Magnolia Express – 4ème Partie – # 18

Grande Pensée ?
 
Je fis demi-tour, me sentant tout seul, j’entendais encore les mêmes cris, les mêmes rires, la vie continuait autour de moi, je me demandais si je l’avais perdue, si elle n’avait pas tout simplement disparu après m’avoir donné un peu de lumière.
Je marchais dans l’allée, tout gris tout triste, et repassai devant le court où j’avais vu cette jeune fille (jeune femme ?) qui rayonnait de vie et d’assurance. Je m’arrêtai, appuyai mon front sur le grillage, essayant de grappiller un peu de cette clarté avant de repartir. Elle me tournait toujours le dos, superbe et libre, et je l’enviai douloureusement. Puis elle se retourna vers moi, me vit, et me fit signe en souriant. C’était Aline.
Et je me suis dit …

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Le roman, dans l’ordre, est
.

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Statistiques 04-09-08

[edit du 30-10-2013 : cet article était publié sur mon blog de développement personnel (Devperso.fr), je l’ai rapatrié désormais dans la rubrique « productivité » de blogthib.com – un edit de ce type signalera de tels articles]

  • 18 mails envoyés
  • 11 tâches accomplies (sans compter celles que je n’ai pas notées)
  • 28 fichiers modifiés.

Grosse journée.

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Manipulation

Quand on demande : « qui est le champion de la vie moins chère ? », on répond « Leclerc, ou Intermarché, ou Carrefour ».
Et pourtant, une enquête de Que Choisir (n° 462, septembre 2008, achetez le magazine) montre qu’en 8 mois, Leclerc a augmenté ses prix de +5,8%, Intermarché +5,4%, Carrefour +7,6%. Ce qui fait, si je sais calculer, un équivalent annuel de respectivement +8,7% annuel, +8,1% annuel, +11,4% annuel. Contre 2,2% d’inflation.
(et encore, j’ai calculé les hausses de prix en proportionnel, pas en intérêt capitalisé).
Ce qui m’intéresse, ce n’est pas la hausse (quoique…), c’est le fait que dans l’imaginaire populaire (y compris le mien), ces groupes soient considérés comme ceux qui oeuvrent pour améliorer notre pouvoir d’achat. Il n’en est rien.

Autre exemple :
Quand on demande : « Les désodorisants d’intérieur industriels sont-ils efficaces ? », on pourra entendre des réponses contrastées.
Si maintenant on demande « les produits naturels (encens, huiles essentielles) employés en désodorisants d’intérieur sont bons pour la santé ? », je suppose qu’on aura un 100% de oui.
Article tiré de la même revue (Que Choisir n° 462, septembre 2008, achetez le magazine) : « les désodorisants d’intérieur [industriels] : oubliez-les ! » (car véhiculant des allergènes, cancérigènes et composés organiques volatils).
Les produits naturels : la plupart du temps, ils sont encore plus nocifs, car le chauffage altère leurs propriétés et leurs molécules.
En résumé : n’allumez pas de bougie parfumée, ou d’encens, ou ne vaporisez pas d’aérosol désodorisant, chez vous. Si vous avez un doute, lisez l’étiquette. Vous trouvez ça sérieux, un désodorisant qui recommande d’aérer dans des zones bien ventilées ?

Dernier exemple :
Le pouvoir de l’image est terrible. Pas de texte sous-jacent, pas de commentaire audio : une image bien construite est plus terrible que 10 pages de discours.
Mais savons-nous rester critiques ? Je pense que non.
Dans Télérama cette semaine (télérama n° 3059, p. 22 à 26, achetez ce magazine), un professeur / docteur décrypte des images d’actualité, selon l’angle du sens qui est véhiculé. Passionnant. Et inquiétant.

Nous sommes donc plus souvent manipulés que nous ne le pensons.

Ce thibillet connaîtra une suite, au plus tard dans une semaine…

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Magnolia Express – 4ème partie – #17

Haïku du vide
 
Aline n’était ni …, ni …, encore moins …
Aline n’était rien du tout, le court était vide, et je restais avec mon sourire figé, la main sur la poignée de porte grillagée, le court était vide vide vide, silencieux, le filet pendait au milieu, immobile.
 
Feuilles mortes sur le gravier,
froissement dans la haie.
Je marche dans mes pas.

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Chrome Crom

Quand le gars petit demande à Conan quel dieu il prie, celui-ci répond « Crom, car il est puissant ».
(ou un truc dans ce genre).
Donc, j’ai téléchargé hier Google Chrome, parce que je suis un geek en jupette. Et j’ai testé comme un geek en jupette, c’est-à-dire que j’ai vu qu’il récupérait mes infos de Firefox (ouaaaaah !) (il nous en faut peu à nous, geeks en jupette) et je me suis arrêté là.
Ce soir, ultimate titanium test for Chrome.

  1. Au démarrage de windows XP SP2 (soupir), j’ai fait comme d’habitude : au bout de 2 minutes d’attente que l’os se charge, j’ai cliqué successivement sur mozilla firefox, mozilla thunderbird et… sur google chrome.
  2. Surprise marrante : c’est Google Chrome, qui, de très loin, a été chargé en premier. Et dieu sait que je suis fervent adepte de Firefox…
  3. Après cela, j’ai testé la fonctionnalité marrante de Chrome : on tape ce qu’on veut dans la barre d’adresse. Eh bien ça marche : 5 mn après, je dégainais ma carte bleue et je payais en ligne (non, c’est pas du Viagra). Donc : rapide, inspirant confiance, amusant.
  4. Je ne vais certainement pas quitter Firefox pour autant, non, non, je reste fidèle aux femmes qui m’ont beaucoup donné. Mais Chrome est une alternative pimentée dans ma vie cyber.

Thibillet publié sous Chrome, évidemment 😉

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Sun Tzu tchou tchou

J’en avais parlé comme un besoin ponctuel, épidermique mais néanmoins nécessaire.
Depuis la rentrée (mi-août ?), je suis Coordinateur de mon département. Cela implique beaucoup de discussions, de confrontations, voire de conflits. C’est très intéressant. Donc là, vraiment, j’ai besoin des Treize articles de l’art de la guerre, de Sun Tzu.

Des logiques comme le placement dans l’espace, la préparation, comment se confronter face à un ennemi puissant alors qu’on est faible, comment entretenir le moral des troupes… Je n’entretiens pas la métaphore guerrière, je cherche juste une base solide à mes actions.
Hop, c’est commandé, ce sera vendredi dans ma boite aux lettres, pour mon bien-être, et probablement celui de mes administrés 😉

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Magnolia Express – 4ème partie – #16

Expectative
 
En poursuivant mon chemin, réduisant la distance qui me séparait de mon Aline, je méditais légèrement, les pensées s’écoulaient sous moncrâne avec un glissement sage, je pensais qu’Aline n’était pas comme ça, nous nous connaissions depuis quelques jours mais elle était douceur et apaisement, elle propageait une aura autour d’elle, on avait envie d’être gentil avec elle, ça faisait plaisir de lui faire plaisir. J’étais sûr qu’elle devait jouer au tennis différemment, tout en nuances, et puis elle n’aurait certainement pas un vidangeur pour partenaire, ça non. Plus j’y pensais, plus je me disais qu’Aline n’était pas du tout comme ça, mais que, néanmoins, elle semblait avoir une force intérieure qui …
Je pensais souvent à Aline.
 
J’arrivai au court n°3, j’allais enfin avoir confirmation de mes pensées légères, j’allais voir comment elle jouait, j’étais sûr qu’elle était … et peut être un peu …
Parfois, elle devait aussi …
J’arrivai devant la porte grillagée du court, ouvris en souriant.

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Les androïdes composent-ils des poèmes électriques ?

j’ai toujours en tête l’idée de ressusciter mon générateur aléatoire de poèmes, mais à quoi ça servirait, alors que dans les spams que je reçois, il y a d’authentiques perles poétiques ? Ce matin : « Populaire doux pour PC et Mac », c’est pas beau comme traduction littérale ?

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Espèce de tâche

Je continue à réfléchir à la productivité sur mon autre blog public. Rien de transcendant, je suppose, mais indéniablement une quête personnelle.

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Le Prisonnier

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[edit du 30-10-2013 : cet article était publié sur mon blog de développement personnel (Devperso.fr), je l’ai rapatrié désormais dans la rubrique « productivité » de blogthib.com – un edit de ce type signalera de tels articles]

Une pensée en passant, avant de retourner aux problématiques de tâches et autres systèmes de productivité :

essayer d’être plus productif, en croyant que cela nous permettra d’échapper au système, c’est en fait démontrer qu’on est englué dans le système.

Donc,

Revoir nos priorités.

Redéfinir même le sens de « priorité »

Y consacrer du temps, ne pas traiter ça à la va-vite, comme une ToDo à évacuer.

Qu’est-ce que je veux faire ? Qu’est-ce que je veux ?

Ignorer la première réponse. Ignorer la deuxième. Ignorer toutes les réponses rapides, celles qui arrivent comme des balles traçantes. Attendre – le temps qu’il faut – la fusée éclairante.

Facile à dire.

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Magnolia Express – 4ème partie – #15

Sautillons sautillons
 
Il y a longtemps, quelques jours après que j’aie rencontré Aline, alors que je la connaissais encore peu, je devais la retrouver non loin de chez moi, il y avait un club de tennis à côté de la forêt et elle y jouait de temps en temps. Je laissai Libellule à l’entrée du petit chemin et me dirigeai vers le court n°3. J’avançais dans un couloir de verdure entre les courts et de temps en temps je jetais un coup d’œil dans la haie à droite, un coup d’œil à gauche, à travers le feuillage grillage on voyait des joueurs blancs sortis de la machine à laver et on entendait « OUT ! », « HAN ! », « Tiens mieux ton revers ! » ou bien simplement des rires.
Je m’acheminai donc benoîtement vers le court n°3, il était à une cinquantaine de mètres devant, quand soudain, jetant un coup d’œil distrait à droite, je ralentis, m’arrêtai, regardai franchement. L’homme se préparait à servir, il me faisait face tout au bout du court, faisant soigneusement rebondir la balle sur le terrain, se préparant à l’assaut. La jeune fille (jeune femme ?) me tournait le dos, attendait, bien campée sur ses jambettes qui dépassaient de sa jupette. Dans cette attitude, légèrement penchée en avant, immobile, elle semblait ne rien voir, ne rien entendre que le toc toc toc de la balle de tennis là-bas.
 
L’homme servit comme une brute, comme un vidangeur, il asséna son coup comme s’il avait voulu assommer un taureau avec sa raquette. Un éclair de jupette, un choc sourd et je vis la balle qui retournait à l’envoyeur avec autant de force tandis que la jeune fille (jeune femme ?) sautillait en attendant le coup suivant, elle était passée d’une immobilité totale à ce sautillement comme si elle était chargée à craquer d’énergie lumineuse, pleine d’impatience de chaleur de puissance de volonté, prête à se battre et à y prendre du plaisir. Pendant l’échange qui suivit, elle sautillait entre les coups, se replaçait rapidement, et puis elle partait d’un coup, plantait ses pieds fermement dans le sol et là, bien campée, le bras étendu, préparait son coup, dans lequel elle mettait toute cette énergie, ça faisait POW ! et on voyait des étincelles dans ses cheveux qui flottaient librement. L’échange s’est terminé quand le vidangeur du fond du court a raté la balle d’un bon mètre, il avait la figure rouge et transpirait, et elle, pendant qu’il ramassait deux balles, elle attendait, immobile à nouveau, et puis tout a coup elle a sautillé sur place, comme ça, pour rien, pour évacuer le trop-plein, et je me suis dit « Dieu tout puissant, mais quelle vitalité ! Quelle vitalité ! » Elle piaffait sur place comme un jeune fauve entre deux combats et j’étais admiratif, j’aime voir ce genre de choses, il existe encore des gens vivants, ceux qui ont faim, soif, qui ont envie que tout arrive, qui poussent des « Oh! » des « Ah! » devant la beauté toujours renouvelée de la vie et qui débordent d’énergie vitale, qui la communiquent aux autres comme un brasier qui s’étend dans les âmes et les consume d’une jubilation sans fin. On ne peut pas être mortel quand on éprouve ça.

Je repris mon chemin après un dernier coup d’œil, elle me tournait toujours le dos, sérieuse, concentrée, sans avoir vu son visage je sentais qu’elle devait avoir une vraie beauté naturelle. Mais je balayai vite ce bouillonnement de pensées, là-bas, au bout, m’attendait Aline, et rien d’autre n’était important.

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Le roman, dans l’ordre, est
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Talon d’Achille

Une petite entorse, c’est…

  1. une petite douleur, régulière, qui rappelle qu’on n’est plus si jeune
  2. une attention de tous les mouvements. Ma jambe gauche se muscle, car je l’habitue à porter tout le poids du corps, le pied gauche est toujours le premier que j’avance pour sortir d’un canapé moelleux ou d’un lit luxurieux
  3. des courbatures en pagaille, parce que le fait de ne pas poser le pied correctement, ça fait travailler quantité de muscles qui n’ont pas l’habitude de travailler
  4. un mal de dos, pour la raison ci-dessus évoquée
  5. une déprime due au fait que le bénéfice de tous ces entraînements d’été est en train de se diluer sous les pluies de fin août.
  6. sans parler des compétitions à annuler, des RV (médecin, podologue, rebouteux) à prendre

Petit coup de Calgon, là.

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La quête ultime du logiciel de ToDo : 2 – analyse de l’existant

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[edit du 30-10-2013 : cet article était publié sur mon blog de développement personnel (Devperso.fr), je l’ai rapatrié désormais dans la rubrique « productivité » de blogthib.com – un edit de ce type signalera de tels articles]

Je continue ici ma quête ultime du logiciel de ToDo, avec 5 critères énoncés dans le premier billet de la série : ce logiciel doit être Simple, Rapide, Classable, Portable et Versatile.

En suivant ma ligne de réflexion du dernier billet, j’ai donc tapé « online task tag » dans Google. Coup de chance, dès le deuxième résultat, je suis tombé sur une liste d’applications en ligne qui proposaient ce type de service. Mais ce n’était qu’une liste. Heureusement, dans les commentaires, un lecteur mentionnait sa propre liste de 23 applications, avec l’avantage d’une description et d’une critique.

C’était mieux que rien, mais ça n’était pas encore idéal. J’ai donc profité de mon entorse qui m’immobilisait pour tester les 23 applications. Ce qui veut dire notamment que j’ai donné 23 fois mon adresse e-mail (et ces 23, par la magie de la multiplication des spams, va me valoir mon pesant de courriers non sollicités, je le sens…)

Je ne vais pas vous faire une analyse détaillée des 23 applications, car ce n’est pas le propos. Je vous livre déjà un résumé de mes découvertes :

  1. De toutes les applications, une seule correspond à peu près à ce que je cherchais, c’est HiveMinder. Je reviendrai dessus un peu plus tard, je voudrais d’abord développer pourquoi les 22 autres ne m’allaient pas.
  2. Sur les 23 applications, on peut grossièrement établir deux catégories : les Trop Simples, et les Trop Compliquées. Et aucun moyen terme du genre « super simple, super intuitif, mais avec quelques fonctions quand même ».

Je vais donner quelques exemples de trop simples :

  • Une application qui ne permet pas de rentrer 3 tâches en une seule fois est trop simple. S’il faut rentrer la première tâche, appuyer sur Save et attendre qu’elle s’affiche pour appuyer sur New task et rentrer une deuxième tâche, ce n’est pas Rapide. Remember The Milk, par exemple, qui est présenté comme l’application la plus répandue, ne permet pas de faire ça.
  • Une application qui ne permet pas de tagger rapidement une tâche n’est pas Versatile. Remember The Milk, itou, ne permet pas de faire ça.

Ces critiques s’adressent à la majorité des applications. Certes, elles sont nombreuses à proposer des « date due » ou des catégorisations par projet, mais ma conception, c’est qu’une tâche ne doit pas demander plus de 10 secondes, tout compris, pour être notée. Sinon, on passe son temps à noter et à gérer le classement des tâches plutôt qu’à les faire.

Les Trop Compliquées : elles sont géniales, elles permettent d’affecter les tâches à différentes personnes, par projet, par date, par priorité. C’est super, mais uniquement pour une gestion de projet complexe qui concerne plusieurs personnes réparties sur plusieurs lieux géographiques. C’est donc loin de ma conception GTD mono-personnelle de la liste de tâches. Un exemple de Trop Compliquée (pour moi) : MyQuire.

Ce qui était étonnant, c’est l’absence très régulière des tags dans les applis. Pourtant, le tag, c’est ce qui permet de noter toutes les catégories. Si je dis « il faut que j’appelle demain Sprütz pour le projet Spratz », la manière la plus géniale de noter ça, c’est

– appel sprütz @appel @demain @spratz

Si je demande le tag Spratz, j’aurai tout ce qui concerne le projet Spratz. si je clique sur Appel, j’aurai tous les appels que je dois passer. Si je clique sur Demain… vous comprenez. En bref, l’avantage des tags, c’est qu’ils n’imposent aucun système à l’utilisateur, c’est lui qui, par le choix de ses tags, va s’organiser lui-même son système.

HiveMinder permet de noter plusieurs tâches en une fois (fenêtre Brain Dump à gauche), et propose ce type de tags directement dans le texte des notes. Après, d’un clic sur un tag, on obtient toutes les tâches qui ont ce tag.

C’est parfait, mais ce n’est pourtant pas le système que j’ai retenu.

Mais on progresse.

La suite bientôt…

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Stats

[edit du 30-10-2013 : cet article était publié sur mon blog de développement personnel (Devperso.fr), je l’ai rapatrié désormais dans la rubrique « productivité » de blogthib.com – un edit de ce type signalera de tels articles]

Aujourd’hui :

  • 11 tâches faites
  • 9 fichiers modifiés
  • 18 mails envoyés
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Boot sequence

dell bios boot sequenceCreative Commons License photo credit: fsse8info

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Je réfléchis beaucoup actuellement sur le zapping, et la systématisation comme remède. J’envisage de mettre en place des Routines, dont je parlerai en détail plus tard. En attendant, voilà une Routine par l’exemple.

Que font la majorité des cadres quand ils arrivent au travail ? On va appeler la séquence de leurs actes la Boot sequence (séquence d’amorçage, chère aux informaticiens).

Boot sequence classique :

  • allumer l’ordinateur
  • prendre un café
  • lancer son logiciel de messagerie et son navigateur Internet
  • consulter ses mails
  • lire les nouvelles sur écran
  • se connecter à quelques sites « personnels » (Facebook, Boursorama…)
  • (éventuellement) lire le courrier papier

Inconvénients :

  • Donner la priorité à l’urgence (la nouvelle fraiche, le mail qui vient de tomber) sur l’importance (les choses qu’on avait à faire)
  • Partir dans une démarche réactive (j’absorbe ce que dit le monde avant de réagir à ce stimulus externe) et non proactive (je fais ce que j’avais décidé de faire).

Pour lutter contre la tyrannie de l’e-mail, beaucoup de personnes recommandent de ne pas consulter ses mails en premier.

Paramètres d’une Boot sequence idéale :

  • Prévue avant d’entrer dans le bureau (en se rendant à son travail, ou préparée la veille en quittant le bureau)
  • Réduite au strict minimum en terme technologique
  • Définit la ou les tâches à faire en tout premier

Ma Boot Sequence de ce matin (prévue dans le métro)

  • Allumer l’ordinateur
  • Synchroniser mes fichiers et mes tâches (mais sans connecter mon agenda ni lancer ma messagerie)
  • écrire ce billet
  • M’attaquer à la suite du dossier d’hier : travailler sur la feuille de tableur XXX et rédiger des recommandations sur le document YYY

Et seulement après, avec le sentiment d’avoir produit quelque chose, je me connecterai au monde. (Et peut-être au Monde 😉 )

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Caillou – Androïdes


Ce matin
le wagon de train couinait
comme R2D2.

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Dark Knight last night

Je suis donc allé voir le dernier Batman. J’aime de plus en plus ce que fait Christopher Nolan, dont j’avais découvert Memento et son scénario extrêmement prenant.

Je vous livre quelques réflexions sur ce Batman :

  • Avant tout, ce film est une belle démonstration de ce que je pense, et que certains ont oublié : un bon film, c’est avant tout un très bon scénario. Les acteurs sont adulés, les réalisateurs sont invités pour parler de « leur » film, mais on ne voit jamais monter sur scène les scénaristes, toujours relégués au rang d’obscurs écrivaillons. On voit même des affiches avec le slogan « par les producteurs de … ». Misère, les producteurs, c’est ceux qui apportent le pognon, mon ami… Mais qui donne de l’épaisseur aux personnages ? Qui notamment rédige les dialogues ? Qui réalise le premier montage ? (qu’est-ce qu’un récit, sinon un montage ?) Qui établit les valeurs fondamentales qui seront celles du film ? (Noirceur, dualité, manipulation, ou comédie, légèreté, dérision…). Ceux qui font tout cela, ce sont les scénaristes. Ici, les deux frères Nolan.

Rentrons maintenant dans quelques idées sur le film, dont j’attribue le mérite aux scénaristes sus-cités.

  • C’est noir, c’est bien. La question de « qui est un héros », qui revient régulièrement, indique un doute salutaire : on est loin du super-héros genre Captain America, qui n’avait pas de doutes dans son slip à rayures. Il est vrai que Batman offrait un terreau fertile pour cette idée, mais il n’est pas le seul : dans Spiderman 3, le gentillet Peter Parker commence à se comporter comme un punk, brrr, Daredevil clamait « Je ne suis pas un méchant », il n’y a que Wolverine qui, lui, assume bien son rôle d’ours mal léché. Hier soir, Johann datait la vogue des films de super-héros à partir du 11 septembre 2001. Comme si l’Amérique voulait se remotiver par un fantasme, tout en l’affichant comme un fantasme (parce que les super-héros, ils existent pas, totor). Après discussion, on s’est rendus compte que les premiers films de super-héros étaient sortis avant : le premier Spiderman était en cours de montage le 11 septembre, et X-Men est sorti en 2000. Mais là où Johann touchait du doigt une vérité, c’est dans le fait que depuis le 11 septembre 2001, les super-héros ont des doutes, voire ils ne sont pas si super que ça (quand Peter Parker a collé une beigne à Mary Jane, j’en ai eu mon Pacemaker qui s’est affolé…)
  • Un héros / un personnage principal ne vaut que par les ennemis qu’il affronte. En cela, le Joker, dans ce film-là, est un superbe faire-valoir / repoussoir / miroir de Batman. Les effets de symétrie entre les deux monstres (freaks) sont très bien amenés, on est beaucoup plus proche de la subtilité d’un effet de miroirs à la Borgès plutôt que du manichéisme Blanc-Noir Pile-Face Yin-Yang habituel dans ce genre de production. Le Joker remercie Batman d’exister, mais le héros devrait aussi remercier ce génie chaotique et foutraque qui permet de donner du relief à l’armure en Kevlar de Bruce Wayne.
  • Nous étions trois, et nous avons tous les trois repéré très vite le Dilemme du Prisonnier qui apparaît à un moment. C’est déjà bien d’avoir mis ce genre de subtilité machiavélique – et sociologique – dans ce genre de scénario. Mais à la réflexion, il y a plusieurs moments du film qui reposent sur des choix de ce type. Des moments où un méchant fouteur de merde donne du pouvoir à la foule, en lui disant « soit tu immoles telle personne, soit je vais faire pire, sur plus grande ampleur ». Et ça, ce sont les bases de la manipulation et de la terreur. Forcer des gens « normaux » à faire des choix de meurtriers, pour éviter des catastrophes plus grandes encore. Qui ne serait pas ébranlé (au minimum) voire anéanti par ce genre de choix à faire ? Et je trouve que ce film montre bien l’horreur de ce que peut être une foule de gens « normaux » s’il n’y a pas quelques Justes dans cette foule qui lui rappellent certaines valeurs humaines fondamentales. Heureusement, il y a plusieurs Justes, mais le frisson passe tout de même, on se dit « Et si cet inconnu providentiel n’avait pas agi / parlé ? ». La pire manipulation du Diable, c’est de nous faire croire qu’il existe.
  • Une réflexion que nous avons aussi bien appréciée (ce thibillet est grandement issu de nos discussions d’après film, merci Julien et Johann), c’est la réflexion sur le chaos. Quand il y a des règles, nous pleurons, car ces règles vont à l’encontre de notre liberté, certains essaient même de les contourner, mais le pire, c’est quand il n’y a plus aucune règle, plus aucune valeur morale, parce qu’on ne peut plus se raccrocher à rien. Notamment, on ne peut jamais prévoir comment va réagir une personne qui ne suit aucun schéma mental, et ça la rend mille fois plus dangereuse, puisque l’on ne peut pas prévoir, donc anticiper, se préparer. C’est pour ça que j’ai peur des agressions de drogués ou des attaques de pitbulls : quand tu es face à quelque chose que tu ne peux pas raisonner, il ne reste plus que de la sauvagerie.
  • Enfin, c’est plus anecdotique, mais j’ai bien apprécié le fait que les effets spéciaux n’en faisaient pas trop. On était loin des débauches pyrotechniques, qui conduisent toujours à une indigestion visuelle. Là, quand un effet arrivait, il était apprécié à sa juste valeur. Notamment, la capture du Chinois est un beau moment.

Il reste quelques points d’information que je livre à Johann et Julien :

  • En sus des films cités ici, Christopher Nolan a aussi fait Insomnia, avec Al Pacino, Robin Williams et la fille de Million Dollar Baby, là, vous voyez… Personnellement, j’ai trouvé que c’était un film moins marquant.
  • Il y a en effet eu 4 Batman avant Batman begins : les deux premiers par Tim Burton, puis les deux suivants qui ont été moins bien reçus. Un peu d’info ici.
  • Batman 3 est prévu pour 2010.
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Getting back to Getting Things Done

En ce jour de Saint Christophe (mais ça n’a rien à voir), je viens de relancer mon blog de productivité personnelle avec un article fracassant et alléchant (parce que « à suivre ») sur les logiciels de To-Do listes. Cela peut sembler étonnant, mais après avoir surfé près de 2 jours (c’est les vacances, hein, je fais skeuj veux) et testé des dizaines d’applications de To-Do listes / task managers, j’en suis arrivé à la conclusion suivante : si l’on place un curseur entre « application trop simple, qui fait le minimum requis » et « application un poil trop compliquée, qui en fait juste un peu trop », on a 15% dans la première catégorie, 80% dans la deuxième, et à peine 5% des applications qui correspondent à ma conception d’un utilitaire de ToDo liste. C’est peu.

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La quête ultime du logiciel de ToDo : 1 – cahier des charges et démarche

To Do.
Creative Commons License photo credit: Travis Isaacs

[edit du 30-10-2013 : cet article était publié sur mon blog de développement personnel (Devperso.fr), je l’ai rapatrié désormais dans la rubrique « productivité » de blogthib.com – un edit de ce type signalera de tels articles]

Tout cela a commencé par un billet de Mitternacht, sur « comment faire les choses qu’on ne veut pas faire » (ce que j’appelle les Pénibles). Elle suggérait une solution, et une appli. Quelques commentateurs en suggéraient d’autres. Je me suis donc lancé dans la Quête Ultime du Logiciel Ultime de To-Do List.
Cela a commencé par TaskPaper, suggéré par un commentateur. Logiciel correspondant presque parfaitement à ce que je cherchais, mais ne tournant que sur Mac, en local. Cela m’a permis de commencer à définir ce que je voulais d’un logiciel de ToDo :

1. Simple. « Everything should be made as simple as possible, but not one bit simpler » (Albert Einstein). Gérer ses tâches, c’est essayer d’échapper à la distraction ou à la procrastination. Le logiciel qui permet de faire ça ne devrait faire que ça, sans aucune échappatoire, distractive, esthétique ou fonctionnelle.
2. Rapide : possibilité de saisir plusieurs tâches rapidement, à la volée, sans devoir cliquer à chaque fois sur un « Save ».
3. Classable : possibilité de n’afficher que certaines tâches, par exemple en fonction du contexte (Maison, Bureau, Déplacement,…) ou du projet (Prométhée, Phenix…) ou encore de critères abscons (Important, Perso…). Le tout, sans devoir, pour chaque tâche, passer du temps à remplir des cases du genre Contexte, Projet, Critère Abscons…
4. Portable : possibilité d’être lu et transporté et géré sur Mac, PC, téléphone mobile, clé USB, voire en ligne (site Internet).
5. Versatile : chaque tâche doit être facilement modifiable. Par exemple, changer la date d’échéance devrait pouvoir être fait en 1 clic. Idem, changer le Critère Abscons.

TaskPaper répond assez bien à ces 5 critères. Avant tout, il est très Simple, Rapide et Classable. Problème : il n’existe qu’une version Mac, donc la Portabilité est discutable (je passe 10% de mon temps de travail sur mon Mac, 10% sur mon téléphone mobile, et 80% sur un PC). Mais le fichier des tâches est un fichier texte, donc facilement portable sur n’importe quel système d’exploitation, mais moins facilement Classable. La Versatilité non plus ne marchait pas bien, car c’est un fichier texte, modifiable… en tapant du texte.
J’avais aussi, auparavant, testé plusieurs applications : FreeMind, les gestionnaire des tâches de Windows Mobile et de Thunderbird/Lightning.

* Freemind : assez Simple (mais nécessite Java), assez Rapide, Classable uniquement à la main (mais le drag and drop est génial), Portable (car Java), Versatile grâce au drag and drop.
* Gestionnaires de tâches Windows Mobile / Thunderbird+Lightning : le niveau zéro. Simples, mais pas Rapides, Classables au prix d’un renseignement de toutes les rubriques, difficilement Portables, peu Versatiles.

C’était le problème des catégories qui me chiffonnait : une tâche, c’est très souvent :

* Une action
* Un projet
* Un contexte
* Une date limite

Exemple : appeler Machpro, pour le Projet Schmoul, quand je suis près d’un Téléphone, avant 18h demain. Ce qui veut dire que dans une appli « niveau zéro », je dois taper « appeler Machpro », sélectionner le projet Schmoul dans une liste, puis sélectionner le contexte Téléphone dans une autre liste, et enfin sélectionner une date. Sans parler des Critères Abscons…

J’ai très vite trouvé une solution : les Tags. Au lieu de s’embarrasser de multiples catégories (Projet, Contexte, Echéance, Priorité, etc.), il suffit de définir des mots-clés, qui peuvent être un contexte, une priorité, un nom de projet, etc.

Exemple : « Appeler Machpro TAG Schmoul, Tél, Demain, Urgent ».

Ainsi, si je demande tous les tags Urgent, « appeler Machpro » apparaîtra. Et si je suis à côté d’un téléphone, le tag Tél me donnera la liste de tous les appels à faire. Bref, un tag devient un critère de sélection, quelle que soit la nature de l’information. Cela offre une possibilité de moduler les critères à volonté (je mets beaucoup de tags ou très peu) sans tomber dans une application qui complique la saisie des tâches (« et pour quand est-elle dûe ? et quelle est sa priorité ? » gnagnagna…)

J’ai donc commencé ma quête en tapant les mots-clés suivants : online task tag.

La suite plus tard…

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Être optimiste – leçon 1

(ce Thibillet aurait aussi pu s’intituler « être inconscient, leçon 1 »)
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Petite entorse aux bonnes résolutions

27 juillet : 19,5 km courus en 2h17 (la montée à Conca)
29 juillet : 12 km en 1h19
31 juillet : 10 km en 1h05
2 août : 18,5 km en 2h15 (la montée à Conca)
5 août : 11 km en 1h08
7 août : 11,2 km en 1h10
11 août : 18,2 km en 1h56 (terrain plat, Bretagne)
13 août : 1,9 km en 14 minutes, puis entorse (sacrées racines de l’île de Berder !).
14 août : consultation médicale, puis repos.
15 août-30 août : repos, bande velpeau, pas de pot.
mi-septembre : Paris-Versailles (?)
mi-octobre : 20 km de Paris (?)
mi-novembre : Marathon d’Athènes.

Petite consolation : depuis le 16 janvier 2006, j’ai fait 110 courses, pour un total de 238h, ou encore 1 185 km, le tout sans blessure… jusqu’à hier.

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Coût de P(o)ub’

Certains lecteurs/teuses assidus/duzes l’auront noté : ce blog a eu des vapeurs vers la deuxième semaine d’août. Explication : la base MySQL du blog a dépassé les quotas permis par mon hébergeur. Elle faisait 150 mégas, là où je n’avais droit qu’à 100 mégas. L’information importante, c’est que tout mon blog ne prend habituellement que 7-8 mégas de cette base.
La question à 10 octets, c’est €œd’où venaient les 142 mégas supplémentaires ?€. Des commentaires spams. Et quand on sait que ces commentaires sont au format texte (pas d’attachements, pas d’images), ça laisse rêveur. D’autant plus que je fais régulièrement le ménage, et donc on peut considérer que ces commentaires sont arrivés en moins de deux semaines de vacances. 14 jours, 142 mégas en format texte.
Ce qui laisse moins rêveur, c’est que mon hébergeur va me facturer ce dépassement. Le spam me coûte cher.
Je résous ce problème (connexion à mon serveur, connexion à la base MySQL, optimisation des tables, destruction des commentaires, ré-optimisation, et puis deux jours pour attendre que ces problèmes prennent effet…) et je me trouve confronté à un autre problème : je reçois des mails d’erreur de gens à qui je n’ai pas écrit, et à qui, j’en suis sûr, je n’ai pas proposé de Viagra. Et pourtant, ils me répondent, les coquins.
Explication : l’association des anciens à laquelle je cotise m’a proposé un mail universel, du type christophe.thibierge@glouglou.edu. C’est bien.
Cette association m’a même proposé que les mails envoyés à cette adresse soient redirigés automatiquement vers mon adresse professionnelle. Encore mieux.
Mais cette adresse universelle a été récupérée par des spammeurs. Mauvais karma. Et comme ces spammeurs envoient des mails à des milliers de personnes non consentantes, voire à des adresses non valides, je me retrouve avec 200 messages d’erreur par jour, envoyés à moi. Très mauvais trip. D’autant plus, et je m’arrête là, que je suis loin d’une connexion Internet, et donc que je ne peux consulter mes mails que depuis mon téléphone mobile. 200 mails d’erreur par jour, ça laisse rêveur.
Ce qui laisse moins rêveur, c’est que mon opérateur va me facturer ces mails. Le spam me coûte cher (bis).
Je résous ce problème (connexion depuis mon mobile au serveur de l’association, changement de l’adresse de redirection, validation… et deux jours d’attente pour que ce soit pris en compte. En attendant, connexion à mon webmail, définition d’un filtre qui dit €œtous les mails adressés à christophe.thibierge@glouglou.edu doivent être mis immédiatement à la poubelle sans passer par la case Boîte de réception », validation, pfiouh, c’est réglé).

Deux réflexions :
– les spams nous pourrissent notre temps, ce qui coûte de l’argent, mais là, ça y est, on arrive au fait qu’ils nous coûtent effectivement de l’argent ;
– je m’en sors (au prix de temps passé…) uniquement parce que je suis un nerd, un gars qui ne reste pas les bras ballants devant un serveur Unix, mais qu’en est-il de tous ces utilisateurs de Windows Vista et de Mac qui n’ont jamais vu plus loin que leur carte d’appareil photo numérique ? Est-ce qu’il ne serait pas urgent de contrer cette racaille numérique ? Si les fournisseurs d’accès s’attaquaient à une solution commune de lutte antispam, je parie que ça libèrerait une forte part de la bande passante, et donc cela contribuerait à accélérer les échanges.

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Caillou – Lumbago

Chat fauve
Qui ronronne, indolent,
Lové au creux de mes reins.
Il donne un coup de griffe, parfois,
Pour me rappeler qui est le maître.

Je ne t’oublie pas, Mephisto, je ne risque pas de t’oublier.

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Les odeurs de la Corse

Figuier
Eucalyptus
Menthe sauvage
Immortelles

et en plaine :
Lauriers roses

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Munster Mind

Je suis en train de commencer un livre sur l’entraînement du cerveau. ça s’appelle The Mind Gym.
Au début, il faut répondre à un questionnaire : « Pliez la page 19 le long de la ligne pointillée, de telle sorte qu’on ne voie pas les résultats ». Je plie comme on me dit, mais ça marche pas, la page 19 ne ressemble plus à rien.
Retour au texte : « Pliez la page *17* le long de la ligne pointillée, de telle sorte… »
Ok, donc, dans un bouquin pour améliorer son cerveau, je ne suis même pas capable de lire correctement une instruction simple.
Y aurait-il « The Mind Gym pour les nuls » ?

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Tu sais que tu es en vacances…

… Quand il y a des fourmis sur le tapis de douche.

… Quand la nuit, tu peux voir des centaines d’étoiles.

… Quand tu peux nager plus de 25 m sans devoir faire demi-tour.

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Gone Baby Gone

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Magnolia Express – 4ème partie – # 14

Ceci est une citation à des fins d’illustration musicale (détails ici). Il s’agit d’un extrait, en mono, de Traces, par JJ Cale, sur le CD Number 10, Silvertone, 1992. Le disque est en vente ici.

Traces
 
Depuis que Conrad et Eileen nous avaient quittés, nous voyagions silencieusement, Aline rêvait à ces choses que je ne comprenais pas, que j’avais du mal à imaginer. Elle m’avait dit qu’elle ne savait pas très bien elle-même ce qui lui arrivait, elle continuait à chercher … quoi ?
Un pickup nous avait pris en stop et nous roulions toute la journée, assis sur la plate-forme arrière, nos pensées s’effilochant dans le vent. Un matin, le pickup s’arrêta dans un village poussiéreux, il y avait un drugstore-librairie-limonadier où nous entrmes en faisant sonner nos éperons.
(C’est une image).

Tandis que je commandais la limonade, Aline partit fureter dans les rayonnages, elle chantonnait en penchant la tête pour lire les titres, elle pianotait sur l’étagère en fredonnant « Toi t’es beau, toi t’es pas beau, toi t’es pas beau, toi t’es beau » et à chaque fois que le livre était beau, elle le sortait du rayonnage et le posait à côté d’elle sur l’étagère, ils s’empilaient sagement tandis qu’Aline faisait ses emplettes. Le drugstorien-libraire-limonadier la regardait avec des yeux un peu écarquillés, alors je lui expliquai :

– elle lit les livres comme un chat joue avec une ficelle.

Il me regarda en clignant des yeux derrière ses lunettes, Aline revenait vers nous en fredonnant et posait ses beaux livres sur le comptoir.

– Comment vous appelez-vous, Mademoiselle ? demanda le libraire en la regardant.

Par la porte entrouverte, on entendait les bruits de la petite rue, une radio qui crachotait une musique de la Louisiane quelque part dans une maison, un de ces airs qui viennent de si loin qu’on a l’impression qu’ils nous appartiennent à tous, qu’ils nous concernent tous, qu’ils parlent de la seule chose importante pour nous. Je me souviens, je l’avais entendu pour la première fois il y a fort longtemps, dans un petit village nommé Oak Grove, et j’avais été saisi par une impression de douceur et de tendresse, un apaisement tout simple, le sentiment que tout ce qui est important est à portée de la main. Depuis, je l’avais entendu de temps en temps, toujours avec une petite nostalgie attendrie, il me surprenait à des moments différents, avec des états d’esprit variés, et je me souvenais des mots du vieil homme qui me l’avait joué, cet air m’accompagnait, m’apaisait et me réchauffait, comme la présence d’une personne qui me serait en même temps semblable et complémentaire…
Je regardai le libraire-limonadier-drugstore :
– On l’appelle Magnolia, répondis-je.
 
Comme on lance une bouteille à la mer.

Ceci est une citation à des fins d’illustration musicale (détails ici). Il s’agit d’un extrait, en mono, de Magnolia, par JJ Cale, sur le CD Naturally, Mercury, 1971. Le disque est en vente ici.

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Roman, publié progressivement, sous un contrat Creative Commons. Et aussi sous licence Touchatougiciel.

Le roman, dans l’ordre, est
.

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Tronches de kékés

Voilà quelques étudiant(e)s que j’ai dessinés pendant des épreuves d’oraux. Ce qui est amusant, c’est qu’il y a un effet d’anamorphose : étant donné que je dessine sur une table horizontale, et que plus le temps passe, plus je m’avachis, je dessine avec un angle (mon papier n’est pas parallèle à mon corps) qui se retrouve sur les dessins. Le dessin de gauche est pris en photo face au papier, tandis que le dessin de droite est pris en respectant l’angle de vue que j’avais. Le dernier dessin ne rend vraiment pas justice à la jeune fille, qui était jolie comme un coeur.
(Non, ça n’a pas influé sur la note).

       

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Magnolia Express – 4ème partie – # 13

Ceci est une citation à des fins d’illustration musicale (détails ici). Il s’agit d’un extrait, en mono, de If you’re ever in Oklahoma, par JJ Cale, sur le CD Really, Mercury, 1972. Le disque est en vente ici.

Si tu passes un jour en Oklahoma
 
Conrad grattait le sol du pied, il nous regardait par en-dessous Aline et moi, visiblement il ne savait point par quoi commencer.

– on s’est dit …
– (Aline) que vous aviez bien envie d’accompagner Bob Brozman ?
– ben oui et …
– (moi) Vous voudriez faire un bout de chemin ensemble, comme des joueurs de blues aventureux, advienne que pourra ?
– ben oui, c’est à dire …
– (Aline)… éventuellement vous occuper d’un bar ou d’une boutique de brocante d’instruments avec Bob et Eileen ? Enfin quelque chose qui tourne autour de la musique ?
– mais comment …
– (moi) … fait-on pour savoir tout ça ?
– ben oui, enfin …
– (Aline et moi, souriant) ça-se-lit-sur-ton-vi-sage !
– … ?! … Mmmgreummm… Pfffvisagenonmaispffff…
 
Aline l’a dépêtré de là :

– Allez Conrad, fais pas cette tête-là. Je vous laisse, je vais dire au revoir à Eileen…

Nous l’avons regardée tous les deux, Conrad fronçait le sourcil en la fixant, puis en me jetant des coups d’oeil en coin.

– Qu’est-ce qu’elle a, la petite ?
– Je crois qu’elle n’a pas encore trouvé ce qu’elle cherche. Et ça n’est facile pour personne…

Conrad s’approcha de moi, m’attrapa par la nuque. Je me retrouvai face à son visage souriant, à ses yeux plantés dans les miens. Il me dit, en détachant bien ses mots :

– Un loup normalement constitué attrape sa proie une fois sur dix. Prétendrais-tu être meilleur que le loup ?

Puis il ajouta en grimaçant :

– Toi et moi, on a beau faire des efforts, on leur arrivera jamais à la cheville…

Je passai mon bras autour de ses épaules, ils allaient bientôt partir ensemble, je n’avais pas imaginé une fin comme celle-là. Ils allaient me manquer. Conrad se dégagea doucement, et se dirigea vers le petit groupe de pèlerins. Il se retourna :

– … et quoi qu’il advienne, ajouta-t-il, bénis toujours le jour où tu l’as rencontrée…

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Le roman, dans l’ordre, est
.

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Caillou – Y


Je suis le pélerin sur le chemin,
Perdu, évidemment, comme tout homme limité.
Tu es le gong dans le brouillard,
La lumière derrière le papier de soie
Dans la nuit.

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Kung Fu Yoda, une réflexion sur le film

Je suis allé voir Kung Fu Panda, en toute séductitude. J’ai débriefé avec mes enfants, et nous sommes arrivés aux quelques idées suivantes, pour les adeptes du Zen, les Script doctors et autres personnes qui recherchent ce qui est Caché derrière (merci Laurent Voulzy).

Donc, dans le film Kung Fu Panda :

  • Le grand maître, Oogway, est une tortue. Mais il est rapide quand il veut. Donc la carapace, c’est dans ta tête. Un parallèle évident avec maître Yoda, et sa canne, jusqu’à ce qu’il se batte avec le Comte Dokuu (je ne sais jamais le nombre de oo et de uu). Ou, pour reprendre Jean-Philippe Toussaint avec sa théorie de l’olive et de la fourchette, l’important, c’est d’attendrir l’olive doucement, patiemment, et quand vient le moment, TCHAC, le zen est là, et tu parles avec la foudre.
  • Le maître Shifu apprend à ses élèves. Mais Shifu se fait battre par Taï Lung, son élève. Et Po, son élève (à Shifu), bat Taï Lung (l’élève de Shifu), qui avait pourtant battu Shifu (son maître). La conclusion est évidente : on peut toujours apprendre de ses élèves. C’est à méditer.
  • Po n’est jamais meilleur que quand il ne réfléchit pas à ce qu’il fait. C’est une référence évidente au « No mind » du Dernier Samouraï. Donc : c’est notre cerveau qui fait des noeuds, laissons le corps s’exprimer.
  • Po est gentil, il n’est pas très intelligent, mais il est motivé. Quand il se fait tabasser / attendrir (au sens de la viande qu’on attendrit) / rejeter / brûler / attaquer, il revient, toujours. Parce qu’il est enthousiaste, il a tellement visualisé tout qu’il est heureux de faire partie de ce film. Donc : la vraie valeur, c’est l’enthousiasme. La technique est importante, on le voit bien, mais la vision reste au centre de la motivation.

Sur la technique du doigt mouché, je ne sais que penser. On n’est pas loin d’Anakin qui décapite le Comte Dooku. Je pense que c’est la signature américaine de ce film à vocation asiatique : au final, il faut que le méchant disparaisse. Cela n’est pas très Zen.

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Paradoxe aphoristique à la mords-moi-le-noeud

Ranger ses papiers est une des activités les plus déprimantes que je connaisse ;
Ranger ses papiers est une des activités les plus satisfaisantes que je connaisse.
(à dire vite, et sans trop y réfléchir).

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Magnolia Express – 4ème partie – # 12

Union Station
 
Nous sommes arrivés au soleil couchant, le train ne reprenait sa magie qu’à la nuit tombée, quand le silence est descendu sur le monde. Le Solitaire est venu nous rejoindre tandis que Conrad finissait de charger à nouveau nos bagages dans le taxi. Bob Brozman fredonnait doucement un air, à part ça le paysage était attentif alentour. Conrad revint vers nous, sortit un petit cigare de sa poche de poitrine, et le tendit au Solitaire.

– Merci, Solitaire, je suis content d’avoir parlé avec toi…

Le Solitaire prit le petit cigare en souriant d’un air entendu, ça oui, il comprenait la plaisanterie. Il donna une petite tape sur l’épaule de Conrad, nous fit un signe de tête, puis repartit vers sa locomotive essentielle, son grand manteau battant ses longues jambes.
Et nous ne le revîmes plus jamais.

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Le roman, dans l’ordre, est
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Cinétique du pékin – 1bis et 2bis : erratum et addendum

Visiblement, il n’y en a pas beaucoup qui prennent le métro, dans les lecteurs de ce blog. Je me suis gouréje : contrairement à mes précédents crobards, il n’y a pas UN, mais DEUXE poteaux dans les rames traditionnelles. Entre les deux poteaux, le no man’s land, l’espace intersticiel abominé, mais en même temps, la sécurité car sur les 4 degrés de liberté (cf. à nouveau le Jeu de Go), deux sont protégés par les poteaux. Bref, il s’agit juste de se remémorer « Père, gardez-vous à droite ! Père, gardez-vous à gauche ! »

Cela mérite donc un erratum sur les stratégies de placement, même si vous m’aviez compris :
(1) Placement en montée de rame, pour laisser s’écouler le flot de droite et de gauche ;
(1bis) Transition éventuelle par le No Man’s Land, position protégée mais sensible aux traverseurs de rame ;
(2) Symétrie de (1), face au poteau, prêt à reculer ;
(3) le paradis perdu, idéalement au centre, mais par défaut sur un côté, en attendant de se rabattre, le dos bien calé, les pieds plantés en triangle isomorphe, de là vous défiez les pékins.

Voilà pour l’erratum, reste l’addendum.

Je disais, jeune fou que j’étais, que la position (9) était pour les risque-tout, étant donné qu’elle était dans le passage, donc dramatiquement sous-optimale. J’y crois toujours, mais ma prof d’espagnol (holà Magdalena !) m’a signalé que c’est un placement idéal pour une personne souhaitant s’asseoir sur une banquette : dès qu’une personne se lève, hop, la personne en (9) est la plus proche, elle n’a plus qu’à exercer son option.

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Magnolia Express – 4ème partie – # 11

Ceci est une citation à des fins d’illustration musicale (détails ici). Il s’agit d’un extrait, en mono, de Riding home, par JJ Cale, sur le CD Really, Mercury, 1972. Le disque est en vente ici.

Assis sur ce train
 
Malgré la vitesse du Fantôme, la nuit nous distança peu à peu et le soleil commença à établir ses droits sur ce train fantasmagorique. Nous voguions maintenant au milieu de champs de céréales, où de temps en temps un arbre solitaire figurait l’intrus. Quelques granges disséminées, une ou deux routes et à peine un nuage au ciel. Vers le milieu de la matinée, je secouai les dormeurs et nous sortîmes du compartiment : juste derrière, il y avait un wagon plate-forme sur laquelle on charge habituellement les moissonneuses ou les rouleaux-compresseurs. Étant le premier, j’inspectai longuement la plate-forme avant de m’avancer, des fois qu’un rouleau-compresseur camouflé s’y cacherait, prêt à bondir sur nous pour nous transformer en tortillas.
 
– La voie est libre, annonçai-je, et je sautai sur la plate-forme. Me retournant, je reçus Aline dans mes bras, puis Eileen, quant à Conrad et Bob, ils pouvaient bien se débrouiller tout seuls.
 
Installés en rond au soleil, nous commençmes à déballer les victuailles, rien que des bonnes choses bénies par le soleil, pleines de lumière naturelle, des tomates rouges, des poivrons bien verts, craquant sous la dent, du pain blanc mousseux et léger, des tranches de jambon salé, un peu humide, du café dans un Thermos argenté, et du fromage, de la viande séchée, des fruits. Assis au soleil, à manger entre nous, sur un train qui continuait son chemin, coupant la campagne en deux jusqu’à l’horizon. Bob Brozman avait sorti une guitare métallique et sollicitait les cordes en fredonnant « Payoup Payoup » ou « Tum dee dum dum » en rythme. Peu à peu, une mélodie émergea, reprenant le rythme débonnaire du train, une mélodie qui tangue et suit le mouvement des flots, c’était la chanson du bateau de rivière.

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Sun Tzu Panda

Je sors d’une AG de société dans laquelle je suis (très) minoritaire. Il y a les AGs classiques, où le Procès-Verbal a été rédigé par avance, et ça roule, il y a quelques questions, et puis on vote les résolutions dans la foulée et c’est plié. Et puis il y a les AGs comme ce soir. J’ai envie de relire L’art de la guerre, de Sun Tzu. Notamment pour :

  • L’importance du terrain de bataille. Reconnaître les lieux avant (là, c’était impossible), choisir sa place sur le terrain (très important).
  • L’importance de l’élément de surprise. Comme dans le dernier samouraï. Montrer ce que l’on veut que l’autre voie, planquer ses renforts.
  • L’importance du temps. Laisser certaines discussions s’enliser, certains esprits brûler leurs cartouches. Garder l’oeil sur son chemin, respirer intérieurement, et quand il s’agit de s’avancer, le faire précisément, posément, poser des jalons, et ne rien lâcher. Et au besoin, frapper comme la foudre. Mais comme le dit le Dragon dans Fone Bone : « ne joue pas un as là où une paire de deux peut suffire ».
  • L’importance du moral des troupes, donc l’importance des troupes. Être plusieurs, marcher de conserve, et rallier des soldats isolés. En imposer par ce côté « je sais où je vais, je ne parle pas à tort et à travers ».

Mon contentement ce soir (mais tout cela n’est pas fini) est à l’aune de ma préparation, et de mes angoisses, des derniers jours.

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Magnolia Express – 4ème partie – # 10

Train fantôme (2)
 
Le Solitaire avança vers nous, on ne voyait pas ses yeux derrière les épaisses lunettes de conducteur, il était grand et souple, le visage aminci par les vents ferroviaires. Il s’arrêta à côté d’un fourgon en bois et grimpa sur le marchepied pour débloquer la porte coulissante. Il la fit glisser, sauta à bas du fourgon et me fit signe, je le suivis et empoignai avec lui la lourde passerelle en bois, l’amenai juste devant la porte béante du fourgon. Alors il fit un hochement de tête vers Conrad, en désignant l’ouverture du pouce, toujours sans un mot. Conrad partit chercher son taxi.
Il nous indiqua un wagon à côté et je chargeai nos sacs dedans : des banquettes de cuir étaient installées tout du long, et l’intérieur du compartiment était tapissé de panneaux de bois et de parements en cuivre. Tandis que je déposai les sacs sur les porte-bagages, les phares du taxi balayèrent la paroi du train, allumant des reflets dorés dans le wagon. Dehors, le Solitaire guidait Conrad par gestes. Bientôt, le taxi fût embarqué dans le fourgon et la porte refermée.
Eileen tendit un petit cigare au Solitaire, il l’accepta d’un signe de tête, le mit dans sa poche de poitrine, puis d’un coup d’oeil, nous fit signe de monter. Nous ouvrîmes les fenêtres du côté du quai, tandis qu’il repartait vers la locomotive. On entendit le train craquer, expirer un coup, puis le convoi démarra doucement, tandis que derrière les carreaux de son bureau, le guichetier nous regardait partir comme un spectre de deuxième classe, et que la nuit fuyait avec nous.

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Laisser-allers

Paradoxalement, je me positionne en défenseur de la langue française, assez tatillon, et je me surprends à utiliser des expressions prohibées. Dans ma tête, il y a des choses permises et d’autres pas. La distinction est subtile pour un oeil extérieur, je suppose. Ainsi,

  • Je dis « en revanche » au lieu de « par contre », car Littré réserve ce dernier usage au vocabulaire commercial.
  • Tout en étant conscient que j’utilise « en revanche » là où souvent, je devrais dire plutôt « par opposition » ou « néanmoins ».
  • J’ai une sainte horreur des anglicismes, parce que je trouve qu’il existe souvent un terme français équivalent. Et pourtant, par facilité, j’use de « je vais revenir vers vous » et je parle de « délivrable », tout simplement parce que « résultat à livrer » ne me paraît pas satisfaisant. Ne parlons pas des cash-flows, qu’on peut légitimement considérer comme faisant désormais partie du jargon toléré.
  • Là où cela m’amuse, c’est d’avoir une position plus rigide que celle de l’académie française. Eux ont viré leur cuti – à raison, semble-t-il – et tolèrent désormais qu’on écrive évènement avec un accent aigu puis un accent grave, là où je restais cantonné à mes deux accents aigus (merci à Ulysse pour ce lien que j’ai trouvé sur son blog).
  • En revanche (bien employé ici), je suis assez content de mon « au temps pour moi », qui a la faveur – certes très légère – de l’académie.

Il faudrait peut-être que je consulte autre chose que mon Littré de 1772, j’apprendrais à parler djeune.

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Magnolia Express – 4ème partie – # 9

Ceci est une citation à des fins d’illustration musicale (détails ici). Il s’agit d’un extrait, en mono, de Ghost Train, par Spencer Bohren, sur le CD Full Moon, Virgin, 1992. Le disque est en vente ici.

Train Fantôme
 
Ce ne fut d’abord qu’un changement d’air dans la nuit, les grillons continuaient à crisser méthodiquement, au loin on entendait un chien rêveur qui aboyait. Puis les herbes folles commencèrent à chuinter doucement, la façade de la gare, les rails polis se mirent à bruire doucement sous la lune, les grillons s’arrêtèrent de crisser peu à peu, méthodiquement. Nous nous penchions à tour de rôle, scrutant la nuit dans la nuit, espérant un phare là-bas à l’est, tandis que le chuintement devenait murmure, le murmure évoluait en frôlement, un bruit de feuillage sur un toit, puis le souffle de l’océan, cela s’approchait et enflait comme une vague, et toujours rien, pas le moindre signe sur l’horizon violet. Dans l’aurore qui bleuissait le ciel, nous entendîmes alors une corne de brume, l’appel rauque d’un loup solitaire, comme un message pour les vivants et les morts, un message qui répéterait « Je suis le Fantôme, je fuis le soleil, j’arrive, je suis le Fantôme », répété à l’infini par le rythme des roues d’acier. Il n’y avait pas de phare, pas de lumières : c’était une masse sombre sur la nuit, un vaisseau charbonneux qui approchait sans contours clairs. Les rails cliquetaient, claquaient, et la façade de la gare renvoyait ces bruits métalliques en écho à la campagne environnante. On aurait dit des nains forgerons qui frappent en cadence le métal au sein d’une montagne solitaire, façonnant un métal maudit aux reflets bleutés.
Nous vîmes enfin le train. Il grossissait, s’approchait en crachant une fumée épaisse, et sa corne lugubre lâcha encore un avertissement qui fit trembler les vitres de la petite gare. Il y eut un crissement de métal, et des étincelles jaillirent le long des flancs du monstre tandis que les roues d’acier s’immobilisaient. Il glissa encore sur une dizaine de mètres, s’immobilisant enfin le long du quai dans un crachement de fumées lourdes comme du plomb. Le soleil n’était pas encore levé et nous restions immobiles, face à cette machine qui expirait puissamment dans la nuit.
A l’avant, du côté de la locomotive, une silhouette sortit de la brume, un homme vêtu d’un grand manteau noir, des lunettes de conducteur sur son visage de suie.

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Le roman, dans l’ordre, est
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Cinétique du pékin – 3

J’ai déjà écrit sur la cinétique du pékin, et je vais continuer. Mais la vie est courte, et je ne fais pas tout ce que je voudrais. Mes idées sur la cinétique du pékin sont notées dans un petit carnet noir, j’en livre ici quelques extraits :

  • Il y a la cinétique, et il y a la statique. Ce que j’ai publié (2 thibillets), par référence au jeu de go, concerne la statique. Les thibillets suivants concerneront la cinétique, qui prendra pour référence la mécanique des fluides, ou la cinétique des gaz
  • Dans la cinétique proprement dite, la mécanique des fluides (visqueux ou pas) gagne en profondeur quand on rajoute de la sociologie. Autant une particule n’obéit qu’à la mécanique des fluides (et encore), autant un individu obéit à cette même mécanique, mâtinée d’une conscience sociale, qui interagit avec le phénomène. En résumé pédagogique, pour les neuneus du dernier rang : un individu dans une foule se meut un peu différemment d’une molécule dans un gaz, car il a une psychologie (ce que n’a pas une molécule).
  • J’en ai déduit quelques observations, qui feront l’objet de quelques thibillets, nous en reparlerons.
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Magnolia Express – 4ème partie – # 8

Cailloux blancs
 
Le guichetier nous regardait alternativement, Conrad et moi, l’air incrédule.

– Vous voulez prendre un train à partir d’ici ?
– Oui, a répondu Conrad, c’est ce que je fais habituellement dans une gare.
– et … vous voulez embarquer votre taxi sur le train ?
– C’est bien une gare, non ?! Et il passe bien des trains par cette gare, non ?! Et sur ces trains, on peut embarquer des taxis, non ?! a grincé Conrad.
– … ben, techniquement parlant, c’est une gare, vous avez raison …

Conrad se tourna vers moi en faisant « Aaaaah, tu vois, petit, Monsieur est compétent, on est sauvés ».

– … mais il n’y a qu’un train qui peut faire ça, je veux dire, il n’y a qu’un train qui s’arrête ici : c’est le Fantôme.
– C’est bon, a dit Conrad.
– Il passe ici juste avant l’aube, et après ça, il ne s’arrête plus pendant cinq cents miles …
– ça nous va, on vous dit, vous pouvez l’emballer.
– … mais bon, c’est un peu spécial …
 
Conrad l’a regardé d’un œil mauvais, a enfoncé sa casquette sur ses yeux. Le guichetier m’a jeté un coup d’œil éperdu, ses yeux clignotaient S.O.S. en morse, il m’appelait à l’aide, c’était manifeste.
Je souris, il me rendit mon sourire avec un rictus un peu nerveux, et je lui demandais gentiment :

– Les toilettes, c’est par où ?
– … (… !) … au fond à droite …

Il m’a lancé un dernier regard suppliant tandis que je m’éloignais. Avant de quitter la salle, je vis Conrad qui s’était penché en avant, les doigts tambourinant un petit rythme sec sur le comptoir, les yeux dans les yeux avec le guichetier qui parlait nerveusement.

Comme je n’avais rien, mais alors rien à faire du tout aux toilettes, je sortis et m’assis sur les marchés en bois usé. Pourquoi donc avoir abandonné ce guichetier clignotant à la vindicte d’un Conrad grognon ? Pourquoi n’avoir point volé à son secours, afin qu’il me remercit désormais chaque soir, en faisant sa prière au pied de son lit ? Parce que c’était pour son bien, la vie est faite de petits cailloux blancs que l’on se prend sur le nez, et je n’y peux rien.

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Le roman, dans l’ordre, est
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