Monthly Archives: février 2007

Po d’échappement

Je suis à Turin pour quelques jours, et je profite d’une connexion wifi erratique pour poster un thibillet avant de retourner à mon chapitre de livre (soupir).
Ai enchaîné 12 heures de séminaire en anglais en 1,5 jours, hier après-midi, j’étais complètement cramé, la voix erraillée, les jambes raides, le cerveau gazéifié.
Hop, retour à l’hôtel, je mets mon habit de lumière, et je pars courir, d’abord dans les rues de Turin, puis dans un parc, enfin le long du Po.
2h06 de course pour étrener mes nouvelles chaussures, mes nouvelles semelles, et liquéfier ma fatigue de la journée. Le soleil se couchait, j’ai vu la nuit tomber et les ponts de pierre s’allumer sur le fleuve. Des skiffs passaient avec des rameurs psychotant en cadence, je foulais la terre humide en enchaînant laborieusement les km (14 en tout, à toute petite vitesse, c’est ce qu’on appelle une sortie longue, et c’est censé améliorer l’endurance sur longue distance).
Retour dans la nuit, des phares d’embarcadère (bleus, violets, rouges) se reflétaient dans les eaux du fleuve.
Grande satisfaction de cette course, c’est la première fois que (je croise les doigts pour la suite) je m’entraîne aussi régulièrement. Du coup, je poste mes entraînements, ça permet de faire le point.
Prochain run ? Dimanche, j’espère, à Sestrières (Italia, encora).

QRN sur Bretzelburg

Nous interrompons nos émissions pour une dizaine de jours (sauf si météo clémente jusqu’à samedi). Retrouvez-nous sur nos ondes à partir du 5 mars. Soyez sages. (qu’est-ce que je dis moi ?). Soyez vous-mêmes.

Inclassable – Pierrichard

Cela faisait longtemps que nous n’avions pas eu d’inclassable.

Pierrichard : n.m. Celui qui, dans un aéroport, se précipite pour être le premier à l’embarquement et se retrouve donc… au fond du bus. Variante : celui qui, quand l’avion vient de s’arrêter et que les lumière font « Toung ! » se précipite à l’avant pour sortir en premier… 5 mn avant que l’hôtesse annonce que le débarquement se fera par l’arrière.

J’en ai profité pour mettre à jour la liste des batanas, ubuntus et inclassables. Yann y gagne une entrée à laquelle il avait droit depuis des mois : racravouci. Il est suivi de près par Yog, avec sa penchiée mais Monsieur Jean calme le jeu avec sa sérénnorbitude. Et Shada fait son entrée avec deux batanas.

Magnolia Express – 2ème partie – # 6

Il faudrait que j’en parle à la NASA
 
Nous sommes restés un moment sans rien dire, Conrad avait la tête du Capitaine Kirk dans Star Trek, espaaace, frontière de l’infini, où notre taxi-soleil poursuit sa course…
Et puis je me suis dit que ça n’était pas tout à fait vrai, parce que dans un vaisseau spatial, ils mangent des aliments synthétiques et des petites pilules, et que là-haut, par conséquent, le café brûlé n’existe pas. Alors j’ai repêché la bouteille Thermos au fond de la voiture, le métal argenté brillait comme si c’était un satellite, un satellite rempli à ras-bord de bon café brûlé pour réchauffer les astronautes entre deux trajets galactiques.

Parfois, tout là-haut, deux astronautes s’arrêtent un moment pour souffler, et puis il y en a un qui dit à l’autre : « Hey, Mac, ça ne te dirait pas un bon café comme à la maison ? ». Et puis l’autre (Mac) ne comprend pas, parce qu’il est nouveau dans le secteur et qu’avant, du côté de Mars, on ne lui posait pas des questions comme ça. Alors il dit : « Ah ouais, pour sûr Vieux Tom, ça serait bien si on pouvait boire un bon café brûlé… ». A ce moment, le premier (Vieux Tom), il dit comme ça, en regardant Mac du coin de l’œil « Bon ben alors on va prendre un p’tit café dans un coin que je connais, avant de repartir » et puis il met en marche le scooter spatial et il fait signe à Mac de monter derrière. Alors Mac, évidemment, il se sent un peu idiot à rester flotter comme ça dans l’espace, tandis que Vieux Tom a déjà fait démarrer le scooter spatial et que des nuages bleutés sortent du pot d’échappement spatial. Alors il dit Bon bon, j’arrive, et les deux partent ensemble vers le Satellithermos argenté.
Quand ils arrivent, hop ils attachent le scooter aux anneaux d’amarrage du Satellithermos, et puis chacun prend deux pailles argentées, et les introduit dans les écoutilles du Satellithermos. Il y a des écoutilles où il y a marqué « bouche » et d’autres où c’est marqué « nez ». Comme ça, une fois qu’on a connecté les pailles à son casque, on peut boire le café et en même temps sentir la bonne odeur de brûlé.
Ceux qui ont conçu le Satellithermos n’étaient pas des idiots.

– A quoi penses-tu ? me demanda Aline
– Je pense que je ne suis pas un idiot, répondis-je, plein d’à propos.

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Roman, publié progressivement, sous un contrat Creative Commons. Et aussi sous licence Touchatougiciel.

Le roman, dans l’ordre, est
là.

Batana – Bovinage

Et hop, une de plus.

Bovinage : n. m. Tyrannie de ceux qui collent des étiquettes réductrices sur les gens. « Onésime, on sait que c’est pas un bricoleur (c’est évident, puisque c’est un intellectuel) » ; « Aglaë, c’est la diplomate de la famille ».
Par extension : rédiger 5 fois la même carte postale pour 5 personnes différentes.

Caillou – Supernova


Ma vie sera limitée,
Toute en combustion et rayonnement.

J’éclairerai les planètes proches,
J’essaierai de pousser mes rayons au loin,
Agrandissant toujours plus mon univers.

J’essaierai tous les modes de vibration :
chaleur, lumière, résonance…
Certains astres prétendus froids
Me renverront ma chaleur
Multipliée.
Des planètes miroirs seront l’écho
De mes créations musicales.
Je leur proposerai la phrase,
Elles me donneront la rime.
Mes vents de flamme chanteront à l’unisson
Avec leurs fréquences.

Puis viendra le moment de ma décroissance.

Je me fondrai peu à peu dans l’infini.
Chacune de mes particules rejoindra d’autres corps
Et portera mon héritage.
Je ne manquerai à personne,
Car je serai en tout lieu.

D’ici là, ma mission sera de brûler avec intensité.
Je mangerai de tout, en quantité,
Je boirai l’éther et les gaz remplis d’étincelles
Et l’énivrement me fera tourner plus vite sur mon axe.

Telle une fronde tournoyant sur elle-même,
Je continuerai à exhaler mes signaux,
A découper les clartés et à sculpter les ombres.

Le cosmos est mon terrain de jeux.

Télé-impression

Il faut délocaliser toutes les imprimantes photos personnelles. Compte-tenu du coût à l’usage (achat, remplacement régulier des cartouches d’encre à prix prohibitif, nombreux réglages aboutissant à un taux de déchet élevé, nettoyage régulier des têtes d’impression, coût du papier glacé, temps passé en retouches et recadrage, coût de recyclage final), je ne vois pas comment un particulier peut aboutir à des coûts moins élevés que les tarifs pratiqués par tous les labos sur les photos numériques. C’est typiquement une analyse en terme de TCO (total cost of ownership, coût total de propriété) : l’article de Wikipedia en offre même une lecture environnementale, miam. Quant au coût environnemental des labos photos, il est clairement à prendre en compte, mais je suppose qu’une éco-taxe de 0,1 centime d’euro par photo devrait allègrement permettre de financer cette activité de manière propre.

Synthèse : de la même manière que les camionnettes de livraison des courses en ligne, ce sont les transports en commun des emplettes, on peut imaginer quantité de manières de mutualiser les coûts individuels : substituer un service collectif (ex : labo photo) à des pratiques individuelles. C’est peut-être là où l’innovation et l’entrepreneuriat trouvent (et vont trouver) des niches.

Magnolia Express – 2ème partie – # 5

Joe le Bûcheron et les bouches d’incendie
 
Le cargo a lentement dérivé le long des courants des petites rues, passé le chenal avec sa lumière bleutée, et devant nous, il n’y avait plus que la mer libre. La nuit nous enveloppait et nous protégeait, je voyais les lumières du tableau de bord éclairer la figure de Conrad qui mâchonnait un petit bâton, et puis Aline avait posé sa patte élastique sur mon cou et elle regardait en silence, avec la vue nocturne des chats.
Sans me retourner, je savais que nous laissions derrière nous un sillage phosphorescent, j’avais déplié une carte sur mes genoux, juste éclairé par la petite lumière du plafonnier. De derrière, j’ai entendu la voix d’Aline, elle me disait que Conrad connaissait cette partie de la route, que c’était après qu’on aurait besoin de la carte. Alors je leur ai raconté l’histoire de Joe le Bûcheron.
 
Joe était bûcheron dans les montagnes au nord, et il descendait tous les mois à la ville pour prendre des provisions, sauf en hiver où là il vivait sur ses réserves pendant plusieurs mois sans voir personne. Joe ne savait pas lire, et ne s’y reconnaissait pas bien dès qu’il arrivait à la ville. Je l’entends encore qui disait : « C’est pas catholique, toutes ces rues qui se croisent si proprement, la nature ne fait jamais comme ça, ici toutes les rues se ressemblent, toutes les maisons ont le même type de fenêtres, et tout change si rapidement ! Là-bas dans les montagnes, il y a pas deux arbres identiques, et au moins, ils restent à la même place ! ». Alors Joe avait un système : à partir du moment où il entrait dans la ville, toujours par la même route, il comptait le nombre de bouches d’incendie qu’il rencontrait. Il savait qu’à la quatrième bouche d’incendie, il devait tourner à droite, et le magasin de fournitures était un peu plus loin.
Le système de Joe marchait très bien, tous les mois il allait faire ses achats, sauf en hiver où il restait absent de longs mois. Et puis est venu Floyd J. Tomaso.
 
Floyd J. Tomaso était un fils d’immigrant, il avait vécu dans le quartier italien depuis sa naissance, il avait baigné dans les odeurs de lessive et de pâtes alla carbonara, et n’avait jamais quitté son quartier, parce que son père n’était pas assez riche pour qu’ils partent en vacances. Alors l’été, quand il faisait trop chaud pour rester à l’intérieur, Floyd J. Tomaso descendait dans la rue avec d’autres bambini, et ils se baignaient près d’une bouche d’incendie, c’était leur rivière à eux, cette bouche d’incendie.
Alors voilà, quand, des années après, Floyd J. Tomaso est devenu maire, il a décrété qu’il n’y avait pas assez de bouches d’incendie dans Little Italy, et qu’il fallait en installer d’autres. Lui, tout ce qu’il voulait, c’est que les bambini puissent se rafraîchir en été (ça ne sert qu’à ça une bouche d’incendie, il n’y a jamais d’incendie dans Little Italy). Et donc, en prévision du prochain été chaud, il avait fait installer douze bouches d’incendie supplémentaires pendant les longs mois d’hiver, et tout le monde dans Little Italy était content.
 
Alors évidemment, quand Joe le Bûcheron est descendu de la montagne au printemps, il a compté quatre bouches d’incendie, et il a tourné à droite, mais ça n’était pas la bonne rue, parce que pendant les longs mois d’hiver, une bouche d’incendie supplémentaire était apparue sur le trottoir dans cette rue-là, comme un champignon hivernal. Joe le Bûcheron a marché longtemps sans apercevoir son magasin de fournitures, et il s’est perdu. Il a échoué dans un bar-hôtel, loin au-delà de Little Italy, il a raconté son histoire et la patronne, qui était veuve, l’a pris en pitié et deux mois après ils étaient mariés.
 
– Et quelle est la morale ? demanda Aline, qui aime bien me taquiner.
– Eh bien, si Joe le Bûcheron avait été finaud comme je le suis, il eût déplié une carte sur ses genoux dès les premiers mètres en dehors de son territoire, il se fût repéré à la boussole et au soleil, et tout ça ne serait pas arrivé.
– … et il ne serait pas marié, et la pauvre veuve serait toute seule…
– Ben oui, bien sûr… Mais peut-être que le soir, après la fermeture du bar, de temps en temps il s’accoude à sa fenêtre et il rêve à sa petite cabane, à ses arbres qui ne changent pas de place là-haut. Il n’est pas triste, non, juste rêveur…

Aline a tendu la main, m’ébouriffant les cheveux, tandis que Conrad songeait à tout cela en mâchonnant son petit bout de bois.

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Le roman, dans l’ordre, est
là.

Livre lu – Jean Giono : Ennemonde et autres caractères

Bien à la bourre sur pas mal de sujets + petits soucis personnels.
J’ai pas mal de livres en retard, j’en reviens donc à mon propos initial : je parlais de ces livres pour garder une trace des citations qui me plaisaient (avec le tag citation, c’est rapide après coup d’en établir la liste exhaustive).

Ennemonde et autres caractères, donc (de Jean Giono, Collection Soleil, Gallimard, 1968, 172 p.)

Une puissante étude de caractères, qui emprunte à Emile Zola et à Andrea Camilleri, en se démarquant. Zola, pour faire simple, analyse du dehors. C’est l’environnement social, ou les coups du sort, qui façonnent les individus et leurs actes. Chez Giono, c’est plus la nature (forcément sauvage, indomptée) et l’entourage (la famille, le village) qui expliquent les caractères – mais Giono a la modestie de dire qu’il essaie d’expliquer, il s’y reprend souvent plusieurs fois, avec des images, et il reste toujours une facette de mystère.
Andrea Camilleri esquisse les traits à coups de dialogues. Il en arrive à définir l’homo sicilianus avec une précision qui est tout sauf scientifique, on en sent plus l’approche pragmatique, mais ô combien savoureuse (j’en dirai plus, peut-être, en parlant de L’Opéra de Vigata).

Giono, donc. Un seul passage, parce qu’il condense, sous forme d’exemple parmi tant d’autres, la poésie de Giono.

Le ciel est transparent. L’air enivré. Le vent fait dans les sapins le bruit de la mer. L’herbe se couche, la lavande tremble. Des tuiles cliquettent comme si quelqu’un marchait sur le toit. Le vent fait sonner la profondeur des citernes. Les chemins fument, les hêtres s’agitent, les bouleaux se balancent, les peupliers scintillent, le vent court dans les herbes comme un renard. L’arche des murs sifflote. Les loquets dansent dans leurs gâches. Les volets arrêtés frappent sur leurs crochets ; une porte d’étable grince. De la paille vole. Le vent roule des blocs d’étourneaux comme un torrent des blocs de serpentine. Un corbeau se noie en plein ciel et appelle. Il est déjà loin.
Jean Giono, Ennemonde et autres caractères, Collection Soleil, Gallimard, 1968, p. 104-105.

Quand cherche Serpentine dans Wikipedia, on sort de la poésie. Heureusement, les anglo-saxons ont une longueur d’avance. .

Magnolia Express – 2ème partie – # 4

Paquebot Taxi
 
Je n’ai jamais vu Conrad sans son taxi. Je ne sais pas qui garde l’autre, mais ils se déplacent ensemble, et le taxi est toujours resplendissant, les chromes astiqués, toute la carrosserie d’un jaune flamboyant, tandis que Conrad porte le plus souvent un vieux jean crasseux, une grosse chemise de coton, et il a toujours l’air de ne pas avoir dormi les deux derniers jours. (Ce qui n’est pas possible, si l’on y réfléchit deux minutes).
Quand il s’arrête aux feux avec son taxi, ça fait une sorte de soupir, de glissement d’air, et les deux attendent doucement que le feu passe au vert. Quand on est à côté du conducteur, on voit, loin devant, le bout du capot jaune, et les gens qui passent dans la rue, il y en a qui traversent, d’autre qui marchent au petit bonheur. Puis on redémarre. Sur les rives, des coraux multicolores, des rochers grisés défilent tandis que le taxi laisse derrière lui un sillage blanc.

Quand il rencontre un autre paquebot taxi, ils échangent des signes de reconnaissance, des signaux optiques ou bien un ou deux coups de trompe. Quand ils ont le temps, ils se mettent bord à bord et échangent des informations de voyages, se racontent leurs fortunes de mer.
– Attention vieux, par devant il y a une passe dangereuse, vaut mieux prendre vers le sud.

Ou bien
– Tu as des nouvelles de l’Argentin ? Ça fait plusieurs saisons que je ne l’ai pas vu…
– Oh, maintenant il croise plus souvent vers le trentième parallèle, il en avait marre de ces eaux-là, tu le connais, il lui faut du changement.

Ou encore
– Dis vieux, je n’ai plus tellement de gazoline, tu ne sais pas où je pourrais aller me ravitailler ?
– Suis les lumières de la côte sur deux milles : à l’embouchure du fleuve, tu as un comptoir qui vend de tout.
– Ah oui, je me souviens, j’y allais souvent il y a quelques années.
 
Ce sont toujours de courtes discussions, et puis chacun cingle à nouveau vers sa destination, sur cet océan liquide où chacun crée sa propre route.


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Lapsus clavieri

De temps en temps, je commets des lapsus au clavier (je préfère penser qu’il y a un processus inconscient, plutôt que de parler de fautes de frappe). En voici un florilège :

  • Une nouvelle que tu me balkances (… d’Estonie ?)
  • Réponse typiquement félinine
  • On ne peut guère léviter
  • Induboitablement
  • Tu m’enfance dans ma médiorité
  • La performance est expérimée
  • L’ovule parfait de ton visage
  • Epinardos (au lieu de peinardos)
  • Il singifie
  • Chacun suivait de lion la vie de l’autre
  • Cela ne vaut pas la pine
  • je suis d’une ignorance grasse
  • merdi beaucoup pour ton cadeau
  • écopute les paroles
  • Je décachète les mails à la vitesse de la pesée
  • La date milite
  • J’ai cru que j’allais être électroctué

Buzz – démarche de salubrité publique

J’ai le plaisir de vous annoncer la naissance du blog « Objectif zéro sale con », qui sert de support au livre éponyme qui paraîtra en avril (lui même traduit depuis The no asshole rule, en cours de parution aux US). Pour avoir eu la primeur de quelques pages, et du plan, j’avoue que l’auteur m’a l’air documenté, pertinent, et entomologiste dans son approche 🙂
C’est mon éditeuse maudite (déjà citée plusieurs fois dans ce bleug) qui récidive, et qui s’attaque à un gisement quasi infini : les sales cons au travail. Le terme lui-même demande à être défini, et c’est ce qu’elle s’attellera à faire dans les prochains jours.
D’ici là (publicité gratuite), n’hésitez pas à la lester de quelques histoires d’enflures, de pète-sec, de crevures au boulot, elle est comme moi : dans un boulot tellement rêvé qu’on ne connaît pas ces basses contingences humaines, tout le monde est gentil chez nous…

Buzz – projet Mercure

Quand j’en avais parlé, c’était très vaguement (je ne parle plus de mes projets que quand ils sont en phase de réalisation), et en employant le nom de code Hermès. Mais en fait, pour des raisons plus ou moins évidentes, dans ma tête, c’est le projet Mercure.
Même si l’idée date d’il y a plusieurs mois, même si les présentations, les réunions, les rendez-vous, ont eu lieu dans les dernières semaines. Et surtout, même si la négo continue, car on en est qu’au début, pas de doute : le projet Mercure a démarré.

Magnolia Express – 2ème partie – #3

Et ta nuit sera illuminée comme la mienne
 
Alors on a déchargé Libellule, et on a mis nos bagages dans le taxi de Conrad, Tu comprends, qu’il me dit en balançant les sacs de couchage dans le coffre, moi ma spécialité, c’est le taxi de nuit. Alors quand vous m’avez dit que vous partiez ce soir…
Ça avait l’air si simple comme ça, je ne disais rien, après tout, c’était simple : Conrad avait eu envie de venir avec nous et il était venu.

– Je suis content que tu sois là, lui dis-je.

Il me regarda en bougonnant un peu, il était content aussi, vieil ours noctambule, et il s’appuyait sur le capot de son taxi en regardant Aline qui revenait vers nous. Puis j’ai fermé la maison, et nous sommes partis sur le vieux chemin cahoteux.
 
Dans la lumière des phares,
à un tournant,
vite disparue dans les fourrés,
la tache flamboyante de Bob le renard.

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Le roman, dans l’ordre, est
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