Synchro

Temps de fatigue, journées trop courtes, nuits d’insomnies.
J’ai acheté un truc qui fait téléphone portable, Internet et e-mail. Bien. Compte-tenu du prix (1 €), la VAN est positive, yo, j’augmente ma valeur personnelle.
Et maintenant, un peu de techno (les pas techno, cassez-vous, ou lisez mais sans poster des commentaires, et si vous postez, n’attendez pas une réponse, faut pas déconner, je suis carbonisé, là).
Donc, un téléphone sous Windows Mobile. Personne n’est parfait, moi le premier. Donc, avec Outlook. Premier contact avec le truc.
Et mes questions :
– il n’y a donc aucune alternative à Outlook, sous Windows Mobile ???
J’explique.

  • Moi vieux. Moi avoir Palm avec Palm Desktop, et tous mes contacts dans.
  • Moi djeun. Moi avoir Thunderbird, Firefox, et contempler Sunbird ou Lightning.
  • Moi web 2.0. Avoir compte Airset, et synchroniser Palm avec Internet.
  • Moi connecté. Téléphone doit pouvoir avoir contacts, calendrier, e-mail, Internet.

Multiples questions (et quelques nuits passées sur Google n’y ont pas répondu de manière satisfaisante) :

  • ? Existence d’un programme propre pour gérer ses contacts (nom, adresse, tel, …), avec synchro tél portable (idéalement, avec un client en local dans le téléphone) ?
  • Il y a Thunderbird (mais pas installable sur tél windows mobile) + Lightning, le tout devant être synchro par BirdieSync (19,95 €). Solution la meilleure pour l’instant, mais quelle usine à gaz…
  • Possibilité de transfert de contacts sous Palm Desktop vers un standard ouvert (vcf) : réglé, merci Airset, mais après, qu’est-ce que je fais de mon fichier .vcf ?
  • logiciel de calendrier-contact-façon-Palm-Desktop qui synchro avec un tél portable ? Il y a essentialPIM, très beau, et qui répond à mes besoins, mais avec une facturation à étages (logiciel pro + couche spécifique spéciale smartphone windows mobile) qui m’amène à 69 $.
  • et une floppée de conseils sur des forums, beaucoup de demande, peu de réponses, des bidouilleurs de format .CSV, des apôtres du libre.

Mon constat : il n’existe aucun logiciel de gestion de contacts (+calendrier) qui soit synchronisable sans souci avec un téléphone portable. Ah si, y en a, mais pas sous windows. CQFD.

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GTD – le vrai pitch, ou toute la méthode en 5 idées

Il y a maintenant 1 mois, je publiais le pitch sur la méthode Getting Things Done. Mon intention était – vraiment – de traiter les différents thibillets que je mentionnais.
Je ne l’ai pas fait, pour différentes raisons toutes aussi avouables, bien qu’un peu centrées sur ma personne (mais sur mon blog, franchement, vous vous attendiez à quoi d’autre ?). Je résume :

  1. Beaucoup de travail. D’ailleurs, les plus subtil(e)s observateurs/teuses auront noté un net ralentissement des thibillets. C’est pas que j’ai rien à dire, si vous saviez, c’est que je bosse, moi.
  2. La grève, les insomnies, qui m’ont crevé.
  3. Quelques échéances de boulot (cf. point 1.) qui m’ont pesé, d’un point de vue psychologique.
  4. Une crève que je traîne depuis 3 semaines, les collègues s’inquiètant de cette toux caverneuse qui franchit l’épaisseur des murs de mon bureau (pourtant tapissés d’une merdouille de pâte de liège peinte en une couleur qui devait être blanc en 1819 – date de la création de l’école).
  5. La liste des thibillets que j’avais prévus sur le sujet (cf. pitch) était chronologique, mais pas vendeuse : je voulais vous détailler ma démarche. Mais soyons clairs : vous vous en tapez, de mes erreurs et essais, vous voulez directement ce que j’ai trouvé et adopté à la fin. Dont acte.

Cela dit, puisque ça bossait, ça veut dire que ça bossait en appliquant la méthode GTD, et j’ai bien avancé.
J’en parlais autour de moi, encore hier soir, et hier soir, un gars m’a dit « Ah ouais, en gros, ta méthode, c’est « ranger son bureau », super, et y a quoi d’autre ? »
Je me suis dit « Docteur, » (c’est moi) « il faut que tu répondes à ce gars ».
Cette déconfiture oratoire m’a triggeré, et je me suis dit, y a pas, faut que je ponde un argu qui claque. A tel point que je vous livre le résumé de la méthode, ou l’apéritif, ce soir. C’est parti.

Target audience / Me too sympathy : Il y a quantité de personnes qui se disent « j’ai trop de choses à faire, j’ai beau faire des to-do listes interminables, je ne sais pas par quoi commencer ». Si vous n’êtes pas dans cette catégorie, ce qui suit ne vous intéressera pas, et ne sera pas utile. Sinon, lisez la suite.

La méthode GTD, résumée et traduite par moi (mais c’est David Allen qui a tout fait), correspond à 5 idées ou concepts :

  1. C’est une démarche générale, qui peut être appliquée à tous, mais c’est avant tout une démarche personnelle. On se retrouve sur des principes fondateurs, mais on peut les appliquer différemment. Ces principes sont – selon moi – les suivants :
  2. Il faut vider notre cerveau de toutes les pensées bourdonnantes, en notant tout.
  3. Il faut que ces notes soient capturées dans un système fiable, exhaustif, et motivant.
  4. Il faut que ce système contienne des rappels.
  5. Toute nouvelle entrée (appel tél, courrier, mail, notes à exploiter…) doit être traitée toujours avec la même démarche, qui est un guide de fonctionnement personnel (détails à venir).

Tout le reste, ce sont des détails de ces principes. Détails certes intéressants, puisqu’ils justifient qu’on achète (et qu’on lise, plusieurs fois) le livre, mais j’ai tout résumé.
Voilà pour ce soir. J’en avais marre, j’ai bossé comme un âne, c’était ma détente de la journée. La suite quand j’aurai le temps (ou pas).

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Entrepreneuriat et Web : l’événement avait lieu ce soir


Ce soir, à l’école où j’officie, un groupe de sympathiques internautes, face-boucs à leurs heures, et liés par les liens du sang virtuel de ceux qui ont :

  • rêvé de créer une entreprise
  • créé une entreprise
  • connu un gars qui a rêvé de créer une entreprise
  • prêté de l’argent à un gars qui un jour peut-être créera une entreprise

a organisé un happening mondain à la mode 2.0, la soirée French Internet.

Je suis french, Internet c’est moi, donc j’y étais.

C’était très bien.

Organisé à la web 2.0 (micros volants, t-shirts vpod.tv, liste d’invités classée par ordre d’inscription et non par ordre alphabétique, c’est rien, Technorati retrouvera ses petits), cela a tourné autour d’un film extrêmement bien fait de Benjamin Rassat (bande annonce ici) (j’ai enfin pu voir la tête d’Edouard Tétreau, l’analyste financier iconoclaste), puis d’un débat avec des vraies bonnes réponses à plusieurs bonnes questions, et enfin, des bières en veux-tu en voilà dans un rade en sous-sol.
Pour ceux que cela intéresse, dont moi, Benjamin Rassat met en ligne, sur vpod.tv, la suite, 7 ans après la Bulle… sous forme d’interviews.

Actuellement, ma vie tourne à l’entrepreneuriat. Vendredi et samedi dernier, à Turin, j’évangélisais des MBAs sur le business-plan vu du côté financier, la semaine d’avant, je présentais mon idée de startöp à des amis, aujourd’hui, je voyais des connexions avec l’idée d’un étudiant, ça bouillonne, ça converge, c’est bien.

Nouvelle inflexion dans ma vie ? Boh, l’environnement est liquide, comme dit l’autre, et il y a ceux qui savent marcher sur l’eau… (une lecture que je recommande depuis des années à tout le monde).

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Livre lu – De cape et de crocs, tome 8 : le maître d’armes

Ah je l’attendais depuis un an, depuis Chasseurs de chimères. Mazette, un an et demi !
J’attendais ce Maître d’armes, dont je devinais l’identité (comme une évidence).
Ce tome est superbe. Superbes dessins, à l’aérographe (?), cristallins, aérés, superbes couleurs de soleils couchants, de nuits. Maîtrise parfaite des expressions de visages, des postures, souvent façon Comedia dell’Arte. Certains se plaindront peut-être de l’abondance d’alexandrins, moi je me délecte.
Et cette fin, façon Siège d’Arras, c’est terrible, avec une idée absolument géniale pour les couleurs.
Je suis fan, depuis le début, et je ne suis vraiment pas déçu. Il n’y a plus qu’à attendre de longs mois pour le prochain tome. Tiens, pour patienter, je pourrais relire La princesse lointaine, ou bien lire Les Musardises, d’un certain… Edmond Rostand.

NB : malgré le ton dithyrambique, ce thibillet n’a pas été sponsorisé. J’écris skeuj veux.

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Ubuntu – Déraflure

Pour combattre les effets pernicieux de la raflure, JaÏ propose la Déraflure, et il a bien raison.

Déraflure : n.f. La date où on se dit « ma femme a la peau vieillie, les seins qui tombent mais vraiment je l’aime », le moment où le Petit Prince se rend compte que sa rose, toute chiante qu’elle est, est unique, le moment où notre vieux vélo, notre vieille 2CV, qui ont passé la raflure depuis un bail, se remettent à nous faire les yeux doux et rentrent dans le monde merveilleux du vintage.
Par extension : date à partir de laquelle ça ne nous fait plus peur de mourir.

J’ai un portable Sony qui a passé la Déraflure depuis longtemps. Il est léger, autonome, il a des taches de café que je n’ai jamais nettoyées, mais c’est toujours celui que j’emporte en voyage. Il a 7 ans, ce qui, dans l’échelle d’âge des chiens ou des mouches, est énorme.
Et j’ai passé, depuis très longtemps, le temps où j’avais peur de mourir.

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Batana – Moirchéologie

Proposée par Yann il y a quelque temps, une batana terrible :

Moirchéologie : n. f. étude de sa boite mail (ou de ses lettres papier) par le fond. Recherche dans les archives, exhumation de dossiers poussiéreux contenant des correspondances torrides, ou tendres, mais hélas irrévocablement passées. Retrouver le grain d’une écriture (pour les lettres), la rapidité d’une réponse à une demande de rendez-vous (pour les mails). Douleur obtenue par déclinaison de ces moyens.
Par dérivée, la personne qui se livre à cette étude est un Moirchéologue.
Par extension : se rejouer les scènes de sa vie passée, et réinventer un scénario où on aurait eu le beau rôle.

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Je ne suis plus un FaceBouc

J’ai été invité il y a quelques semaines (mois ?) par un ami, alors je me suis inscrit sur FaceBook. J’ai testé ce service pendant quelques semaines, et hier soir, hop, j’ai désactivé mon compte.
En susbtance :

  • sous couvert de réseau communautaire, ce truc est une application d’un mauvais cours de marketing : si tes clients sont des gogos, tu leurs créeras des besoins là où ils n’en avaient pas précédemment. Si tes clients ont du temps à perdre, tu vas les satisfaire dans ce besoin.
  • je suis mal à l’aise avec la collecte des données personnelles qui est faite, et son utilisation par la suite.
  • je ne comprends pas comment une personne peut avoir 327 amis sur FaceBook. Le terme ami est évidemment galvaudé, et je préférerais, comme sous LinkedIn, le vocable de « Connexion ». Cela conduit à des comportements d’accumulation qui contiennent leur propre limite. Je vais enfoncer une porte ouverte : ce qui fait la valeur de mon réseau personnel, ce n’est pas le nombre de mes contacts, mais la qualité de ces contacts. Par exemple, je comprends parfaitement Tristan Nitot quand il annonce qu’il ne va plus utiliser sa messagerie FaceBook, mais je ne comprends pas (bis) quand il dit « Cela ne vous empêche pas de vous déclarer mes amis ». Qu’obtient-il ? (je m’interroge sincèrement, le garçon a l’air intelligent et de bon sens).
  • Plus rien n’a de valeur, le temps moins que toute chose. On passe du temps à apprendre des choses peu intéressantes sur nos « amis » (Untel s’est fait maraver la tête par un vampire de Classe 3, et il a perdu son statut d’Egorgeur ; tel autre dit qu’il va se coucher ; tel autre a toiletté son hamster virtuel).
  • Les rares événements intéressants auxquels on peut s’inscrire ne sont pas spécifiques au système FaceBook, ce réseau ne sert ici que de medium. Et je ne comprends pas (ter) la valeur psychologique d’une action telle qu’adhérer au groupe « je suis contre les fonctionnaires » ou « je ne dis jamais ‘des fois, je vais au coiffeur’ ». Je vois bien qu’il s’agit d’un affichage social, mais il me semble 10 000 fois plus passif que celui de rédiger un billet de blog.
  • En revanche, je comprends très bien, de l’autre côté du miroir, ceux qui tiennent les données de FaceBook. Ils ont en effet une base de données très fouillée, où ils peuvent croiser les informations volontairement données par les utilisateurs (on va les appeler Les FaceBoucs). Qui sait, peut-être qu’en prenant les FaceBoucs qui ont adhéré à « je ne dis jamais ‘des fois, je vais au coiffeur’ » et ceux qui ont adhéré à « Je suis total web 2.0 », on peut cibler une campagne de marketing sur le dernier livre électronique de BHL ? (qui est tellement bien écrit, il vaut son pesant d’or…)

Je pense qu’il y a des réflexions passionnantes qui se développent sur la notion d’identité numérique (comment suis-je identifié sur Internet, quelle est mon image, et puis-je influer sur celle-ci ?), et pour moi, les réseaux sociaux ont une utilité. Mais j’attends toujours le bon réseau.

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De Cyrano vieux à Roxane jeune, 10 ans après

Nous vivons côte à côte depuis si longtemps
Engagés dans la vie, dans ses nombreux contrats
Sur le lit du papier j’ai signé plusieurs fois
Mon nom avant le tien, ou le tien précédant.

Nous ne sommes rien de plus que nos deux signatures
La tienne est en volutes, en boucles de rondeur
Qui forment un rappel de tes yeux, ta blondeur
Elle conclut en un point, comme une apogiature.

Couché à tes côtés, je me différencie
Nos deux noms accolés forment un couple graphique
Dont tu prends la douceur, dont je montre les piques
Défendant le foyer face au mur de la nuit.

Point de musique en moi, mon nom est une flèche
Hérissée de barbons, affûtée et farouche
Dans un trait qui vous dit « Que personne ne me touche »
Non pas fils d’une plume, mais d’une pointe sèche.

Il arrive pourtant que tu signes à ma place
La plume dans ta main change de caractère
Pour ton nom les courbures, la douceur de la mère
Et pour le mien les griffes d’un vieux loup qui chasse.

Nous ne sommes rien de plus que nos deux signatures
La plume peut ignorer qui tracera les lettres
Le papier seulement connaîtra l’aventure
De ton me qui écrit jusqu’au fond de mon être.

********
Je ne suis pas vraiment satisfait de tout ça, c’est un essai, ça me paraît bien pompier…

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Again

Où es-tu ?

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Batana – Moirchéologie et Raflure

Yann m’a proposé depuis plusieurs mois la Batana de moirchéologie (mais je me demande si on n’est pas en train de filoguer, un ubuntu de Joséphine si je ne m’abuse).
NB : pour ceux qui ne comprennent rien, j’ai la flemme de mettre des liens, alors vous utilisez le champ recherche de ce bleug, moi j’ai pédalé toute la journée, avec la dynamo de surcroît, alors faire travailler les électrons, ça ne me dit guère, c’est mon seul côté syndicaliste, parce les électrons, ils ont pas de retraite, et ça les empêche pas de bosser.
Donc Moirchéologie est accepté, ô combien, j’en ai l’empreinte dans la chair.

Et je rajoute Raflure.

Raflure : n. f. Date à partir de laquelle un objet flambant neuf, qu’on aimait bien et qui était tout beau, reçoit sa première rayure (cabosserie, fissure). Après cette date, y a pas à dire, il n’est plus tout flambant neuf, c’est juste un truc joli mais un peu abîmé dans le paysage. Exemple : le MacBook qui se raye très vite, la machine à café qui a des traces caca sur le filtre, la baignoire en fonte de 200 kg qui a un pèt’ dans l’émail. (non, pas l’e-mail).
Par extension : la date à laquelle on se dit « c’est un ami, certes, mais ce n’est pas un ami exceptionnel ».
Par extension triste : la date à laquelle l’amour de votre vie devient la femme de votre quotidien. Une solution : vivre seul comme un vieux chien, avec des souvenirs qui vous transpercent, et tout transcender dans l’écriture (ou la musique, ou le macramé).

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Flapi

Trop de choses, trop de vélo, trop de grisaille.
Ce soir, j’ai retravaillé à Magnolia en buvant du bourbon.
Du coup, ça va un peu mieux (non, c’est pas à cause du bourbon).

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Exemples de mails – bon exemple (?) et mauvais exemple (!)

Suite à la demande de matthieu, j’illustre « comment écrire pour ceux qui n’ont pas le temps de lire ».

Je prends un exemple – réel – dans ma correspondance, de ce qu’il faut faire pour avoir une chance d’avoir une réponse :

Objet : Connaissez-vous un gestionnaire de projet « GTD » ?

Bonjour XXX et YYY,
je vous écris en tant qu’experts, pour une demande d’info.
En une phrase : connaîtriez-vous un utilitaire de gestion de projet
– en ligne et/ou synchronisable en ligne
– orienté « méthode Getting Things Done »
– correspondant à un cahier des charges précis que je vous détaille ci-après.

La suite de ce message est organisée comme suit :
1. Mon historique, pourquoi cette demande (aide à mieux comprendre)
2. Ce que j’ai cherché
3. Ce que je cherche (cahier des charges)
4. What next

1. Pourquoi cette demande.
Je suis comme beaucoup d’entre nous : courant après le temps, avec le sentiment d’être débordé. La semaine dernière, un élève m’a montré son organisation, avec un logiciel appelé Action Outline : j’ai été bluffé. J’ai commencé à lire pas mal de choses sur la méthode GTD, et j’ai commandé le livre. En attendant qu’il arrive par la poste, j’ai commencé à mettre en place ce que j’avais compris de la méthode, et j’ai recherché les outils correspondants. Le livre est arrivé samedi, et j’ai commencé à le lire.

2. Ce que j’ai cherché.
J’ai commencé par Action Outline, en version d’évaluation. J’ai cherché des utilitaires de listes (ToDo) en ligne, en variant les mots-clés (drag drop free online todo list), puis je suis passé aux feuilles de tableur pré-organisées (GTD spreadsheet), et enfin, j’en suis arrivé à me dire : c’est un gestionnaire de projet qu’il me faut. J’ai donc tapé « free online project management » et j’ai commencé à lire. Puis j’ai abandonné, car j’en suis à plusieurs heures (dizaines ?) à lire et tester des solutions en ligne, et vous avez peut-être la solution.

3. Ce que je cherche (cahier des charges)
a. une solution en ligne, accessible depuis n’importe quel ordinateur OU BIEN une version en local (idéalement, développée sur toutes les plateformes Windows, MacOS, Linux), par exemple un truc en Java.
b. synchronisable. Si c’est en ligne, pas de problème, si c’est en local, que les fichiers soient faciles à transporter.
c. utilisant un système d’arborescence, genre carte mentale attachée à ce message. Du drag and drop, ce qui permet de réorganiser facilement, et de *visualiser*.
d. qui permette un suivi du temps passé, avec un % de complétude du projet. Et évidemment des codes couleur par projet.
e. interfacé avec un calendrier visuel (jour, semaine, mois), voire qui imprime des todo lists thématiques par période (jour, semaine, mois)
f. qui garde la mémoire des jours passés, et ce que j’ai accompli ces jours-là.
g. en revanche, les solutions de travail de groupe sont peu importantes pour moi : je travaillerai seul sur ce programme, donc pas besoin d’affectation compliquée de qui fait quoi, alertes mail ou gestion d’un agenda collectif.

Ce qui se rapproche le plus de ce mouton à 5 pattes : Action Outline (mais il ne répond pas aux points d. et e.) ou FreeMind (génial pour l’arborescence et le multiplateforme, mais ni d. ni e. et n’est pas conçu pour ça).

4. What next
J’aimerais bien vous rencontrer, séparément ou ensemble, pour qu’on échange nos trucs sur le thème « comment vous organisez-vous ? » Je pense à l’agenda, au mail, aux todo, à l’utilisation du téléphone portable. J’invite à déjeuner (et pas à la cantine…) qui veut quand il le veut pour qu’on en parle.

Merci de votre aide / de vos conseils, et à bientôt.
Amicalement,
Chr.

Même sujet, exemple de ce qu’il ne faut pas faire :

Objet : une question…

Bonjour XXX et YYY,
Je suis comme beaucoup d’entre nous : courant après le temps, avec le sentiment d’être débordé. La semaine dernière, un élève m’a montré son organisation, avec un logiciel appelé Action Outline : j’ai été bluffé. J’ai commencé à lire pas mal de choses sur la méthode GTD (vous la connaissez, non ?), et j’ai commandé le livre. En attendant qu’il arrive par la poste, j’ai commencé à mettre en place ce que j’avais compris de la méthode, et j’ai recherché les outils correspondants. Le livre est arrivé samedi, et j’ai commencé à le lire. Mais moi je voulais systématiser l’approche, en utilisant un logiciel. Ce n’était pas facile, car je n’y connais rien. J’ai donc faire des recherches sur Google. ça m’a pris du temps, mais ça le valait bien. Il faudra d’ailleurs un jour que je rédiger une méthode sur « comment chercher sur Google » (qu’en pensez-vous, ce serait utile, non ?). Bref, j’ai commencé par Action Outline, en version d’évaluation. J’ai cherché des utilitaires de listes (ToDo) en ligne, mais c’est vraiment du web 2.0 aux petits pieds, je me demande comment des mecs comme ça arrive à lever des fonds, à mon avis la Bulle 2.0 va bien péter d’ici peu. Bon j’ai varié les mots-clés (drag drop free online todo list), puis je suis passé aux feuilles de tableur pré-organisées (GTD spreadsheet), il n’y en a que pour Excel, ce panurgisme Microsoftien commence à m’étonner, quand donc les gens se tourneront-ils vers l’Open Source, il y a quand même des arguments forts, qui dépassent la gratuité… Enfin, j’en suis arrivé à me dire : c’est un gestionnaire de projet qu’il me faut. J’ai donc tapé « free online project management » et j’ai commencé à lire. Puis j’ai abandonné, car j’en suis à plusieurs heures (dizaines ?) à lire et tester des solutions en ligne.
Voilà, merci de votre aide.
Chr.

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Requiem

Je t’ai perdue de vue, ou plutôt, on s’est perdus. Tous les mois, plus ou moins, je tapais ton nom dans un ou deux moteurs de recherche. Je tombais toujours les mêmes pages, professionnelles, immuables, tu n’étais qu’une page web qui est modifiée par un administrateur quand ça lui chante, ou quand il y a une mise à jour, bref, à peine une fois par an.
Cette nuit, je t’ai retrouvée.
La même requête, les mêmes pages de résultats, le même CV.
Et puis, quelques liens, dont une nouvelle page. Tu étais revenue au monde, pas pour moi, non, non 🙂 juste parce qu’après quelques années de bonheur, tu voulais partager.
J’ai vu des photos, du soleil, des enfants. J’ai appris des prénoms.
Qu’est-ce que je cherchais, au juste, pendant toutes ces années ?
A peu près ce que j’ai trouvé cette nuit, vers 5h du matin (le contraste entre les plages et mon bureau glacial était amusant)
Magie d’Internet, encore une fois. Tu ne pouvais pas disparaître à tout jamais, j’attendais de te revoir.
C’est fait.
J’en serais presque apaisé.

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There are nine million bicycles in Beijing – Katie Melua

Quelques pensées pour ceux qui ne prennent pas leur vélo les jours de grève (ou les autres jours d’ailleurs) :

  • « Oh, pour toi, c’est facile, puisque tu cours des marathons ». Oui, bien sûr. Mais pour les marathons, (1) la route est dégagée ; (2) On ne ne s’arrête pas au feu rouge, puis redémarrage, puis arrêt, puis redémarrage…
  • Idée reçue n°1 : à vélo, ce sont les cuisses qui travaillent. Réponse : non, ce sont les genoux, le mollet droit (celui du pied qui nous tient en équilibre, sur la pointe du pied, au(x) feu(x) ) et aussi, de manière non négligeable, les bras qui tirent le guidon.
  • Idée reçue n°2 : la partie du corps qui a le plus froid ? Les mains (non : des gants), le visage (non, bien chaud). Les pieds. ce matin, j’ai profité du radiateur d’un collègue, j’ai collé mes orteils dans les rainures pendant 40 mn pendant notre réunion.
  • Idée reçue n°3 : les voitures et les camions sont les plus dangereux pour un vélo. Réponse : les scooters sont pas mal, dans le doublement par la droite en te frôlant.
  • Le sac à dos qui permet de se changer au toilettes, et de ressortir en chemise business et veste, c’est carrément classieux.

Et surtout, mes deux grands plaisirs du jour :

  • Le soleil.
  • Le boulevard extérieur au sud de Paris, à partir de la Porte de Versailles vers l’ouest, c’est une pente de 300-400 m (plus ? 1 km ?) que l’on dévale, sur la piste cyclable en plus, grand moment.

(et puis je me suis acheté un téléphone portable à 1 € qui fait téléphone, mail, surf, agenda, GPS, reste plus qu’à comprendre le mode d’emploi, et à m’initier à Pocket Outlook 🙁 M’en fous, dès que je suis rentré dans le Chipset en assembleur, que je vais te télécharger des applis en Java et je vais te rocker les familles, moi. Fortran not dead.)

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Du rouge du rouge du rouge

Celui qui n’a pas vu la Porte Maillot à 20h un jour de grève des transports ne sait pas ce que c’est qu’un embouteillage parisien.
Quand même les vélos restent bloqués, je dis : respect.

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Caillou – Jour de grève


Déjeuner en terrasse
Cerisier du Japon
Sur fond de ciel bleu.

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Comment écrire pour ceux qui n’ont pas le temps de lire

  1. Utiliser le sujet du mail comme annonce de la demande (ex : « besoin de votre accord sur la charte graphique »)
  2. La première phrase peut être une intro informative
  3. Dès la deuxième phrase (voire la première), dire ce que l’on demande à la personne
  4. Les phrases suivantes doivent expliquer succintement pourquoi on demande cela, en faisant ressortir les avantages d’une réponse rapide (présentation du projet et de ses avantages). A ce niveau, insister plus sur ce que le décideur gagnera, que sur ce que nous on gagnera.
  5. Si nécessaire, détailler la demande, avec des tirets successifs.
  6. Si nécessaire, expliquer les origines du projet, ou donner plus de détails.
  7. Faire court.
  8. Si le conseil ci-dessus ne peut vraiment pas être suivi, annoncer très vite (entre la 5ème et la 10ème ligne) : la suite de mon message se compose de X parties, portant respectivement sur… sur… et sur… et les faire apparaître clairement dans la suite du texte.

No to do list : choses à ne pas faire

  1. poser plusieurs questions*
  2. présenter le problème en détail, par exemple chronologiquement, en gardant les questions pour la fin
  3. raconter sa vie
  4. faire les questions et les réponses (« on pourra me dire que… mais je réponds que… »)
  5. mélanger texte informatif et questions

* Mais si on est obligé de poser plusieurs questions, les annoncer (« je vous écris car j’ai 4 questions à vous poser » et les poser immédiatement en les numérotant, puis seulement après, expliquer). Alternative : écrire 4 mails distincts.

NB 1 : ma réflexion sur ce thibillet a démarré en 2006, à la lecture d’un billet de Tristan Nitot (je ne retrouve plus la référence) qui citait Ben Goodger (ce billet).
NB 2 : je trouve que cette méthode marche aussi pour un courrier, une conversation rapide, une intervention en séance pleinière ou une conversation téléphonique.
Il n’y a rien de bien original dans ces idées. Aussi, toutes les idées et remarques pour améliorer cette procédure sont les bienvenues.

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En passant

– elle est née aux Etats-Unis, de parents français.
– Ah, alors elle est bilingue ?
– euh non, pas vraiment, enfin, elle est bilingue français-shopping…

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To Do : Liste de Thibillets

Voici, extraite de mon outil GTD à tout faire, la liste des prochains Thibillets à écrire (ce qui n’exclut pas les Thibillets spontanés)

  • Radiohead
  • GTD – la suite
  • Le bonheur – la suite
  • not to do list e-mail
  • comment écrire pour ceux qui n’ont pas le temps de lire
  • comment travailler sur plusieurs ordinateurs
  • Carte mentale Freemind en Flash
  • Cycle de vie du manager
  • Livre sur s’enrichir
  • Comment faire une recherche sur Google
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Ma demi part fiscale

Ce matin, ma fille (qui ne sait pas encore lire) avise une enveloppe que je tenais à la main.
– Papa, qu’est-ce qu’il y a écrit là ?
– Centre d’encaissement du Trésor Public.

Elle me regarde, l’air très intéressé :
– Il y a vraiment un trésor ?!

– … ! Oui, ma chérie, il y a vraiment un trésor en France, et il est très gros.
– C’est génial !

Il suffirait de très peu, vraiment, pour que je paie mes impôts le sourire au lèvres. L’émerveillement du Trésor public, je l’avais jamais eu. Les vrais poètes sont les enfants.

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Dali shi

Elle me demande :
– qu’y a-t-il entre elle et toi ?
Je réponds :
– Deux océans.

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Il y a un an…

J’avais dit que je devais garder la confidentialité, parce que Sa Majesté Minor n’était pas encore sorti. Je ne suis pas encore allé voir le film (passe-t-il encore ?) mais j’aimerais bien voir si la vie imite effectivement l’art. Quant à ceux d’entre vous qui ont vu le film, reconnaissent-ils ce que les deux photos que j’avais montrées (tronquées, exprès) représentent ?

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GTD – in progress

Sur la méthode GTD, je noircis des pages, puis je les rentre dans mes petits outils informatiques pour mes petits projets, ça fait les nuits courtes, mais ça avance…

Ce n’est pas par esprit de teasing que j’en dis peu : je bloque sur le prochain Thibillet sur le sujet, parce que c’est un compte-rendu de ma recherche d’outils sur le Web, et cela demande du temps que je n’ai pas actuellement.

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I love Pavlov

J’ai mis à jour la liste des couples pavloviens, avec les commentaires déposés, et aussi « s’investir… à 100% (300%) ».

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Boulet 2.0

Je fais très rarement du cross link (« allez voir ça, c’est marrant »), mais là, la BD du jour de Boulet est vraiment géniale… pour quiconque est un peu geek… Les autres, comme il dit*, ne comprendront pas, ce qui prouve qu’ils sont normaux.
MiKro$oFt $ucK$ !
* marrant : on ne peut lire ses textes d’explication qu’en flux RSS, pas en vision directe de la page.

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Zapping 2, le retour

Sur le thème du zapping, déjà évoqué (RTFM, Filoguer, productivité, voeux pieux) :

Non seulement on a un zapping externe (sollicitations : tél, mail, collègues tonitruants), mais aussi un zapping interne. Même dans un environnement sans interruption extérieure, on zappe tout seul. Je le vois, quand je fais un travail fastidieux (corriger des copies, rédiger un poly, construire un cas), je suis à l’affût de toute distraction qui me permettra de m’échapper, quitte à créer la distraction (lancer la messagerie, scanner les fils RSS, aller faire un tour dans le couloir pour insulter des collègues, aller voir si on a du courrier physique au secrétariat immatériel, etc.)
Il faudrait réapprendre la concentration. C’est possible, je suppose : Zen, méditation, GTD…

PS : qu’est-ce que vous croyez que j’étais en train de faire, pour avoir saisi l’échappatoire d’un thibillet ? 😉

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Télérama 2 – Xu

Télérama m’offre de commander deux pièces de théâtre sur DVD (beuh…) pour 7,90 € (ouééé…). Et pour voir quoi, hein ?
Xu.
Le Xu dont j’ai parlé une paire de fois,
Le Xu dont Yves Duel a parlé,
Le Xu sur lequel vous avez été plusieurs à travailler.
Un peu, que je vais le commander, le DVD.

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Télérama 1 – coûts cachés et environnement

Le fossé qui sépare les prix du marché et ceux calculés par les analystes environnementaux est vertigineux : par exemple, les Américains qui paient 3 dollars le gallon d’essence (soit 3,8 l), devraient le payer 12 dollars !
Lester R. Brown, écologiste américain, interviewé par Télérama, n° 3016, 31 octobre 2007, p. 56.

Ce bon Lester parle évidemment des coûts cachés (thibillet initial ici, séquence ), et je suis entièrement d’accord avec lui. Un vrai sujet de recherche intéressant, en finance ou en économie, serait (est) évidemment : « comment sont calculés ces 12 dollars ? », c’est-à-dire la mesure de l’empreinte environnementale et sociale des ventes de carburant.

Il y a dix ans, l’industrie du tabac avait à Washington le lobby le plus puissant : organisation imposante, longue liste d’experts médicaux et juridiques. A chaque nouvelle étude qui établissait le lien entre le tabagisme et telle ou telle pathologie, il y avait toujours un expert médical prêt à remettre en cause ledit rapport, à cause de sa méthodologie, etc. Et puis, les choses ont changé : des Etats ont commencé à attaquer l’industrie du tabac devant les tribunaux, pour qu’elle prenne en charge le coût des fumeurs malades, puis ils ont fait front commun. L’industrie du tabac a finalement dû créer un fonds de compensation de près de 253 milliards de dollars, soit une moyenne de 1 000 dollars par personne.
Lester R. Brown, écologiste américain, interviewé par Télérama, n° 3016, 31 octobre 2007, p. 58.

Prenons l’exemple de l’éco-participation, tiens. Voilà une tentative de mutualisation du coût caché (recyclage des déchets). Je suis un peu étonné des faibles montants (13 € pour des frigos allant de 299 € à 999,99 € – source : catalogue de La Redoute, même pas honte), ça me paraît faible. Payer 2 heures de smic pour désosser un frigo, faut y croire. Mais il n’empêche :

  • La dynamique est lancée : on paie 13 € aujourd’hui, c’est symbolique (sur 300-1000 €), mais ça nous prépare. Demain, quand on devra payer 50 €, on aura déjà été dépucelés précédemment.
  • Les 13 €, si ça se trouve, avec les économies d’échelle, les subventions, les placements de l’argent en attendant, peut-être que c’est un montant plausible (j’en doute, mais bon…)
  • Pour l’instant, ça vient en sus (299 € affiché, + 13 € en petit, total 312 € en petit) mais il est possible que ce coût soit intégré pour partie par les vendeurs (j’en doute, mais bon…)
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Saint Lazare, priez pour nous 2 – La glissade pouilleuse

Le matin, quand le train arrive à quai dans ma ville de banlieue avant de partir vers Saint Lazare, il ralentit progressivement, c’est normal. Mais souvent, il continue à avancer à petite vitesse, et la plupart des gens s’étaient déjà mis en mouvement vers la porte, alors ils continuent à marcher, parfois sur 5, 10 ou 20 mètres, avant que le train ne s’arrête définitivement et qu’ils n’atteignent enfin « leur » porte. J’appelle ça la Glissade Pouilleuse, une sorte de métaphore de la vie, tu as bougé trop vite, ça continue à défiler, et tu marches en troupeau, placidement, résigné, en attendant que ça s’arrête pour que tu puisses monter (alors que si tu étais resté sur place, tu serais probablement au niveau de la prochaine porte).
Je dis tu, parce que je crois beaucoup à l’économie des gestes, et à la patience. Si train encore bouger, moi pas bouger.

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Saint Lazare, priez pour nous 1 – Citation

Ils passèrent dans le hall, Georges s’engagea sur un quai, marcha jusqu’à sa fin. Les rails pointaient tout droit vers l’inconnu, graissés par le soleil.
René Fallet, Les Pas Perdus, Livre de Poche n° 3230, (1971, première édition 1954), p. 156

Le problème, avec René Fallet, c’est qu’il vous ressert des images poétiques quasiment à chaque phrase. Soit ça lasse, soit on lit du bout des yeux. Mais il y a des belles choses populaires, c’est sûr. Et puis la lettre de rupture p. 172, c’est un vieux coup de tendresse / coup de poignard, ça fait pardonner bien des choses (et se souvenir de bien d’autres qu’on aurait préféré oublier…)

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GTD – le livre – critique éclair

Bon, David Allen a vendu des millions d’exemplaires de son livre, et je suis d’accord, il le mérite. Maintenant que ce rapide encensement me dédouane, je peux filer quelques coups de griffe. Ou plutôt, je laisse la parole à Scott Adams, le concepteur et dessinateur de Dilbert, une de mes références régulières, dans son introduction de son livre, première page (traduction rapide par mes soins) :

Vous vous sentirez un peu désarçonné si vous achetez un gros livre bien épais et si tout ce qu’il y a à l’intérieur, c’est une liste de douze conseils, et notamment si certains d’entre eux ont l’air d’être des bouche-trous. Aussi, mon « projet d’excellence » sera de me répéter souvent, pour occuper les pages. En marketing, cela s’appelle « ajouter de la valeur ». Et pour augmenter votre plaisir, j’ajouterai de nombreuses métaphores colorées mais inutiles. En fait, les métaphores dans ce livre sont aussi inutiles qu’un furet en costume de carnaval.
Scott Adams, The Dilbert Principle, Harper Businesse, 1996, p. ix (« Big opening »).

Même si mon propos – et celui de Scott Adams – est exagéré, je dois avouer que :

  • Je me méfie toujours des livres qui ont des petits textes dans la marge, soi-disant pour capturer l’idée importante du paragraphe. Si une idée peut être exprimée en une phrase, à quoi bon lire le paragraphe ?
  • Ce livre sonne comme « voyons, j’ai un séminaire de deux jours qui se tient bien, j’ai une centaine de diapositives, donc je peux en faire un livre ». Mais l’erreur vient probablement d’essayer de faire 200 pages là où 30 à 80 pages bien senties auraient suffi. Mais 80 pages, ce n’est pas un livre.
  • Cela devient énervant, quand on commence à compter les « Comme je l’ai déjà dit », « Comme nous le reverrons dans la partie… », « N’oubliez pas… », c’est sûr, c’est pédagogique, mais on s’en lasse. De même que les bons conseils, du genre « videz votre esprit, mais videz-le dans un endroit bien rangé, sinon, hein, ça sert à rien, je vous aurai prévenu (plusieurs fois). J’insiste, ça doit être ordonné, propre, il ne doit pas y avoir de poussière par terre, je vais vous donner (p. 67) des conseils pour nettoyer cet endroit, mais en attendant, souvenez-vous : cet endroit ne doit avoir ni moutons, ni traces suspectes sur les murs, il doit être à la bonne température, le papier-peint doit être neutre, (etc.) ».
  • Enfin, à défaut de « métaphores colorées » (car il n’y en a pas dans ce livre), on a le droit à des mises en situation. « Ne vous êtes vous pas retrouvé devant un tiroir rempli de chaussettes célibataires ? Ou face à une pile de linge sale qui ne vous appartenait pas ? Ou dans une réunion d’alcooliques anonymes ? Et ne vous êtes-vous pas dit à chaque fois « mais pourquoi moi ? » Eh bien la méthode de rationalisation Ultimate Allen Principle ™ est faite pour ces situations. » (Vingt pages plus loin 🙂 « C’est le cas, par exemple, quand vous prenez un caddie au Shopi du coin, et qu’il n’y a plus de caddie. Ou quand le papier toilette est trop rêche. J’ai aussi connu un homme à qui il manquait des vers pour aller à la pêche. Tous ces exemples illustrent la nécessité d’un système comme la méthode de rationalisation Ultimate Allen Principle ™.

Derrière cette critique, il y a la difficulté de faire un livre simple. Qui dit simple, dit court, et qui dit court, dit « ce ne sera pas un livre ». Donc on se répète, en se disant que la répétition est pédagogique. Mais si on apprenait dans un livre comme on apprend en cours, il n’y aurait plus de cours.

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GTD – l’illumination

Comme promis, voici la suite de ma démarche GTD.

Il y a deux semaines, je discutais avec un étudiant, et par hasard, au détour d’une pensée, il m’a fait la démonstration de son système de travail. J’ai été bluffé. J’ai pressenti que :

  • certes, je n’étais pas lui, et il n’était pas moi, donc il y avait de nombreux ajustements à faire
  • mais il y avait les bases de quelque chose que je cherchais depuis des années, sans le savoir vraiment : un système d’organisation personnel.

Son outil était (est) Action Outline, un logiciel payant, et je vais aller à l’essentiel de ce qui m’a plu, car depuis lors, j’ai beaucoup lu, beaucoup testé, et ma pensée a donc évolué.
Ce logiciel est organisé en arborescence. On tape le nom d’un projet, puis on peut détailler différents niveaux, les marquer avec des drapeaux de couleur, développer ou compacter les niveaux, rajouter des notes, bref, quelque chose de très standard. Mais ce qui m’a intéressé, c’était la méthode appliquée à cet outil : l’étudiant avait défini des objectifs de vie, eux-mêmes déclinés en projets pour l’année en cours, eux-mêmes détaillés en objectifs sur les 3 prochains mois, et sur les 30 prochains jours. Il utilisait ce logiciel pour faire un suivi de ses différents projets, pour garder la mémoire de ce qu’il avait fait les derniers mois, et pour voir aussi l’équilibre des projets : avec les couleurs de drapeaux, il est facile de voir, par périodes, quelles sont les projets qui avancent, et ceux qui sont au point mort.

J’ai commencé à chercher des outils analogues, notamment des logiciels ou sites de to-do lists, et je suis très vite tombé sur la méthode Getting Things Done. J’ai donc commandé le livre, et continué à investiguer en attendant de le lire.

Voilà ce que je cherchais dans l’idéal :

  • un système qui contienne tous mes projets, professionnels et personnels
  • déclinable en sous-niveaux, étapes, actions individuelles, ou agrégeable au niveau « vu d’avion »
  • interfacé avec un calendrier, et des alarmes, et aussi lié aux mails
  • permettant de garder la trace du temps passé (statistiques par projet), et de coder les différents projets (codes couleur, icônes…)
  • un système extrêmement portable, pouvant être disponible sur une clé USB, ou sur un site web, voire embarqué dans un téléphone portable. Une application en Java semblait être l’idéal.
  • un système dans lequel on n’aurait à saisir les choses qu’une seule fois, après on les déplacerait dans l’arborescence, ou on changerait leur statut, suivant l’évolution du projet
  • enfin, qui permette de générer des to do lists par catégories, imprimables et claires.

Action Outline ne faisait pas tout cela. Je ne savais même pas ce que je cherchais, n’ayant pas encore reçu le livre, ni appréhendé la méthode. J’ai donc commencé à glâner des infos, et tester des outils. Mais j’avais l’idée de départ : j’avais le désir, mais pas la méthode, il fallait donc rassembler tout ce que je faisais déjà, rajouter des choses que je ne faisais pas, pour en faire un système unique, cohérent, et simple. Je pressentais déjà que cette démarche ne dépendrait pas de la technologie, mais plutôt d’un état d’esprit. Zen and the art of organization.
La suite bientôt… (ou pas)

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Citation – Jack London, L’imprévu


Edith Whittlesey était de ces individus. Elle était née dans un district rural d’Angleterre où la vie s’écoule, arrangée d’avance, et où l’imprévu est tellement inattendu que lorsqu’il arrive, il est considéré comme quelque chose d’immoral.

Jack London, L’imprévu, in La piste des soleils, Folio n° 4320, p. 46.

… ou du caractère moral ou immoral de la gestion du risque.

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GTD – le pitch

Cela fait plusieurs mois que je parle de ma recherche de productivité, notamment cristallisée par le bouc émissaire du mail, mais pas seulement. Et puis, il y a deux semaines, j’ai eu une illumination, apportée par un étudiant. Depuis cette date, j’ai travaillé, pas mal, sur les méthodes, les outils, les programmes informatiques. Aujourd’hui, je suis un peu plus avancé, mais encore très méfiant : je me souviens très bien de mon enthousiasme pour certains livres, quand j’en étais au premier chapitre, j’en parlais beaucoup… et je ne finissais jamais le livre.
Je n’ai pas fini le livre Getting Things Done, mais je le lis. Et surtout : aujourd’hui, j’ai rangé mon bureau, accomplissant un travail de dé-stratification qui datait d’au moins 5 ans. Et je ne l’aurais pas fait sans les quelques petits trucs, simples, de bon sens, mais bien pensés, de Getting Things Done.
La suite des thibillets sur le sujet, si je les publie, sera :

  • Ma première rencontre – l’illumination
  • La quête de sens – les outils (et l’escroquerie du web 2.0)
  • La quête de sens – le livre (et l’escroquerie de l’auteur 😉 )
  • Retour à la simplicité pour un technologue – découpage coloriage
  • Les cartes mentales, encore et toujours
  • Reprendre sa vie en main.

Et je laisse à part les thibillets sur le mail, qui méritera sa saga personnelle.

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Je fais ce que je veux

… et ce sont les vacances. Donc rythme de publication de thibillets suivant l’humeur et le temps disponible. Je vous quitte, ça mord sur la ligne la plus importante, celle que j’ai appâtée avec de l’escargot mélangé à du foie gras.

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Ta mère est une catin

Dans les docs informatiques, il y a quantité de blabla. Notamment, l’accord de license, la fameuse fenêtre qu’on voit apparaître à l’installation d’un logiciel, on passe allègrement, allez, j’accepte, c’est fait. Mais de temps en temps, dans une documentation vaste et fournie, il y a un petit truc qu’on aurait dû lire. C’est souvent dans le Guide de Démarrage Rapide, mais quand on est un impatient comme moi (et comme vous, n’ergotez pas), on se lance dans l’installation comme un conquistador avide de sang frais.
Donc, il faudrait un rappel, un truc sauvage, qui frappe les esprits. Je propose un texte en rouge, sur la première page : « ta mère est une catin » ou « tu vas mourir dans d’atroces souffrances »… « si tu ne lis pas le texte qui suit ».
Et juste après se trouverait le nécessaire de survie, du genre « il faut installer les pilotes du lecteur AVANT de le brancher à l’ordinateur, sinon, tout sera caca (et ta mère sera une catin) ».
Je préconise que dans chaque société d’informatique, on embauche un ergonome comme moi, exactement comme moi, un utilisateur lambda avec idées géniales (et peu coûteuses).
Sinon, ta mère sera une catin.

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Caillou – Pierre de rêve


Nous regardons dans la même direction
Tu vois des montagnes, je vois des nuages
La forêt nous entoure, et je suis proche de toi
Dans le brouillard.
Tu sais des choses que je ne sais pas.
Je ne suis qu’un compagnon, parfois plus,
Souvent moins.
Ton regard est ma boussole.

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J’ai plus de souvenirs que si j’avais 1 000 ans

Un de mes amis a eu un crash de disque dur. Il m’a demandé si je pouvais retrouver dans mes archives les fichiers des nouvelles qu’on avait rédigées ensemble. Je me suis donc attelé à la tâche (car pour ma part, j’ai beaucoup sauvegardé, souvent, ce qui limite l’impact des crashs que j’ai pu subir). J’ai notamment commencé à exhumer mes mails depuis… 1998 (avant cela, je n’ai que des impressions papier, pas de fichiers). J’ai retrouvé quelques fichiers de cet ami, c’est toujours ça de récupéré. Mais j’ai aussi ouvert la boite de Pandore. Certaines correspondances que je savais exister, mais que je n’avais pas regardées depuis des années ; certains messages que j’avais oubliés ; certaines relations, et leurs souvenirs, et leurs douleurs. Je m’en suis pris plein la tronche. Désormais, j’y retourne un peu plus doucement, dosette par dosette, un peu comme le démineur qui dégage très précautionneusement la bombe prête à exploser.

Désormais tu n’es plus, ô matière vivante
Qu’un granit entouré d’une vague épouvante
Assoupi dans le fond d’un Sahara brumeux
Un vieux sphinx ignoré du monde insoucieux
Oublié sur la carte et dont l’humeur farouche
Ne chante qu’aux rayons du soleil qui se couche.

Charles Baudelaire, Spleen, Les Fleurs du Mal.

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Caillou – Titanic


Bien sûr
Que j’ai vu le problème
Bien sûr
Que j’ai donné un coup de barre
Mais ma vie
N’est plus une hirondelle
Qui vire au quart de tour
Et j’ai été englouti
Dans les glaces.

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E-mail market

Je reviens à mon sujet monomaniaque des dernières semaines. Non pas pour vous asséner une not-to-do list (qui est presque prête), mais pour mentionner une avancée économique fort intéressante. Monsieur Jean, infatigable découvreur de ressources intellectuelles et néanmoins blogesques, m’en a donné la primeur : une société propose une monnaie virtuelle pour marquer la priorité d’un e-mail.
Comme c’est en anglais, que certain(e)s d’entre vous ne lisent pas ce dialecte (déjà que le français, ils ont du mal), je vous la fais Nelson Monfort : devant l’afflux des mails, cette société propose de pouvoir allouer plus ou moins d’argent (des Serios, monnaie virtuelle) pour signaler la priorité de son mail. Evidemment, chaque employé a un budget limité, la question posée dans l’article étant : comment alloue-t-on le budget ? Le même budget pour tout le monde ? Les chefs ont plus ? Moins ?

Voici mes deux Serios de réflexion sur le sujet :

  • C’est un peu analogue à la Poste : on paie plus cher pour un traitement prioritaire. Mais la différence majeure est que la Poste fait payer plus cher un transport plus rapide et/ou plus sécurisé. Ici, ça équivaut plutôt à payer la Poste pour qu’elle mette une guirlande lumineuse autour du message, un truc qui dit « Ouvrez-moi Ouvrez-moi Ouvrez-moi » (comme dans la chanson hallucinogène de Billy Ze Kick).
  • La gestion se déplace : ce n’est plus le destinataire qui décide quels messages il va lire / traiter, c’est l’expéditeur qui choisit pour lui.
  • La question du prix, et de l’allocation de Serios, devrait évidemment faire jubiler quantité d’économistes : je suppose que ce marché s’apparentera à une procédure d’enchères, ou à une branche de la théorie des jeux. Si Zlomard a mis 5 Serios sur son message, j’ai intérêt à mettre 6 Serios sur le mien. C’est donc E-bayl (l’Ebay de l’e-mail). Mais encore faut-il que les prix soient publiés, donc qu’il y aie une cotation.
  • Je ne vois pas l’intérêt pour le récepteur. Touche-t-il les Serios ? Peut-il les épargner, les placer, et puis, après une certaine accumulation, se payer une secrétaire pour gérer ses mails ?

En tout cas, merci Monsieur Jean, ce blog d’économiste m’a l’air fort intéressant (quoiqu’en rosbif), car il part du point de vue de la vie quotidienne. Lisez par exemple le fait que les clients paient plus cher quand on met une étiquette « commerce équitable », c’est redoutable…

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Odessa


Depuis que mon magasin a brûlé,
Je peux voir la lune.

(je cite de mémoire, je crois que c’est un haïku de Bashô).

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Ma pensée sur cette finale de la coupe du monde de rugby

J’aime bien le prénom « Os ».
Je suis sûr qu’il y a des prénoms (ou des alliances prénom-nom) dans certaines langues qui sonnent vraiment bien. Il doit y avoir des trucs comme Boore Peaf, Marloo, Grobö, Anpapa Hooter, Tate De Nyon…

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