Je ne sais pas si c’est l’effet du marathon, de la fin de mon cours d’analyse financière et boursière ou de la présence de certains pénibles à mon travail, mais je me sens un peu flappi. Le ludion hystérique en salle de cours est loin, le philosophe débonnaire est aux abonnés absents, reste juste un être humain, pétri de contradictions, et aspirant à la simplicité. C’est pas donné. Donc il faut recourir aux grands remèdes : une location de vacances dans un lieu déserté mais face à la mer ; une maison de 7 chambres doubles (oui, sept, sans compter les lits individuels) ; une tireuse à bière (j’ai commandé un fût de 20 litres de 1664, on verra au bout de deux jours s’il y a besoin de passer aux fûts de 30 litres) et un percolateur pour les expressos. J’oubliais le plus important : une floppée de copains débarquant en train, chignole, monospace, twingo, ludospace, ford fiesta, coccinelle volkswagen, tricycle. Et tout cela tombe bien, même si je ne leur ai pas dit : lundi, j’aurai 38 ans. Voui, voui, je sais, je ne les parais pas, je me mets des masques de concombre sur le visage chaque matin comme le fêlé d’American Psycho (film que je viens de voir, juste avant L’ge de glace II, et autant L’ge de glace II m’a plu, autant American Psycho m’a semblé enflé et nauséeux comme un pudding cuisiné avec des oeufs de cane atteinte du H5N1). Bref, dans le monde réel des personnes qui ne travaillent pas à Wall Street, on va se boire unes bières à ma santé, et je m’en réjouis d’avance.
J’emporte aussi l’ordinateur portable (enfin, le transportable, celui qui pèse 3 kg), le Nikon D 100, un carnet de notes, le Palm Vx que m’a offert une collègue adorable, et quelques livres, dont le Sébastien Japrisot que je suis en train de lire avec plaisir.
Je sais bien que vous êtes tous/toutes en train de pleurer à grosses bulles, mais il n’y aura pas de thibillet pendant une semaine. Cela vous reposera, et moi aussi. Essayez de vous sevrer, comme j’essaierai de le faire. Hasta la vista.