Category Archives: Perso

Equaskion

PS : Pour ceux qui essaieraient de résoudre l’équation, ou au moins d’en préciser une inconnue, je rajouterai : « il n’y avait pas qu’un seul arc ».
PPS : en revanche, le lumbago est quasiment guéri.

Aïeuh

Il y a deux types de personnes dans la vie : ceux qui ont déjà couru un marathon, et les autres ; il y a aussi ceux qui ont déjà eu une crise de calculs (rénaux, hein, pas financiers) et ceux qui ne savent pas ce que c’est ; il y a aussi ceux qui ont déjà eu un lumbago, et les autres. Je fais partie de ce Grand Chelem tant envié, de connaître / avoir connu les 3 situations.
Les points communs, évidemment, sont :

  • la douleur
  • l’impotence / l’incapacité à se mouvoir
  • la douleur
  • l’impression que ça n’en finira jamais
  • avoir mal à des endroits qu’on oubliait tous les jours, qu’on savait même pas qu’il y avait des veines des artères des globules qui pulsaient dans ces coins-là du corps

(et ai-je mentionné la douleur ?)
Je me disais « chic, chic, je suis comme Gurney Halleck dans Dune, jamais à court d’une citation appropriée » et paf, je me rends compte que j’ai prêté Echine (de Philippe Djian) et que je n’ai donc pas accès à ce passage sur le lumbago du narrateur.
Le plus marrant (oui, je suis joueur), c’est l’ensemble des postures :

  1. allongé sur le canapé, 112 coussins sous les jambes, ça va, royal, sauf quand il faut changer le CD
  2. pivotation tel le cloporte moyen, jambes repliées, basculer sur le côté
  3. instant délicat où on reste à l’affût de son corps, tout en se disant « faut pas que je reste trop longtemps dans cette position ». Le grand paradoxe. Par exemple, ce matin, j’ai eu droit 4 fois au Glong, ça mériterait une batana, mais c’est trop compliqué à expliquer.
  4. se relever raide comme une planche à pain inclinée à 20°
  5. marcher comme un petit (vraiment petit) vieux (vraiment vieux)
  6. de temps en temps je croise mon reflet dans un miroir, j’hésite entre m’apitoyer et me foutre de ma gueule. Mais si je rigole de moi, ça va me déprimer, ou me reprimer, je ne sais plus. Paradoxe de nouveau.

Glong : n.m. lors d’un lumbago, sentir tout à coup un muscle dans le bas du dos qui se déplace brutalement (idéalement, en laissant une sensation de brûlure), et ressentir comme si une corde à piano avait donné un bon coup dans la vertèbre S2. Vivre un moment qui semble éternel, une infinité de temps compactée en un seul atome. Avoir le sentiment que si on éternue, les vertèbres vont dégringoler sur le plancher. Illusion d’être un squelette de Brachyosaure dans la Grande Galerie du Jardin des Plantes.
Se fendre d’un « Ayeuh » propitiatoire (à défaut d’adopter une attitude hiératique, j’essaie d’attendrir les dieux avec quelques rites).

Et puis tout ça, c’est sauter de la poële pour retomber dans le feu : je vais enfin avoir le temps de répondre à mes mails (plus de 260 au compteur), ayeuh, et de mettre à jour le livre numéro 1 (ayeuh), en attendant de m’attaquer au passage du livre numéro 2, vingt pages, une paille (ayeuh), une payayeuh.

‘Reusement que j’avais eu une frénésie d’achat de CDs : Chris Réa, Arthur H, Higelin, Bill Deraime, les Notting Hillbillies, Jamiroquai (bon, pas tout, il est un peu énervant), Paul Personne, Coco Robicheaux…

C’était couru

Somatisation depuis des mois, tentatives d’évasion, grosse grosse déprime, toutes les conditions étaient bien réunies, elles avaient tenu leur conseil de guerre, échangé leurs codes façon commando, et puis, au moment où je m’y attendais le moins, probablement aussi, le moment où ça devait m’embêter le plus :
Lumbago.

Un vrai, un méchant, le père des lumbagos de la terre.
Piqûre de Voltarène, annulation probable du ski, et je ne parle pas du Marathon de Madrid (avril 2007).
Je n’en suis évidemment pas à planifier la suite mais qui sait, peut-être que depuis un canapé, le portable sur les genoux, je pourrai écrire un peu ?

Toujours voir le côté positif, mon frère…

Désolitude

Je commence à être inquiet.
Au milieu de tous,
supposément bien ajusté,
Je m’enfonce dans une grande solitude.
De moins en moins de contacts,
beaucoup de futile, d’évanescent.
J’appréhende les prochaines années avec inquiétude.

à Chou

Je marche comme un coureur, c’est la nuit, c’est l’hiver
Les frimas estampillent d’une nuée blanchâtre
Les trottoirs fatigués, leur poussière grisâtre,
Sous mes pieds assoiffés en quête d’un mystère.

Les astres n’étaient pas dans la bonne atmosphère.
J’ai dû combattre ainsi avanies et tracas.
Voyez-moi maintenant, j’étais piégé là-bas,
Par ma femme, par ma gorge, surtout par mes sphincters.

Mais la nuit est glaciale, et  l’étoile polaire.
Il fallait que je bouge le sang qui est en moi
Pour réveiller la bête, qu’elle ressente l’émoi
De venir à une fête, à cet anniversaire.

Je dois donc le rejoindre, ce Laurent trentenaire
Il n’est pas beau, ah non, et pour que Vanessa
L’ait accepté enfin, c’est qu’il ressemble à moi
En moins bien peut-être, mais quand même mon frère.

Poilu, barbu, fourchu, expulsé des enfers,
Il pratique un sabbat odieux et satanique
Entouré de ses femmes, ses sbires et de sa clique
Dans son temple vaudou, nommé Petit Keller.

Repentez-vous chrétiens, le vin est délétère !
La joie est dangereuse, elle détourne de Dieu.
Oubliez ce pêcheur et ses genoux cagneux
Ses enfants corrompus, son épouse adultère !

Laurent, mon pauvre ami, ne fais donc plus le fier,
36 ans ont sonné, tu n’es plus qu’une épave
Un Titanic rouillé de la poupe à l’étrave
Vieux laboureur de flots, jadis séminifère.

Il est tard, et tout sombre, éléphant solitaire.
Les plaisirs ont vécu, les souvenirs nous restent.
Souviens-toi bien longtemps de ce soir, de cette feste.
Le monde était à toi, et à nous, forts et fiers.

En cette soirée glorieuse, au profond de l’hiver,
Où de tes 36 ans, tu narguas la planète
Et elle nous attirait, ta force centripète
Faisant étinceler tout ton anniversaire.

J’ai bien fait de m’habiller en noir…

Là, ça merde pas mal, ce matin. C’est pas la bonne journée, et pour paraphraser la chanson des Rembrandts (générique de Friends), c’est probablement pas la bonne semaine, pas plus que le bon mois.
Envie de me casser au Klondyke, tiens. Une bonne (?) nouvelle quand même : Linux Ubuntu 6.06 tourne sur mon portable depuis hier soir, en double boot avec Windows 2000 Pro. Petit sentiment de liberté.

Fluctuat nec dormitur

Si je plaçais le temps que j’ai passé en insomnies, et que je capitalisais les gains sur un PEA, de telle sorte que je sois défiscalisé au bout de 5 ans (sauf CSG CRDS)

… quelles hibernations je pourrais me payer.

Mes journées s’effilochent…

L’effet bénéfique – et magique – des vacances s’est dilué dans un quotidien très travailleur. J’ai fait 16h de cours en deux jours. J’ai travaillé une quinzaine d’heures sur un cas d’analyse financière que j’ai finalement jeté. Je trimbale dans mon sac à dos une demi-douzaine de livres lus dont (je dois ? / j’aimerais ?) faire une critique. Le projet Magnolia meurt dans le silence, et j’hésite à le lancer dans le domaine public. Les autres projets sont au point mort (sauf, peut-être, Hermès, projet récent qui est alive and kicking, et pour lequel je vais à un apéro ce soir).
Envie de m’acheter un bloc-notes en Canson et de dessiner à l’encre de Chine.
Au milieu de la nuit, je lis des poèmes chinois, ou une BD de Cosey.
J’ai deux batanas au compteur, deux ubuntus dans ma besace. Et je vois des contributeurs fidèles continuer à encercler le quotidien. C’est bien.
Et puis JJ Cale a composé un nouveau CD qu’il partage avec Clapton. Pendant 5 mn, hier soir, j’ai été sur un nuage, allongé, laid back.

Alicantate

Voici donc un compte-rendu, limité, de mes vacances.
Limité, parce que

  1. j’ai promis de pas parler de tout
  2. c’est pas vos oignons

Cela dit (et ça fait pas de mal), il y a des choses dont je souhaiterais parler, tout en conservant le flou nécessaire pour protéger les innocents (?) ou les susceptibilités.

Je partis donc à Alicante (Espagne) (Europe) (à droite des Etats-Unis d’Amérique, God bless you all).
Il se trouve qu’actuellement, à Alicante, à la Ciudad de la Luz (cité de la lumière, les studios de cinéma locaux, dont la lumière tombe en panne d’électricité plusieurs fois par jour), se tournent en parallèle le prochain Asterix (Asterix aux jeux olympiques) et le prochain Jean-Jacques Annaud (Sa Majesté Minor).
J’ai vu des chars d’Asterix, j’ai vu des décors de Minor.

J’ai adoré cet œil indiscret qu’on m’a laissé avoir, parfois avec appareil photo et camescope, parfois sans rien, sur des lieux de tournage. Le cinéma n’est que magie (point positif) et parfois poudre aux yeux (point négatif).

Je me suis promené dans une forêt dont le Satyre arpente des sentiers qui changent chaque jour. Le réalisateur (donnons-lui le nom de code JJA) dit un matin « OK, il faudrait un arbre ici et un sentier là » et des paysagistes empoignent des pelles, dans un hangar illuminé, ils déplacent de la terre,  des arbres en polystyrène, des plantations mourantes, de la mousse en plastique, hop, on saupoudre de feuilles mortes et de pignes de pin, et le sentier est là, bucolique, pédestre, tellement réel. Et on tourne, et la magie du cinéma fera le reste.

J’ai vu Vincent Cassel et José Garcia se parler dans un bar à tapas, puis aller se coucher tôt (les bons acteurs vont se coucher tôt) tandis que nous buvions des litres de Gin Tonic en mangeant des coquillages cuits à la vapeur et des asperges grillées. J’étais impressionné par ce métier d’acteur : on se rase lecrâne, on ne connaît que les lignes du scénario qu’on a bien voulu nous donner, et finalement, on ne se voit pas. Ce n’est que 6 ou 12 mois après, quand on voit le film (si on le voit, parce que je ne suis pas sûr que les acteurs aillent se voir) que l’on obtient ce que la caméra a capté (et, soyons clairs, volé) de la scène qu’on a tourné 6 à 12 mois auparavant, dans une bauge remplie de cochons, avec des murs en polystyrène, des assistants partout, et des cochons partout.

J’ai vu des starlettes aux yeux égyptiens, des assistants caméras qui croyaient être les rois du monde (sur Astérix). J’ai entendu parler de budgets, de soirées, de jets privés, que si tu vis sur la planète Terre, tu t’assieds et tu souris. Par exemple, un tournage (le plus gros budget du cinéma français, appelons-le AaJO) qui réserve le château fortifié d’Alicante pour sa soirée, et qui oublie la météo, donc quand il pleut, tout traîne dans la gadoue, et hop, on déplace tout, les stands, les animations, le DJ surpayé, dans des hangars à 10 km, the show must go on.

J’ai aussi vu (et photographié, et filmé) le village néolithique. Mais tu feras comme tout le monde, tu attendras la sortie du film, et à ce moment, tu ne m’écouteras plus quand je dirai « eh, mais tu sais, j’y étais ».

Et puis il y a eu la soirée du réalisateur (appelons-le JJA). Un restaurant face à la mer, la première chose que j’ai vue en entrant, c’était le bar, la deuxième chose, c’était le bol de sangria, la troisième, c’était le Centaure.

Le centaure, c’est un acteur qui fait le centaure. Dans la vraie vie, il s’appelle Guillaume, mais ça va mieux quand tu dis le centaure, pour un gars qui fait 2m05. Il avait l’air tout seul, vraiment tout seul, et moi, je voulais lui parler, à cause des chaussettes bleu incruste, je t’explique pas, c’est du jargon de cinéma. Je lui ai servi un 34ème verre de sangria, et on a parlé, j’en garde encore un torticolis.

Imagine un grand gars, vraiment grand, le visage marqué, puissant, un peu comme Wolverine dans X-men, ou bien (mais il n’aime pas la comparaison), Shark dans les James Bond d’il y a 25 ans (avec Roger Moore). Un gars très sympa, qui essaie de percer, comme nous tous, et qui est seul, comme nous tous.

Aujourd’hui, je lisais Le Roi des Aulnes et j’ai repensé à Guillaume, je me suis dit : « Quand il revient en France, je lui propose de le prendre en photo ».

En attendant le film (fin 2007 ?)

Questionnaire, un soir de fin de vacances

Interpellé je fus, par Vero, lors de mon congé bien mérité (détails croustillants dans les prochains jours) : il s’agirait de répondre à un questionnaire genre Proust remanié, et elle m’a nommé parmi les 4 à poursuivre la chaine (mais lisez son intro).
Je m’y colle donc, avec la fraicheur et l’ingénuité de celui qui revient de vacances (détails émiettés dans les prochains jours).

1) Attrapez le livre le plus proche, allez à la page 18 et écrivez la 4ème ligne :
« would have caved in to blackmail like that ? »
Harry Potter and the Half-Blood Prince, par J. K. Rowling, Bloomsbury, 2005.
2) Sans vérifier, quelle heure est-il ?
22h13
3) Vérifiez :
22h24
4) Que portez-vous ?
Un jean design, une chemisette brodée, un pull La Redoute, un caleçon Dim, et une seule chaussette.
5) Avant de répondre à ce questionnaire, que regardiez-vous ?
Les blogs qui ont crépité dans la semaine de mes vacances (détails farineux d’ici peu)
6) Quel bruit entendez-vous à part celui de l’ordinateur ?
Je n’entends pas l’ordinateur. J’entends le crépitement con du haut-parleur de basse facture qui équipe l’ordinateur.
7) Quand êtes-vous sorti la dernière fois, qu’avez-vous fait ?
Je suis allé à une soirée privée organisée par Jean-Jacques Annaud pour fêter le début de la fin du tournage de son dernier film. C’était hier soir et ce matin, à Altea, à 40 km d’Alicante.
8) Avez-vous rêvé cette nuit ?
Je suppose que oui.
9) Quand avez-vous ri la dernière fois ?
Ce matin, vers 3h du matin.
10) Qu’y a t-il sur les murs de la pièce où vous êtes ?
Un tableau Velleda. 4 minuscules Post-It. Un mur d’étagères chargées.
11) Si vous deveniez multimillionnaire dans la nuit, quelle est la première chose que vous achèteriez ?
Une maison de vacances, probablement sur une île en Bretagne.
12) Quel est le dernier film que vous ayez vu ?
Je ne m’en souviens plus. Ah si, « Le grand détournement » (ça compte dans les films ?)
13) Avez-vous vu quelque chose d’étrange aujourd’hui ?
Une réponse facile serait « mon visage dans la glace au réveil ». Sinon, ce n’est pas vraiment étrange, mais les pistes d’atterrissage de l’aéroport m’ont paru bizarrement illuminées : je n’imaginais pas tant de lumières vertes, bleues et rouges, ça faisait un tapis plutôt que des lignes organisées.
14) Que pensez-vous de ce questionnaire ?
Que j’avais le projet de diffuser le mien (40 questions) sur mon blog. Il me restera juste les réponses de 10 personnes à qui je l’avais fait passer.
15) Dites-nous quelque chose de vous que nous ne savons pas encore :
J’ai été élevé par mes grands parents.
16) Quel serait le prénom de votre enfant si c’était une fille ?
Aline (mais ma fille ne s’appelle pas ainsi)
17) Quel serait le prénom de votre enfant si c’était un garçon ?
François (mais mon garçon ne s’appelle pas ainsi)
18) Avez-vous déjà pensé à vivre à l’étranger ?
Oui.
19) Que voudriez-vous que Dieu vous dise lorsque vous franchirez les portes du paradis ?
« Bon, je vais te prescrire quelques années de purgatoire pour décrasser tout ça, et après, tu viendras me voir, je t’expliquerai 2-3 trucs… »
20) Si vous pouviez changer quelque chose dans le monde en dehors de la culpabilité et la politique, que changeriez-vous ?
Je ne suis pas sûr que je supprimerais la culpabilité ou la politique, déjà. J’aimerais que chacun puisse, spontanément, avoir un aperçu du point de vue de l’autre, une forme d’empathie physiologique qui permettrait d’être vraiment dans les chaussures de l’autre personne.
21) Aimez-vous danser ?
Oui
22) Georges Bush ?
Je ne connais pas l’homme, je ne peux donc pas juger. Je ne connais pas précisément ses idées, son programme, et ses idéaux, mais ce que j’en entends ne me plaît pas du tout. Cela dit, c’est un pantin qu’on brandit pour que tout le monde tombe bien d’accord, ça évite de se poser des questions sur le Tibet ou le Darfour.
23) Quelle est la dernière chose que vous ayez regardée à la télévision ?
Je ne me souviens pas. Si on parle d’une émission en live, pas un DVD, c’était il y a trop longtemps.
24) Quelles sont les 4 personnes qui doivent prendre le relais sur leur blog ?
Joséphine (si elle prend le temps)
Monsieur Jean (s’il veut bien)
JulienT (s’il quitte sa quête d’Ask)
La grande Loulou (avec éventuellement l’aide du Bouchon)

Mariposé

Mañana en la mañana
Estaré en un avion
Hasta España.

Mañana en la tarde
Probaré un Sangre de Toro,
O un Rioja,
Con amigos, salchicon y chorizo.

Y despues, dormiré 30 horas.

Al menos.

PS : 8 jours sans thibillets (ni mail, ni connexion, sinon aux battements de mon coeur. Le vrai grand luxe.)

Projets, dont BDs

LaCollègue l’a bien souligné, j’ai des projets.

Il y en a 3 qui me tiennent à coeur :

  • Prométhée
  • Phoenix
  • Magnolia

(pourquoi ces noms de code ? parce que j’en ai eu marre, un jour, de parler trop tôt de projets sur lesquels je n’avais pas avancé. Et une semaine, ou 1 mois après, un ami me disait « alors, tu en es où ? » et je n’en étais nulle part.)
Je m’améliore : j’ai fait avancer Magnolia il y a deux jours, désormais, la balle est dans le camp adverse. Si ce projet capote, vous en bénéficierez tous, alors vous avez intérêt à ce qu’il capote.

J’ai d’autres projets, moins importants, mais pas forcément futiles. Tout cela touche à ma vie, à ce que je suis.

Donc, l’inconnu du 3ème étage me transmet une liste de BDs à lire absolument. Liste incomplète, tient-il à préciser. Comme si toute liste n’était pas, par essence, qu’une tentative dérisoire d’enfermer le monde. Nous sommes d’accord, L’inconnu du 3ème étage : nous essayons tous de faire de notre mieux.

Passons donc à la liste avec mes commentaires :

Les classiques

La ballade de la mer salée (Corto Maltese), Hugo Pratt
entièrement d’accord. Beaucoup de choses dites, et dessin à l’encre de chine superbe. J’ai une faiblesse pour les Ethiopiques, mais c’est dans une version que je n’ai jamais réussi à retrouver, à l’aquarelle…

Peter Pan (6 tomes), Loisel
Hum, euh, je ne sais pas. J’ai préféré la quête de l’oiseau du temps, et puis je n’accroche pas plus que ça. J’avais adoré le Rige

La marque jaune (Blake & Mortimer), Edgar P. Jacobs
Top total d’accord. Mais vous êtes un peu classique, ô inconnu. Le mystère de la grande pyramide est autrement plus angoissant.

120 rue de la Gare, Tardi
Vous êtes parfait. J’adore l’écriture de Léo Malet, et Tardi a su s’adapter parfaitement à cet univers. Rien à dire.

Partie de chasse, Bilal
Mouais. Vous ne devez pas être jeune, ou alors, vous allez vers les classiques. Pour moi, ça ne vaudra jamais La foire aux immortels, qui était (et est toujours) effroyablement beau.

Maus, Spiegelman
Pas lu. Entendu parler, énormément. Qui n’en a pas entendu parler ?

V pour Vendetta, Moore & Lloyd
Ah oui ! Je n’accroche pas trop au dessin, mais superbement réalisé, une de ces séries où l’on retrouve du profond et du futile. Terrible, beau, angoissant.

La nouvelle vague

Vivons heureux sans en avoir l’air (Monsieur Jean, Tome 4), Dupuy & Berberian
à tester, définitivement. Je ne sais pas du tout de quoi ça parle, mais j’ai l’intuition, confortée par mes contacts sur la toile, qu’il y a des choses merveilleuses à y découvrir

Journal d’un album, Dupuy & Berberian
Je suppose que c’est le pendant du précédent. OK, noté.

Les pilules bleues, Frédérik Peeters
Je confond. Je suis déçu que vous n’ayiez cité aucune BD de Schuiten et Peeters, comme la Tour ou la fièvre d’Urbicande : chef-d’oeuvres (oui, oui, j’assume). je ne connais pas ce Frederik Peeters, je le note dans mes listes de shopping.

Slalom, Lewis Trondheim
De lui, je connais, comme tout le monde, son blog. Donc j’ai un a priori très positif.

Isaac le pirate, Christophe Blain
C’est marrant, on en a fait tout un pataquès, c’est paru dans Telerama, et je ne comprends toujours pas cet engouement. Question de goûts, clairement.

Approximativement, Lewis Trondheim
Idem que précemment.

Persepolis (4 tomes), Marjane Satrapi
Oui, ça c’est très bien. Un dessin très stylisé, encre de chine et à-plats, et un humour très affûté.

La guerre d’Alan (2 tomes), Emmanuel Guibert
Le photographe (3 tomes), Lefèvre & Guibert
Ibicus (4 tomes), Pascal Rabaté
Le bibendum céleste (3 tomes), Étienne De Crécy
Pyongyang, Guy Delisle
Béton armé, Jean-Christophe Chauzy
L’autoroute du soleil, Baru
Qui a tué l’idiot, Nicolas Dumontheuil

Moi pas connaître rien du tout, moi noter scrupuleusement, et essayer de m’améliorer culture perso.

Manga
Euh, moi un peu vieux, avoir testé, pas être totalement en phase… (et pourtant, moi aimer Goldorak quand être jeune, il y a 50 ans)

Quartier Lointain (2 tomes), Taniguchi
Prix du meilleur scénario à Angoulême, quand même ! Ok, à retenir.
Akira, Katsuhiro Otomo

Comics

Palestine, une nation occupée / Palestine, dans la bande de Gaza, Joe Sacco
David Boring, Daniel Clowes
Jimmy Corrigan, Chris Ware
Hicksville, Dylan Horrocks
Moi pas connaître rien du tout, moi noter scrupuleusement, et essayer de m’améliorer culture perso. (bis)

The Watchmen, Moore & Gibbons
Ah ! Un grand choc, un événement ! Une série de BDs qui trouent les neurones. Grand bonheur.

Torso, Michael Bendis
No conosco.

La ligue des gentlemen extraordinaires, Moore & O’Neill
A tester, clairement, parce que je trouve Moore est un scénariste qui a du poil aux pattes !

« Grand public »

Le Tueur (5 tomes), Jacamon & Matz
Déjà évoqué, je suis fan.

Blacksad (3 tomes), Guarnido
Déjà évoqué, je suis hyper total fan.

Le retour à la terre (3 tomes), Manu Larcenet
Sur ma liste d’achats. Avec le 4ème tome, hinhin.

Il y a aussi Cosey. S’il faut n’en citer qu’un, je dirais Le voyage en Italie. Mais tous sont délicieux.
Il y a aussi Fmurrrrr avec Le génie des alpages et autres pantalonnades foutraques (Tartine de clous, par exemple, ou Porfirio et Gabriel)
Et pourquoi vous n’avez pas cité Sokal ? Par exemple La mort douce, La marque de Raspoutine, ou L’amerzone ?

De la vraie bonne tristesse.
C’est normal, la nuit est devenue froide tout à coup…

Cela dit, merci à L’inconnu du 3ème étage : faire des listes, c’est un moyen de survivre.

Dreams, de Fleetwood Mac

Ce n’est pas un jour pour pondre un thibillet. J’ai fait une suite de rêves de fou furieux. J’ai d’abord rêvé que je devais rentrer dans la villa de mes grands-parents (il n’y a plus de villa, et je n’ai plus de grands-parents, paix à leur me) mais des loups-garous (ou des forces venues de Vega, je ne voyais pas bien) étaient en embuscade.

J’ai donc bondi dans la forêt environnant la maison (elle a dû pousser depuis que la maison a été vendue) et je me suis fondu dans le paysage, prenant les mains des arbres et sautant de l’un à l’autre en rythme avec le vent, de telle sorte qu’on ne voyait qu’une branche qui flottait, c’est-à-dire moi. Au passage, j’ai glâné quelques disquettes dans le jardin (probablement sur mes ennemis du monde de Lyoko) et je suis arrivé par la porte du garage avec une boite de disquettes à la main.
Il y avait une grosse fête, et l’on m’a prestemment délesté de mes disquettes, mais je connais la fin du rêve : à la fin, les autres disaient « tiens, et c’est quoi finalement ces disquettes que tu avais amené ? » et je disais « je ne sais pas, je les ai trouvées dans le jardin » et ils allumaient un IBM PC XT et les regardaient, et il y avait les plans de l’Etoile Noire et ils disaient « mais c’est formidable, la Rébellion peut enfin se venger de l’Empire ».

Et puis je me suis retrouvé muté à Bordeaux School of Management, et mon seul souci, c’était de faire migrer mon site web. Bordeaux était une ville nocturne, avec de grands immeubles bourgeois donnant sur des avenues désertes. C’était plus kafkaïen qu’oenologique. Je me disais « ben merde, c’est pas terrible comme mutation ». Et puis j’ai zoum-zoumé.

Mais comme j’ai promis une liste des intros de pop-rock, je vais m’y atteler. D’où le titre.