 semaines, ce n’est pas énorme, alors,
  • j’ai couru 646 km depuis le 16 janvier 2006. Et ça, je trouve que ça en jette pas mal.
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Galet – Arena


La fourmi sur ma page
Petit caractère mouvant
Qui écrit une autre histoire.

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Retour de vacances – chek-list et startup

Je rajoute un élément à ma check-list de vacances :

  • appareil électrique anti-moustiques

C’est bête, mais c’est un critère très important pour discriminer entre une première nuit épouvantable, avec piqûres, veille, stress et malédictions de Turc, et une seconde nuit fraiche, silencieuse et lénifiante.

Ce qui m’amène à mon idée de startup.

Pitch : proposer des « paniers de départ – semaine de location », vendus dans les superettes, ou vendus/livrés directement sur les sites de locations / bungalows.

Prolégomène et justification :

  1. quand on arrive dans une location, c’est souvent le samedi en début, voire fin d’après-midi. Il n’y a rien de plus déprimant, après 13 heures de route + 89 kg de bagages amenés à l’appartement / bungalow / Taj Mahal de location, que de se dire « Youpi, maintenant on va aller faire les courses dans un hypermarché bondé ». C’est Babylone, mon frère.
  2. Par ailleurs, quand on a réussi à se motiver, on est confronté à un autre type de frustration : la lessive ne se vend qu’en bidons de 5 litres. Or, si on n’a qu’une semaine de location, on ne consommera, allez, qu’un litre max. Pareil pour le sel, l’huile d’olive, et encore plus, le vinaigre. Autant, en fin de location, le jour du départ, il est de coutume sympathique de boire les 13 bières restantes, autant je me vois mal aller faire 7 lessives à vide. Surtout après avoir bu 13 bières, on n’est pas loin de l’accident du travail. Donc, je veux des petits conditionnements. Lessive : 1 litre, huile d’olive : 50 cl, sel : petite salière pratique.
  3. Enfin, il y a toujours les trucs qui manquent : un torchon, une ou deux éponges, une brosse à vaisselle, quelques savons, etc.

Solution : le thi’panier. Contient un paquet de café, des pâtes, de la sauce tomate, du sel, du poivre au moulin, du pain de mie, du miel, 2 éponges, un torchon, etc.

Business model : se faire un max de blé.

Voilà.

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Connor Macleod

C’est paradoxal, pour un gars qui parle – virtuellement, certes – de passer à Linux Ubuntu : ce thibillet de rentrée est rédigé sur mon nouveau portable qui tourne sous… MacOS X. J’ai craqué, j’en avais marre de rajouter des couches de logiciels à mon PC, de passer des heures sur les forums, je viens d’opter pour le tout en un : un ordi portable MacBook avec graveur de DVD, et tous les logiciels installés. Reste à tester à l’usage, mais bon, déjà c’est beau et transparent et lumineux, on dirait Linux Ubuntu…

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Fusil à couteaux

Check-list amendée, bagages entamés, iPod presque chargé, le compte à rebours est commencé.
Je m’en vais tutoyer les monts corses (ça se dit itxazu, en corse, non ?) et la mer (itxazu) en espérant rencontrer des jeunes filles dont le prénom rime avec burne nocturne.
Pour mon retour, il faudra être patient(e), j’ai des batteries à recharger et une électrolyse interne à refaire. Ne jouez pas trop avec le web 2.0 en mon absence, et si les sympathiques vendeurs de viagra pouvaient lâcher la grappe de mon bleug, ce serait aimable…
Kalispera.

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Caillou – Long

Ton oeil par en-dessous,
Dans la fumée de cigarette.

Dragon en attente,
Le volcan ronronne.

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Miscellanea 2 – Le rôle structurant des réseaux

Déjeuner avec des collègues, et discussion sur les réseaux (familiaux, économiques). Paradoxe évoqué : les réseaux peuvent limiter / ralentir le développement économique (entrave à la concurrence, voire monopole, barrières à l’entrée, protectionnisme), mais inversement, ils peuvent structurer le secteur, lui donnant des règles de fonctionnement et des garde-fous. J’avais une idée : la Mafia serait-elle un moyen de protéger le développement de certains quartiers / secteurs ?
Idée provocatrice, très discutable, notamment du point de vue moral (j’ai lu Soléa de Jean-Claude Izzo), mais les gangs et réseaux criminels organisés n’ont pas que des mauvais côtés. Dans protection money, il y a aussi protection. En vrac (mes références ne sont que livresques et romanesques, c’est vous dire dans quel monde je vis) :

  • Chad Palmintieri qui joue ce rôle dans Une histoire du Bronx (de Robert de Niro)
  • Sean qui, à la fin de Mystic River (le livre) se dit qu’il faut qu’il reprenne ce rôle pour sauver son quartier (les Flats de Boston).
  • Un collègue qui avait été racketté, il y a des années, dans son business de bar à bière, mais qui voyait ses « protecteurs » arriver les soirs où il y avait de l’embrouille.

Bon, ça part en sucette, j’avais une idée macro-économique, et je finis avec des comparaisons à 4 sous. Une miscellanea typique.

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Caillou – Yi


Tes cheveux,
pinceau d’encre de Chine,
Sur le papier ivoire de ta peau écrivent
Des signes éphémères
Scellés par le sceau
De tes lèvres.

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ça sent le book…

Achetés neufs

  • Andrea Camilleri – La première enquête de Montalbano (je suis en train de lire, du même, Le tour de la bouée, et je relis, le soir, Dans les bois éternels, de Fred Vargas)
  • Arto Paasilinna – Le fils du dieu de l’Orage
  • John Steinbeck – Lune noire
  • Jack London – La piste des soleils
  • Hermann Hesse – Siddharta

Achetés d’occasion chez mon bouquiniste

  • Conan Doyle – Souvenirs de Sherlock
  • Jean Rouaud – Le monde à peu près
  • Henri Queffelec – Un recteur de l’île de Sein

Offert par mon bouquiniste (je dois être sa plus grosse part de marché)

  • Jean Rouaud – les champs d’honneur

Un hamac, du soleil, et far niente

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Calibre 7.87

J’ai profité de ma semaine au Pays Basque pour tâter des collines (itxazu) du cru. Et j’en ai profité, à l’aune d’une piste de stade, pour re-calibrer mon accéléromètre. Les aficionados de la course à pied se réfèreront aux étapes historiques de cette saga :

Pour les autres, résumé : j’ai un truc collé à ma chaussure comme une bernacle électronique à un rocher mouvant, et ce truc (un accéléromètre, terme marketing pour désigner un bête podomètre) mesure la distance parcourue. Mais il n’est pas bien étalonné, ou bien, plus probable, je ne suis plus un étalon. (silence appréciateur).
Je m’entraîne avec ce truc depuis un an et demi. Au début, avec les paramètres d’usine, soit un coefficient de 1.0, qui signifie (je crois) « une foulée mesurée par l’accéléromètre correspond à un mètre effectivement parcouru dans le monde réel« .
A l’occasion du semi-marathon de Paris, je me rends compte que les 21,1 km effectivement courus ont été mesurés en 21,88 km par le dit accéléromètre. La précision est discutable : je réajuste alors le coefficient interne du bouzin, passant de 1.0 à 21,1/21,88 = 0,9644, et je reprends l’entraînement, confiant.
Las, au marathon de Madrid, les 42,195 km (avérés, ô combien) deviennent 40,590 km mesurés. Soit, recalcul, un coefficient de 1,0395.
Enfin, au fond du pays basque, j’ai déniché une piste d’athlétisme, de 200m de long. J’ai donc recalibré le truc sur 1 km parcouru, en lui disant « là, tu vois, je vais courir 1 km ». Coefficient = 0,787.

En attendant le prochain re-calibrage, inéluctable, une idée : depuis que j’ai recalibré l’accéléromètre à 0,787 :

  • La mesure de la distance est correcte (j’ai refait un tour de piste, qui s’est terminé à 200 m mesurés pile poil)
  • Ma vitesse a baissé – tu m’étonnes, la mesure de la distance est plus faible. Ou comment se déprimer avec de l’électronique.

Ultime test, si j’ai le temps : une piste pas loin de chez moi, dans un quartier chelou, pour voir si l’architecte qui a perçu des pots de vin réalisé les travaux du stade a bien fait une piste de 400 m comme indiqué sur le site de la ville. Si ce n’est pas le cas, ce sera une double-déconvenue : j’ai un accéléromètre cyclothymique, et mes impôts locaux sont mal employés.

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Le jour où la Terre s’arrêtera

Je suis à mon bureau, et notre réseau vient de se mettre en drapeau. Ce n’est pas grave, cela arrive très rarement. Je me dis que je vais en profiter pour faire une liste de Tout Doux.

Premier constat :

sur les 10 tâches que j’ai listées pour l’instant, 4 ne peuvent être effectuées tant qu’Internet ne marche pas.

Deuxième constat :

Si j’étais adepte d’une messagerie en ligne pour gérer mes multiples adresses mail, par exemple Gmail, je n’y aurais pas accès, et 2-3 tâches de plus seraient impossibles. Ainsi, si je n’avais pas Mozilla Thunderbird et si je n’avais pas activé la fonction « télécharger automatiquement tous les messages de telle sorte que je puisse les consulter hors ligne », je n’aurais pas accès à mes mails passés.

Première idée :

Entre 4 et 7 tâches sur 10 impossibles à traiter quand je n’ai pas accès à Internet (et je ne dois pas être seul avec cette statistique), cela signifie une grande dépendance de mon mode de travail / mode de pensée à Internet… et une grande vulnérabilité à une rupture des moyens d’accès à l’information. Une nouvelle forme de terrorisme, ou de revendication sociale, pourrait être de couper les autoroutes de l’information, plutôt que de bloquer des trains.

Deuxième idée :

On constate de plus une délocalisation de notre travail vers le « tout en ligne ». Je l’avais évoqué, et cela a ses avantages : je ne suis plus prisonnier d’un ordinateur fixe, dont le disque dur est le seul endroit où se trouvent mes fichiers et mes liens, je suis devenu mobile.
Un des exemples les plus frappants (et addictifs) est Netvibes, ou ses concurrents : une page personnalisée avec des textes rédigés, des liens enregistrés, des flux RSS vers des sites et toutes mes boites de messagerie. En d’autres termes, je n’ai plus jamais à faire le tour de mes messageries externes (Yahoo Mail, GoogleMail aka gmail), je suis prévenu en direct de l’arrivée d’un nouveau message dans telle boite, libre à moi alors d’aller ouvrir la messagerie, ou de laisser courir (le sujet du message s’affiche, c’est bien…). Idem pour les blogs et les sites d’actualité. A tel point que Netvibes est devenu ma page d’accueil (Home) de navigateur.
Voilà donc pour le côté positif : tous mes liens et connexions à l’actualité sont sous Netvibes. L’inconvénient, que j’ai déjà vécu, est quand Netvibes a été en travaux (ou plantage, je ne sais plus) pendant quelques heures d’une de mes journées de travail. Ce n’était pas ma connexion Internet qui était plantée, juste un site, mais quel site… J’ai décidé ce jour-là de me faire une réplique de ma page Netvibes chez un de ses concurrents (I Google ou PageFlakes), en utilisant un export de Netvibes, pour diversifier mon risque.
Sans jouer les Cassandre : et si un jour, GoogleMail (gmail) est en carafe, combien d’entre nous cela va-t-il affecter ?
Pouvons-nous encore travailler / fonctionner socialement* sans Internet ?

* Ex : combien de fois par semaine cherchez-vous le numéro de téléphone d’un particulier / un restau / une entreprise ? Cela vous gênerait-il de ne plus avoir un accès Internet aux Pages Jaunes / Blanches ?

PS : ma coupure de réseau a duré, au plus, 10 minutes. A peine moins que le temps de rédiger ce thibillet 😉

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Miscellanea 1 – Check-list vacances

L’an dernier, j’avais établi une check-list de location de vacances. J’en avais profité pour noter les choses à ne pas oublier (sous-entendu : les choses que l’on ne trouve habituellement pas dans une location de vacances). Je profite de cet intermède parisien pour rajouter quelques idées. Non, je ne vais pas mettre un parapluie, même si ce serait de saison…

Choses à ne pas oublier, car elles manquent souvent en location de vacances :

  • Une cafetière italienne (pour combattre l’odieuse cafetière électrique à filtre)
  • Une ou deux multiprise(s), les prises de courant étant plus rares qu’un pou sur la tête d’un chauve
  • Un fusil à couteaux, pour avoir des couteaux qui coupent correctement les tomates, la mozza, l’ail et l’huile d’olive
  • Un truc à musique. Je pense à ma radio à énergie solaire et musculaire, et un combi iPod / enceintes.
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A taste of honey

Des cernes au milieu des joues, et le moral en berne (putain de climat), ainsi que quelques dizaines de doutes sur mon existence.
Mais une mise à jour de manuel envoyée cet après-midi, et un chapitre sur la finance dans un livre pour les lycéens, un des exercices d’écriture les plus difficiles : expliquer tout à celui qui ne connaît rien, sans le faire fuir, et en essayant de l’intéresser.
Et puis un verre de Rioja, et surtout, mon baume, aléatoire sur 20 gigas d’iPod : A taste of honey, version instrumentale de Quincy Jones dans le sautillant, le primesautier, le cuivré Big Band Bossa Nova (les fans d’Austin Powers savent évidemment que le thème d’Austin Powers vient de cet album magique).
Je pars sans ordinateur portable, sans camescope numérique, sans connexion. Juste un Reflex numérique, plusieurs carnets de croquis, et quelques livres de dessin.
Comme Alexandre le bienheureux, j’ai sur mon ardoise personnelle : Dormir, Dormir, DORMIR.
Ah oui, tiens, aussi : une paire de pompes de jogging, et des shorts avec poutres apparentes. Les petits chemins basques vont fumer, quand les hamacs feront relche.

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Les mots oubliés

Certaines images littéraires abondent dans les romans, même si nous n’en vivons plus la réalité.
Exemple, sinon on va s’endormir.
L’autre jour, en courant le long de la Seine en début de soirée, je constatais que le fleuve « ressemblait à du plomb fondu », gris et brillant sous le soleil déclinant. J’appliquai automatiquement cette image littéraire, sachant que par ailleurs, je n’ai jamais vu de ma vie à quoi ressemble du plomb fondu.
Il y a comme cela des mots correspondant à des sensations oubliées, voire jamais vécues, que certains écrivains reprennent. Pour ma part, je ne sais pas ce que c’est que « du vif-argent », mais je sais que si je dois décrire des poissons nageant dans un torrent, ou se débattant dans un filet, j’utiliserai le terme vif-argent. (Evidemment, je suis tout de suite allé vérifier : vif argent est le nom qu’utilisent les alchimistes pour parler du mercure. C’est bien la peine.) Et l’étain ? Bon, je suis plus tout jeune, j’en ai vu, de l’étain, mais qui se souvient encore de la mousse caca qui se déposait sur le bord des plages, paraît-il à cause des hydrocarbures ?
« Des nuages couleur de suie », « un teint de porcelaine », « des yeux comme des billes », « jouer à saute-mouton ». Et comment explique-t-on aujourd’hui la vitesse angulaire au collège, maintenant qu’on n’a plus de 33 tours ? Je me demande juste par quoi vont être remplacés ces mots/sensations oubliés.

« Le ciel avait pris la teinte d’un billet électronique »
« Son regard évoquait un bouton transparent sous Aqua (Mac Os X) »
« Elle portait une jupe couleur petit-pois-décongelés-au-micro-ondes »

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Publications de gestion – un marché à ouvrir…

Je constate, quand je lis des ouvrages spécialisés, que j’écris des annotations nombreuses dans les premiers chapitres, puis que, au fil des pages, je note de moins en moins. Et il n’est pas rare que j’arrête ma lecture au tiers de l’ouvrage.
Donc j’ai l’idée d’un marché : écrire des ouvrages avec une intro brillante, une quatrième de couverture très vendeuse, et lâcher toute l’info dans les premiers chapitres. Après cela, faire confiance au temps qui passe, au lecteur qui se lasse, qui se laisse prendre à d’autres préoccupations, mais qui se souvient que c’était brillant (pour ce qu’il en a lu).
Les manuels sont comme « Le pendule de Foucault » : peu de personnes peuvent se vanter de les avoir lus jusqu’au bout. (je fais partie des deux catégories, mais pour le pendule, je m’y suis repris à deux fois, et la troisième fois, pendant une semaine, durant mon DEA, je l’ai dévoré).

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Prométhée – ça repart doucement

Et tout ceci sans compter les 2 x 15 mn d’aller-retour à vélo. Bien cassé hier soir.

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Couples pavloviens 2

Je mets à jour progressivement le thibillet sur les « couples pavloviens » (cf. thibillet). Le billet évolue donc au fil de nos contributions, et le choix peut devenir difficile : certaines expressions se tiennent en tant que telles, et on ne peut peut pas dire qu’un mot appelle l’autre.
Exemple d’expression toute faite (couple non pavlovien) : la pierre de touche, la clé de voute ;
Exemple de couples pavloviens : un couple … mal assorti ; Une rencontre… improbable.
Quand on donne le premier terme, le second apparaît de manière quasi automatique, pavlovienne, même si l’expression en tant que telle n’est pas une expression « toute faite ». J’avoue que la distinction est subjective.

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Psaume 23:4

Quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort,
Je ne crains aucun mal, car tu es avec moi :
Ta houlette et ton bâton me rassurent.

Comme le dit Diablo à la fin de X-men 2, et le narrateur à la fin de Bodyguard.

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La fatigue se dissout dans du Chablis

Ce soir, pas loin de l’antre crépusculaire d’un de mes éditeurs, je rencontre Yves Duel, en chair et en os, à peu près conforme au portrait que j’avais imaginé.
J’adore ces discussions à bâtons rompus, qui commencent sur Hellzapoppin (et pour cause), dérivent vers Laurence d’Arabie en passant par Erri de Luca ou glosent sur l’attraction vénéneuse des (plus si jeunes) professeurs sur les (toujours frémissantes) étudiantes.
Quelques verres de Chablis plus tard, on s’est quittés sur un trottoir de fin de soleil.
Si l’envie ne m’avait pas quitté, ça me redonnerait l’envie de bloguer, tiens : rencontrer un inconnu qu’on connaît virtuellement, et se rendre compte qu’on poursuit une discussion qu’on avait déjà démarré entre deux sites, à deux claviers. Et coup de chapeau, au passage, à Joséphine, Monsieur Jean, et La grande Loulou (ainsi qu’au gang des anciens, mais ceux-là, je les connaissais d’avant).
On est déjà convenus de se reprendre un pot en septembre, en essayant de sortir Ari de son trou…

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Magnolia – TBC

Comme certain(e)s d’entre vous l’auront compris, j’ai été un peu désarçonné, et occupé, par d’autres choses durant ces dernières semaines. Magnolia a souffert de cette absence. En ce qui concerne ce roman, je ne prévois pas de publier à nouveau avant septembre. Mais si Chuly est intéressée, qu’elle m’écrive. A+.

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Quand ça va mal

… je lis des romans noirs (notamment Dennis Lehane, je viens de relire « Un dernier verre avant la guerre ») et j’écoute Clapton à fond les manettes.

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Pyramide de Maslow

C’est un métier dur.

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Ce qui m’énerve – Bouillie de mots

Le thème n’est pas original, mais en parallèle aux couples pavloviens, j’ai la liste des mots-bouillie, ceux qui reviennent régulièrement dans la conversation. Encore une fois, la liste n’est pas très longue, je l’augmenterai à mesure que de nouveaux mots-bouillie se présentent.

  • Dangerosité
  • Faire le deuil de…
  • Ce phénomène pose la question de…
  • Dans la souffrance, dans l’interrogation, dans la revendication
  • Geste, acte, propos (etc.) citoyen
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Jyfé Ymfé

…alors j’y fais « non mais tu m’as pas rgardée », tu vois, et y me fait « ben quoi » et jyfé « ben quoi toi-même », tuvoi, et ymfé « t’es kune pouf », le lourd, alors jyfé…

Dans les transports en commun, les jeunes se parlent en SMS.

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Double Jeu

Je fais passer des entretiens de concours dans mon école, et entre deux concepts passionnants énoncés d’une voix monocorde par certains candidats (« je veux faire une école de commerce car je m’intéresse à la philosophie et à l’histoire » ; « je suis très dynamique, la preuve, c’est que je fais du sport » ; « mon stage de vendeur au porte-à-porte m’a appris le sens des responsabilités et le travail d’équipe »), je note sur un coin de page les-expressions-avec-adjectif-automatique.
Explication : certains mots arrivent, dans la conversation, avec leur adjectif attitré. Un silence est toujours « assourdissant », une lumière « aveuglante ». Je bâtis donc la liste de ces couples pavloviens, quand l’un apparaît, l’autre suit automatiquement. Là où je suis frustré, c’est que je n’en trouve pas autant que je le souhaitais (appel du pied). Donc à votre bon coeur si vous avez de ces couples pavloviens.

    • Brute… épaisse
    • petit / vieux… con
    • clarté… insoutenable
    • lumière… aveuglante
    • dévotion… aveugle
    • silence… assourdissant
    • problème… insoluble
    • furieuse… envie
    • blonde… platine
    • rousse… incendiaire
    • brune… piquante

Ajouts successifs (merci à matthieu, et surtout Joséphine)

 

    • La voie… royale
    • La pièce… maîtresse
    • Une rencontre… improbable (merci Joséphine, il est génial celui-là)
    • Des photos… compromettantes
    • Une option… à considérer
    • Une idée… à creuser
    • Un débat… animé
    • Une oreille… attentive (ou distraite)
    • Une histoire… invraisemblable
    • Une relation… incestueuse
    • Un couple… mal assorti
    • Un cuisinier… hors-pair

Et l’arrivée de Valid dans la course

    • Un esprit… chagrin
    • Un oeil… attentif (ou distrait)
    • Une idée… de génie
    • Un marché… florissant
    • Une technologie… de pointe
    • Un train… d’enfer
    • Une idée… lumineuse
    • Une âme… charitable

Et puis les autres (dont moi)

    • Un petit quart d’heure
    • dans des conditions… effroyables
    • Une retraite… bien méritée
    • Un économiste (helléniste)… distingué
    • S’investir… à 100% (300%)

 

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Le voile noir, ce soir

Je suis le ténébreux, le veuf, l’inconsolé,
Le prince d’Aquitaine à la tour abolie :
Ma seule étoile est morte, et mon luth constellé
Porte le soleil noir de la mélancolie.

Gérard de Nerval, El Desdichado

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Touillage de sac

Dans le métro, il y a les préhistoriques, ceux qui sortent un petit morceau de carton coloré, qui l’insèrent dans la fente, qui récupèrent (ou vitupèrent en cas de petite lumière rouge) et qui passent. Et puis il y a les immatériels, les évanescents, qui laissent flotter leur Pass Navigo d’un air dégagé (ou préoccupé, du genre « je pense à autre chose, je suis multi-tche »). Dans les immatériels, il y a les femmes. Et là, je vais te dire, ça le fait pas du tout. C’est une des rares fois où les hommes sont fluides et grâcieux (dans les limites de leurs limites) et les femmes sont à la traîne. Le problème vient de la technologie « sans contact », qui facilite la vie, mais aux dépens de l’esthétique cinétique :

  1. La femme typique (j’allais dire moyenne, c’est montrer d’où je viens, et le chemin qui me reste à parcourir) ne sort pas le Pass Navigo de son sac à main, elle entend bien profiter de la technologie sans contact ;
  2. Elle pose donc son sac à main sur la zone de détection, et ça fait Pof-bling ;
  3. Le plus souvent, ça ne marche pas. Alors vient le touillage : la femme, tenant son sac à (deux) main(s), lui fait opérer un mouvement circulaire sur le détecteur, elle voudrait lustrer le métal poli qu’elle ne s’y prendrait pas autrement et ça fait Ziouip ;
  4. Le plus souvent, ça marche, mais il y a quand même les cas où il faut renverser latéralement le sac, comme une peluche qu’on martyriserait, parce qu’à l’intérieur, le flacon de Chanel était entre le Pass Navigo et le détecteur, et les ondes fluchtrales ne passent pas au travers du Chanel (ce serait une chose à améliorer pour la version 2.0 de la technologie sans contact). Et ça fait Bling-clonk ;
  5. Et puis à un moment, ça fait Tilou ! et le monde se remet en place, les jambes des femmes redeviennent des compas qui arpentent le globe terrestre en tout sens, lui donnant son équilibre et son harmonie.

Au final, les femmes ont l’air de caissières de supermarché devant leur code-barre, et même Ariane Ascaride dans « Marie-Jo et ses deux amours » a du mal à garder son charme dans cette posture (et dieu sait si elle a du charme).

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Ligne de flottaison

Plus les années passent, plus j’ai le sentiment de mes incapacités.
Ce qui était une passion devient souvent un combat, où je sens désormais mon impuissance.
Il est temps que je passe à autre chose, en brûlant tout derrière moi.

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A Tribute to Elvis

Je suis né dans une génération intermédiaire : la reconstruction après la guerre était faite, et bien faite, le Général tenait les rênes du pouvoir mais, un mois après ma naissance, Mai 68 déferlait (lien de causalité ?), et Nicolas Sarkozy commençait à fulminer. Et puis après, la vague hippie a inondé le monde, mes parents écoutaient « Hair » (en fait non, mais si eux et moi on s’était bien connus, je leur aurais expliqué la Vie, et leur aurais fait découvrir Jesus Christ Superstar, et eux m’auraient parlé de Bob Dylan et Joan Baez).
Quand il était jeune, mais pas si jeune (10 ans ?), mon frère écoutait Elvis Presley et Claude François. Bon, après il a tourné casaque, mais là n’est pas le propos (comme dit Jacques Higelin dans une chanson à redécouvrir absolument, c’est un total monument foutraque, un Terry Gilliam transposé à l’écriture musicale). Donc, mon frère, à l’époque, écoutait du Elvis Presley. On achetait des 33 tours chez le disquaire du coin, qui prenait une marge commack, les grandes surfaces et la globalisation n’existaient pas. Et puis elles sont arrivées (les grandes surfaces et la globalisation) et mon disquaire a disparu. (je me souviens, il jouxtait une boutique de philatéliste. Philatéliste, vous vous rendez compte ? A l’époque, un gars gagnait sa vie avec une enseigne qui vendait des timbres. C’est pas hallucinant, ça ? Pour les jeunes qui me lisent : toute notion de progrès est discutable, et la killer app que vous rêvez de découvrir sera le vieux truc has been de l’avenir, vous aurez l’air de ringards.)

Donc mon frère écoutait du Presley. A l’époque, je me souviens avoir fantasmé sur la couverture des 33 tours, notamment G.I. Blue, c’était super viril, il était en uniforme, et si, à l’époque, un sergent recruteur façon Full Metal Jacket m’avait contacté, moi, à 8 ans, je signais immédiatement.
Donc, on écoutait du Elvis, mon frère et moi, mais on arrivait déjà après la bataille. Le King s’était retiré des medias, et puis avait fait un come-back fracassant en décembre 1968. Ce que mon frère et moi-même écoutions représentait des albums d’avant, avant que le King revienne, en cuir noir, chanter son chant du cygne.
Il n’empêche : je suis en train d’écouter l’album unplugged de Paul Mc Cartney. Mc Cartney, c’est pas n’importe qui, il est à l’origine des plus grandes chansons pop du 20ème siècle (OK, c’était avec Lennon, mais je trouve que Mc Cartney est injustement réduit à un rôle de faire-valoir, tandis que Lennon, tel un Che Guevara revival, est sacralisé).
Mc Cartney est passionnant à entendre, à découvrir. Mais il n’aurait été rien du tout sans Presley. C’est amusant, tout cet enchaînement :

  • Mc Cartney est occulté, prisonnier de l’image défunte de Lennon (le vrai génie des Beatles, disent ceux qui n’ont jamais entendu Good Night) (et là, après quelques minutes de surf, je m’écrase lamentablement : Good Night, que je croyais être composé par Ringo Starr, a été en fait composé par John Lennon pour son fils Julian. Un partout, balle au centre).
  • Mc Cartney, aussi occulté qu’il l’a été (et l’est encore), doit énormément, voire tout, à Elvis Presley.
  • Et qui écoute encore aujourd’hui du Presley ? Qui dit encore « je dois tout au King » ?

Je te remercie, toi qui m’as lu jusqu’au bout, et je te donne quelques petits cadeaux : Elvis, dans son comeback de 1968 (oui, oui ! C’était il y a 39 ans !) chantant Jailhouse Rock (bien sûr que tu connais, il y a eu un film des Blues Brothers quand tu n’étais pas né) et Baby What You Want Me To Do?, par le même, en 1968 (il y a presque 40 ans…).
Et puis Guitar Man, pour finir : l’image n’est pas bonne, mais le son est là.

Un autre jour, tel un vieux grand-père du blues, je vous parlerai de la rencontre entre Eric Clapton et Muddy Waters. Que de l’humilité, puisse celle-ci nous inspirer tous : que de l’humilité…

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2 mois

2 mois que je n’avais pas couru, en fait depuis le Marathon de Madrid et ses séquelles psychologiques.

Deux mois, et beaucoup de choses à éliminer. Ce matin, à la fraîche, gros cafouillages : pneus à gonfler, clés d’antivol à retrouver, iPod à caser dans ma ceinture… En même temps, pour la tenue de course, pas de coinçage : je suis comme le Hibou dans Les Gardiens, avec toutes mes affaires soigneusement rangées, à prendre la poussière dans un sous-sol qui abrite mes rêves passés.
55 minutes à dépoussiérer mes rêves, c’est un début.

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Caillou – Météo

J’ai eu chaud toute la journée.
Je vidais des bouteilles d’eau en parlant,
En écrivant au tableau blanc,
En effaçant le tableau blanc.

Tous mes cils vibratils étaient tendus
Vers la brise.

Ce soir, après une réunion étouffante,
Un train qui ne venait pas,
Et les pages moites d’un roman en Chine :
La pluie.

Paresse de sortir l’imperméable du sac à dos,
Plaisir de me laisser détremper,
Vraie fraicheur humide qui me lave de ma journée,
Dans le ciel des hirondelles tournoient,
Jouant à cache-cache avec les nuages de suie.

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Pom pom poh poh poh

Quand je déclare mes impoh poh poh
ça me fait froid dans le dos ho ho
trouillomètre à zéro ho ho
Peur de rater un zéro ho ho
Mais tant pis au dodo ho ho.

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X-men (les mutants)

Nos aînés avaient la facilité du titre,
Une certaine aura.
Et le domaine était neuf.

Nous sommes arrivés
Jeunes, nus et inquiets.

L’inquiétude ne nous a jamais quittés,
Mais nous avons vieilli,
Et nous nous sommes taillé des vêtements.

Cela a été dur,
Car c’est un travail de solitaire, jusqu’à notre mort.

Nous avons donné quelques étincelles,
Nous nous sommes réchauffés,
Mais nous étions seuls en groupe.

Nous sommes devenus redoutables.

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Ce qui m’énerve – mégotage

Une soirée à la maison, l’été, barbecue et compagnie.
Le lendemain, je range : dans le gazon, sur la terrasse, des mégots.
Il y a eu les soigneux, qui demandaient un cendrier ; il y a eu les propres, qui écrasaient leurs clopes dans des verres en plastique / sur des assiettes en carton ; il y a eu les malpropres qui les écrasaient dans la vaisselle en porcelaine, et dans les flûtes en cristal. Et il y a ceux qui les ont laissé tomber par terre en continuant à papoter.
Je ne suis pas farouchement anti-fumeur, je suis pour la tolérance, mais je n’ai jamais compris ce geste qui consistait à jeter dans la rue, sur le sol de la gare, un petit bout de filtre saturé de goudrons. Quand je bois un verre, où que je sois, je ne balance pas le verre par terre avec un gling.
Alors oui, ça m’énerve de ramasser à la main des trucs puants entre mes brins d’herbe.

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Productivité – Corréos Tips

A propos de l’e-mail : on survit mieux quand on considère qu’il s’agit – littéralement – d’une opération de survie.
D’où la stratégie du Ping-Pong.
– Hello serais-tu libre pour parler de ça, ça et ça ?
Réponse : oui, avec plaisir, mais pas maintenant, quelles seraient les dates qui t’arrangeraient dans 3 semaines ?

Avantage : e-mail traité, géré, classé. Balle dans le camp de l’adversaire. S’il répond (proba = 12%), pas de problème, agenda, vérification des dates possibles. S’il ne répond pas (proba = 88%), hop, balle en touche, ou plutôt, balle de golf envoyée dans les fourrés. Et elle y restera longtemps, elle prendra la pluie, elle comprendra qu’elle n’est que matière corruptible dans un monde où celui qui survit, c’est celui qui renvoie la balle…

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In the wee hours of the morning

Rassurez-moi : il y a bien un jour où je pourrai utiliser mes documents pédagogiques sans les remettre à jour à chaque fois ? Parce que là, je commence à fatiguer… Le seul point positif : j’en ai profité pour encoder presque 2 jours de musique, quelques 730 morceaux, 3,7 gigs (et encore, c’est pô fini, j’en suis à 1/6ème, à peu près) que je pourrai mettre dans mon iPod, que celui-là, il marche.
Et je vais me coucher au son du « Destin du voyageur » (Arthur H + Jacques H).

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Ce qui m’énerve…

Cela pourrait être une nouvelle rubrique, on verra.

Ce qui m’énerve depuis des années, c’est la charnière des CDs. Je ne sais pas quel est l’ingénieur qui nous a bati ça, mais c’est du beau et du bon. Moi avoir CDs, un peu (400 ?) et moi habiter sur planète avec gravité. Ce sont des choses qui arrivent. Quand je lâche le boitier du CD, il a généralement tendance à tomber vers le sol (sauf en fin de soirée, genre dimanche matin vers 4h, dans ce cas-là, le boitier se met à flotter dans l’air, et je chante comme George Michael jusqu’à l’arrivée de la police).
Quand le boitier tombe, il n’y a même pas besoin d’appliquer la loi de la tartine beurrée, il peut retomber sur ses pattes, à plat ou se planter en équilibre sur la tranche, le résultat est toujours le même : on entend clink et un petit bout de plastique se casse. C’est le bitoniau du couvercle que la charnière elle tourne autour. J’ai donc 400 CDs, avec 400 boitiers, auxquels il manque un des deux petits bitoniaux de plastique que la charnière elle tourne autour. Et allez donc essayer de recoller un truc qui a une surface d’adhérence de 2 mm².
Je suis sûr que chez les Majors du disque, il y a une pièce secrète où des macaques travaillent à mettre au point des boitiers qui se cassent à la première manipulation. Ce week-end (et plus précisément, dimanche, vers 3h du matin), j’ai déballé un pack de CDs cadeaux, alors là, c’était parfait : sur 4 CDs emballés, 2 avaient déjà le bitoniau pré-cassé.
M’énerve…

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Symbole

Ce matin, dans mon bureau à la maison, j’ai allumé mon ordi (réflexe classique le matin), et après douche-café, hop, installation. Une petite araignée avait fait sa toile entre l’écran et l’étagère. C’est un signe. Je reviens enfin au monde des vivants. Les deux derniers jours, j’ai enseigné 18h, dont 15h en anglais. Hier, début des cours à 8h30, 45 mn pour déjeuner (en anglais), 45 mn de métro vers 17h, dernier cours se finissant à 20h30. Petite journée de 12h, yes.
Hier soir, pizza, bordeaux rouge, Eric Clapton (« reptile ») et Michael Connelly (« créance de sang »). Moment de sérénité dans la nuit.
Je lis aussi un livre passionnant sur la pédagogie (« what the best college teachers do », sacrés américains avec leurs titres ronflants), j’aimerais bien déménager ce blog sous wordpress, j’ai quelques projets en attente, les journées (et nuits) sont courtes. Les mails s’accumulent (mais je suis zen), les copies à corriger s’accumulent (je suis moins zen) et les demandes pour donner des cours s’accumulent (no comment). C’est reparti.
PS : je suis sûr que certain(e)s se posent la question, alors : j’ai attrapé un des fils de la toile, l’araignée a suivi, je l’ai transportée vers la fenêtre, et j’ai accroché son fil à la balustrade. Mauvaise pioche : une araignée deux fois plus petite est sortie furax, elle avait déjà tissé une toile à cet endroit-là. Bah, réinvente-toi, ma vieille, la vie est courte.

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