Lundi 31 Août 2026
Apprendre à lire en 10 leçons (invendu)
Sur mon ancien blog, j’avais une rubrique “livres lus ” que j’aimerais bien reprendre, ne serait-ce que pour un livre : Tovaangar , de Céline Minard (thibillet à venir – ou pas). Dans l’attente, voici la liste des livres que j’ai lus cet été, ou qui sont en cours de lecture.
Livres terminés cet été
Oscar Wilde – The importance of being Earnest (relecture)
A.E. Van Vogt – Le monde des non-A (relecture)
David Goodis – Vendredi 13
Céline Minard – Tovaangar
William R. Burnett – Le Petit César (Série noire n° 17)
Joseph Kessel – Belle de jour
Jean-Bernard Pouy – Belle de Fontenay
Frédéric Dard – Descendez-le à la prochaine
Arto Paasilinna – Le potager des malfaiteurs ayant échappé à la pendaison
Jean-Bernard Pouy – RN86
Livres en cours de lecture
Joseph Kessel – Tous n’étaient pas des anges
James Hadley Chase – Douze chinetoques et une souris (Série noire n° 19)
Ray Bradbury – Chroniques martiennes
A.E. Van Vogt – Le colosse anarchique
Charles Exbrayat – Ne vous fâchez pas, Imogène !
Livres d’insomnie
Victor Hugo – L’art d’être grand-père
Rudyard Kipling – Indian Tales
Ce thibillet fait partie du défi Blaugust .
Dimanche 30 Août 2026
Todobono (être en) : Se dire “J’ai déjà fait pas mal de choses”, et voir qu’il n’est que 10h du matin.
Ousse-Todobono : la même chose, mais un dimanche matin.
Par extension : écouter quelqu’un, et se dire “j’aurais fini ma phrase de la même manière / j’aurais utilisé la même expression à cet endroit”.
Ce thibillet fait partie du défi Blaugust .
Samedi 29 Août 2026
Marvin, the depressed robot
“I don’t use AI ” is the new “I don’t fly anymore ” or “I don’t eat meat anymore “
In my generation, we used to fly several times a year (for vacations), or even several times a month (for work). When Greta Thunberg reached popularity, some people severely limited, or even stopped, flying. Countries like Sweden even practice flygskam , the shame of flying.
The reasons for this choice are:
first and foremost, the climate impact of air travel
but also, the questioning of a world based on advertising: go there, you will be happier than here.
or even based on appearances: go there, you can show it off and talk about it.
After mass tourism, we now have mass artificial intelligence (I mean generative AI) operating on the same principles : at the expense of a dramatic environmental cost, Gen AI self-promotes its model of approximate information, low effort, and poor quality, all in a frantic race forward (more processors, more energy consumed, more water captured).
So, you see, this is a photo of us now
For example, AI-generated images are starting to create irritation: it’s like the “business” photos on hastily developed websites, featuring dynamic young executives in suits and white shirts/blouses.
Out of ten websites, the same improbable photos appear. It’s so cheesy that it undermines the message about the professionalism or competence of the company.
It’s the same for posters and images created by AI, with their dominant yellow tint and graphically identical characters (always the same face styles, like in a bad Anime). If the person used AI to generate an image without realizing that the result looks “amateur” or even “plastic,” it sends a very bad signal about the core message.
Can we dream of a world where people who use Gen AI become the uncool ones?
This post is part of the Blaugust challenge.
Vendredi 28 Août 2026
Marvin, robot dépressif
“Je n’utilise pas l’IA ” est le nouveau “je ne prends plus l’avion ” ou “je ne mange plus de viande ”
Dans ma génération, on prenait l’avion, plusieurs fois par an (pour les vacances), voire plusieurs fois par mois (pour le travail). Au tournant des années Thunberg, certain·e·s ont sévèrement limité, voire arrêté ce moyen de transport. Des pays comme la Suède pratiquent même le flygskam , la honte de prendre l’avion.
Les raisons pour ce choix sont :
avant tout, l’impact climatique du transport en avion
mais aussi, la remise en cause d’un monde fondé sur la publicité : allez là -bas, vous y serez plus heureux qu’ici.
voire sur le paraître : allez là -bas, vous pourrez le montrer et en parler.
Après le tourisme de masse, on a l’intelligence artificielle de masse (IA générative) qui fonctionne selon les mêmes principes : aux dépens d’un coût environnemental dramatique, l’IA Gen auto-promeut son modèle d’informations approximatives, de moindre effort et de piètre qualité, le tout dans une fuite en avant (davantage de processeurs, davantage d’énergie consommée, davantage d’eau captée).
Alors, vous voyez, c'est une photo de nous maintenant
Par exemple, les images générées par IA commencent à créer de l’irritabilité : c’est comme les photos “business” sur les sites web développés à la va-vite, avec des jeunes cadres dynamiques en costumes / tailleurs et chemises / blouses blanches.
Sur dix sites web, les mêmes photos improbables. C’est tellement ringard que ça détruit le discours sur le professionnalisme ou la compétence de ladite entreprise.
C’est la même chose pour les affiches et images créées par IA, avec leur teinte dominante jaune et leurs personnages graphiquement identiques (toujours les mêmes styles de visages, comme dans un mauvais Animé) : d’entrée de jeu, si la personne a recouru à l’IA sans voir que le résultat fait “amateur”, voire “plastoc”, ça envoie un très mauvais signal sur le fond du message.
Peut-on rêver d’un monde où les personnes qui utilisent l’IA Gen deviennent les ringard·e·s de la vie ?
Ce thibillet fait partie du défi Blaugust .
Jeudi 27 Août 2026
Pen Duick III et Pen Duick VI échangent des impressions vagues
Plutôt que d’appeler ses bateaux Pen Duick (I à VI), Éric Tabarly aurait pu traduire le breton en français pédant, et donc les appeler Mélanocéphalcule (I à VI). Je ne suis pas sûr que la face du monde en aurait été changée. D’après ce que je connais de cet émerite navigateur , je ne pense même pas que la pensée d’un tel nom l’aura effleuré.
Cette mini-pensée a surgi au printemps dernier, lors d’une discussion savoureuse avec mon estimé collègue Philippe S. Grand amoureux des mots – y compris quelques néologismes – et des belles phrases, Philippe a commis plusieurs ouvrages historico-romancés, en vente en ligne , très bon rapport qualité-prix. Je ne touche aucune rémunération pour cette publicité flagorneuse, ayant été récompensé ex ante par quelques-uns de ses ouvrages – j’ai donc pu juger sur pièces, même si je n’étais pas aux pièces.
Ce thibillet fait partie du défi Blaugust .
Mardi 25 Août 2026
Croissance décroissante
Dès le début de ce défi Blaugust (poster un billet de blog par jour du mois d’août), j’avais noté la condition lénifiante du défi : idéalement, il fallait poster un billet chaque jour, mais en fait, l’objectif était (juste) de poster le plus possible sur le mois d’août.
Donc je ne dirais pas que c’est un échec, ça n’a pas marché 😉
J’ai eu une période d’interruption dans ce défi, qu’on peut décomposer ainsi :
Beaucoup d’idées (et de thibillets déjà partiellement rédigés), mais une contrainte de temps.
Un thibillet, même totalement rédigé à la virgule près, me prend à peu près 20mn pour une publication (image, édition, test de visualisation, n-ième changement de mots, visualisation, etc.) Si, en plus, on doit rajouter le temps de rédaction pour tous les thibillets qui ne sont pas totalement rédigés (certaines ébauches sont une idée en une phrase, d’autres comptent plusieurs paragraphes déjà écrits…), cela prend du temps chaque jour.
Je postais de plus en plus tard dans la journée.
Un des derniers jours, j’ai posté mon thibillet quotidien à 20h27 . C’était le signe que la machine allait s’essouffler, non pas faute d’idées, mais faute de temps.
J’ai donc vu passer un jour, puis deux, puis d’autres, sans poster – il est vrai que les journées étaient bien remplies – et j’observais cette interruption en essayant de comprendre les causes.
En fait, en plus du temps nécessaire à poster, ce défi a réactivé un vieux démon : la contrainte. Il fallait que je poste, puisque je m’étais engagé dans ce défi. Et le plaisir recherché devenait en fait une obligation.
Cela n’a pas empêché d’atteindre au moins deux objectifs que je visais : publier des thibillets courts ; retrouver une certaine fraîcheur des débuts (dans le genre “ma vie est passionnante dans ses plus petits détails”).
Et j’ai donc arrêté – temporairement – de publier quand les circonstances (beaucoup d’invité·e·s à la maison) ne se prêtaient plus à ce qui devait rester un jeu.
J’y reviens doucement, avec déjà un résultat : j’ai davantage publié sur ce mois que sur les 8 derniers mois cumulés 😄
(et c’est pas fini, ô mon fidèle clavier).
Ce thibillet fait partie du défi Blaugust .
Lundi 24 Août 2026
Propanethial-S-oxyde
Tu t’en vas ce soir –
Pour te cacher que je pleure,
J’épluche des oignons.
Ce thibillet fait partie du défi Blaugust .
Vendredi 7 Août 2026
Nous sommes en 2026 et j’ai une vision relativement pessimiste de l’état du monde. Les réseaux
sociaux sont aux mains de milliardaires, de même que les principaux médias. Cette série de thibillets cherche à donner des réflexes et outils simples, avec un double objectif : (1) limiter la surveillance de nos comportements et échanges quotidiens ; (2) rendre plus difficile l’agrégation de nos données personnelles par des entreprises privées liées à des gouvernements ou des partis extrémistes.
Dans cette série, j’ai déjà publié
Continuons avec les applis mobiles ( = celles qui sont dans votre téléphone).
Téléphone sans Google
Autant que possible, désinstallez les applis mobiles de votre téléphone, et utilisez plutôt les sites Web de ces mêmes services.
Par exemple, au lieu d’avoir l’appli Facebook dans votre téléphone, accédez – depuis votre téléphone – à votre page Facebook par le truchement d’un navigateur (idéalement, Firefox pour mobile). En effet, les applis comme Facebook, Instagram, Tik Tok, LinkedIn, SNCF connect – et quantité d’autres, comme votre banque – sont susceptibles de collecter quantités d’informations dans votre téléphone (et elles ne s’en privent pas) : votre carnet d’adresses entier, votre localisation géographique – et ce, même quand vous n’avez pas activé la localisation – et aussi avec qui et quand vous interagissez dans d’autres applications, sans parler des photos et vidéos que vous prenez…
Si vous naviguez sur les sites par le biais de Firefox pour mobile, tous ces éléments de votre vie privée, collectables à votre insu, ne sont plus accessibles à ces prédateurs . Et comme une appli peut collecter des données même si elle n’a pas été lancée, c’est encore mieux de désinstaller toutes les applis qui ne vous sont pas indispensables.
Les sociétés derrière ces applis ont la stratégie inverse, c’est-à -dire vous pousser à installer l’appli dans votre téléphone. C’est un peu comme si le berger acceptait un petit loup au sein de la bergerie “parce que c’est plus facile que d’aller le voir dans la forêt”. À tel point que ces sociétés rendent aussi la navigation sur les sites plus difficile depuis un téléphone. Par exemple, le site Linkedin “bugue” sur certaines fonctionnalités quand je le consulte depuis le navigateur de mon téléphone. Et il me rappelle à chaque consultation que “ce serait mieux avec l’appli”.
“Non, merci !” comme dit Cyrano.
Ce thibillet fait partie du défi Blaugust .
Jeudi 6 Août 2026
Le soleil brûlant
Invisibles dans les cieux
Les cris de la buse
Ce thibillet fait partie du défi Blaugust .
Mercredi 5 Août 2026
Depuis 2021, nous sommes propriétaires d’un ancien moulin en Touraine. Ayant toujours été citadin auparavant, je découvre au fil des jours une autre manière de vivre, avec d’autres repères. Bienvenue dans ces pensées moulinières.
Martin le Pêcheur
Si tu vois chaque jour un dahlia, même si tu es nul en fleurs, au bout d’un moment, tu reconnais un dahlia quand tu le vois.
Idem pour un noyer, un érable champêtre ou un frêne, une buse variable, un chevreuil (qu’autrefois, je confondais avec des biches, honte à moi…), une mésange, un pic-vert…
Chaque jour ou chaque semaine apporte son apprentissage, et la révision se fait avec les 5 sens.
Ce thibillet fait partie du défi Blaugust .