Il y a un an…

J’avais dit que je devais garder la confidentialité, parce que Sa Majesté Minor n’était pas encore sorti. Je ne suis pas encore allé voir le film (passe-t-il encore ?) mais j’aimerais bien voir si la vie imite effectivement l’art. Quant à ceux d’entre vous qui ont vu le film, reconnaissent-ils ce que les deux photos que j’avais montrées (tronquées, exprès) représentent ?

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GTD – in progress

Sur la méthode GTD, je noircis des pages, puis je les rentre dans mes petits outils informatiques pour mes petits projets, ça fait les nuits courtes, mais ça avance…

Ce n’est pas par esprit de teasing que j’en dis peu : je bloque sur le prochain Thibillet sur le sujet, parce que c’est un compte-rendu de ma recherche d’outils sur le Web, et cela demande du temps que je n’ai pas actuellement.

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I love Pavlov

J’ai mis à jour la liste des couples pavloviens, avec les commentaires déposés, et aussi « s’investir… à 100% (300%) ».

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Boulet 2.0

Je fais très rarement du cross link (« allez voir ça, c’est marrant »), mais là, la BD du jour de Boulet est vraiment géniale… pour quiconque est un peu geek… Les autres, comme il dit*, ne comprendront pas, ce qui prouve qu’ils sont normaux.
MiKro$oFt $ucK$ !
* marrant : on ne peut lire ses textes d’explication qu’en flux RSS, pas en vision directe de la page.

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Zapping 2, le retour

Sur le thème du zapping, déjà évoqué (RTFM, Filoguer, productivité, voeux pieux) :

Non seulement on a un zapping externe (sollicitations : tél, mail, collègues tonitruants), mais aussi un zapping interne. Même dans un environnement sans interruption extérieure, on zappe tout seul. Je le vois, quand je fais un travail fastidieux (corriger des copies, rédiger un poly, construire un cas), je suis à l’affût de toute distraction qui me permettra de m’échapper, quitte à créer la distraction (lancer la messagerie, scanner les fils RSS, aller faire un tour dans le couloir pour insulter des collègues, aller voir si on a du courrier physique au secrétariat immatériel, etc.)
Il faudrait réapprendre la concentration. C’est possible, je suppose : Zen, méditation, GTD…

PS : qu’est-ce que vous croyez que j’étais en train de faire, pour avoir saisi l’échappatoire d’un thibillet ? 😉

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Télérama 2 – Xu

Télérama m’offre de commander deux pièces de théâtre sur DVD (beuh…) pour 7,90 € (ouééé…). Et pour voir quoi, hein ?
Xu.
Le Xu dont j’ai parlé une paire de fois,
Le Xu dont Yves Duel a parlé,
Le Xu sur lequel vous avez été plusieurs à travailler.
Un peu, que je vais le commander, le DVD.

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Télérama 1 – coûts cachés et environnement

Le fossé qui sépare les prix du marché et ceux calculés par les analystes environnementaux est vertigineux : par exemple, les Américains qui paient 3 dollars le gallon d’essence (soit 3,8 l), devraient le payer 12 dollars !
Lester R. Brown, écologiste américain, interviewé par Télérama, n° 3016, 31 octobre 2007, p. 56.

Ce bon Lester parle évidemment des coûts cachés (thibillet initial ici, séquence ), et je suis entièrement d’accord avec lui. Un vrai sujet de recherche intéressant, en finance ou en économie, serait (est) évidemment : « comment sont calculés ces 12 dollars ? », c’est-à-dire la mesure de l’empreinte environnementale et sociale des ventes de carburant.

Il y a dix ans, l’industrie du tabac avait à Washington le lobby le plus puissant : organisation imposante, longue liste d’experts médicaux et juridiques. A chaque nouvelle étude qui établissait le lien entre le tabagisme et telle ou telle pathologie, il y avait toujours un expert médical prêt à remettre en cause ledit rapport, à cause de sa méthodologie, etc. Et puis, les choses ont changé : des Etats ont commencé à attaquer l’industrie du tabac devant les tribunaux, pour qu’elle prenne en charge le coût des fumeurs malades, puis ils ont fait front commun. L’industrie du tabac a finalement dû créer un fonds de compensation de près de 253 milliards de dollars, soit une moyenne de 1 000 dollars par personne.
Lester R. Brown, écologiste américain, interviewé par Télérama, n° 3016, 31 octobre 2007, p. 58.

Prenons l’exemple de l’éco-participation, tiens. Voilà une tentative de mutualisation du coût caché (recyclage des déchets). Je suis un peu étonné des faibles montants (13 € pour des frigos allant de 299 € à 999,99 € – source : catalogue de La Redoute, même pas honte), ça me paraît faible. Payer 2 heures de smic pour désosser un frigo, faut y croire. Mais il n’empêche :

  • La dynamique est lancée : on paie 13 € aujourd’hui, c’est symbolique (sur 300-1000 €), mais ça nous prépare. Demain, quand on devra payer 50 €, on aura déjà été dépucelés précédemment.
  • Les 13 €, si ça se trouve, avec les économies d’échelle, les subventions, les placements de l’argent en attendant, peut-être que c’est un montant plausible (j’en doute, mais bon…)
  • Pour l’instant, ça vient en sus (299 € affiché, + 13 € en petit, total 312 € en petit) mais il est possible que ce coût soit intégré pour partie par les vendeurs (j’en doute, mais bon…)
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Saint Lazare, priez pour nous 2 – La glissade pouilleuse

Le matin, quand le train arrive à quai dans ma ville de banlieue avant de partir vers Saint Lazare, il ralentit progressivement, c’est normal. Mais souvent, il continue à avancer à petite vitesse, et la plupart des gens s’étaient déjà mis en mouvement vers la porte, alors ils continuent à marcher, parfois sur 5, 10 ou 20 mètres, avant que le train ne s’arrête définitivement et qu’ils n’atteignent enfin « leur » porte. J’appelle ça la Glissade Pouilleuse, une sorte de métaphore de la vie, tu as bougé trop vite, ça continue à défiler, et tu marches en troupeau, placidement, résigné, en attendant que ça s’arrête pour que tu puisses monter (alors que si tu étais resté sur place, tu serais probablement au niveau de la prochaine porte).
Je dis tu, parce que je crois beaucoup à l’économie des gestes, et à la patience. Si train encore bouger, moi pas bouger.

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Saint Lazare, priez pour nous 1 – Citation

Ils passèrent dans le hall, Georges s’engagea sur un quai, marcha jusqu’à sa fin. Les rails pointaient tout droit vers l’inconnu, graissés par le soleil.
René Fallet, Les Pas Perdus, Livre de Poche n° 3230, (1971, première édition 1954), p. 156

Le problème, avec René Fallet, c’est qu’il vous ressert des images poétiques quasiment à chaque phrase. Soit ça lasse, soit on lit du bout des yeux. Mais il y a des belles choses populaires, c’est sûr. Et puis la lettre de rupture p. 172, c’est un vieux coup de tendresse / coup de poignard, ça fait pardonner bien des choses (et se souvenir de bien d’autres qu’on aurait préféré oublier…)

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GTD – le livre – critique éclair

Bon, David Allen a vendu des millions d’exemplaires de son livre, et je suis d’accord, il le mérite. Maintenant que ce rapide encensement me dédouane, je peux filer quelques coups de griffe. Ou plutôt, je laisse la parole à Scott Adams, le concepteur et dessinateur de Dilbert, une de mes références régulières, dans son introduction de son livre, première page (traduction rapide par mes soins) :

Vous vous sentirez un peu désarçonné si vous achetez un gros livre bien épais et si tout ce qu’il y a à l’intérieur, c’est une liste de douze conseils, et notamment si certains d’entre eux ont l’air d’être des bouche-trous. Aussi, mon « projet d’excellence » sera de me répéter souvent, pour occuper les pages. En marketing, cela s’appelle « ajouter de la valeur ». Et pour augmenter votre plaisir, j’ajouterai de nombreuses métaphores colorées mais inutiles. En fait, les métaphores dans ce livre sont aussi inutiles qu’un furet en costume de carnaval.
Scott Adams, The Dilbert Principle, Harper Businesse, 1996, p. ix (« Big opening »).

Même si mon propos – et celui de Scott Adams – est exagéré, je dois avouer que :

  • Je me méfie toujours des livres qui ont des petits textes dans la marge, soi-disant pour capturer l’idée importante du paragraphe. Si une idée peut être exprimée en une phrase, à quoi bon lire le paragraphe ?
  • Ce livre sonne comme « voyons, j’ai un séminaire de deux jours qui se tient bien, j’ai une centaine de diapositives, donc je peux en faire un livre ». Mais l’erreur vient probablement d’essayer de faire 200 pages là où 30 à 80 pages bien senties auraient suffi. Mais 80 pages, ce n’est pas un livre.
  • Cela devient énervant, quand on commence à compter les « Comme je l’ai déjà dit », « Comme nous le reverrons dans la partie… », « N’oubliez pas… », c’est sûr, c’est pédagogique, mais on s’en lasse. De même que les bons conseils, du genre « videz votre esprit, mais videz-le dans un endroit bien rangé, sinon, hein, ça sert à rien, je vous aurai prévenu (plusieurs fois). J’insiste, ça doit être ordonné, propre, il ne doit pas y avoir de poussière par terre, je vais vous donner (p. 67) des conseils pour nettoyer cet endroit, mais en attendant, souvenez-vous : cet endroit ne doit avoir ni moutons, ni traces suspectes sur les murs, il doit être à la bonne température, le papier-peint doit être neutre, (etc.) ».
  • Enfin, à défaut de « métaphores colorées » (car il n’y en a pas dans ce livre), on a le droit à des mises en situation. « Ne vous êtes vous pas retrouvé devant un tiroir rempli de chaussettes célibataires ? Ou face à une pile de linge sale qui ne vous appartenait pas ? Ou dans une réunion d’alcooliques anonymes ? Et ne vous êtes-vous pas dit à chaque fois « mais pourquoi moi ? » Eh bien la méthode de rationalisation Ultimate Allen Principle ™ est faite pour ces situations. » (Vingt pages plus loin 🙂 « C’est le cas, par exemple, quand vous prenez un caddie au Shopi du coin, et qu’il n’y a plus de caddie. Ou quand le papier toilette est trop rêche. J’ai aussi connu un homme à qui il manquait des vers pour aller à la pêche. Tous ces exemples illustrent la nécessité d’un système comme la méthode de rationalisation Ultimate Allen Principle ™.

Derrière cette critique, il y a la difficulté de faire un livre simple. Qui dit simple, dit court, et qui dit court, dit « ce ne sera pas un livre ». Donc on se répète, en se disant que la répétition est pédagogique. Mais si on apprenait dans un livre comme on apprend en cours, il n’y aurait plus de cours.

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