J’en suis un utilisateur compulsif, mais je n’aime pas gmail, parce que tout est dans la même boite de réception, avec le message lénifiant suivant « ne classez plus rien, il suffit de faire une recherche ».
Bien sûr, mon con, mais pour faire une recherche, il faut se souvenir du mot-clé qui va bien. Or, le principe du mail tel que je le pratique, c’est « une messagerie vocale écrite ». On t’écrit, ça enregistre, et après, tu gères, tu effaces, tu agis. Puis tu classes.
Une boite de messagerie où l’on ne classe pas est une boite où tout est en fatras.
Exemple : je suis rentré tard, il y a deux nuits, et dans un état discutable. A l’époque, j’ai vu que j’avais un mail – consternant – sous gmail. Je me suis dit – merveille de l’éthylisme – « ouah éh, pfou, j’y répondrai demain, à cette c…réature ». Depuis, deux jours après, je suis toujours infoutu de retrouver son mail, perdu dans une sous-conversation antédiluvienne.
Autre exemple : merveille de la compulsion, on lit pour lire, pas pour agir. Résultat : je viens de retrouver par hasard un mail de Julien, bon, ça datait pas trop, mais si je n’avais pas parcouru ma boite, je l’aurais totalement oublié…
Quand par ailleurs, on note que gmail peut désactiver votre compte – et vous couper ainsi de vos mails, agenda, documents en ligne – ça rend plus prudent…
Premier adage de la productivité : utiliser des outils qui libèrent notre mémoire, pas des outils qui la surchargent.