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H6M – Histoires en 6 mots ou moins

J’ai découvert récemment (sur le blog de Paulo Coelho) que plusieurs écrivains se sont essayés à écrire une histoire en 6 mots.

L’histoire qui m’a frappé est celle d’Ernest Hemingway :

« For Sale : Baby shoes. Never worn. »

(« A vendre : chaussons bébé. Jamais utilisés. »)

Je m’y suis lancé ce week-end, avec des résultats mitigés, pour les raisons suivantes :

  1. L’histoire d’Hemingway l’illustre bien : il ne s’agit pas de raconter, mais plutôt de suggérer. Tout parti pris de narration linéaire échoue lamentablement en 6 mots.
  2. La langue française est moins adaptée que l’américain à ce genre d’exercice, car elle a rarement la même concision. Pour être équitable, une histoire de 6 mots en anglais devrait pouvoir être exprimée en – disons – 8 mots en français. J’en donne un exemple ci-dessous (ma première histoire en 6 mots).
  3. Cela étant précisé, c’est un exercice que je recommande chaudement, car il est astreignant, mais il permet de revenir aux fondations de la création littéraire : en 6 mots, pas de place pour le gras, tout doit être épuré… sans qu’on y perde l’intérêt pour autant. Je ne suis pas sûr d’y être arrivé à chaque fois.
  4. Une fois que j’aurai publié mes quelques histoires, je passerais bien à un format qui permette de développer au minimum une intrigue : des histoires en 50 mots.

Histoire en 6 mots ou moins :

« Nothing ever existed outside his brain. »

(Traduction en français, moins satisfaisante : « Rien n’existait hors son cerveau. »)

Inbox Zero

Ça y est, ma boite de réception mail (Inbox) ne contient plus un seul mail, elle est plus vide que le slip d’un ange.

Ce que j’ai appelé à l’époque le projet Augias (historique et liens dans ce thibillet) est en fait un projet de longue haleine. Les dernières fois où j’ai réussi à être en Inbox Zero ont été le 6 février 2008, le 7 novembre 2008, le 1er décembre 2008.

Cette histoire des mails est un symptôme, je trouve, de notre culture, notre société, notre siècle. Je peux le résumer en quelques idées :

  • de l’action, nous sommes passés à la contemplation. Avant, on répondait à ses mails. Aujourd’hui, on checke ses mails.
  • A la place d’une gestion systématique, on traite les mails en fonction du stimulus (plaisir, urgence, motivation…)
  • Une nouvelle vieille de plus d’une heure… a disparu de nos écrans. Un mail de plus d’un jour, idem.

Je vais essayer de maintenir cette boite de réception vide, en étant particulièrement vigilant sur la régulation du flux entrant (stratégie du dressing).

Et pour terminer, quelques stats :

  • Sur les 6 premiers mois de l’année 2011, j’ai reçu 3 127 mails « utiles » (ceux que j’ai archivés, c’est-à-dire que j’exclus les spams et les mails que j’ai détruits car inutiles – beaucoup de lettres d’information par exemple), soit 142 mails utiles par semaine. J’ai répondu avec 1 409 mails, soit un ratio d’un peu moins d’un mail envoyé pour deux reçus, ou 64 mails par semaine. Mon flux utile est donc de l’ordre de 206 mails par semaine. Cette statistique est hélas trompeuse. Comme déjà indiqué, certains mails demandent juste à être classés (touche « A »), d’autres demandent une réponse rapide (« OK, ça me va, A+ »), enfin, à l’autre extrême du spectre, on a les envois de cas à corriger, les propositions pédagogiques à bâtir (formation exécutive), ou les mails du type « Bonjour, voici notre mémoire de 3ème année (60 pages), pouvez-vous nous dire ce que vous en pensez ? ».
  • 2010 :  4 321 mails envoyés (83 par semaine) ; 8 843 mails utiles reçus et conservés (170 par semaine). Ratio d’un peu moins d’un mail envoyé pour 2 mails utiles reçus.
  • 2009 : 3 906 mails envoyés (75 par semaine) ; 7 959 mails utiles reçus et conservés (153 par semaine). Ratio d’un peu moins d’un mail envoyé pour 2 mails utiles reçus.

My ThibPad

Cela fait maintenant un mois que je pratique mon nouveau petit ordinateur, et voici le temps du bilan.

Tout est parti d’un week-end à Barcelone. Sur les 5 poilus présents, j’étais le seul à ne pas avoir emporté de solution mobile (ordi portable ou iPad). J’ai donc pu mesurer :

  • ma pharmacodépendance (forte) aux réseaux dont j’étais privé alors que les 4 autres avaient leur dose
  • l’intérêt des différentes solutions en présence

Je suis revenu de ce week-end en sachant déjà que je voulais un iPad qui ne soit pas un iPad.

iPad Pour Contre
Allumage Immédiat – tout le temps disponible
Environnement Connu – univers Mac
Connectique Nulle – une prise propriétaire, point.
Réseaux Wifi uniquement 🙁
Logiciels Mac uniquement – pas de possibilité d’installer LibreOffice, Firefox, Thunderbird…
Clavier Virtuel
Autonomie Géniale (10h ?)
Prix prohibitif pour les Contre listés ci-dessus

Ce qui me plaisait dans l’iPad (autonomie, sortie de veille immédiate, légèreté qui permet de ne même pas y penser quand il est dans la sacoche ou le sac-à-dos) devait être associé à des choses qui me semblaient indispensables :

  • un vrai clavier, un de ceux où l’on peut être véloce, donc pas un clavier virtuel. (J’ai testé le clavier virtuel de l’iPad, je n’en veux pas, merci).
  • une connectique passe-partout : de l’USB, du réseau ethernet, du VGA (eh oui…)

Je voulais surtout avoir un environnement où je n’aie pas à refaire un investissement pour savoir où trouver quoi. Je ne rajeunis pas, et malgré une vivacité intellectuelle que m’envient les jouvenceaux de 20 ans, j’en ai un peu marre de jouer avec les subtilités de 5 systèmes d’exploitation (Mac OS, Linux, Windows XP / Vista / Seven) dont certains prétendent me faciliter la tâche en créant des menus ultra-simplifiés… ce qui me pousse à chercher pendant des heures les sous-menus de configuration qui vont bien.
Le duel s’est joué (rapidement) entre le MacBook Air et un Netbook Samsung NC 110 :

MacBook Air Netbook Samsung NC 110
(Windows Seven + Linux installé par mes soins)
Allumage Non testé.
Sortie de veille ultra-rapide.
Très rapide (sous Linux…)
Sortie de veille ultra-rapide (sous Linux…)
Environnement Connu – univers Mac Connu – univers Linux Ubuntu
Connectique Très faible. 1 USB. 3 USB, 1 VGA, 1 Ethernet, casque et micro, carte SD
Réseaux Wifi uniquement… Wifi, ethernet et Bluetooth (très utile, cf. ci-dessous*)
Logiciels Mac, donc fiables
Avantage : iTunes et iPhoto
Possibilité d’installer des logiciels tiers comme Firefox, Thunderbird, LibreOffice, Kompozer etc.
Linux Ubuntu, donc fiables

Possibilité d’installer des logiciels tiers comme Firefox, Thunderbird, LibreOffice, Kompozer etc.

Clavier Rétroéclairé (mon seul regret) Non rétroéclairé
Autonomie Bonne (4-5h) Géniale (10 h ?)
Prix Prohibitif 350 €
Écran Brillant (comme 90% des portables) Mat (ce qui était un critère)**
Volume Super slim, beau, 11″ Petit (10″), donc qui tient sur les genoux dans le métro
Critère ultime Tellement beau (et qui se signale avec sa pomme lumineuse) que l’on peut se le faire tirer rapidement dans un métro ou un train de banlieue. Noir, pas très beau, petit, en plastique : peu de risque de se le faire chourer à l’arrache. Donc j’hésiterai moins à l’utiliser que si j’avais un MacBook Air en alu…

* Un ordinateur portable avec Bluetooth permet de se connecter à son téléphone mobile et ain
si de surfer en utilisant l’abonnement illimité du téléphone portable. Extrêmement pratique quand, comme souvent, on est dans une entreprise tierce dont le wifi est verrouillé.
** Un écran mat est la seule solution pour travailler sans que les reflets (néons, fenêtres…) ne perturbent la vision.

Au final, comme vous le devinez, c’est le Netbook qui a gagné. Installation de Linux Ubuntu sans problème (sauf, hum, que sans lecteur de CD, c’est un peu compliqué…), puis, 15 jours après, mise à jour vers Ubuntu 11.04 déroulée sans problème. Certaines touches de fonction du Netbook ne sont plus reconnues, OK, j’ai trouvé des raccourcis « sous le capot », c’est un peu moins pratique et glamour, mais ça marche, et ça ne perturbe pas ma productivité.

Grâce aux logiciels libres et à la synchronisation, tout mon environnement est désormais le même sur mes 4 ordis (boulot, fixe maison, Mac maison, netbook) :
– Firefox 4 avec synchronisation des bookmarks (xmarks)
– Thunderbird avec mails hébergés en IMAP (donc automatiquement accessibles partout)
– Dropbox pour la synchronisation des fichiers
– LibreOffice sur tous les ordinateurs, de même que Kompozer (pour les thibillets)
– j’ai même un dossier synchronisé avec des fichiers d’icones, pour que tous les dossiers importants (Fichiers, Téléchargements…) soient identifiés visuellement avec la même icone quel que soit l’OS utilisé.

En résumé, ça fait un mois que je n’ai plus touché Windows Seven et que je ne travaille plus que sur Linux Ubuntu (idem pour mon ordi fixe, dont le Vista occupe en pure perte des gigas du disque dur, tant il n’est jamais utilisé). Il ne reste plus qu’à attendre que Samsung corrige son bios défectueux, pour que les touches de fonction soient reconnues sous Linux. Problème bénin.

Courir pour les enfants hospitalisés de Robert-Debré : 29 mai 2011

Il y a maintenant un an, nous terminions le défi « 5 marathons sur 5 campus » :
– 53 000 € levés en 4 ans pour aider la recherche génétique,
– des centaines de kms parcourus en entraînement
– le tout, pour culminer avec le 5ème et dernier marathon, à Paris en avril 2010.

Nous étions plusieurs à souhaiter deux choses :
– continuer sur cette lancée de « courir pour une cause »
– ouvrir ce type de course au plus grand nombre, donc ne plus proposer des marathons de 42 km, mais plutôt des courtes distances, genre 5 ou 10 km.

Voilà donc la cuvée 2011 :

En partenariat avec l'hôpital Robert-Debré, plusieurs membres de la communauté ESCP Europe participent à l'organisation d'une
Course pour les enfants hospitalisés de l'hôpital Robert-Debré
qui aura lieu
Dimanche 29 mai 2011
au parc des Buttes Chaumont (à 10 mn de l'école)

Les bénéfices de la course seront intégralement reversés à l'association Robert-Debré. L'école qui m'emploie est officiellement co-organisatrice de cette course, et nous avons besoin de toutes celles / ceux qui le souhaitent :
  • comme coureurs (deux distances : 4 km ou 7,8 km) (+ des courses pour les enfants)
  • comme bénévoles (créneau 7h-14h dimanche 29 mai).
Les coureurs peuvent télécharger le bulletin d'inscription sur www.association-robert-debre.net (FaceBook : http://tinyurl.com/6j7h4u7) ou sur le site http://robertdebreparis.aphp.fr/fr/accueil.php Les bénévoles peuvent me contacter et je les orienterai.
Évidemment, si vous ne pouvez ni courir, ni vous déplacer pour être bénévole, vous pouvez toujours donner... :-)