Avec de grands pouvoirs (gratuits), viennent de grandes responsabilités.

ce soir, Netvibes (ceux qui comprennent pas, laissez tomber, c’est un truc de geeks) lance sa beta Ginger. Et donc, ils annoncent, un peu en loucedé, mais quand même, ils annoncent qu’il va y avoir du vent dans les voiles, et que ça y aura une coupure, voué, pendant 4 heures.
Deux espaces-temps, deux réactions.
Le blog Français : 15 messages, plutôt du genre « Ah ouais, OK, bon, allez, merci les gars, bon courage, et revenez-nous vite ! »
Le blog en anglais : 60+ messages, avec beaucoup d’encouragements, certes, mais aussi, des messages du type « Eh, les gars, c’est pas parce que vous êtes gratuits que vous n’avez pas des responsabilités, qu’est-ce que je vais faire pendant ces 4 heures, hein ?! Z’auriez dû prévenir ! »

A tel point que moi, arachnoïde radio-actif, y vais de ma réponse pour ces sycophantes.

J’y rajoute ici quelques idées, pour les non-anglophones, ou ceux (celles) vaguement intéressé(e)s par le sujet :

  • Désormais, t’es plus libre. Même que quand tu délivres un service gratuit, t’as des gars qui t’expliquent que t’es pas au niveau de la concurrence. ça me rappelle un gars qui disait à Maester que celui-ci mettait trop de caricatures de Sarkozy sur son blog, et que le gars en question, il allait plus acheter les albums de BD de Maester, en boycott. Et la belle réponse de Maester.
  • Autrefois, plus tu payais, plus tu gueulais quand ça allait mal. Sauf quand t’étais Français, où tu gueulais quand ça allait mal, même si t’avais payé que pouic. Maintenant, des gars qui n’ont pas payé du tout (et qui ne sont pas Français, personne n’est parfait) gueulent comme des nes en parlant de choses qu’ils sont prompts à exiger des autres, mais qu’ils auraient du mal à s’appliquer à eux-mêmes : anticipation, respect du client, professionnalisme.
  • Internet, c’est comme les étudiants : t’as 80 commentaires, dont 20 mauvais, tu te dis « brou, 1/4 est mécontent ». Mais quand tu creuses, tu te rends compte que le 1/4 mécontent, était celui qui était (1) absent ou (2) mal noté ou (3) dogmatiquement réfractaire à ce qui était enseigné.
  • Une remarque, qui ne fait jamais de mal : (a) être accro à Netvibes (ou facebook, ou la télé), et hurler quand ce service est en grève / supprimé / en maintenance, en dit plus sur l’accro que sur le susdit service. Choisissez des accoutumances sans fournisseur monopolistique. Ayez une cave remplie, un frigo plein de plaques de chocolat, l’intégrale d’Eric Clapton, pour pallier les pénuries. (b) Réaliser une sauvegarde, c’est pas mal. ça permet de sauver le futile (fils RSS, bookmarks), l’important (notes prises à la volée, idées ectoplasmiques) et le crucial (photos numériques des moments forts avec Gunthar). Qui ne sauvegarde pas, ne mérite que des sourires de commisération.

Prenez-vous en main, vous avez encore le droit d’écrire vos choix et vos priorités dans cette vie.

Publié dans Informatique et Internet | Laisser un commentaire

Inclassable – Singleton

Singleton : n.m. Se dit d’un groupe, ou d’une personne, qui n’a fait qu’un tube.

Exemples de non-singletons :

  • Vivian Savage, qui a fait « la petite lady », mais surtout « t’as le look, coco »
  • Jeanne Mas
  • Johnny Halliday (ah, merde, il écrit pas ses textes)

Exemple de singletons :

  • Les Sparks, When I’m with you
  • PhD, I won’t let you down
  • Rose Laurens, Africa
  • Patrick Coutin, J’aime regarder les filles
  • Bill La Bounty, Living it up
  • Billy Ze Kick, Mangez-moi
  • Michael Sanbello, Maniac

Et Bill Deraime n’est pas un singleton (Faut que je me tire ailleurs, Babylone tu déconnes), ça me fait chaud au coeur… Keziah Jones non plus, pas plus que Seal.

J’écris ce thibillet sans recul, je suis sûr d’avoir – et que vous avez – quantité d’autres Singletons en tête. Go ahead, shoot…

Publié dans Batana | Laisser un commentaire

Mail, le retour

ça ne va pas trop bien actuellement.
Quelques idées sur le mail, pour mémoire.
Boite mail engorgée, que faire ?

  1. Compter le nombre de mails (étape cruciale pour la motivation future), et noter l’heure.
  2. Passer en mode Process. Je récupère cette notion de la méthode GTD, et je pense qu’elle marche bien pour les hommes (mono-tches) : se dire « je ne vais pas traiter les mails chronologiquement, mais avec une règle de filtrage mental ». Le but : se débarrasser de 80% des mails en 20% du temps.
  3. Une fois en mode process, commencer par sélectionner « les mails qui demandent moins de 2 mn ». Littéralement. Cela veut dire : réponse rapide, rien à lire, rien à chercher, voire (luxe suprême) il s’agit juste de classer le mail.
  4. Une fois que tous ces mails « rapides » ont été traités : Compter le nombre de mails restants (étape cruciale pour la motivation) et noter l’heure.
  5. Reste les mails « lourds ». Plusieurs méthodes.
    1. Les traiter un à un, chronologiquement, tel le cheval de labour. Ne pas oublier de noter l’heure et le nombre traité, histoire de compter.
    2. Les balancer dans des sous-dossiers, par thèmes (Action, A imprimer, A noter dans l’Agenda) pour libérer la boite de réception. (attention, les sous-dossiers ne sont pas des mouroirs, danger !!)
    3. Les regarder tous dans les yeux, et en sélectionner 5 qui sont vraiment importants. Traiter ces 5. Se congratuler chaudement. S’il reste du temps, en sélectionner 3. Les traiter. Se féliciter avec des vivats. S’il reste du temps, en sélectionner 3 autres. Etc.
    4. Être attentif(ve) à la date la plus ancienne. Hier, j’ai traité un mail datant du 16/11, soit avec 2 mois de décalage. Dans le cas qui me concerne, cela aboutit à une perte financière non négligeable…

N.B. Ce que je suis en train de découvrir, et de pratiquer, est que tous ces conseils ne valent que pour les hommes. Les femmes (en général) sont naturellement plus organisées, ça me fait peur par moments.

Publié dans Productivité | Laisser un commentaire

Projet Protée

Fidèle à ma résolution de ne plus parler de mes projets tant qu’ils n’étaient pas déjà engagés sur les rails, je peux maintenant parler, un peu, du projet Protée. Les lecteurs/teuses attentifs/ves auront noté, vu la catégorie de thibillet que je choisis, que j’en avais déjà parlé.
C’est parti donc : je vais voir si je peux enseigner autre chose que de la finance. D’où Protée, qui change de forme mais reste lui-même. Contrairement au projet Phenix, qui est arrêté pour l’instant, mais toujours vivant (pourrait-il en être autrement pour un Phenix ?), Protée n’exige pas de se brûler pour mieux se reconstruire, il s’agit plus de mimétisme, de savoir si j’ai de l’avenir en temps que Frégoli.
Je ne vais pas arrêter de publier dans cette rubrique Productivité pour autant, loin de là. J’ai mon plan de publi, vous l’avez aussi (dans un ancien thibillet), il s’agit de dégager le temps pour accomplir ce chemin avec fluidité.
Mais (mettez ça sur le compte du champagne), je suis confiant 🙂

Publié dans Productivité | Laisser un commentaire

Caillou – Belle fin de journée

Les nuages
Cohorte de transhumants en marche
Qui remontent paisiblement
Les champs poudreux du soleil.

Publié dans Caillou | Laisser un commentaire

Caillou – entre Venise et Aix


Brouillard sur la mer
Thé fumé dans ma tasse
Bûches qui expirent leur encens
Soirée à la maison.

Publié dans Caillou | Laisser un commentaire

Quelqu’un (mon petit doigt) m’a dit

Après avoir vu l’émission de Taddeï, je me brossais les dents, quand j’ai pensé tout à coup : dans Nicolas, il y a quatre consonnes et trois voyelles…
J’étais super fier de ma trouvaille, jusqu’à ce que je tape ces mots dans Gogol. Visiblement, d’autres y ont pensé avant moi… (et je ne prends que les premiers résultats d’une recherche Glougleu).
Comme disait Sting dans la postface de The Lazarus Heart (j’ai encore le 33 tours, il a pas une rayure) : « can’t I write anything original ? »

Publié dans Hahaha | Laisser un commentaire

Spreadshit

L’immémorial Rafi Haladjian dit, dans une de ses oeuvres, qu’

« une feuille de calcul qui utiliserait l’ensemble des lignes et des colonnes couvrirait 1 680 m² »

Rafi Haladjian, Devenez Beau, Riche et Intelligent avec PowerPoint, Excel et Word, Editions d’Organisation, p. 21.

Ce matin, dans une réunion qui traînait en longueur, je me suis dit « et moi, quelle taille font mes feuilles de tableur (OpenOffice Calc) ? »

Réponse ce soir : la feuille la plus touffue compte 7 onglets (waouh !) et là-dedans, un onglet tire son épingle du jeu : la feuille concernée occupe 6 colonnes (mazette !) sur 1270 lignes (par les vessies du grand cornu !).
Ce fichier pèse 95 Ko, parce que je suis sous OpenOffice Calc. L’équivalent sous MS Office est plus proche de 600 Ko. C’est dire qu’on atteint des grands nombres…

OK, j’oublie dans ce calcul les extractions que je peux faire depuis des bases de données de recherche, où j’ai atteint 18 mégas pur une feuille. (18 mégas ! 1,8% de ma clé USB !!), mais ce ne sont pas des feuilles que j’ai bâties.
Et la majorité de mes feuilles de tableur compte 6 colonnes, sur maximum 200 lignes.
Bref, 255 colonnes x 65 000 lignes, ça (me) sert vachement.

Publié dans Informatique et Internet | Laisser un commentaire

Business model for Paris Match, Gala, Hola, Tagada

Paris match (ou Hola, Lulla, La Stampa), en temps que journal, a des lecteurs abonnés. Ceux-ci reçoivent leur PM chaque semaine, ça s’appelle un business model par abonnement, ça existe depuis Aménophis IV, rien de nouveau, donc.
Mais je viens d’avoir une idée révolutionnaire, qui vaut très cher, donc comme d’habitude, je vous la donne :
Proposer un abonnement aux people, les gens qui sont dans Paris Match.

Multiples avantages pour Paris Match :

  • augmenter les recettes (deux populations sont abonnées en parallèle, non seulement les visiteurs du zoo, mais aussi les animaux). De plus, l’abonnement people peut être très coûteux.
  • stabiliser les revenus (le people, une fois qu’il est abonné, reste aussi captif qu’une mite sous les feux des projecteurs)
  • pouvoir prévoir à l’avance les tables des matières des prochains numéros : « tiens, ça fait deux semaines qu’on n’a pas publié de photos de Glaviot, allez, on va le couvrir avant la Saint Onésime ! »
  • réaliser vraiment un partenariat avec les people, fondé sur une relation de long terme. Proposer des services de maquillage pré-photo-surprise, des scénarisations de situations…

Multiples avantages pour le people :

  • « Nous vous garantissons qu’il ne se passera pas un mois sans que vous ne soyiez dans nos pages (abonnement people rack) ou sur notre couverture (abonnement people estampe) »
  • Meilleure gestion de l’agenda médiatique.
  • évite les périodes de silence, maintient la pression.

Si cela marche, on peut imaginer le développement d’une nouvelle société : Paris Match Evénementiel, dont l’activité (sur abonnement) consistera à créer des événements.

Avantages :

  • Supplée à l’imagination, parfois défaillante, des people.
  • permet à Paris Match de se diversifier, tout en restant fortement attaché à son coeur de métier et ses compétences.
  • permet de gérer les scoops. Rien de plus désastreux que 3 scoops la même semaine, les scoops s’annulent. Donc il faut programmer la date des surprises, autant les organiser directement.
  • renforce les liens entre la presse, les stars, les politiques, et les entreprises. Les abonnés sont bien traités, les entreprises passent de la pub, les journalistes disent du bien des politiques, des entreprises, des people : que du gagnant-gagnant.
  • On peut même imaginer quelques super-méchants, qui seraient ravis d’être régulièrement brocardés, avec l’image « lui, au moins, il n’est pas consensuel ! ». Un people qui fume le havane en plein dîner à la Coupole, qu’on embarque, et qui se castagne avec les CRS : c’est pas de la belle image de rebelle, ça ?!
Publié dans Réflexions | Laisser un commentaire

Caillou – Icare


Envol.
Le gris, qui bouchait mon hublot,
Descend sous l’aile.
Je suis au-dessus des nuages.
Coton blanc, tapis de laine neigeuse sous le ciel bleu.
Mais le bleu ciel se teinte, s’enrichit de nuances encrées.
Bleu de Prusse, rien ne presse,
la nuit s’avance par respirations successives.
Le nuage devient nuit, la nuit exhale sa buée.
Avant que tout ne fonde en un grand bleu, je te vois au loin.
Un reflet sur tes ailes dorées, un battement froufroutant,
le dernier rayon du soleil sur tes rémiges.
Clin d’oeil nocturne, un deuxième soleil se couchant,
uniquement pour moi,
sous la couette des nuages.

Publié dans Caillou | Laisser un commentaire