J’écris un article sur les vaches

Depuis deux jours, je me documente sur les vaches, leur poids, leur prix, leur alimentation… C’est pour un article dans un quotidien de référence en échonomie, la vache étant un prétexte. C’est donc très amusant. Je sens vraiment qu’il y a un créneau dans « la finance pour les nuls » (Non, je ne fais pas références à certains banquiers).
Edit : ayé, je l’ai envoyé. Bon sang, j’avais oublié comme la contrainte du nombre de caractères était une vraie contrainte. Du coup, je n’ai pas réussi à faire passer le fait que le gaz émis par les vaches vient beaucoup plus des rots que des pets. Les lecteurs ne seront pas totalement informés, c’est dommage.

Publié dans Finance | Commentaires fermés sur J’écris un article sur les vaches

Un (environnement) portable pour chaque étudiant(e)

L’idée (pas si) saugrenue du jour.
Dans l’Ordinateur Individuel de ce mois-ci, dossier très intéressant sur les environnements portables sur clé USB. En bref : sur votre clé USB, mettez OpenOffice, Firefox, Thunderbird, un logiciel de chat, un lecteur audio/vidéo…
Avantage : vous ne dépendez plus de l’ordinateur sur lequel vous connectez votre clé. Cela signifie que vous avez toutes vos applications habituelles sur vous. Pratique non seulement pour les cyber-cafés, mais aussi pour les ordis en libre service (au hasard, ceux d’une salle informatique d’une grande école située à Paris), ou encore, pour l’ordinateur qui est en salle de cours. Pour ma part, ça faciliterait deux choses :

  1. Quand j’arrive en salle de cours, je dois lancer Firefox (pour récupérer l’heure atomique précise), lancer la pendule de windows pour la mettre à la bonne heure, copier ClockX sur le disque dur, puis le lancer pour afficher une pendule à l’écran, copier mes fichiers de présentation sur le disque dur et enfin lancer OpenOffice Impress pour mes présentations. Au lieu de tout ça, hop, j’insère ma clé USB qui contient toutes mes applications, et sans rien copier sur le disque dur local, je lance un petit utilitaire qui fait tous les lancements d’applis (notamment un programme de synchro d’heure (Emsa time synchronizer)).
  2. Souvent, pendant la pause, je n’ai pas le temps de retourner à mon bureau. Là, en salle de cours, pendant que les étudiants vont se boire un 47ème expresso, hop, je lance Thunderbird portable, et je réponds à mes mails. Car l’avantage de tout avoir sur la clé USB, c’est que les fichiers de configuration, les profils, les mails, sont sur la clé.

Donc voilà l’idée :

  • Offrir à chaque étudiant(e) une clé de 2 GB avec les applis portables les plus utiles dessus. Je pense notamment à Firefox et Thunderbird (parce que, même s’ils sont sur beaucoup d’ordinateurs, c’est mieux d’avoir sa propre configuration, ses raccourcis, ses mots de passe enregistrés, avec soi) et surtout à OpenOffice : pouvoir modifier un texte, une feuille de tableur, produire un PDF, depuis n’importe quel ordinateur, c’est un luxe. Et Microsoft Office ne peut pas être installé de manière indépendante sur une clé USB…
  • Faire payer cela par une entreprise, en proposant que cette entreprise mette son logo sur la clé.
  • En profiter pour demander à l’entreprise de verser de l’argent pour ces applications (don à Mozilla, don à OpenOffice.org).
  • 10 € la clé USB + 2 à 10 € de don par appli (multiplié par le nombre d’étudiants), c’est à la portée de beaucoup de budgets comm’ de grandes entreprises souhaitant avoir accès aux étudiants.
Publié dans Informatique et Internet | Commentaires fermés sur Un (environnement) portable pour chaque étudiant(e)

20 km à pied, ça use, ça use…

Hier, je courais donc les 20 km de Paris. C’était, pour rappel, ma première course officielle après mon entorse du mois d’août. Une course test pour la préparation (cahotique) du Marathon d’Athènes, le marathon des origines.

  • 20′ d’échauffement sur les premiers kilomètres, puis à 19’38 », je suis passé à la vitesse que je visais : 5’30 » au kilomètre, en espérant tenir cette vitesse sur toute la distance.
  • Bonne nouvelle : je l’ai tenue. J’ai fini en 1h53’23 », ce qui est mon meilleur temps sur les 20 km de Paris (1h58 en 2003, 1h57 en 2005).
  • Moins bonne nouvelle : je ne peux pas tenir cette vitesse sur un marathon. J’ai bien senti, dans les jambes, que j’arriverais au Km 20. Peut-être, s’il avait fallu, j’aurais encore couru jusqu’au semi (21,1 km), mais c’était vraiment le maximum. Cela signifie donc que sur un marathon, je dois viser une vitesse plus lente, mais régulière (c’est tout le problème).
  • Mauvaise nouvelle (encore que, c’est pas dramatique) : c’est la première fois que j’ai autant souffert du peloton. Il faut dire, pour faire la photo, on avait attendu la dernière minute. Résultat : je me suis retrouvé tout en queue de peloton. Ce qui n’est pas dramatique, sauf que : j’ai passé mon temps à zig-zaguer. Et ça a été encore plus dur à partir du moment où je suis parti à 5’30 » au km. Il y aurait des papiers scientifiques à écrire sur la dynamique d’une foule en mouvement. Contentons-nous de quelques observations :
    • les rues de Paris peuvent être très étroites quand 2 000 coureurs s’y engouffrent en même temps (nous étions 30 000 au total)
    • il y a eu plusieurs moments où le peloton a été obligé de s’arrêter et marcher, jusqu’à ce que ça déroule à nouveau
    • ce n’est guère qu’à partir du Km 15 que j’ai pu courir un peu librement, et encore, j’ai continué à zig-zaguer, monter sur les trottoirs, me faufiler, attendre derrière des groupes, bref, ronger mon frein.
    • Au final, ça ne changerait probablement pas grand chose à mon temps : des années de course m’ont appris que tout ça se joue à quelques poignées de secondes. Mais je suis sûr que j’aurais eu une plus grande tranquillité d’esprit.

Maintenant, nous sommes à 4 semaines du Marathon d’Athènes. Je pars avec une bonne sensation (j’ai fait mon meilleur temps, ever, sur les 20 km de Paris) et une angoisse (je ne suis pas assez entraîné pour un marathon, because entorse). Comme d’habitude, parce que je ne me changerai pas, la bonne sensation l’emporte : je vais m’aligner sur la ligne de départ, et on verra bien. D’ici là, ça va représenter quelques réveils dans la nuit, pour aller enquiller des kilomètres.
Première fois que je fais ça de ma vie (mettre un réveil sur 6h du matin, m’habiller dans la nuit en baillant, partir sur du macadam dans des rues désertes). Sensation amusante.

Publié dans Courir | Commentaires fermés sur 20 km à pied, ça use, ça use…

Magnolia Express – 14 poèmes pour Aline – XIV


Dans l’alcôve,
Sous les combles,
Sur le sentier de la rivière,
Je suis son parfum.

Creative Commons License
Roman, publié progressivement, sous un contrat Creative Commons. Et aussi sous licence Touchatougiciel.

Le roman, dans l’ordre, est
.

Publié dans Romano | Commentaires fermés sur Magnolia Express – 14 poèmes pour Aline – XIV

Magnolia Express – 14 poèmes pour Aline – XIII


Un jardin dans la montagne
Sa chevelure pleine de fleurs
Cascade de printemps.

Creative Commons License
Roman, publié progressivement, sous un contrat Creative Commons. Et aussi sous licence Touchatougiciel.

Le roman, dans l’ordre, est
.

Publié dans Romano | Commentaires fermés sur Magnolia Express – 14 poèmes pour Aline – XIII

Magnolia Express – 14 poèmes pour Aline – XII

Les yeux mi-clos
Dans son visage penché
Rêve d’une pluie de pétales.

Creative Commons License
Roman, publié progressivement, sous un contrat Creative Commons. Et aussi sous licence Touchatougiciel.

Le roman, dans l’ordre, est
.

Publié dans Romano | Commentaires fermés sur Magnolia Express – 14 poèmes pour Aline – XII

Crash aérien ou Krach boursier ? C’est du n’importe quoi…

Merci à mon collègue Philippe Thomas, que vous pouvez admirer ici, pour l’idée séminale de ce thibillet.

Résumé des derniers jours :
Les banques US ont fait plouf. Alors la Bourse US fait badaboum.
Et puis certaines banques européennes font Klonk. Alors les Bourses européennes font shibam pow blop wizz…

Il y a 3 types de mensonges : les mensonges, les foutus mensonges, et les statistiques (Benjamin Disraeli)
« Le CAC a fait -9%, ce qui est la pire baisse depuis la pire baisse précédente »
« Et encore -8% c’est la panique »

Un pourcentage n’est qu’une grandeur symbolique. Certains commentateurs, ou boursicoteurs, oublient qu’il y a des sociétés derrière tout cela. Si, si, des vraies sociétés avec des produits et des clients.

Prenons un exemple pour montrer que les valorisations actuelles sont du n’importe quoi.

Air France (coté sur Euronext Paris) et Easy Jet (coté à Londres).

  1. Les ventes annuelles d’Air France-KLM sont de l’ordre de 24 milliards d’euros. Celles d’EasyJet, 2,26 milliards. Donc Air France KLM a des ventes qui représentent plus de 10 fois celles d’EasyJet.
  2. Mais les deux sociétés n’ont pas les mêmes tarifs, ni les mêmes coûts. Prenons alors leurs Résultats opérationnels (Ventes – coûts d’exploitation). Air France-KLM : 1,27 milliards d’euros. Easy Jet : 28 millions d’euros (0,028 milliards). Donc Air France KLM a un résultat opérationnel qui représente plus de 45 fois celui d’EasyJet.
  3. Ne comparons pas les Bénéfices (résultats nets), car EasyJet fait des pertes.
  4. Passons aux valorisations boursières. Air France – KLM vaut aujourd’hui 4,13 milliards d’euros ; EasyJet vaut 1,65 milliards d’euros. Donc Air France KLM (qui dégage 45 fois plus de résultat opérationnel qu’EasyJet) est juste valorisé 2,5 fois plus qu’EasyJet.

Petit tableau récapitulatif

Air France Easy Jet Multiple
Capitalisation boursière 4,13 Milliards € 1,65 Milliards € 2,5
CA 24,00 Milliards € 2,26 Milliards € 10,6
Résultat Opérationnel 1,27 Milliards € 0,03 Milliards € 45,7
Résultat net 0,77 Milliards € Négatif
Avions 12,30 Milliards € 1,18 Milliards € 10,4

Ce qui est amusant, pour qui a l’esprit joueur (et si je ne l’avais pas, je n’aurais pas un PEA), c’est que

  • Non seulement Air France KLM a une valeur représentant 1/6ème de ses ventes, soit 2 mois de ventes, tandis qu’Easy Jet est valorisé à presque une année de ventes. C’est normal, coco, c’est la valeur de la marque Easy Jet, ben voyons…
  • Mais surtout, Easy Jet a une valeur boursière représentant plus que la valeur de ses avions au bilan. C’est rassurant. Tandis qu’Air France – KLM a une valeur boursière qui représente… euh… 1/3 de la valeur de ses avions. Y sont où les autres avions ? Y valent plus rien ? Faut-il arrêter de voler sur Air France – KLM ? (parce qu’ils ont quand même les 2/3 de leur flotte qui ne sont pas comptés dans leur cours boursier, alors, existent-ils vraiment ?)

A de tels niveaux de dévalorisation, je sens qu’il va y avoir des méchantes OPA dans l’air. Pendant que certains paniquent et continuent à vendre à tout va, je pense que beaucoup de prédateurs mobilisent leur cash. Car il y a quand même beaucoup de sociétés qui n’ont pas de problèmes de liquidité…

Publié dans Finance | Commentaires fermés sur Crash aérien ou Krach boursier ? C’est du n’importe quoi…

Magnolia Express – Chronique d’un roman

Ceci est mon 800ème thibillet, et comme à chaque centaine, j’en profite pour faire un point d’étape (précédents thibillets centenaires : 100, 200, 300, 400, 500, 600, 700).

Dans deux jours, j’aurai terminé de mettre en ligne mon roman Magnolia Express.

Je souhaiterais donc revenir sur cette expérience, et mettre en ligne le roman entier sous forme d’un seul fichier.

Tout a commencé en 1990. J’ai voulu écrire un roman pour une personne, que l’on pourrait appeler Aline. Je voulais lui écrire, pour elle, un roman d’amour sur elle. J’ai commencé par des textes courts, car j’avais été influencé par les prodiges que Richard Brautigan arrivait à faire avec ces petits textes qui n’ont pas de nom : ce ne sont pas des chapitres, ni des paragraphes. Le terme Saynètes correspond à peu près, je crois.
Une fois que j’avais rédigé une partie entière, je l’envoyais par la poste à cette personne.
Ce qu’elle ne savait pas, c’est que j’étais guidé dans ma rédaction par quelques morceaux de musique, qui donnaient leurs titres à certaines de mes Saynètes ou Parties.
J’ai terminé ce roman le 26 octobre 1994.
Pendant quelques mois (années ?), je n’en ai rien fait, sinon le faire lire à quelques ami(e)s. Qui ont tous/tes été enthousiasmé(e)s, ben voyons, et je me suis laissé prendre à leurs compliments : « Tu devrais essayer de te faire publier, franchement ! »
J’ai donc essayé. J’ai envoyé une première salve de manuscrits aux 10 plus grands éditeurs français (qui ne risque rien n’a rien), puis une deuxième salve en 2000, à 10 autres éditeurs que j’aimais bien. Et puis 3 envois à trois petits éditeurs. J’ai reçu à chaque fois quasiment la même lettre, à croire qu’ils ont une lettre-type qu’ils se refilent. En gros, je n’étais pas le nouveau Tolstoï. Une analyse fine du contenu de la lettre, et surtout des différences entre les lettres, me permit d’en conclure qu’au moins 3 éditeurs (sur 23) avaient lu une partie du manuscrit. Un a pris la peine de recopier à la main un passage jugé « faible » (et il l’était en effet, que la honte me submerge). Un autre a répondu après 15 mois. Un n’a jamais répondu, mais je ne perds pas espoir !
J’en étais resté là, et puis un jour, j’ai eu une illumination : ces saynètes, rédigées avant qu’Internet ne débarque en France, avaient le format de billets de blog… Un titre, un texte (relativement) court, et même les inspirations musicales pouvaient trouver leur place sous forme d’un petit lecteur en Flash inséré dans la page concernée. Et le tout allait se présenter sous forme chronologique.
Il ne me restait plus qu’à déclarer ce roman sous licence Creative Commons, ce qui équivalait pour moi à dire : « je vous l’offre, vous ne me devez rien, vous pouvez même le diffuser, en revanche : (1) j’en ai la paternité, et vous devez le mentionner (2) vous ne pouvez le modifier sans mon accord (3) vous ne pouvez le commercialiser sans mon accord ».

Pour ceux qui ne la connaissent pas, voilà la page récapitulative des textes publiés.
Et voici donc le roman, en un seul fichier PDF. La licence Creative Commons s’applique évidemment à ce fichier.

Je vous proposerais bien un CD de « La B.O. du roman », mais comme vous le savez, je ne suis pas propriétaire des morceaux musicaux. Pour mémoire, la voici :

Bande Son Originale Magnolia Express

1.    The Old Man and Me – JJ CAle
2.    Mississipi River – JJ Cale
3.    Preludin’ Fugue – Eric Clapton
4.    Slip Slidin’ Away – Paul Simon
5.    Hey Joe – Jimi Hendrix
6.    Everything Will Be Alright – JJ Cale
7.    Tijuana – JJ Cale
8.    Cars are Cars – Paul Simon
9.    They Call Me The Breeze – JJ Cale
10.    Bob Brozman 1
11.    Bob Brozman 2
12.    I’ll never leave you – Tuesday Jackson (connue aussi sous le nom de Nicole Croisille)
13.    Tamalpais High, At About 3 – David Crosby
14.    Ghost Train – Spencer Bohren
15.    Sitting on this train – JJ Cale
16.    If you’re ever in Oklahoma – JJ Cale
17.    Traces – JJ Cale
18.    Magnolia – JJ Cale
19.    Aspen Colorado – Tony Joe White
20.    River boat song – JJ Cale

Merci à tous d’avoir participé.

Publié dans Romano | 6 commentaires

Stephen Stills à l’Olympia

Hier soir, j’étais à l’Olympia pour y voir Stephen Stills en solo. Stephen Stills est un gars que les moins de 40 ans ont du mal à connaître. Si je vous dis Crosby Stills and Nash (and Young diront les cultivés), peut-être que ça fera résoner un souvenir. Stills, c’était ce très bon guitariste, pétri d’influences blues country et latino, qui s’est illustré sur la scène de Woodstock avec ses acolytes David Crosby et Graham Nash (Neil Young en faisait-il partie à l’époque ? A vérifier sur Wikigoogle) en 1969. Ces bambins avaient donc 24 ans quand ils ont été sur la scène d’un des plus grands festivals des années 70.
De  Stephen Stills, j’ai beaucoup d’albums. Guitariste éclectique, compositeur à la palette assez large en terme de styles et de textes, il n’a pas composé que des choses que j’aime (en ce qui le concerne, je suis plus acoustique qu’électrique, plus studio que concert), mais il m’accompagne depuis une trentaine d’années. ça commence à compter.
Hier soir, pour la première fois (et probablement la dernière), je le voyais en concert. Donc il avait 63 ans, l’ami.
Ce concert a été très conforme à ce que j’attendais, mais je vais mettre du temps à l’exprimer. Le but de ce thibillet est justement de retranscrire cette expérience.
Le plus simple est probablement de dire ce à quoi je ne m’attendais pas : je ne m’attendais pas à retrouver sur scène en 2008 une copie conforme du jeune guitariste flamboyant des années 70 et 80. Je connaissais les excès dans lesquels a trempé sa vie (dans les années 70, on ne faisait pas dans la dentelle) et je ne venais pas pour demander à cet artiste une performance exceptionnelle. En fait, je m’attendais à voir un homme vieilli, marqué par la vie, au jeu probablement plus simplifié. Quant à la voix, elle était déjà un peu éraillée il y a de cela des années, je ne m’attendais donc pas à ce qu’elle atteigne les aigus de sa jeunesse.
J’ai donc eu ce que j’attendais : un homme débonnaire, qui fait son show de 2h et quelques avec un entracte de 20 mn, une légende de la guitare qui merdait un peu dans ses solos en acoustique (l’acoustique, ça ne pardonne pas) mais faisait ronfler sa guitare électrique avec une belle énergie.
J’étais content de l’avoir vu au moins une fois en vrai, de l’avoir entendu, et j’ai tous ses disques pour entendre des versions achevées de ses chansons. Je viens enfin de trouver l’image : imagine que tu connaisses un vin, mais de manière indirecte. Par exemple, tu n’as jamais bu de Chateau Latour, mais souvent bu du Forts de Latour (2nd vin de Chateau Latour). Ou bien tu as bu du Chateau Latour, mais dans des petites années, et déjà, tu as vraiment apprécié la qualité de ce grand vin.
Et puis tu as enfin l’occasion de boire une bouteille de Chateau Latour, qui plus est dans un excellent millésime. Mais ce que tu sais, c’est que le millésime est un peu trop ancien, le vin a dépassé son apogée. C’est dommage, mais c’est comme ça, la bouteille n’est pas passée à l’Olympia récemment. Cela n’empêche pas de savourer ce qui reste dans cette bouteille, et ça permet de rêver, d’imaginer ce que c’était à la grande époque. J’entendais des gars à l’entracte qui disaient « Ouah, le coup de vieux qu’il a pris ! », j’espère qu’ils se rendaient compte qu’eux-même n’avaient pas vraiment été épargnés…
Pour le final, Christopher Stills est monté pour faire le boeuf avec son père, et évidemment, on s’y attendait (c’était l’Olympia, quand même) : Véronique Sanson, épouse de Stills de 1973 à 1976, le temps de lui donner un fils, et probablement d’ajouter des touches cosmopolites à sa propre musique.
J’étais chez moi à 23h (quel night clubber je fais) avec Blind Fiddler en tête toute la nuit.
Un jour peut-être, je mettrai sur ce blog le roman que j’avais commencé à partir d’une chanson de Stills. Ultime hommage à un bel artiste.

Publié dans Musique | 12 commentaires

Magnolia Express – 14 poèmes pour Aline – XI

Battement des cils sur sa joue
indolent
comme la queue d’un tigre.

Creative Commons License
Roman, publié progressivement, sous un contrat Creative Commons. Et aussi sous licence Touchatougiciel.

Le roman, dans l’ordre, est
.

Publié dans Romano | Commentaires fermés sur Magnolia Express – 14 poèmes pour Aline – XI

Magnolia Express – 14 poèmes pour Aline – X

Une ombre sous ses yeux
Violette d’hiver
Sur nuit blanche.

Creative Commons License
Roman, publié progressivement, sous un contrat Creative Commons. Et aussi sous licence Touchatougiciel.

Le roman, dans l’ordre, est
.

Publié dans Romano | Commentaires fermés sur Magnolia Express – 14 poèmes pour Aline – X

A propos de cette légère baisse de la Bourse…

La plupart d’entre vous n’auront rien remarqué, mais les plus accros aux infos, ou à Boursorama, auront noté comme un léger frémissement sur les marchés financiers, ces derniers jours.
Des commentateurs compétents (George W. Bush, Nicolas Sarkozy) ont donné une analyse pleine de sens, qui allait plutôt dans le sens normatif (voilà ce qu’il faudrait faire) plutôt que positif (voilà ce qui s’est passé). Autant dire que cette situation est entre de bonnes mains.
J’ai un collègue et ami (oui, la conjonction des deux peut arriver) qui a été interviewé pour une émission télévisée. Sujet : une certaine inquiétude sur quelques fluctuations de marché récentes. Voilà ce à quoi il s’attendait, par ordre décroissant de probabilité :

  • Devoir expliquer, pédagogue, les fondements de cette crise.
  • Formuler un oracle sur les développements futurs (a-t-on touché le fond ?)
  • Rassurer les petits épargnants sur le risque systémique (le Franc va-t-il être dévalué ?!)

Ce qu’il a eu, ça a été :
– OK, c’est qui les coupables ?
– Ecoutez, ce n’est pas facile d’être tranché, c’est un ensemble de causes
– Oui, mais nous, on veut un nom, alors, c’est qui les coupables ?
– Je peux vous proposer une analyse détaillée, qui montre la répartition des responsabilités…
– Non, on n’a pas le temps, et le spectateur va zapper, alors, en un mot, c’est qui les coupables ?

Mon collègue s’est bien gardé de répondre, mais la pression était forte, il fallait faire de l’audience avec une déclaration percutante. D’autant plus que les téléspectateurs sont des cons, il ne comprennent pas les mots de plus de 3 syllabes, ou les raisonnements qui durent plus d’une minute.

Donc moi j’ai une réponse rapide, à l’aune de la demande : les coupables, ce sont les médias.

  1. Trop grande rapidité. informations, rumeurs et démentis se succèdent. On a l’impression que c’est à celui qui tirera le plus vite le scoop ravageur, la nouvelle qui fait peur.
  2. Aucune mise en perspective. On parle de 700 milliards de dollars pour renforcer le système financier américain. En lisant, on apprend qu’il s’agit d’une crise de liquidité, il faut trouver de l’argent liquide pour les banques. Alors on peut réfléchir : et si ces banques émettaient des titres, à court terme, pour se refinancer ? Oh, c’est dingue, ça existe déjà, on appelle ça des certificates of deposit (CDs). Et le marché des CDs représente… 16 000 milliards de dollars. Ah OK, donc les 700 milliards de dollars nécessaires pour renflouer les banques, c’est moins de 5% des montants qu’elles collectent sur les marchés à court terme. C’est sûr, la situation est dramatique…
  3. Aucune analyse. Je ne défends aucunement le système financier, l’idéologie libérale ou les rémunérations des dirigeants. Mais je souhaiterais bien que le débat s’élève au-dessus d’idées populistes, voire poujadistes. Parce qu’il y a deux types de personnes : les moutons qui s’angoissent, et veulent trouver un bouc émissaire pour les exonérer de leur responsabilité, un bon bouc porteur d’étiquette ; et puis il y a les béliers, qui sont plus posés, qui aimeraient vraiment comprendre… et qui ne trouvent pas matière à nourrir leur réflexion.

Merci de penser à ces derniers…

Publié dans Finance | Commentaires fermés sur A propos de cette légère baisse de la Bourse…

Magnolia Express – 14 poèmes pour Aline – IX

Un étourneau s’ébroue
Dans la brume
Elle me dit Allons au jardin.

Creative Commons License
Roman, publié progressivement, sous un contrat Creative Commons. Et aussi sous licence Touchatougiciel.

Le roman, dans l’ordre, est
.

Publié dans Romano | Commentaires fermés sur Magnolia Express – 14 poèmes pour Aline – IX

Livre (re) lu : John Steinbeck – The winter of my discontent

C’est vraiment le moment, dans ma vie, d’avoir terminé ce livre aujourd’hui.
Je ne vais pas vous parler de ma vie.
Parlons donc du livre.

Je tiens John Steinbeck pour le plus grand écrivain américain du 20ème siècle. J’ai du mal à élargir cette période, parce qu’il y a Joseph Conrad (mais était-il américain ? 😉 ) et Jack London (et Kérouac, et Brautigan, et peut-être Hemingway). Quant à Paul Auster, il est encore vivant, alors je ne le compte pas.
Je vais être terrible, mais ce soir, je suis terrible, je brûle tout ce que j’ai, littéralement.
On me dit Kérouac, je brûle ses Clochards célestes. On me dit Hemingway, je rigole, parce que c’est bien, mais j’ai compris son écriture, je le brûle sans hésiter. On me dit Brautigan, c’est comme Kérouac, je le brûle parce que je sais que je l’ai intégré, mais je les remercie tous les deux, ils m’ont littéralement guidé.

Il reste Conrad et Steinbeck. Je sais lequel je vais brûler, car je sais lequel je veux garder. Mais je sais que je regretterai Conrad.
Je me retrouve face à Steinbeck.
Je continue à brûler. La question n’est pas « qu’est-ce que j’aime » (sinon, je n’aurais rien brûlé), la question est « qu’est-ce qui m’est nécessaire ».
Alors je brûle Tortilla Flat, mais je garde Tendre Jeudi. Je brûle Les raisins de la colère, mais je garde En un combat douteux.
Je garde probablement A l’est d’eden, ce qui veut dire que je brûle Au dieu inconnu et La coupe d’or.
C’est terrible, cet holocauste.

Il me reste Les naufragés de l’autocar, mais face au Winter, c’est comme le duel Conrad-Steinbeck, je le brûle. Travels with Charley disparaît aussi, de toute façon, qui connaissait ce récit ?
S’il faut n’en retenir qu’un seul, je brûle tout sauf The winter of my discontent. (je crois que ça a été traduit, selon les textes shakespeariens, par « En une saison froide et amère »).
Si on me demandait de résumer The winter of my discontent, je citerais ce proverbe polonais (?) :

« en cas de problème, il t’est permis de faire un bout de chemin avec le diable. Mais pas au delà du passage difficile. »

Ce roman est un récit. Je ne peux pas le résumer, je peux juste espérer que la traduction française (que je ne connais pas) est à la hauteur du texte original.
Ce roman est pour moi, actuellement, le roman d’une vie. Ou plutôt, d’un tournant de vie. Parce que, quoique nous fassions, ce sont les changements de direction qui nous parlent plus que les longues lignes droites.
Un homme, inséré dans la société, aspire à changer. Il a une femme, des enfants, un emploi. Mais il méritait mieux, et il a raté son tournant. Il est devenu un loser, un employé. Il vit cette situation avec fatalité, jusqu’au moment où se produit un petit changement. Et puis un autre. Il ne sait si c’est lui qui a impulsé les changements, ou si la roue du destin a commencé à le propulser. Ou le broyer.
Le lecteur vit avec lui cette évolution. Il est impossible de lui en vouloir, il est un observateur lucide de tous ceux qui prennent un profit rapide, sans morale.
Dans ce cas-là, évidemment, on lui pardonne certains manques de morale.
C’est un roman sur les désillusions. C’est aussi un roman sur la lumière qui peut briller, parfois, dans les actions que nous faisons.
C’est le livre que je relirai régulièrement, toute ma vie, avec Les Hommes de Bonne Volonté.

Je ne sais pas quand je posterai à nouveau.
Si je le fais, ce sera sans mention à ce message où j’ai essayé de faire passer quelques notions qui me sont importantes.
Il y a quelques thibillets que j’aimerais garder, parce que, dans des domaines divers, ils répondaient à la même quête.
Et je brûlerais tous les autres.
A vous de trouver lesquels.

Publié dans Livres | Commentaires fermés sur Livre (re) lu : John Steinbeck – The winter of my discontent

Spéculation immobilière

Publié dans Photo | Commentaires fermés sur Spéculation immobilière

Magnolia Express – 14 poèmes pour Aline – VIII

Ses joues hier
Un bol de thé sous la tonnelle.

Creative Commons License
Roman, publié progressivement, sous un contrat Creative Commons. Et aussi sous licence Touchatougiciel.

Le roman, dans l’ordre, est
.

Publié dans Romano | Commentaires fermés sur Magnolia Express – 14 poèmes pour Aline – VIII

Paul Nizan revisited


J’étais prof. Je ne laisserai personne dire que c’est un métier facile.

Publié dans Prof | Commentaires fermés sur Paul Nizan revisited

Magnolia Express – 14 poèmes pour Aline – VII

Ses joues aujourd’hui
Fleurs de rosée dans la montagne.

Creative Commons License
Roman, publié progressivement, sous un contrat Creative Commons. Et aussi sous licence Touchatougiciel.

Le roman, dans l’ordre, est
.

Publié dans Romano | Commentaires fermés sur Magnolia Express – 14 poèmes pour Aline – VII

Caillou – Argonaute


Toutes ces nuits que j’aurai passées
Livide devant un écran bleuté
Pour quoi, ou plutôt, pour qui ?

Publié dans Caillou | Commentaires fermés sur Caillou – Argonaute

Le Styx

Ce n’est pas un projet, c’est une contrainte. Cela m’a empoisonné plusieurs journées, et nuits, depuis plusieurs mois. C’est avant tout une date. Quand j’aurai franchi le Styx, ça ira bien mieux, mon année commencera vraiment. D’ici là, je compte les jours…

Publié dans Perso | Commentaires fermés sur Le Styx

Magnolia Express – 14 poèmes pour Aline – VI

Tremble
la flamme de la lampe
chante autour d’elle
son ombre.

Creative Commons License
Roman, publié progressivement, sous un contrat Creative Commons. Et aussi sous licence Touchatougiciel.

Le roman, dans l’ordre, est
.

Publié dans Romano | Commentaires fermés sur Magnolia Express – 14 poèmes pour Aline – VI

Caillou – Logoptères

Nous avons chacun nos mots colorés
Et nos filets de gaze
Pour attraper ces petits papillons
Que nous lançons sans prétention
Dans la conversation.
Il fait beau, il fait frais.
C’est une rentrée au goût de vacances.

Publié dans Caillou | Commentaires fermés sur Caillou – Logoptères

Stats 17-09-08

[edit du 30-10-2013 : cet article était publié sur mon blog de développement personnel (Devperso.fr), je l’ai rapatrié désormais dans la rubrique « productivité » de blogthib.com – un edit de ce type signalera de tels articles]

  • 6 fichiers modifiés
  • une dizaine de tâches
  • 32 mails envoyés
Publié dans Productivité, stats | Marqué avec | Commentaires fermés sur Stats 17-09-08

Oculus


Au centre de ton iris blond
Puits noir aux bords de clarté
Abime d’oubli qui m’appelle.

Être au milieu de ton oeil
Invisible dans ton obscurité
Les yeux brûlés vers le ciel.

Publié dans Caillou | Commentaires fermés sur Oculus

Magnolia Express – 14 poèmes pour Aline – V

Torrent dans la montagne froide
Ruisseau le long du pré
Larme sous sa paupière.

Creative Commons License
Roman, publié progressivement, sous un contrat Creative Commons. Et aussi sous licence Touchatougiciel.

Le roman, dans l’ordre, est
.

Publié dans Romano | Commentaires fermés sur Magnolia Express – 14 poèmes pour Aline – V

Magnolia Express – 14 poèmes pour Aline – IV


Le matin frais
Sur la couette
Ses cheveux rêvent
au vent de la moisson.

Creative Commons License
Roman, publié progressivement, sous un contrat Creative Commons. Et aussi sous licence Touchatougiciel.

Le roman, dans l’ordre, est
.

Publié dans Romano | Commentaires fermés sur Magnolia Express – 14 poèmes pour Aline – IV

Magnolia Express – 14 poèmes pour Aline – III

La fenêtre du soir
un éclat dans ses yeux
Elytres de grillon.

Creative Commons License
Roman, publié progressivement, sous un contrat Creative Commons. Et aussi sous licence Touchatougiciel.

Le roman, dans l’ordre, est
.

Publié dans Romano | Commentaires fermés sur Magnolia Express – 14 poèmes pour Aline – III

Voilà à quoi je passe mes week-ends (2)


ESCP-EAP running from Christophe Thibierge on Vimeo.

J’ai dû passer 2h sur le montage vidéo, et 3-4h à essayer d’obtenir une vidéo de bonne qualité sur Internet.

Google vidéo ne marche pas bien, dailymotion non plus, [edit] ni YouTube, tous étant de qualité discutable… Si quelqu’un a une idée pour transférer une vidéo de bonne qualité (3 à 4 gigas pour 2 mn de vidéo, en DV ou AVI…) et qu’elle ne se retrouve pas totalement floutée sur le site de diffusion après coup, je suis intéressé… Merci à Capi, qui m’a orienté vers Vimeo : la fenêtre donne enfin une vidéo de qualité satisfaisante, même en mode plein écran. [fin d’edit]

Publié dans Perso | Commentaires fermés sur Voilà à quoi je passe mes week-ends (2)

Voilà à quoi je passe mes week-ends (1)

Publié dans Perso | Commentaires fermés sur Voilà à quoi je passe mes week-ends (1)

Batana – Brock

Brock : n.m. Emballage / boite de conserve / sachet sur lequel il y a écrit « système d’ouverture facile », et qui n’est pas d’ouverture facile.
Par extension : jolie fille avec une voix de crécelle.

Publié dans Batana | Commentaires fermés sur Batana – Brock

Magnolia Express – 14 poèmes pour Aline – II

La fenêtre du matin
un éclat dans ses yeux
Grains de café.

Creative Commons License
Roman, publié progressivement, sous un contrat Creative Commons. Et aussi sous licence Touchatougiciel.

Le roman, dans l’ordre, est
.

Publié dans Romano | Commentaires fermés sur Magnolia Express – 14 poèmes pour Aline – II

Livre lu : Shan Sa – la joueuse de Go

Lors de ma seule incursion dans la lecture d’un livre d’un Chinois converti à la langue française (François Cheng, le dit de Tianyi), j’avais été déçu. Je m’attendais à la sagesse de l’orient transfigurée dans un français très épuré, et je tombais sur un récit certes très bien écrit, mais écrit comme un académicien écrit : belle langue, beaux effets.
Ma deuxième incursion est donc ce roman de Shan Sa. Et cela correspond beaucoup plus à ce que j’attendais, et dont je rêvais secrètement : lire en français, mais avoir l’impression d’entendre le musique de la langue, et surtout la poésie, chinoises. Il y a du Erri De Luca là-dedans, ou du Laurent Gaudé : des phrases courtes, des images poétiques, un langage très simple et très pur. Du haïku chinois.

(Mais aussi de la dureté terrible, miroir des périodes troublées de la Chine occupée en partie par le Japon dans les années 30).

Et puis cette analyse définitive du Jeu de Go (NB : pour apprécier la citation suivante, il faut rappeler quelques éléments du Jeu de Go : les pions, ou pierres, sont posés, et ne se déplacent pas. L’endroit où l’on pose les pierres, les liens entre elles, les espaces qu’elles circonscrivent, les pierres ennemies qu’elles encerclent, donnent sa dynamique au jeu, alors même que les pierres sont fixes).

La position d’un pion évolue au fur et à mesure qu’on déplace les autres. Leur relation, de plus en plus complexe, se transforme et ne correspond jamais tout à fait à ce qui fut médité. Le go se moque du calcul, fait affront à l’imagination. Imprévisible comme l’alchimie des nuages, chaque nouvelle formation est une trahison. Jamais de repos, toujours sur le qui-vive, toujours plus vite, vers ce qu’on a de plus habile, de plus libre, mais aussi de plus froid, précis, assassin. Le go est le jeu du mensonge. On encercle l’ennemi de chimères pour cette seule vérité qu’est la mort.
Shan Sa, La joueuse de go, Folio n° 3805, p. 294.

Publié dans Livres | Commentaires fermés sur Livre lu : Shan Sa – la joueuse de Go

Ubuntu – Zargage

Zargage : n. f. distance où l’on sait qu’on est trop loin du métro / train, ça ne sert à rien de courir, les portes se refermeront avant.
Par extension : Sérénité qui en découle. « Je suis en plein zargage, donc pas de raison de stresser. »

NB : je cours très très rarement sur un quai : je ne vois pas ce qui justifie qu’on n’aie pas le choix / la possibilité d’attendre 2 mn de plus (métro) ou 10 mn de plus(train). Mais tout système connaît des exceptions, sinon c’est pas drôle. De temps en temps, rarement, ça me fait plaisir de courir, non pas pour rattraper frénétiquement quelques secondes, mais juste parce que ça me plaît de pouvoir le faire quand JE le décide.

Publié dans Ubuntu | Commentaires fermés sur Ubuntu – Zargage

Magnolia Express – 14 poèmes pour Aline – I

La douceur du repos
Mes doigts sur sa nuque
Blé noir et argile tiède.

Creative Commons License
Roman, publié progressivement, sous un contrat Creative Commons. Et aussi sous licence Touchatougiciel.

Le roman, dans l’ordre, est
.

Publié dans Romano | Commentaires fermés sur Magnolia Express – 14 poèmes pour Aline – I

Manipulation II – Démo des mots : un parfum d’indicible

J’ai toujours adoré les mots. Mais c’est assez récemment, à l’échelle de ma vie, que je me suis rendu compte du pouvoir manipulatoire des mots. Je ne suis pas expert en linguistique, donc je me positionne comme le pékin lambda, qui perçoit des mots, croit en comprendre le sens, mais peut être manipulé à son insu. Oui oui, même avec mes beaux diplômes et ma pseudo-rationalité.
Les mouvements extrémistes ont régulièrement détourné des expressions, ce qui favorisait leur rhétorique. Dans un registre moins extrême, regardez l’actualité des dernières années : les termes Combattant, Terroriste, Indépendantiste, Milicien ou Résistant ont tous une connotation très forte, à tel point que notre sens critique s’efface devant l’étiquette.
Qu’on me comprenne. Je ne cherche pas dans cette série de thibillets à dénoncer des mouvements ou à défendre des causes. Je m’interroge beaucoup plus sur notre capacité à traiter correctement l’information qu’on nous donne, et encore plus, à critiquer l’information pré-mâchée qu’on ne demande instamment de ne pas remettre en cause.
Changeons de sujet, restons dans le thème.
Pour revenir à une réflexion plus prosaïque, j’ai toujours été étonné par le terme « Pur jus de fruits sans sucres ajoutés conformément à la législation en vigueur« . Parce que je suis pragmatique, et que je connais la théorie de l’agence : quel est l’intérêt des industriels à mettre ce texte sur leurs étiquettes ?
Je me figurais (à tort) que la législation en vigueur était assez permissive, du genre « si vous ne rajoutez pas plus de 1kg de sucre par litre, on considèrera que c’est sans sucre ajouté ». En fait, sans sucre ajouté signifie bien sans sucre ajouté. Mais encore une fois, voici le poids des mots :

  • Beaucoup de personnes (je vous l’accorde, pas très fut’ fut’), en déduisent que c’est « sans sucres ». Cela paraît exagéré, mais en même temps, dans les méandres de mon cerveau, si ça se trouve, le « sans sucre ajouté » devient très vite « bon pour maigrir, puisque sans sucre » (ajouté).
  • Sans sucre ajouté, cela signifie qu’il y a le sucre des fruits, et c’est tout. Mais ce sucre peut représenter beaucoup. Un verre de jus de fruit (250 ml) représente l’équivalent, en sucre, de 2 à 3 fruits, ou 5 morceaux de sucre… Donc il n’y a pas de sucre ajouté, parce qu’il y en a déjà pas mal…
  • Il peut y avoir, dans des cas exceptionnels, ajout de sucres pour réduire l’acidité, mais c’est exceptionnel (colonne de droite)…

Je me méfie des mots. Dans Le Parfum, Patrick Süskind disait en substance « De tous les sens, l’odorat est le plus ouvert, car nous sommes obligés de respirer pour vivre, et donc les odeurs entrent en nous sans que nous puissions les refuser ». J’en viens à penser que les mots, et le sens qu’ils véhiculent, entrent aussi en nous, et font aussi leur travail manipulatoire sans que nous en soyions conscients. Tiens, le terme Guerre froide vient de refaire surface, après des dizaines d’années de disparition. Approprié ? Contextuel ? Manipulatoire ?
Allez, je finis par de la détente, oublions tout cela.
Grâce à monsieur Google, dont l’image avait changé aujourd’hui, j’ai découvert (je suis bien le dernier) que le CERN a lancé aujourdhui le Grand Collisionneur de Hadrons.
Alors déjà ça, Grand Collisionneur de Hadrons, ça rappelle Jarry ou le Collège de ‘Pataphysique avec ses Transcendants Satrapes. Sans parler de la Guilde des Honnête Ober Marchands. Bref, on est dans la fantasmagorie. Mais ça continue, et la mission du Grand Collisionneur de Hadrons englobe notamment :

  • détecter le Boson de Higgs. (Qui a dû se perdre, je suppose. Si quelqu’un trouve un boson, qu’il le rapporte à Higgs).
  • valider l’existence de la supersymétrie, et des superpartenaires. Je ne veux pas me mettre en avant, mais Meetic n’est pas loin.
  • identifier la matière noire.
  • créer des trous noirs microscopiques pour mettre en évidence d’autres dimensions que les trois que nous connaissons. J’aimerais bien une dimension qui suive la loi de l’emmerdement maximal, ça permettrait de savoir dans quelle direction il ne faut surtout pas aller.
  • travailler sur le plasma quark-gluon. C’est sûr, c’était nécessaire, ça expliquera pourquoi mes soufflés retombent toujours.

Enfin, cette phrase, que j’adore : « Les détecteurs observeront des collisions quark-quark, quark-gluon ou gluon-gluon. »
Quack quack quack, says the duck.

Publié dans Réflexions | Commentaires fermés sur Manipulation II – Démo des mots : un parfum d’indicible

Magnolia Express – Epilogue 2

Ceci est une citation à des fins d’illustration musicale (détails ici). Il s’agit d’un extrait, en mono, de River Boat Song, par JJ Cale, sur le CD Travel Log, Jive, 1990. Le disque est en vente ici.

La chanson du bateau de rivière
 
Le matin quand je me réveille, sa place est vide à côté de moi. Je descends à la cuisine, la brume se lève à peine, la rivière est encore tranquille, glacée comme un miroir et transpercée ça et là par quelques roseaux pointus. Quand je descends vers la berge, j’entends un petit tchik tchik tchik, elle doit taper à la machine au grenier, écrivant son livre avec la fenêtre ouverte. L’herbe me chatouille les pieds, et que le ciel soit gris ou bleu, j’entends arriver le bateau du vieil homme, comme une horloge qui ferait Touk Touk Touk Touk. Quelquefois je me suis fait un café, et je descends avec ma grande tasse serrée dans les mains, d’autres fois j’ai juste les poings au fond des poches, les yeux plissés à attendre l’apparition de son vieux bateau au tournant de la rivière.
Il passe chaque matin, pour aller pêcher plus bas, vers la mer, on se fait juste un signe, ça nous suffit pour la journée. J’aime bien le voir glisser doucement vers la mer. Il ne pourra rien m’arriver tant que le vieil homme passera chaque matin devant ma maison.

Creative Commons License
Roman, publié progressivement, sous un contrat Creative Commons. Et aussi sous licence Touchatougiciel.

Le roman, dans l’ordre, est
.

Publié dans Romano | Commentaires fermés sur Magnolia Express – Epilogue 2

Batana – Staflon

Staflon : n.m. réforme qui vise à simplifier la vie de 10% des personnes, et qui complique l’existence des 90% restants. Procédure interne qui a été pensée sans se préoccuper des utilisateurs finaux.
Par extension : staflonner : faire une réponse longue et circonstanciée (ou très enflammée) puis se rendre compte que ce n’était pas la question posée.

Publié dans Batana | Commentaires fermés sur Batana – Staflon

Magnolia Express – Epilogue 1

Ceci est une citation à des fins d’illustration musicale (détails ici). Il s’agit d’un extrait, en mono, de Aspen Colorado, par Tony Joe White, sur le CD Polk Salad Annie, Intermusic, 1993 (album original : Black and White, 1969). Le disque est en vente ici.

 

 

 

 

Epilogue

 

 

 

 

But there comes a time in everybody’s life

When you have to search for peace of mind

 

Tony Joe White

 

Creative Commons License
Roman, publié progressivement, sous un contrat Creative Commons. Et aussi sous licence Touchatougiciel.

Le roman, dans l’ordre, est
.

Publié dans Romano | Commentaires fermés sur Magnolia Express – Epilogue 1

Faceload Overbook (et réciproquement)

Ce soir, je constate que j’ai été poké sur Plaxo, il faut que j’accepte l’invitation de ce sympathique inconnu qui dit me connaître.
Je n’utilise pas ces sites à titre personnel, je ne cherche pas vraiment à changer de métier, celui que j’ai me va bien, je m’éclate, et à part prix Nobel de la paix ou saxophoniste au Birdland, je ne vois pas ce que je pourrais souhaiter de mieux. Mais il semble que je puisse aider mes prochains en servant de relais : j’accepte toutes les connexions raisonnables, ainsi, je mets des gens en relation, c’est ma Mission In Life.
De Plaxo, j’allais passer à mon compte LinkedIn, mais un scrupule me retient :  je ne vais pas passer à un concurrent le même soir, préservons les sentiments de ces sites qui croient m’avoir pour eux tous seuls.
Je me rabats donc sur FesseBouc. Et là, grand moment d’ubiquité. Moi, là, tel que tu me vois (à 23h23, je te tutoie, profites-en, mais j’embrasse pas), moi qui avait décrété qu’on ne me verrait plus sur Fesse Bouc, non seulement on m’y voit, mais deux fois. J’ai deux identités, deux photos, avec deux réseaux d’ « amis », c’est dingue.
Rien n’était prémédité, évidemment, c’est quand je me suis ré-inscrit pour avoir des news des happenings en course à pied que j’ai dû utiliser une autre adresse e-mail, résultat : j’ai deux identités.
Alors Monsieur Seguin de Fesse Bouc, je te fais une remarque : quand un gars il donne le même nom, le même prénom, le même rhésus sanguin, le même numéro de compte bancaire (ils sont comme ça chez Fesse Bouc désormais) et une adresse e-mail différente, peut-être que tu pourrais avoir un algorithme écrit en Basic qui essaierait d’émettre un message du genre

INPUT "Ne seriez-vous pas le même Christophe Thibierge que Christophe Thibierge ?" TO REP ; IF REP = OUI, THEN MERGE BOTH ACCOUNTS ELSE PRINT "Ah, dingue, cette coïncidence, je me disais bien, tu avais plus de cheveux !"

Question aux spécialistes : est-ce que je garde mes deux comptes qui vivent leur vie en parallèle ?

Publié dans Informatique et Internet | Commentaires fermés sur Faceload Overbook (et réciproquement)

Magnolia Express – 4ème partie – #19

Pas plus qu’un autre
 
Je ne sais pas comment tourne le monde, je ne sais rien, j’ai souvent l’impression d’être né à la mauvaise époque, ou sur la mauvaise planète. Je ne sais pas prévoir les réactions de mes semblables et je m’en réjouis, cette part d’imprévisible me remplit de joie, pas plus qu’un autre je ne peux y faire.
Je ne sais pas grand chose du monde, je vois des ambitions et des misères en chacun, et pas plus qu’un autre je n’ai trouvé le chemin.
Je ne suis qu’un arbre charrié sur un fleuve boueux, je m’en remets à ce flot qui m’emporte toute ma vie, je ne désire rien et j’accueille tout, chaque être humain m’apporte un nouveau bonheur, un nouvel enrichissement, une nouvelle incertitude.
Je ne suis sûr de rien, ni de mes actes, ni de mes renoncements.
 
Mais toujours,
de plus en plus,
pour des motifs futiles et grands,
sous le givre d’hiver et dans la touffeur de l’été,
sous le vent, les embruns et la brise,
sous ce ciel bleu et éternel,
éternellement changeant,
je sens, je pressens, je devine,
je vois dans les herbes sauvages,
ou sur les ailes des hérons,
ou dans les yeux des chats
que j’aime Aline.
Que j’aimerai toujours Aline.

Creative Commons License
Roman, publié progressivement, sous un contrat Creative Commons. Et aussi sous licence Touchatougiciel.

Le roman, dans l’ordre, est
.

Publié dans Romano | Commentaires fermés sur Magnolia Express – 4ème partie – #19

Alive and kicking

Suite à mon entorse, à mes inscriptions à des compétitions, et à la déprime subséquente, je suis allé voir un podologue et un rebouteux (en attendant le médecin du sport, mon 3ème rendez-vous).
Le podologue m’a rassuré intellectuellement, mais le rebouteux m’a remis sur pied physiquement.
La question ne serait pas « pourquoi ai-je pris des rendez-vous chez un podologue, un rebouteux et un médecin tout à la fois? », parce que la réponse est simple : diversification et paiement de primes de risque pour me couvrir.
La question est : quand un diplômé me rassure sur la théorie, tandis qu’un autodidacte non-reconnu officiellement me guérit en pratique, puis-je continuer à former des élites intellectuelles, et à les diplômer ? 😉
(en fait, le podologue a fait un bon diagnostic, et sa prescription aura des effets à plus long terme, mais indéniablement efficaces)(mais le rebouteux fumeur de Gauloises m’a clairement remis d’aplomb)

Publié dans Courir | 3 commentaires

L’Urgent, l’Important et le Truand

IMG_0140
Creative Commons License photo credit: mhaw

[edit du 30-10-2013 : cet article était publié sur mon blog de développement personnel (Devperso.fr), je l’ai rapatrié désormais dans la rubrique « productivité » de blogthib.com – un edit de ce type signalera de tels articles]

C’est une note rapide, mais je préfère la faire incomplète que de l’oublier 😉

Après tout, si je me conforme aux canons de David Allen (GTD), toute tâche qui prend moins de 2 minutes doit être faite immédiatement… Donc je fais, même si je vais l’écrire en plus de 2 mn (mais c’est de ma faute, ça fait des mois que je dois me mettre à 10 mn de dactylo quotidienne).

Voilà mon idée :

  • L’urgent : c’est notre quotidien.
  • L’important : c’est le domaine trop souvent négligé, et c’est là où Stephen Covey (les 7 habitudes) a établi sa quête. En quelques idées : essayer de réduire le Quadrant I (urgent et important), développer à fond le Quadrant II (important mais pas urgent), réduire à mort le Quadrant III (urgent mais pas important) et oublier totalement le Quadrant IV (pas urgent pas important).
  • Le truand : c’est mon idée du jour, je l’appelle le truand par référence à Sergio Leone, mais la première dénomination que j’avais en tête, c’était « capacité de nuisance à terme ».

Toute tâche devrait pouvoir être classée sur ces 3 axes. Détaillons-les :

  1. Les esclaves du quotidien vivent dans un monde à une dimension et binomial : urgent / pas urgent.
  2. Les aficionados du GTD et des 7 habitudes de Covey vivent dans un monde à deux dimensions, une matrice à quatre Quadrants : urgence par rapport à importance.
  3. Je propose une troisième dimension, pour bâtir un hypercube : +/- urgent, +/- important, +/- pourrissant.

Exemple : soit 3 tâches de ma to-do list, qui sont (1) appeler ma tante pour prendre des nouvelles (2) payer ma taxe professionnelle (3) rédiger ce billet de blog.

  • Classement dans un monde à 1 dimension : urgent = payer ma taxe ; non urgent = appeler tante, rédiger billet blog
  • Classement dans un monde à 2 dimensions : urgent important : rien ; important pas urgent : appeler tante, rédiger billet blog ; urgent pas important : payer taxe

Remarquez que dans le deuxième cas (qu’on suppose plus évolué), je vais traiter en premier des tâches que je traitais en dernier dans le premier cas. Mais si rajoute « capacité de nuisance », je vais tout de suite voir que payer ma taxe professionnelle, c’est la tâche à faire en premier ! Parce que l’approche Allen / Covey est une approche instantanée : c’est en fonction de ma perception d’aujourd’hui que je classe mes priorités.

Mais si je rentre dans la troisième dimension, j’essaie aussi de juger quelles sont les choses qui sont susceptibles d’évoluer négativement pour moi. La question devient « si je le fais plus tard, est-ce que je le paierai plus cher ? » (pas uniquement au sens financier).
Prenons l’exemple de la taxe professionnelle. Elle est exigible dans un mois. En toute rigueur, elle n’est donc pas urgente. On va dire par ailleurs que c’est un enjeu peu important dans ma vie (parce que, dans mes objectifs de vie, « payer mes impôts » n’est pas le plus important), donc je décide de reléguer le paiement à plus tard. Et en termes financiers, j’ai raison de ne pas payer maintenant : si je paie aujourd’hui, je suis débité un mois en avance, alors que si j’attends la date limite, j’aurai un mois de trésorerie (et d’intérêts de placements) en plus.
Maintenant, raisonnons en rajoutant le 3ème critère, celui du pourrissement de la situation. « Si j’attends de payer, que peut-il se passer ? »
Je me connais : une fois sur deux, pour avoir voulu ruser sur ma gestion de trésorerie, je me retrouve à payer trop tard. Il suffit de peu : un gros boulot par ailleurs, quelques jours où je ne classe pas mes papiers, une pile oubliée dans un coin…
Donc je décide de payer tout de suite ma taxe professionnelle. Non pas parce qu’elle est urgente (j’ai un mois) ni importante (dieu merci, j’ai d’autres choses qui m’importent plus) mais tout simplement parce que, dans ma liste, c’est la chose qui risque de me coûter de plus en plus cher au fil du temps qui passe.
Il y a comme ça quantité d’exemples.
Les impôts et factures à payer, évidemment.
Les réparations sur la voiture. Exemple : je fais changer mes plaquettes de frein à temps, ça me coûte les plaquettes ; je les fais changer trop tard, ça me coûte les disques de freins, qui valent 5 à 10 fois le prix des plaquettes.
Et pour sortir du discours financier, il y a le même raisonnement sur le temps passé. Il y a certaines tâches qui vont me prendre 10 minutes aujourd’hui, mais les mêmes tâches me prendront 1h si je les fais dans un mois, parce que les choses auront évolué, la tâche sera devenue plus complexe, ou elle aura pourri, et dans un mois, je regretterai amèrement de passer autant de temps dessus.
Par opposition,  certaines tâches n’ont pas une valeur temps dramatique : que je les fasse aujourd’hui ou dans un mois, cela me coûtera le même prix.
Savoir distinguer ces différentes tâches peut donner un ordre de priorité.

Pour conclure : quelle est la situation dans laquelle je peux utiliser ce 3ème critère ?
Réponse : quand j’ai 12 tâches urgentes & importantes, mais que je ne peux en traiter que 8, faute de temps.
Lesquelles choisir ? Celles qui me le feront payer cher si je les traite plus tard.
Les Truandes.

Publié dans GTD, Productivité, To-Do | Marqué avec , , , , , , | 8 commentaires