Hier, gros thibillet enflammé sur ma gestion de la grève, et que je suis un Homme, un vrai.
Aujourd’hui, j’ai les genoux comme des melons et tous mes niveaux d’énergie au point bas. Heureusement que le travail sur ordinateur ne demande que peu de mouvements, je rêverais d’un utilitaire qui ferait tout, juste avec des mouvements oculaires.
Il faut que je me requinque : ce soir, petite finale, la boucle sera bouclée, un France-Argentine pour terminer ce qui a été commencé.
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Beaucoup plus fort que de publier dans "Journal of Finance"
J’avais déjà eu le cas il y a quelques années. A l’occasion d’un article publié dans Les Echos (puis d’un deuxième), j’avais eu des retours impressionnants : plusieurs coups de fils, des mails, des courriers. Alors que si j’avais publié dans International Stochastic Journal of Obscure Research, personne n’aurait salué ces trois ans de travail.
Là pareil. Un journaliste a pris l’annuaire (les pages blanches) et m’a interviewé au hasard, pour une chronique. Super. Mais le plus marrant, c’est que depuis ce matin, j’ai reçu un SMS, un mail, et l’honneur d’être cité dans un blog de référence mondiale.
Andy Warhol is alive.
All Blue
🙂
Deux remarques :
– toujours en garder sous le pied pour la deuxième partie (oui, ça me rappelle quelque chose)
– c’est souvent la rage qui nous fait avancer. L’amour aussi, oui, bien sûr, mais quand Elissalde attrape le All Black par le maillot, puis par la cheville, à un moment crucial, c’est de la rage pure et c’est bon… 🙂
Serait-il impossible de vivre debout ?
Ce marathon m’a remis les pendules à l’heure. Je suis un homme, et j’entends revendiquer ma liberté. Je viens de démissionner d’un cours, probablement sur un coup de tête, mais essentiellement à cause d’une lassitude. Je suis un homme, je peux dépasser mes propres limites, et je n’attends pas que chacun soit marathonien, mais j’entends recevoir un minimum de reconnaissance (que j’ai eue pour le marathon, je vous remercie tous, ça va de ce côté-là). Je me sens dans la situation du gars qui vient de dire « je ne m’alignerai pas pour les prochaines compétitions. Je vous conseille untel, il est bien. »
Ce qui m’énerve – gérer les ratés des autres
Dans une matinée où on se dit « bon, y faut pas mollir, j’ai 10 000 trucs à faire », toc toc, un(e) collègue qui débarque, avec deux visiteurs extérieurs (heureusement, j’ai une cravate), et me laisse. Improvisation du genre « mais bien sûr, je vous attendais », et donc 1h30 de réunion non prévue, d’abord juste eux et moi, puis un collègue qui arrive au bout de 20 mn.
Pression du visiteur extérieur : on ne peut pas dire « Ta réunion, tu te la fous où je pense, ça t’apprendra à utiliser un agenda et le mail ». Enervement important. Pas bon pour une matinée de lundi, ça.
Retour de vacances – chek-list et startup
Je rajoute un élément à ma check-list de vacances :
- appareil électrique anti-moustiques
C’est bête, mais c’est un critère très important pour discriminer entre une première nuit épouvantable, avec piqûres, veille, stress et malédictions de Turc, et une seconde nuit fraiche, silencieuse et lénifiante.
Ce qui m’amène à mon idée de startup.
Pitch : proposer des « paniers de départ – semaine de location », vendus dans les superettes, ou vendus/livrés directement sur les sites de locations / bungalows.
Prolégomène et justification :
- quand on arrive dans une location, c’est souvent le samedi en début, voire fin d’après-midi. Il n’y a rien de plus déprimant, après 13 heures de route + 89 kg de bagages amenés à l’appartement / bungalow / Taj Mahal de location, que de se dire « Youpi, maintenant on va aller faire les courses dans un hypermarché bondé ». C’est Babylone, mon frère.
- Par ailleurs, quand on a réussi à se motiver, on est confronté à un autre type de frustration : la lessive ne se vend qu’en bidons de 5 litres. Or, si on n’a qu’une semaine de location, on ne consommera, allez, qu’un litre max. Pareil pour le sel, l’huile d’olive, et encore plus, le vinaigre. Autant, en fin de location, le jour du départ, il est de coutume sympathique de boire les 13 bières restantes, autant je me vois mal aller faire 7 lessives à vide. Surtout après avoir bu 13 bières, on n’est pas loin de l’accident du travail. Donc, je veux des petits conditionnements. Lessive : 1 litre, huile d’olive : 50 cl, sel : petite salière pratique.
- Enfin, il y a toujours les trucs qui manquent : un torchon, une ou deux éponges, une brosse à vaisselle, quelques savons, etc.
Solution : le thi’panier. Contient un paquet de café, des pâtes, de la sauce tomate, du sel, du poivre au moulin, du pain de mie, du miel, 2 éponges, un torchon, etc.
Business model : se faire un max de blé.
Voilà.
Miscellanea 1 – Check-list vacances
L’an dernier, j’avais établi une check-list de location de vacances. J’en avais profité pour noter les choses à ne pas oublier (sous-entendu : les choses que l’on ne trouve habituellement pas dans une location de vacances). Je profite de cet intermède parisien pour rajouter quelques idées. Non, je ne vais pas mettre un parapluie, même si ce serait de saison…
Choses à ne pas oublier, car elles manquent souvent en location de vacances :
- Une cafetière italienne (pour combattre l’odieuse cafetière électrique à filtre)
- Une ou deux multiprise(s), les prises de courant étant plus rares qu’un pou sur la tête d’un chauve
- Un fusil à couteaux, pour avoir des couteaux qui coupent correctement les tomates, la mozza, l’ail et l’huile d’olive
- Un truc à musique. Je pense à ma radio à énergie solaire et musculaire, et un combi iPod / enceintes.
A taste of honey
Des cernes au milieu des joues, et le moral en berne (putain de climat), ainsi que quelques dizaines de doutes sur mon existence.
Mais une mise à jour de manuel envoyée cet après-midi, et un chapitre sur la finance dans un livre pour les lycéens, un des exercices d’écriture les plus difficiles : expliquer tout à celui qui ne connaît rien, sans le faire fuir, et en essayant de l’intéresser.
Et puis un verre de Rioja, et surtout, mon baume, aléatoire sur 20 gigas d’iPod : A taste of honey, version instrumentale de Quincy Jones dans le sautillant, le primesautier, le cuivré Big Band Bossa Nova (les fans d’Austin Powers savent évidemment que le thème d’Austin Powers vient de cet album magique).
Je pars sans ordinateur portable, sans camescope numérique, sans connexion. Juste un Reflex numérique, plusieurs carnets de croquis, et quelques livres de dessin.
Comme Alexandre le bienheureux, j’ai sur mon ardoise personnelle : Dormir, Dormir, DORMIR.
Ah oui, tiens, aussi : une paire de pompes de jogging, et des shorts avec poutres apparentes. Les petits chemins basques vont fumer, quand les hamacs feront relâche.
Psaume 23:4
Quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort,
Je ne crains aucun mal, car tu es avec moi :
Ta houlette et ton bâton me rassurent.
Comme le dit Diablo à la fin de X-men 2, et le narrateur à la fin de Bodyguard.
Quand ça va mal
… je lis des romans noirs (notamment Dennis Lehane, je viens de relire « Un dernier verre avant la guerre ») et j’écoute Clapton à fond les manettes.
Pyramide de Maslow
C’est un métier dur.
Le voile noir, ce soir
Je suis le ténébreux, le veuf, l’inconsolé,
Le prince d’Aquitaine à la tour abolie :
Ma seule étoile est morte, et mon luth constellé
Porte le soleil noir de la mélancolie.
Gérard de Nerval, El Desdichado
Pom pom poh poh poh
Quand je déclare mes impoh poh poh
ça me fait froid dans le dos ho ho
trouillomètre à zéro ho ho
Peur de rater un zéro ho ho
Mais tant pis au dodo ho ho.
Symbole
Ce matin, dans mon bureau à la maison, j’ai allumé mon ordi (réflexe classique le matin), et après douche-café, hop, installation. Une petite araignée avait fait sa toile entre l’écran et l’étagère. C’est un signe. Je reviens enfin au monde des vivants. Les deux derniers jours, j’ai enseigné 18h, dont 15h en anglais. Hier, début des cours à 8h30, 45 mn pour déjeuner (en anglais), 45 mn de métro vers 17h, dernier cours se finissant à 20h30. Petite journée de 12h, yes.
Hier soir, pizza, bordeaux rouge, Eric Clapton (« reptile ») et Michael Connelly (« créance de sang »). Moment de sérénité dans la nuit.
Je lis aussi un livre passionnant sur la pédagogie (« what the best college teachers do », sacrés américains avec leurs titres ronflants), j’aimerais bien déménager ce blog sous wordpress, j’ai quelques projets en attente, les journées (et nuits) sont courtes. Les mails s’accumulent (mais je suis zen), les copies à corriger s’accumulent (je suis moins zen) et les demandes pour donner des cours s’accumulent (no comment). C’est reparti.
PS : je suis sûr que certain(e)s se posent la question, alors : j’ai attrapé un des fils de la toile, l’araignée a suivi, je l’ai transportée vers la fenêtre, et j’ai accroché son fil à la balustrade. Mauvaise pioche : une araignée deux fois plus petite est sortie furax, elle avait déjà tissé une toile à cet endroit-là. Bah, réinvente-toi, ma vieille, la vie est courte.
Flapi-flapo
Phase d’over-burn. J’ai passé pas mal de temps ce derniers jours sur le projet Phenix, en sus de mes activités par ailleurs. Augias n’est toujours pas terminé, mais très consommateur de temps. Mercure aussi, qui bouffe des heures de nuit (et d’entraînement !), et Magnolia, quand même. Prométhée est complètement dans les choux pour l’instant, je ne peux pas tout faire.
Ce matin, vrai bon coup de pompe : depuis 10 jours, j’étais en productivité maximale, là je sens que tout se dégonfle. Demain soir, quelques jours de vacances, dormir, dormir, dormir. (et courir courir courir…).
Allo Houston ?
Dans quelques heures, réveil, taxi, aéroport, 10 heures de vol, Dallas, puis Austin (Texas) une semaine. Séminaires, observations, entraînements pour le marathon. Et probablement mails, et thibillets, si le dieu wifi est avec moi. Publications sporadiques pour les sport-addicts. Retour dimanche prochain, si tout va bien.

