Ce sera finalement un bon gros vieux goûtu restau. Oh, allez, si je mastique vigoureusement, je vais aussi brûler des calories, hein. Et dans une semaine : semi-marathon d’Amsterdam.
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L’évangile selon Synthol
Et le dernier jour de la semaine, il fit 3h30 de voiture, 7h de cours, et rentra en se disant « je vais ronquer comme un ne », mais voilà, il y avait encore l’aïkido pour débutants neuneus. Allez, deux heures de souffrance, et ce sera enfin le week-end.
Neuneuil
Il y en a qui célèbrent leur alliance contre nature avec des motocyclettes (mais n’est-ce pas ce que prône Robert Pirsig dans Zen and the art of motorcycle maintenance ?), je veux rendre hommage à mon investissement à moi : mes yeux.
Je vous la fais aussi courte que ma vue était basse :
- Rendez-vous de ce matin avec mon ophtalmo, pour tirer les leçons de l’opération des yeux que j’ai subie il y a un an et quelque.
- Moi : « Euh, rappelez-moi, quelle était ma vue, sans correction, avant l’opération ? » Lui, professionnel, donc informatisé : « Oeil droit (l’astigmate) : 1,5 / 10, œil gauche (le myope) : 1 /10. Autant dire que vous étiez une taupe derrière le rideau de fer, comme dirait Ludlum ! »
- Moi : « Et maintenant, sympathique charcuteur, où en suis-je, toujours sans correction ? » Lui, professionnel, donc équipé de trucs qui balancent des lumières aveuglantes dans le fond de l’oeil : « Oeil droit (l’astigmate) : 9,5 / 10, œil gauche (le myope) : 10,5 /10. C’est pas pour me vanter, mais t’as de beaux yeux, tu sais ! »
Je sais que cette opération n’est que physique, et que ma clairvoyance sur les êtres humains, les jeunes filles et femmes en particulier, n’aura pas été améliorée. Je n’ai pas trop d’illusions sur ce point. Mais je suis bien content quand même.
Don Quixote
Lever 6h30, zigzag vers la douche, pschhh, résurrection. Une chemise, sanglé dans un costard, étranglé dans une cravate, et un café pour décoincer la glotte.
Départ dans une voiture qui n’est pas la mienne, avec un ordinateur qui n’est pas le mien. Je vais évangéliser les foules, la route est brumeuse, le soleil se lève.
Caillou ? Calcul ? Douceur…
Le soleil fait une belle herbe verte. Il fait doux dehors, alors l’apéro-dinatoire libanais va être au jardin.
Les drosophiles pullulent dans la cuisine (ben oui, fallait pas ramener des corbeilles de fruits)
Elles se tapent des plongeons dans mon verre de vin, mais
Elles sont trop pétées pour saisir la perche secourable que je leur tends.
Bacchanale d’insectes, il fait nuit, nous continuons à parler.
A propos de ce temps…
J’ai deux enfants à garder pendant encore une semaine, et il pleut comme vache qui broute. Soit je décapsule une bière (mais je n’en ai pas), soit je me tire une balle, soit je fais un feu. Je crois que je vais faire un feu.
Par ailleurs, pour mémoire, je me note la liste des thibillets en attente (je mettrai les liens quand j’aurai rédigé) :
- pensée d’après-vacances : l’efficience des embouteillages
- pensée d’après-vacances : location ou achat
- La retraite, ou « est-ce qu’on tous finir à la rue ? »
- Livre lu : Enfantines, de Valery Larbaud
- Livre lu : Haute Fidélité, de Nick Hornby
- Livre difficile à lire : Waltenberg, de Hedi Kadaré
- Livre lu : Ubuntu, de Caccinolo, Dricot, Markoll
- Disque écouté : la septième vague, de Laurent Voulzy (et des coïncidences blogiques et batanesques)
- Actifs immatériels, argent fictif et valeur psychologique, la synthèse absolue (ou, plutôt, une petite anecdote)
Je ne me fais pas trop d’illusions : dans ma précédente liste, il y a encore des billets qui restent à écrire.
Bon, ce feu, il va pas se faire tout seul…
Skritch, pfffu, pfffu, vloufff, clac, pschhhh, ça y est (en théorie). Comme le dit Roland Magdane « Tu te demandes comment des hectares de forêts peuvent partir en fumée à cause d’un petit mégot, tandis qu’avec une boite d’allumettes modèle familial, 10 kg de charbon et 2 litres d’alcool à brûler, je ne peux pas réussir à allumer un barbecue ! »
Pensées d’après-vacances 1 : check-list location
Voici, en l’état actuel, la check-list de ma location de vacances idéale (liste à augmenter probablement au fil du temps) :
- être près de la mer (pour la mer et le poisson frais et les fruits de mer)
- pouvoir tout faire à vélo (plage, courses, gogo dance au Macumba)
- être loin des voisins i.e. avoir un terrain suffisamment grand pour éviter autant que possible la proximité de locataires qui ont soit des horaires incompatibles, soit un volume sonore incompatible.
- vérifier très vite que la literie est correcte (et non pas, au hasard, un vieux clic-clac sur 120 cm avec un matelas de 140 cm qui repose sur des poufs et des bûches.)
- être proche d’un mini centre-ville civilisé : 2-3 restaus, glaciers, et surtout, une maison de la presse ou un bouquiniste.
- Partir avec des vrais amis, qu’on peut supporter et qui peuvent nous supporter. Recette pour identifier des vrais amis qui peuvent nous supporter et qu’on peut supporter : partir en vacances avec eux, et voir.
Petit jeu de l’été : quelles conditions étaient réunies cette fois-ci ?
Choses à ne pas oublier :
- ma cafetière italienne 10 tasses
- une prise multiple
Règle n° 47 de l’été
Quand on sort les deux dernières bières du frigo,
Réapprovisionner immédiatement.
(comme dit l’Oncle Jules dans La gloire de mon père, « Malheureux, dès qu’on a tiré, il faut recharrrger ! »)
Et dire…
Et dire que je n’ai toujours pas vu OSS 117, ni X-Men 3. Il ne doit plus y avoir aucun cinéma qui passe encore ces pellicules antédiluviennes d’il y a quelques mois…
Bratatatata !
Il y avait la Mésopotamie, l’Exopotamie explorée par Boris Vian, on a désormais la Mésothérapie. ça fait bratata dans les lombaires, à coups de petites aiguilles piquantes, et c’est censé faire passer le lumbago.
Rencontre avec un médecin sympathique, parce que débonnaire et catégorique dans son côté non catégorique.
– L’acupuncture ? ça marche, mais on ne sait pas comment ça marche. Tenez, un exemple, le lumbago, c’est inexpliqué. Des chercheurs découpent des petits bouts, de plus en plus fins, pour leur recherche, mais le lumbago, c’est du global, de la tête, du corps, on ne sait pas.
Et dans une veine différente (je dis veine, c’est une image, la mésothérapie est intradermique) :
– Courir ? ça ne fait pas maigrir…
– Ah.
– Bon, cela dit, c’est bon pour la santé, hein, mais pour maigrir, c’est pas ça…
– Ah.
– Il faut pas manger de pain.
– Ah.
– Pas de fromage.
– Ah.
– Pas boire d’alcool.
– Ah.
Tiens, et un malheur n’arrivant jamais seul, je prends quelques jours, là. C’est Madrid, avec sa cuisine à l’huile d’olive, ses cañas fraiches et ses Riojas fruités. Et pour le jogging, y fait trop chaud, pas possible. D’autant plus qu’après un lumbago, le repos à l’ombre est primordial. Hasta la vista, muchachos.
Listes
Cela entre en double contradiction (au moins) avec mon thibillet précédent, mais je suis en train de travailler sur mon petit portable, celui que j’adore, il commence à être lent, mais je l’avais surnommé Rolls-Mops, et il l’est toujours dans mon esprit.
Mais ce n’est pas un portable que j’utilise souvent. Uniquement quand je veux me mettre au soleil, quand je ne peux pas utiliser un des deux autres ordinateurs que j’ai achetés (Lulabelle et Bombinette), ou que j’ai un lumbago.
Bref, je n’utilise pas souvent Rolls-Mops, et j’utilise encore moins souvent la barre de recherche de Yahoo! France. Mais j’utilise quotidiennement Mozilla Firefox, ce petit chéri de renard-panda rouge (j’en ai vu un en vrai) qui se faufile dans les pages web avec l’éclair ultraluminique de sa queue incandescente.
Or Firefox, le goupil susdit, garde en mémoire mes recherches passées.
Donc je retrouve là, tout de suite, en attendant que mon riz basmati soit cuit, une liste de mes précédentes requêtes sous la barre de recherche de Yahoo! France (Rappel : outil que j’utilise très rarement, sur un ordinateur que j’utilise rarement). Le résultat est là :
- Bodie Merton
- Thibierge
- aubenas
- cinéma Asnières
- cinéma Colombes
- foie de lotte
- minneapolis
- minnéapolis
- neige
- obligations
C’est pas du psychédélique, ça ? Syd Barrett, dans son paradis artificiel, doit en faire des loopings…
Et une autre liste, celle de ma dernière commande de livres sur PriceMinister :
- Le Hameau, Jean Giono
- Ennemonde et autres caractères, Jean Giono
- Fragments d’un Paradis, Jean Giono (dans la délectable collection de L’imaginaire, Gallimard)
- Bouddhisme, Taoïsme et Zen, écrit par un gars
- Ma cheminée et moi, Herman Melville (auteur admirable, pour Moby Dick et Bartleby une intrigue à la Paul Auster et redécouvert avec Philippe Delerm, et le tragique Pour saluer Melville de Giono)
Sans parler de la dizaine de livres qui m’attend sur l’étagère « Flâneries et autres appétits » d’une de mes bibliothèques. Allez, je les vois de loin (je suis couché sur le canapé, et je ne sais pas qui je dois remercier, le Diantalvic génériqué ou le Côte du Rhône propriétaire, pour l’oubli temporaire de mon lumbago), je peux citer :
- deux Dennis Lehane, dont Mystic River
- un Anna Gavalda (Ensemble c’est tout)
- un livre intitulé Désintégration sur la volonté d’un jeune beur (3ème génération ?) de ne plus s’intégrer
- Un Philippe Delerm (Garonne)
- Une pièce de théâtre de Marcel Pagnol (Judas)
- un livre sur La grenouille qui ne voulait pas cuire ou un titre approchant
- Un Stanislas Lem (L’invincible), en attendant de trouver Solaris
Les vacances sont là, le cerveau est en roue livre…
Il n’est pas urgent de faire plein de choses
J’ai un méchant lumbago, mais c’est mon 1er jour de vacances. Je ne vais pas le passer à écrire des thibillets, non msieur mzelle, mais comme je fourmille de projets (air connu) et nécessite de les ordonner (le même, en version remix), je tombe en baguenaudant sur un commentaire suite à un billet sur le blog de Christie qui m’amène à ces plans d’un jour (mapday), dont voici un exemple ici.
J’avais déjà parlé de Freemind, mais jamais en détail des cartes heuristiques / cartes mentales et de leur utilité (au moins pour moi). Là, c’est encore plus génial, puisque l’on déborde du concept pour aborder – mais pas seulement – les sensations, et on joue sur le temporel.
Reste plus qu’à…
- voir si je peux m’exprimer comme ça
- voir si je peux m’y tenir
Projets, projets… (deux sont en phase de naissance avancée, mais non publique : Projet Phenix et Projet Prométhée. Tous deux mêlent du professionnel à du personnel.)
La tête d’un homme
J’y vais de mon petit commentaire sur le match d’hier soir, sans grand espoir d’originalité, plutôt, comme d’habitude, pour poser mon cerveau sur la table et en recopier les circonvolutions sur le papier.
Au sujet du match
J’ai bien apprécié ce match, tout en actions et en stress. Les Italiens sont des très bons joueurs, avec une défense nombreuse et des contres rapides. La deuxième mi-temps était française, et je retiens les deux presque buts que l’équipe de France aurait pu marquer : le tir de Ribéry qui a manqué le but de peu, et la tête de Zidane qui ressemblait presque geste pour geste au premier but de Zidane dans ce France-Brésil de 1998.
Au sujet du geste de Zidane
J’ai beaucoup d’indulgence pour ce geste. Bien sûr, ça ne se fait pas, et le carton rouge n’est que la sanction logique et évidente d’un tel geste. Ce qui m’intéresse et ce qui, à mon avis permet de comprendre ce qui a pu passer dans la tête de Zidane avant qu’elle ne se retrouve sur le sternum de Materazzi c’est le contexte. J’ai trois éléments de réflexion, qui entrent en résonance avec ma propre vie, ce qui explique mon indulgence pour ce geste brutal.
- La pression. On oublie vite que ces footballeurs sont totalement sous pression. Le niveau de stress, le mental qui vacille, le corps qui fatigue, ne peuvent être que vaguement imaginés par les observateurs extérieurs que nous sommes. Pendant les derniers matchs, et spécialement celui d’hier soir, je répétais souvent « qu’est-ce que c’est dur ! » J’étais littéralement dans les chaussettes des joueurs, et par empathie, je souffrais (un peu) avec eux. La pression de l’auditoire, le stress de la performance, le trottinement inexorable des aiguilles, doivent être une épreuve épuisante. Dans cette situation, on n’est plus vraiment soi-même.
- Le symbole et l’être humain. Je n’ai pas spécialement apprécié le commentaire « Oh non ! Pas maintenant ! Pas après tout le bonheur qu’il nous a donné ! » Je pense, comme beaucoup, que l’on a chargé Zidane d’un fardeau bien trop lourd à porter pour une seule personne. Et ce n’est pas en évoquant son salaire que l’on pourra justifier cela. Oui, Zidane est un exemple de réussite et de travail, mais ce n’est pas un être parfait, c’est un humain. Lui dénier le droit de s’emporter, c’est lui dénier sa liberté, et son côté humain. Dans un livre, j’avais lu « il ne faut pas aller toucher les idoles, la dorure reste sur les mains ». Je revendique au contraire le droit de dire : si la dorure reste sur les mains, c’est que c’était un être humain. Et tant mieux.
J’en viens même à me demander si ce coup de tête n’a pas été une ultime ruade, une manifestation de liberté. C’est probablement du domaine de l’inconscient, mais j’aime bien penser que Zidane s’est libéré par ce geste, comme un verre qu’on a voulu trop cristallin, et qui se brise. - Le comportement des joueurs. Si je devais dire toute ma rage et mon énervement, il me faudrait plusieurs pages. Je suis choqué, outré, j’ai physiquement mal, quand je vois ces comportements de déstabilisation sur le terrain. Les insultes, le harcèlement, les tapes sur la tête des joueurs sont inadmissibles. C’est une grande hypocrisie : le joueur fait semblant de tapoter la tête d’un concurrent malchanceux, mais ce geste est en fait extrêmement méprisant, il vise à énerver, et à faire sortir les adversaires de leurs gonds. Qu’on ne vienne pas me dire que cela fait partie de l’équation psychologique, et que toute politique est bonne pour saper le moral de l’adversaire : ces gestes, ces mots, sont à vomir. Je ne sais pas ce que Materazzi a pu dire à Zidane, mais pour récolter une telle réaction, il n’a pu dire que les choses les plus basses, les plus insultantes et blessantes. Ce n’est pas comme cela que ce jeu devrait se passer. Imaginerait-on des joueurs de tennis qui s’insultent à mots couverts ? Des golfeurs qui s’asticotent mutuellement ?
Cette rage que je ressens, c’est aussi celle de celui qui s’est trouvé plusieurs fois dans des situations de conflits (automobilistes, passagers de train) et qui s’est fait insulter copieusement, en prenant le plus souvent le parti d’encaisser avec calme et de tourner l’autre en dérision. Parce que je le pense sincèrement : la violence ne résout rien, et elle défoule à peine. Mais avec tous ces encaissements, j’ai une rage qui ne sort pas, et qui est susceptible de péter un jour. Ce que je pense partager avec Zidane, c’est ce sentiment d’une grande injustice : devoir tolérer sans broncher les piqûres infmantes, sans réagir, c’est parfois au-dessus des forces d’un homme normal. Et Zidane n’est rien d’autre qu’un homme normal, c’est pour cela que je l’apprécie, et continuerai à l’apprécier.
Et pourtant…
83ème minute.
« L’espoir changea de camp, le combat changea d’âme. »
Victor Hugo, Waterloo, in Les Chtiments, livre V.
Chronologie
Ce matin, pluie lourde et grasse
Et puis matinée dans la touffeur.
Midi arrosé, sans une goutte de pluie.
Dans l’après-midi, entre l’obscurité chaude de deux stations de métro,
Une flaque de soleil en surface,
Avant un nouvel engloutissement dans le boyau.
Ce soir, soleil voilé et barbecue sur le bitume.
Population de tous âges. Ambiance de partage.
Bagarre de jeunes, un est à terre, tous tapent sur lui,
A coups de pieds dans la tête.
Il saigne, son arcade sourcilière a doublé, il titube.
Nous sommes là, j’entends la pauvre voix d’une pauvre femme,
qui n’a rien compris « arrêtez, je vous en supplie », au milieu de la mêlée.
C’est la guerre, ils n’ont plus de limites,
et nous, avec nos cheveux gris, avec nos dérisoires « calmez-vous ».
Il saigne, il crache du sang.
Le cinéma travestit la réalité, ça ne se passe pas comme sur la pellicule,
C’est à vomir, en vrai.
La police arrive, on reprend nos verres,
Des femmes lui apportent des glaçons
Tandis que certains refont le match de cette bagarre.
Et le barbecue continue,
Avec un peu moins de chaleur, un peu plus de comblement.
Chateaubriand, ou retourner le steak pour finir la cuisson
J’ai rencontré aujourd’hui mon éditeuse sur un terrain neutre et gastronomique, pour évoquer diverses servitudes collaborations futures, et autres discussions sur l’écriture, les écrivains, les écrits, et l’écrivance (malédiction de ceux qui écrivent sans être publiés).
La donzelle (Repentir : une donzelle est définie comme une fille de mauvaise vie, « aux moeurs légères », je fais donc amende honorable, et dis plutôt la vestale du temple de la connaissance), fidèle à sa parole, m’a offert un livre, dont vous vous délecterez à lire la critique, dès que j’aurai fini mon Simenon (il faudrait aussi que je commentusse Clérambard, de Marcel Aymé, que je lus en deux jours).
L’éditeuse a mis un point final à la controverse qui nous anima ces derniers jours. En effet, non seulement elle a reconnu que j’étais le gagnant du défi prométhéen qu’elle lança, mais elle apporta une réponse claire à MA question littéraire. En effet, à la fin du billet sus-cité, je démontrai que Jean d’Ormesson était un sycophante vendu à la solde des éditeurs, et touchant un pourcentage pour faire acheter des livres qui ne contiennent finalement pas la citation « et la maison leva l’ancre pour la traversée de la nuit ».
L’éditeuse a été foutrement subtile, là où je n’étais que disert : elle a tapé la citation telle quelle sous Gougueule (décidément…) et a obtenu la réponse, sous la forme d’un roman qu’elle m’offrit. Cette citation n’était ni dans Les enfants terribles, ni dans Le bal du comte d’Orgel, mais dans Isabelle, d’André Gide. Et allez donc, encore un livre à lire et une critique à écrire.
Pour sa peine, elle gagnera un livre offert par mes soins. Après accord tacite, nous sommes convenus que je lui offre De cape et de crocs, tome 1. Ce n’est que justice.
