Depuis plusieurs années, je nettoie & corrige mon blog, les erreurs s’étant accumulées très tôt. Indépendamment de la migration, qui n’est pas totalement terminée, il s’agit d’éditer des anciens thibillets avec leurs liens cassés ou des problèmes de mise en page.
Cela veut dire que petit à petit, je relis tout, ou en tout cas beaucoup de choses, dans tous ces thibillets accumulés depuis plus de 20 ans. Et cela me déclenche quantité d’idées nouvelles, ou des observations amusées.
La première observation, c’est que je publiais plus fréquemment, et n’hésitais jamais à poster un thibillet en quelques phrases, voire quelques mots – là où maintenant, mes posts sont bien moins fréquents, et invariablement assez longs. Il y a plusieurs raisons, dont certaines sont assez évidentes (non, ça n’est pas un problème de manque d’idées ! 😉)
Une raison, peut-être plus obscure, est que je fais des thibillets longs pour contrecarrer “l’effet réseaux sociaux”.
Sur les RS, il importe de faire preuve de concision et de marketing, pour capturer la sacro-sainte attention des lectriceurs. Il y a aussi des contraintes de taille de message (ex : mon instance Mastodon accepte 500 caractères max par message), ce qui pousse certaines personnes à publier des threads de 5-10 messages. Ce à quoi quelques mastonautes répondent “écris un billet de blog, plutôt que de saucissonner ta pensée en Y messages” (je n’ai pas voulu écrire X messages pour des raisons évidentes). Donc il y a eu une partition :
- pensée immédiate = post sur les RS ;
- pensée nécessitant des développements = billet long sur le blog.
Or, il se trouve qu’aujourd’hui démarre Blaugust, un défi pour publier idéalement un billet chaque jour du mois d’août (merci à Juhis (ENG) pour cette information).
Je vais donc essayer :
- de revenir à davantage de fraîcheur et moins de longueur
- de publier un thibillet chaque jour du mois d’août
Si j’y arrive, il y a fort à parier que la plupart de ces thibillets parleront de mon travail de ravalement de ce blog. D’où une nouvelle catégorie – probablement tout aussi éphémère que les précédentes – que j’intitule Blogroll – et oui, je sais, un blogroll (ENG), ça n’était pas ça il y a 20 ans.

Mardi 4 Août 2026 à 14:55:16
À la nuance près qu’en France on a vraiment très très peu défait depuis 40 ans, expliquant pourquoi il faut probablement défaire aujourd’hui avec l’absence de subtilités que tu explicites.
La piste de mes amis libéraux pour “réformer” (et non re-former / re-faire pour filer ton analogie) c’est d’introduire de la concurrence.
C’est gros c’est moche, ça va prioriser la meilleure allocation de ressources, le ROI rapide, ça va sous estimer les besoins à long terme, qui est la raison d’être des services publics (et de leur monopole ?), mais que proposer de mieux ?
à 17:22:09
Hello Christian,
Que proposer de mieux ? Je reprends ton commentaire : quelque chose qui ne soit pas (trop) gros, (trop) moche, qui ne priorise pas la meilleure allocation de ressources / le ROI rapide.
Déjà, on peut dissocier les exemples américain et français, ce sont deux histoires et deux philosophies différentes. Ensuite, dans le modèle français, le gros mot, c’est ROI (retour sur investissement). En effet, cette mesure de rentabilité financière sous-estime le vrai service rendu. Quelle est la rentabilité d’une université ou de l’éducation nationale ? Celle du CNRS, de l’office français de la biodiversité ou de l’Ademe ? On pourrait même s’interroger sur la productivité du Haut Commissariat au Plan 😵 , ce qui fait une belle tautologie quand on parle de choix fondés sur le ROI.
J’aimerais bien un modèle politique qui rétablisse des services publics essentiels, ceux qui par vocation ne sont pas rentables, donc ignorés par la concurrence (ex : dessertes ferroviaires régionales, sécu, hôpitaux publics… la liste est longue)