Dans mon lit de spartiate
Seul en moi-même
Je laisse la nuit me recouvrir.
Demain il y aura combat.
Dans mon lit de spartiate
Seul en moi-même
Je laisse la nuit me recouvrir.
Demain il y aura combat.
Dîner des Grands de ce Monde (3)
Vieux Bill continua :
– dans le parc dehors, il y a deux ou trois cahutes pour les voyageurs égarés. ça n’est point le grand luxe, mais comme vous n’êtes pas arrivés en smoking (sourire) et robes du soir (inclinaison de la tête), ça devrait aller.
Conrad, homme pratique :
– … Et pour mon pare-brise ?
– J’ai une idée. On verra demain.
– Et … pour cette nuit, dans les cahutes ?
– On verra demain. Si vous me donnez un coup de main, on pourra s’arranger facile (et en disant cela, Vieux Bill chassait l’air avec sa main, comme John Wayne dans Rio Bravo).
Après hochements de tête réciproques, Vieux Bill se leva, attrapa une lanterne de cuivre au mur, l’alluma à une des lampes à pétrole :
– Si vous voulez bien suivre le bagagiste, il va vous montrer vos suites …
Je pris le bras d’Aline façon grand seigneur, Conrad celui d’Eileen, le cortège était constitué :
– Vous remercierez vivement le propriétaire, honorable bagagiste. Vous pouvez larguer les amarres, nous sommes prêts.
Tandis que Vieux Bill et son rond de lumière nous précédaient dans la nuit, Aline me chuchota :
– C’est quand même bien tombé, non ?
– J’ai le génie de l’organisation, répondis-je.
Et la nuit nous picorait le visage de baisers frais.

Roman, publié progressivement, sous un contrat Creative Commons. Et aussi sous licence Touchatougiciel.
Le roman, dans l’ordre, est là.
Voilà donc le parcours (en fait le relief) du Marathon de Turin, récupéré par un ami sur openrunner.

Une longue côte (heureusement, pas forte, mais quand même…) entre le km 10 et le km 27, et après, poh poh poh, rien du tout, 15 km en descente, ça ne fait rien, à part taper dans les cuisses (qui n’auront avalé que 27 km, dont 17 de faux-plat) 🙁

Bon, le climat devrait être ensoleillé mais frais, touchons du bois.
Qu’est-ce que j’en ai marre, de boire de l’eau, de la tisane, du thé vert…
Dimanche soir, méga-dîner gastronomique à Turin, lundi, journée off à essayer de descendre les escaliers turinois sans grimacer, lundi soir tard, retour France…
Pensées de Conrad
Bon, en virant le vieux coffre à bois (bon sang, faudra le porter à deux), on devrait dégager suffisamment d’espace pour loger un raton-laveur. Evidemment, on peut clouer les sièges au plafond, ça mettra un deuxième raton-laveur à l’aise, pas de problème. Quant aux autres…
Dormir dans le frigo ?
Y a peut être une cave ?
Bon sang de bois …

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Le roman, dans l’ordre, est là.
Dîner des Grands de ce Monde (2)
– Voilà, nous dit Vieux Bill en s’essuyant la bouche, vous êtes coincés ici pour la nuit. Je peux vous loger.
Nous eûmes un regard entre nous. Conrad jaugeait la petite pièce circulaire.

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Mon new blog de productivité personnelle tourne désormais sous WordPress avec un hébergement personnel, depuis hier.
C’est peu dire qu’il y a encore des choses à faire, mais c’est marrant, parfois. (Dit-il en retournant en cours). http://www.devperso.fr/
[edit du 30-10-2013 : cet article était publié sur mon blog de développement personnel (Devperso.fr), je l’ai rapatrié désormais dans la rubrique « productivité » de blogthib.com – un edit de ce type signalera de tels articles]
Suite à un commentaire extrêmement pertinent de la part de Christian, je me suis rendu compte que je m’étais lancé dans l’aventure d’un blog sur le développement personnel sans même vérifier quelles étaient les ressources existantes. Fatale erreur, et bénéfique commentaire.
Maintenant, est-ce que cela remet en cause mon envie première d’administrer un blog sur le sujet ? Non, point. Je sens toujours que je peux apporter un petit quelque chose, différent par rapport à l’existant. Donc l’aventure continue.
Voici donc le fruit de mes premières recherches.
Il existe ensuite des blogs, personnels ou collaboratifs, qui m’ont attiré. La liste n’est pas exhaustive, je vous en donne un compte-rendu intermédiaire :
Il y a aussi des ressources plus générales, toujours utiles :
Je mettrai régulièrement à jour cet article en l’incluant dans une page dédiée, sur le modèle de la présente page Outils et ressources.
Voilà un certain nombre de raisons pour lesquelles vous pourriez envisager de donner :
Pour faire un don, vous pouvez soit vous connecter sur le site Internet http://www.5marathons.com/ et aller à la page des coureurs, et me choisir (oui, moi, tout en bas de la page) pour faire un don en ligne (connexion sécurisée par Paypal), ou bien vous pouvez envoyer un chèque, libellé à l’ordre de « Autour des Williams », envoyé par la Poste à
Anne-Laure THOMAS
Association Autour des Williams
« 5 marathons sur 5 campus »
Dans les deux cas, l’association vous contactera pour le justificatif fiscal.
Dans la page des coureurs, vous constaterez que nous nous sommes tous fixé des défis, avec des paris à la clé. Ce système de pari n’est pas une obligation (vous pouvez verser un don libre), mais il est destiné à motiver les coureurs à faire un bon temps. Pour ma part, je ne suis pas sûr d’égaler mon meilleur temps au Marathon, soit 4h18, car Berlin était un marathon très plat. Mais je ferai au mieux !
Je vous remercie d’avance, et je posterai ici un compte-rendu détaillé de cette épreuve… après l’avoir courue 🙂
[edit du 30-10-2013 : cet article était publié sur mon blog de développement personnel (Devperso.fr), je l’ai rapatrié désormais dans la rubrique « productivité » de blogthib.com – un edit de ce type signalera de tels articles]
L’e-mail prend une part très importante de nos vies professionnelles, voire personnelles. Certaines personnes ont le sentiment d’être débordées par le nombre des e-mails qu’elles reçoivent et qu’elles doivent traiter. J’y reviendrai, en détail, ce billet inaugure une nouvelle rubrique, intitulée e-mail.
Je souhaitais lors de ce billet évoquer les pour ou contre de l’e-mail vs. le téléphone / le contact. En effet, je constate en France une propension de plus en plus grande à utiliser l’e-mail au lieu du téléphone. Certains de mes collègues peuvent passer plusieurs heures chaque jour à traiter des mails. Cela mérite une petite comparaison, sur les raisons (bonnes ou mauvaises) qui peuvent conduire à utiliser l’e-mail plutôt que de décrocher son téléphone / se déplacer.
Inconvénients de l’e-mail / avantages du téléphone :
Avantages de l’e-mail / inconvénients du téléphone :
Inconvénients des avantages de l’e-mail 😉
Enfin, en conclusion : l’e-mail est devenu omniprésent dans nos vies professionnelles, mais ce n’est pas un outil efficace pour tout. Je prends deux exemples :
Nous reviendrons sur tous ces thèmes dans les prochaines semaines…
Dîner des Grands de ce Monde
On était assis autour d’une plâtrée où l’on reconnaissait des oeufs, des pommes de terre avec du lard et du bacon, des tomates, quelques poivrons, quelques épices. Conrad avait passé un tablier rose sur lequel on pouvait lire « Embrassez la cuisinière », et il avait oublié de l’enlever en passant à table. Je l’affirme, dîner dans un navire immobile face à un plantigrade revêtu d’un tablier rose à volants était une expérience qui méritait à elle seule tout ce voyage.
– Qu’est-ce que tu regardes, Aline ?
– Tu me fais penser à une danseuse de french cancan dans un saloon.
– … ? … Bon sang de bois, j’avais oublié ce fichu tablier !
Nous étions assis autour de la table à cartes, j’avais mon assiette posée sur le Pérou, Conrad était du côté du cercle arctique, Eileen était en Norvège et toi tu pataugeais non loin du Cap Vert. Vieux Bill régnait sur l’Australie, en bout de table.
ça n’était que justice.

Roman, publié progressivement, sous un contrat Creative Commons. Et aussi sous licence Touchatougiciel.
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Mon cerisier
Flamme blanche et parfumée
Encens dans l’azur.
| Ceci est une citation à des fins d’illustration musicale (détails ici). Il s’agit d’un extrait, en mono, de Call me The Breeze, par JJ Cale, sur le CD Naturally, Mercury, 1972. Le disque est en vente ici. |
George et Théa
Vieux Bill voyait nos regards glisser sur les instruments, s’arrêter sur les figures de proue situées chacune dans un angle de la pièce, repartir le long des murs, l’obscurité se diluait, la vieille lampe à pétrole qu’il avait allumée ressemblait à un vieux fanal de navire envoyant une vieille lumière dorée dans cette vieille pièce. Vieux Bill me scruta alors que je regardais le gabier barbu :
– Mademoiselle, permettez-moi de vous présenter George.
– Enchanté George. Aline.
– Salut, boucanier. Conrad, navigateur-gazoline.
– Bonjour, George (fut la réponse timide d’Eileen).
Mais toi, tu étais tourné vers la princesse des îles :
– Bonjour Madame, as-tu dit.
– Théa, dit le vieux. C’est pour elle que George a échoué ici.
– Tu as eu raison, vieux George. ça n’est jamais bon d’être seul à terre.
– Bien dit, mon gars. Tu es marin aussi ?
– Par adoption, Vieux Bill : on pourrait me surnommer Jonah.
Il te regardait en hochant la tête, puis il se tourna vers moi :
– Comment s’appelle ton cavalier, demoiselle ?
– … On l’appelle La Brise.

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Le roman, dans l’ordre, est là.
Julien l’a su avant les autres : j’ai ouvert ce week-end un blog dédié à mes interrogations sur la productivité personnelle.
Je voulais délocaliser cette réflexion dans un espace qui lui soit propre, sans forcément me lancer dans une plate-forme que j’administrerais. Je ne suis pas sûr de la longévité d’un tel thème, j’attends de voir, je considère ce deuxième blog public comme une version bêta pour l’instant. Dans les semaines qui viennent, rien de bien nouveau : je posterai là-bas sur des thèmes que mes 3 lecteurs assidus connaissent pour les avoir lus ici. Et on verra bien si ça décolle, façon soufflé, ou si ça retombe, façon soufflé.
Le cerisier
Jeune canard qui ébroue son duvet
Dans la brise de printemps.
[edit du 30-10-2013 : cet article était publié sur mon blog de développement personnel (Devperso.fr), je l’ai rapatrié désormais dans la rubrique « productivité » de blogthib.com – un edit de ce type signalera de tels articles]
Ce blog démarre à peine, il est temps de poser quelques principes.
Nous sommes nombreux à rechercher plus d’efficience dans notre travail. Cela peut être dû à un environnement exigeant et mouvant (la contrainte vient des autres), mais parfois, cela peut correspondre à une démarche personnelle : on cherche à mieux fonctionner, à ne pas passer à côté de sa vie, même si l’on doit continuer à travailler.
La différence n’est pas triviale : dans un cas, on cherche à réagir à l’environnement, de façon souvent illusoire (« comment me battre contre une entreprise entière ? »), de l’autre, on cherche à modifier son propre rapport à son travail.
Dans la première approche, je constate qu’il y a pléthore de « petits trucs » de productivité : comment gérer sa boite mail, comment prendre des notes, comment organiser ses idées. Mais ces petits trucs, s’ils ne sont pas sous-tendus par un système, vont passer de mode, ou ne vont pas être connectés entre eux. Dans la seconde approche, on part de grands principes, et l’on s’approprie les petits trucs qui s’accordent avec nos principes.
Prenons un exemple : un coureur occasionnel qui veut courir sa première compétition (par exemple, un 10 km sur route).
Une liste de « petits trucs » pourra être en vrac :
Comme on le voit, ce sont des conseils glânés auprès d’autres coureurs, sans ordre ni logique. Même si, pris individuellement, certains de ces conseils vont aider le coureur, il manquera toujours l’étape suivante. Par opposition, un coureur qui considère son corps comme un système, et qui fait l’effort de comprendre ce système et poser les bases d’un entraînement, aura non seulement les « trucs », mais la vision plus globale qui permet
A mon sens, le livre de David Allen, Getting Things Done, oscille bien entre un système global et des petits trucs, donc on comprend la cohérence du tout. Un autre livre, plus profond, parle beaucoup plus de valeurs et de principes que de trucs au quotidien. C’est « Les 7 habitudes » de Stephen Covey, qui non seulement détaille les éléments de son système, mais propose à chacun de se bâtir son propre système.
J’y reviendrai, bien sûr. Mais en résumé : raisonner en global, vu d’avion, permet souvent de mettre en place un système, tandis que la recherche de trucs ponctuels tient plus de la rustine : efficace, mais de portée limitée.
Cargo cabane
A l’intérieur, il faisait assez sombre, pas de cette obscurité qui mange tout et laisse les petits enfants frissonnants, non Monsieur, de la belle obscurité tiède, qui atténuait les reflets du cuivre (du cuivre patiné, dans cette bicoque ?), qui absorbe totalement les bois sombres (ébène, teck) et qui souligne juste les bois clairs, comme des bouées apparaissant dans la tempête. C’était un bateau, amarré à jamais, ancré au-dessus de dix mille pieds de terre, immobile, puissant, un bateau en cale sèche mais un bateau tout de même. Le vieux s’était installé dans un fauteuil à bascule en bois sombre, avec des ferrures dorées, et toute la pièce semblait rayonner autour de lui :
un compas à cardans,
un tonnelet de rhum des îles,
un compas à huile,
des marines accrochées aux murs, encadrant
deux lunettes d’approche, dont l’une avait dû servir de massue à un fier corsaire
(un peu tordue, quoi),
un sextant posé sur une table à cartes, et jouant le rôle d’un presse-papiers
une figure de proue dans un coin, taille humaine, représentant un gabier barbu
une autre figure de proue, en bois plus sombre, lui faisant vis-à-vis. Une superbe femme des îles, et (je me permets de le souligner) pas une de ces images tentatrices issue d’un cerveau masculin embrumé par l’alcool et les vices. Non Monsieur. Une reine.

Roman, publié progressivement, sous un contrat Creative Commons. Et aussi sous licence Touchatougiciel.
Le roman, dans l’ordre, est là.