GTD – le vrai pitch, ou toute la méthode en 5 idées

Il y a maintenant 1 mois, je publiais le pitch sur la méthode Getting Things Done. Mon intention était – vraiment – de traiter les différents thibillets que je mentionnais.
Je ne l’ai pas fait, pour différentes raisons toutes aussi avouables, bien qu’un peu centrées sur ma personne (mais sur mon blog, franchement, vous vous attendiez à quoi d’autre ?). Je résume :

  1. Beaucoup de travail. D’ailleurs, les plus subtil(e)s observateurs/teuses auront noté un net ralentissement des thibillets. C’est pas que j’ai rien à dire, si vous saviez, c’est que je bosse, moi.
  2. La grève, les insomnies, qui m’ont crevé.
  3. Quelques échéances de boulot (cf. point 1.) qui m’ont pesé, d’un point de vue psychologique.
  4. Une crève que je traîne depuis 3 semaines, les collègues s’inquiètant de cette toux caverneuse qui franchit l’épaisseur des murs de mon bureau (pourtant tapissés d’une merdouille de pâte de liège peinte en une couleur qui devait être blanc en 1819 – date de la création de l’école).
  5. La liste des thibillets que j’avais prévus sur le sujet (cf. pitch) était chronologique, mais pas vendeuse : je voulais vous détailler ma démarche. Mais soyons clairs : vous vous en tapez, de mes erreurs et essais, vous voulez directement ce que j’ai trouvé et adopté à la fin. Dont acte.

Cela dit, puisque ça bossait, ça veut dire que ça bossait en appliquant la méthode GTD, et j’ai bien avancé.
J’en parlais autour de moi, encore hier soir, et hier soir, un gars m’a dit « Ah ouais, en gros, ta méthode, c’est « ranger son bureau », super, et y a quoi d’autre ? »
Je me suis dit « Docteur, » (c’est moi) « il faut que tu répondes à ce gars ».
Cette déconfiture oratoire m’a triggeré, et je me suis dit, y a pas, faut que je ponde un argu qui claque. A tel point que je vous livre le résumé de la méthode, ou l’apéritif, ce soir. C’est parti.

Target audience / Me too sympathy : Il y a quantité de personnes qui se disent « j’ai trop de choses à faire, j’ai beau faire des to-do listes interminables, je ne sais pas par quoi commencer ». Si vous n’êtes pas dans cette catégorie, ce qui suit ne vous intéressera pas, et ne sera pas utile. Sinon, lisez la suite.

La méthode GTD, résumée et traduite par moi (mais c’est David Allen qui a tout fait), correspond à 5 idées ou concepts :

  1. C’est une démarche générale, qui peut être appliquée à tous, mais c’est avant tout une démarche personnelle. On se retrouve sur des principes fondateurs, mais on peut les appliquer différemment. Ces principes sont – selon moi – les suivants :
  2. Il faut vider notre cerveau de toutes les pensées bourdonnantes, en notant tout.
  3. Il faut que ces notes soient capturées dans un système fiable, exhaustif, et motivant.
  4. Il faut que ce système contienne des rappels.
  5. Toute nouvelle entrée (appel tél, courrier, mail, notes à exploiter…) doit être traitée toujours avec la même démarche, qui est un guide de fonctionnement personnel (détails à venir).

Tout le reste, ce sont des détails de ces principes. Détails certes intéressants, puisqu’ils justifient qu’on achète (et qu’on lise, plusieurs fois) le livre, mais j’ai tout résumé.
Voilà pour ce soir. J’en avais marre, j’ai bossé comme un âne, c’était ma détente de la journée. La suite quand j’aurai le temps (ou pas).

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Entrepreneuriat et Web : l’événement avait lieu ce soir


Ce soir, à l’école où j’officie, un groupe de sympathiques internautes, face-boucs à leurs heures, et liés par les liens du sang virtuel de ceux qui ont :

  • rêvé de créer une entreprise
  • créé une entreprise
  • connu un gars qui a rêvé de créer une entreprise
  • prêté de l’argent à un gars qui un jour peut-être créera une entreprise

a organisé un happening mondain à la mode 2.0, la soirée French Internet.

Je suis french, Internet c’est moi, donc j’y étais.

C’était très bien.

Organisé à la web 2.0 (micros volants, t-shirts vpod.tv, liste d’invités classée par ordre d’inscription et non par ordre alphabétique, c’est rien, Technorati retrouvera ses petits), cela a tourné autour d’un film extrêmement bien fait de Benjamin Rassat (bande annonce ici) (j’ai enfin pu voir la tête d’Edouard Tétreau, l’analyste financier iconoclaste), puis d’un débat avec des vraies bonnes réponses à plusieurs bonnes questions, et enfin, des bières en veux-tu en voilà dans un rade en sous-sol.
Pour ceux que cela intéresse, dont moi, Benjamin Rassat met en ligne, sur vpod.tv, la suite, 7 ans après la Bulle… sous forme d’interviews.

Actuellement, ma vie tourne à l’entrepreneuriat. Vendredi et samedi dernier, à Turin, j’évangélisais des MBAs sur le business-plan vu du côté financier, la semaine d’avant, je présentais mon idée de startöp à des amis, aujourd’hui, je voyais des connexions avec l’idée d’un étudiant, ça bouillonne, ça converge, c’est bien.

Nouvelle inflexion dans ma vie ? Boh, l’environnement est liquide, comme dit l’autre, et il y a ceux qui savent marcher sur l’eau… (une lecture que je recommande depuis des années à tout le monde).

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Livre lu – De cape et de crocs, tome 8 : le maître d’armes

Ah je l’attendais depuis un an, depuis Chasseurs de chimères. Mazette, un an et demi !
J’attendais ce Maître d’armes, dont je devinais l’identité (comme une évidence).
Ce tome est superbe. Superbes dessins, à l’aérographe (?), cristallins, aérés, superbes couleurs de soleils couchants, de nuits. Maîtrise parfaite des expressions de visages, des postures, souvent façon Comedia dell’Arte. Certains se plaindront peut-être de l’abondance d’alexandrins, moi je me délecte.
Et cette fin, façon Siège d’Arras, c’est terrible, avec une idée absolument géniale pour les couleurs.
Je suis fan, depuis le début, et je ne suis vraiment pas déçu. Il n’y a plus qu’à attendre de longs mois pour le prochain tome. Tiens, pour patienter, je pourrais relire La princesse lointaine, ou bien lire Les Musardises, d’un certain… Edmond Rostand.

NB : malgré le ton dithyrambique, ce thibillet n’a pas été sponsorisé. J’écris skeuj veux.

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Ubuntu – Déraflure

Pour combattre les effets pernicieux de la raflure, JaÏ propose la Déraflure, et il a bien raison.

Déraflure : n.f. La date où on se dit « ma femme a la peau vieillie, les seins qui tombent mais vraiment je l’aime », le moment où le Petit Prince se rend compte que sa rose, toute chiante qu’elle est, est unique, le moment où notre vieux vélo, notre vieille 2CV, qui ont passé la raflure depuis un bail, se remettent à nous faire les yeux doux et rentrent dans le monde merveilleux du vintage.
Par extension : date à partir de laquelle ça ne nous fait plus peur de mourir.

J’ai un portable Sony qui a passé la Déraflure depuis longtemps. Il est léger, autonome, il a des taches de café que je n’ai jamais nettoyées, mais c’est toujours celui que j’emporte en voyage. Il a 7 ans, ce qui, dans l’échelle d’âge des chiens ou des mouches, est énorme.
Et j’ai passé, depuis très longtemps, le temps où j’avais peur de mourir.

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Batana – Moirchéologie

Proposée par Yann il y a quelque temps, une batana terrible :

Moirchéologie : n. f. étude de sa boite mail (ou de ses lettres papier) par le fond. Recherche dans les archives, exhumation de dossiers poussiéreux contenant des correspondances torrides, ou tendres, mais hélas irrévocablement passées. Retrouver le grain d’une écriture (pour les lettres), la rapidité d’une réponse à une demande de rendez-vous (pour les mails). Douleur obtenue par déclinaison de ces moyens.
Par dérivée, la personne qui se livre à cette étude est un Moirchéologue.
Par extension : se rejouer les scènes de sa vie passée, et réinventer un scénario où on aurait eu le beau rôle.

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Je ne suis plus un FaceBouc

J’ai été invité il y a quelques semaines (mois ?) par un ami, alors je me suis inscrit sur FaceBook. J’ai testé ce service pendant quelques semaines, et hier soir, hop, j’ai désactivé mon compte.
En susbtance :

  • sous couvert de réseau communautaire, ce truc est une application d’un mauvais cours de marketing : si tes clients sont des gogos, tu leurs créeras des besoins là où ils n’en avaient pas précédemment. Si tes clients ont du temps à perdre, tu vas les satisfaire dans ce besoin.
  • je suis mal à l’aise avec la collecte des données personnelles qui est faite, et son utilisation par la suite.
  • je ne comprends pas comment une personne peut avoir 327 amis sur FaceBook. Le terme ami est évidemment galvaudé, et je préférerais, comme sous LinkedIn, le vocable de « Connexion ». Cela conduit à des comportements d’accumulation qui contiennent leur propre limite. Je vais enfoncer une porte ouverte : ce qui fait la valeur de mon réseau personnel, ce n’est pas le nombre de mes contacts, mais la qualité de ces contacts. Par exemple, je comprends parfaitement Tristan Nitot quand il annonce qu’il ne va plus utiliser sa messagerie FaceBook, mais je ne comprends pas (bis) quand il dit « Cela ne vous empêche pas de vous déclarer mes amis ». Qu’obtient-il ? (je m’interroge sincèrement, le garçon a l’air intelligent et de bon sens).
  • Plus rien n’a de valeur, le temps moins que toute chose. On passe du temps à apprendre des choses peu intéressantes sur nos « amis » (Untel s’est fait maraver la tête par un vampire de Classe 3, et il a perdu son statut d’Egorgeur ; tel autre dit qu’il va se coucher ; tel autre a toiletté son hamster virtuel).
  • Les rares événements intéressants auxquels on peut s’inscrire ne sont pas spécifiques au système FaceBook, ce réseau ne sert ici que de medium. Et je ne comprends pas (ter) la valeur psychologique d’une action telle qu’adhérer au groupe « je suis contre les fonctionnaires » ou « je ne dis jamais ‘des fois, je vais au coiffeur’ ». Je vois bien qu’il s’agit d’un affichage social, mais il me semble 10 000 fois plus passif que celui de rédiger un billet de blog.
  • En revanche, je comprends très bien, de l’autre côté du miroir, ceux qui tiennent les données de FaceBook. Ils ont en effet une base de données très fouillée, où ils peuvent croiser les informations volontairement données par les utilisateurs (on va les appeler Les FaceBoucs). Qui sait, peut-être qu’en prenant les FaceBoucs qui ont adhéré à « je ne dis jamais ‘des fois, je vais au coiffeur’ » et ceux qui ont adhéré à « Je suis total web 2.0 », on peut cibler une campagne de marketing sur le dernier livre électronique de BHL ? (qui est tellement bien écrit, il vaut son pesant d’or…)

Je pense qu’il y a des réflexions passionnantes qui se développent sur la notion d’identité numérique (comment suis-je identifié sur Internet, quelle est mon image, et puis-je influer sur celle-ci ?), et pour moi, les réseaux sociaux ont une utilité. Mais j’attends toujours le bon réseau.

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De Cyrano vieux à Roxane jeune, 10 ans après

Nous vivons côte à côte depuis si longtemps
Engagés dans la vie, dans ses nombreux contrats
Sur le lit du papier j’ai signé plusieurs fois
Mon nom avant le tien, ou le tien précédant.

Nous ne sommes rien de plus que nos deux signatures
La tienne est en volutes, en boucles de rondeur
Qui forment un rappel de tes yeux, ta blondeur
Elle conclut en un point, comme une apogiature.

Couché à tes côtés, je me différencie
Nos deux noms accolés forment un couple graphique
Dont tu prends la douceur, dont je montre les piques
Défendant le foyer face au mur de la nuit.

Point de musique en moi, mon nom est une flèche
Hérissée de barbons, affûtée et farouche
Dans un trait qui vous dit « Que personne ne me touche »
Non pas fils d’une plume, mais d’une pointe sèche.

Il arrive pourtant que tu signes à ma place
La plume dans ta main change de caractère
Pour ton nom les courbures, la douceur de la mère
Et pour le mien les griffes d’un vieux loup qui chasse.

Nous ne sommes rien de plus que nos deux signatures
La plume peut ignorer qui tracera les lettres
Le papier seulement connaîtra l’aventure
De ton me qui écrit jusqu’au fond de mon être.

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Je ne suis pas vraiment satisfait de tout ça, c’est un essai, ça me paraît bien pompier…

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Again

Où es-tu ?

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Batana – Moirchéologie et Raflure

Yann m’a proposé depuis plusieurs mois la Batana de moirchéologie (mais je me demande si on n’est pas en train de filoguer, un ubuntu de Joséphine si je ne m’abuse).
NB : pour ceux qui ne comprennent rien, j’ai la flemme de mettre des liens, alors vous utilisez le champ recherche de ce bleug, moi j’ai pédalé toute la journée, avec la dynamo de surcroît, alors faire travailler les électrons, ça ne me dit guère, c’est mon seul côté syndicaliste, parce les électrons, ils ont pas de retraite, et ça les empêche pas de bosser.
Donc Moirchéologie est accepté, ô combien, j’en ai l’empreinte dans la chair.

Et je rajoute Raflure.

Raflure : n. f. Date à partir de laquelle un objet flambant neuf, qu’on aimait bien et qui était tout beau, reçoit sa première rayure (cabosserie, fissure). Après cette date, y a pas à dire, il n’est plus tout flambant neuf, c’est juste un truc joli mais un peu abîmé dans le paysage. Exemple : le MacBook qui se raye très vite, la machine à café qui a des traces caca sur le filtre, la baignoire en fonte de 200 kg qui a un pèt’ dans l’émail. (non, pas l’e-mail).
Par extension : la date à laquelle on se dit « c’est un ami, certes, mais ce n’est pas un ami exceptionnel ».
Par extension triste : la date à laquelle l’amour de votre vie devient la femme de votre quotidien. Une solution : vivre seul comme un vieux chien, avec des souvenirs qui vous transpercent, et tout transcender dans l’écriture (ou la musique, ou le macramé).

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Flapi

Trop de choses, trop de vélo, trop de grisaille.
Ce soir, j’ai retravaillé à Magnolia en buvant du bourbon.
Du coup, ça va un peu mieux (non, c’est pas à cause du bourbon).

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