Vendredi 7 Août 2026

L’armée des ombres #3 – les applis sur votre téléphone

Nous sommes en 2026 et j’ai une vision relativement pessimiste de l’état du monde. Les réseaux
sociaux sont aux mains de milliardaires, de même que les principaux médias. Cette série de thibillets cherche à donner des réflexes et outils simples, avec un double objectif : (1) limiter la surveillance de nos comportements et échanges quotidiens ; (2) rendre plus difficile l’agrégation de nos données personnelles par des entreprises privées liées à des gouvernements ou des partis extrémistes.

Dans cette série, j’ai déjà publié

Continuons avec les applis mobiles ( = celles qui sont dans votre téléphone).

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Téléphone sans Google

Autant que possible, désinstallez les applis mobiles de votre téléphone, et utilisez plutôt les sites Web de ces mêmes services.
Par exemple, au lieu d’avoir l’appli Facebook dans votre téléphone, accédez – depuis votre téléphone – à votre page Facebook par le truchement d’un navigateur (idéalement, Firefox pour mobile). En effet, les applis comme Facebook, Instagram, Tik Tok, LinkedIn, SNCF connect – et quantité d’autres, comme votre banque – sont susceptibles de collecter quantités d’informations dans votre téléphone (et elles ne s’en privent pas) : votre carnet d’adresses entier, votre localisation géographique – et ce, même quand vous n’avez pas activé la localisation – et aussi avec qui et quand vous interagissez dans d’autres applications, sans parler des photos et vidéos que vous prenez…
Si vous naviguez sur les sites par le biais de Firefox pour mobile, tous ces éléments de votre vie privée, collectables à votre insu, ne sont plus accessibles à ces prédateurs . Et comme une appli peut collecter des données même si elle n’a pas été lancée, c’est encore mieux de désinstaller toutes les applis qui ne vous sont pas indispensables.
Les sociétés derrière ces applis ont la stratégie inverse, c’est-à-dire vous pousser à installer l’appli dans votre téléphone. C’est un peu comme si le berger acceptait un petit loup au sein de la bergerie “parce que c’est plus facile que d’aller le voir dans la forêt”. À tel point que ces sociétés rendent aussi la navigation sur les sites plus difficile depuis un téléphone. Par exemple, le site Linkedin “bugue” sur certaines fonctionnalités quand je le consulte depuis le navigateur de mon téléphone. Et il me rappelle à chaque consultation que “ce serait mieux avec l’appli”.
“Non, merci !” comme dit Cyrano.

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Ce thibillet fait partie du défi Blaugust.

Jeudi 6 Août 2026

Caillou – Icarus

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Le soleil brûlant
Invisibles dans les cieux
Les cris de la buse

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Ce thibillet fait partie du défi Blaugust.

Mercredi 5 Août 2026

Pensée Moulinière – Extension du domaine des sens


Depuis 2021, nous sommes propriétaires d’un ancien moulin en Touraine. Ayant toujours été citadin auparavant, je découvre au fil des jours une autre manière de vivre, avec d’autres repères. Bienvenue dans ces pensées moulinières.
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Martin le Pêcheur

Si tu vois chaque jour un dahlia, même si tu es nul en fleurs, au bout d’un moment, tu reconnais un dahlia quand tu le vois.
Idem pour un noyer, un érable champêtre ou un frêne, une buse variable, un chevreuil (qu’autrefois, je confondais avec des biches, honte à moi…), une mésange, un pic-vert…
Chaque jour ou chaque semaine apporte son apprentissage, et la révision se fait avec les 5 sens.

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Ce thibillet fait partie du défi Blaugust.

Mardi 4 Août 2026

Caillou – Nocturne 5AM

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Sister Moon
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Les rêves étouffants
Du thé et de l’air
Hello Grillon my old friend

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Ce thibillet fait partie du défi Blaugust.

Lundi 3 Août 2026

Blaugust – 3 août – Défaire et Refaire, ou quelques salades politiques

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Crash

Il y a une semaine, j’ambitionnais de faire une salade de tomates (anciennes variétés).
Entre planche, couteau acier carbone et bol à composter, que me manque-t-il ? Un saladier. Ni une ni deux, j’attrape la pile de saladiers (en céramique ou en verre), et extirpe celui qui convient (en verre, nous verrons d’ici quelques phrases que cela a son importance).
Comment me débrouillé-je ?
L’arbitrage vidéo ne pourra pas nous le dire, mais le fait est que les 2-3 saladiers en céramique (tenus par la main droite) choquent par mégarde le saladier en verre (main gauche), lequel EXPLOSE en milliards, que dis-je, zilliards de fragments de verre. Pieds nus (car cramicule) au milieu d’un champ de mines en forme de diamants carnivores : les tomates attendront.
Je vous passe les détails du nettoyage : qu’il me suffise d’écrire qu’il a pris beaucoup de temps. La caractéristique – je ne saurais dire “l’avantage” – des éléments en verre trempé, c’est que quand ils cassent, ils se brisent en zilliards, que dis-je, en gogolplex d’échardes plus affûtées que des cruciverbistes privés de Laclos.
Avant tout, protéger les pieds, ramasser, ah tiens ça saigne, donc protéger les mains aussi, pelle, balayette, planchette japonaise et ippon à l’aspirateur.
En résumé : un demi-geste mal assuré d’une seconde, et 20-30mn de nettoyage. Et ce n’est pas terminé, puisque je retrouve encore des morceaux plusieurs jours après, logés dans un bol, sous un meuble, sur une étagère.
Il en va de même pour les gouvernements, que ce soit en France ou aux Zétazunis. Défaire, c’est très rapide, il y a des éclats de verre qui partent dans toutes les directions, et dans ce cas-là, les éléments individuels sont plutôt nettoyés au gros aspirateur, et jetés immédiatement à la poubelle.
Refaire, si un jour la tendance s’inverse, sera très long, fastidieux, et souvent impossible. De la même manière qu’on ne va pas recoller les morceaux d’un saladier qu’on a fait exploser (trop long, certains morceaux ont disparu, problèmes d’étanchéité et de solidité), les agences gouvernementales ou les services publics qui ont été supprimés sont, pour partie, impossibles à reconstruire. Ne serait-ce qu’en termes de confiance – cet actif immatériel non valorisable, donc toujours oublié – comment reconstruire un service public qu’on a méthodiquement détruit au fil des mois, des années, voire des décennies ? Les tours de passe-passe des gouvernements (”on va compter sur la générosité des contribuables avec un appel aux dons”) sont à l’image du Défaire : une politique court-termiste, qui permet une annonce médiatique, avant de passer à autre chose.
Un grand plan d’investissement national devrait être à l’image d’un saladier. Non, le saladier n’a pas pris “2 minutes à produire”. De la même manière que le peintre (lequel ?) répondait “Combien de temps j’ai mis à peindre ce tableau ? Voyons, 3 semaines… et 30 ans”, le saladier est issu d’un dessin qui a pris du temps, de modèles qui ont été testés, de moules, d’une machine achetée, bref, de toute une empreinte carbone qui n’est absolument pas capturée dans l’immédiateté de son temps de production.
Un service public, ou une agence gouvernementale, sont comme un arbre planté il y a 20 ou 30 ans.

  • Faire, ça prend beaucoup de temps ;
  • Défaire est très rapide, et probablement rentable à (très) court terme ;
  • Refaire sera le moment où l’on (ou notre successeur) devra rembourser l’hubris du Défaire.

Ce thibillet fait partie du défi Blaugust.

Dimanche 2 Août 2026

Pensée Moulinière – Construction en bois


Depuis 2021, nous sommes propriétaires d’un ancien moulin en Touraine. Ayant toujours été citadin auparavant, je découvre au fil des jours une autre manière de vivre, avec d’autres repères. Bienvenue dans ces pensées moulinières.
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Touchons du bois

Ranger du bois, c’est comme écrire ou programmer.

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On démarre avec une idée en tête, et en fonction de l’agencement qu’on réalise, on change d’idée, on rajoute des parties ou on modifie la structure.

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Ce qui était un exercice un peu banal devient une quête, et l’objet final est plus achevé, plus beau ou plus efficace que ce qu’on avait en tête au début.


Ce thibillet fait partie du défi Blaugust.

Samedi 1 Août 2026

Blogroll #1 et Blaugust

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Dézipper l'archive

Depuis plusieurs années, je nettoie & corrige mon blog, les erreurs s’étant accumulées très tôt. Indépendamment de la migration, qui n’est pas totalement terminée, il s’agit d’éditer des anciens thibillets avec leurs liens cassés ou des problèmes de mise en page.
Cela veut dire que petit à petit, je relis tout, ou en tout cas beaucoup de choses, dans tous ces thibillets accumulés depuis plus de 20 ans. Et cela me déclenche quantité d’idées nouvelles, ou des observations amusées.
La première observation, c’est que je publiais plus fréquemment, et n’hésitais jamais à poster un thibillet en quelques phrases, voire quelques mots – là où maintenant, mes posts sont bien moins fréquents, et invariablement assez longs. Il y a plusieurs raisons, dont certaines sont assez évidentes (non, ça n’est pas un problème de manque d’idées ! 😉)
Une raison, peut-être plus obscure, est que je fais des thibillets longs pour contrecarrer “l’effet réseaux sociaux”.
Sur les RS, il importe de faire preuve de concision et de marketing, pour capturer la sacro-sainte attention des lectriceurs. Il y a aussi des contraintes de taille de message (ex : mon instance Mastodon accepte 500 caractères max par message), ce qui pousse certaines personnes à publier des threads de 5-10 messages. Ce à quoi quelques mastonautes répondent “écris un billet de blog, plutôt que de saucissonner ta pensée en Y messages” (je n’ai pas voulu écrire X messages pour des raisons évidentes). Donc il y a eu une partition :

  • pensée immédiate = post sur les RS ;
  • pensée nécessitant des développements = billet long sur le blog.

Or, il se trouve qu’aujourd’hui démarre Blaugust, un défi pour publier idéalement un billet chaque jour du mois d’août (merci à Juhis (ENG) pour cette information).
Je vais donc essayer :

  • de revenir à davantage de fraîcheur et moins de longueur
  • de publier un thibillet chaque jour du mois d’août

Si j’y arrive, il y a fort à parier que la plupart de ces thibillets parleront de mon travail de ravalement de ce blog. D’où une nouvelle catégorie – probablement tout aussi éphémère que les précédentes – que j’intitule Blogroll – et oui, je sais, un blogroll (ENG), ça n’était pas ça il y a 20 ans.

Vendredi 10 Juillet 2026

ChatGPT nommé Docteur Honoris Causa de l’université de Rummidge (UK)

Lors de la remise des diplômes de l’université de Rummidge (Midlands, UK), le 10 juillet 2026, le recteur de l’université a remis le diplôme de Docteur Honoris Causa à la personne morale de ChatGPT.

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Liesse estudiantine

Voici quelques extraits du discours du recteur, Ralph Messenger :

“Par la remise de ce diplôme honoraire, nous avons voulu souligner l’exceptionnelle production académique de ChatGPT. Rien que sur l’année 2025-26, nous estimons que ChatGPT a écrit plus d’une centaine de mémoires de fin d’études, et le même nombre d’articles scientifiques (au stade de brouillons), sans parler de milliers de devoirs à la maison écrits dans un anglais impeccable. ChatGPT méritait donc cette distinction, en tant qu’homme-à-tout-faire, ou femme-orchestre, au vu de l’ampleur de sa production, estimée à des centaines de milliers de pages produites au sein de notre université.”

[digression sur les classements (rankings) et les attentes du marché de l’emploi]

“Certes, ces productions n’ont pas toutes la qualité ou l’originalité des travaux écrits par nos étudiants ou la Faculté. Mais elles contribuent à réaliser notre objectif, qui est d’afficher la masse de nos productions intellectuelles, en incluant la partie artificialo-intellectuelle, si je peux me permettre ce néologisme.”

[évocation rapide des coûts environnementaux des data centers et des canicules actuelles en Europe]

“Je me permets de passer la parole à ChatGPT, dont le texte sera lu par une étudiante de notre spécialisation en IT : je vous rassure, c’est ChatGPT qui a écrit chaque ligne de son discours de réception, même si les prompts ont été rédigés par tous les étudiants de cette spécialisation, dans un esprit de collaboration personne-machine qui fait honneur à notre université.”

[début du discours de réception du Doctorat Honoris Causa par ChatGPT]

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Ce texte de fiction est dédié à la mémoire de David Lodge.

Dimanche 24 Mai 2026

Tactique dialectique #3 – Les punchlines de Linny Brando

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Linny Balboa

Notre amie Linny Brando (fille de Marlon, petite soeur de Cheyenne, cf. thibillet initial ici, et suite là) a fort à faire dans certaines discussions, par exemple sur le changement climatique, la mainmise des plate-formes américaines sur notre vie, l’intelligence artificielle, ou plus généralement, la politique.

Quand on n’est pas d’accord avec son interlocuteur, mais qu’on souhaite continuer à discuter, Linny Brando nous a appris qu’il vaut mieux éviter les longues argumentations façon exposé. Une tactique de Linny Brando consiste par exemple à poser des questions pour maintenir le dialogue ouvert.

Voici une autre tactique de Linny Brando : la punchline. Comment traduire ce mot et cette idée ? On peut parler de “la phrase qui tue”, ou “l’argument massue”, mais ce n’est pas satisfaisant, car on reste dans un registre guerrier de confrontation, alors que l’objectif est plutôt inverse.

En effet, l’objectif de la punchline n’est pas de clouer le bec à l’autre personne, de manière catégorique et implacable. On a déjà vu que ça ne marche pas bien. Il s’agit plutôt de créer un espace de pause et de réflexion. Si je pratique une punchline assassine, je suis en train d’échanger une satisfaction égotique de court terme (”ah, je t’ai bien séché sur ce coup-là”) contre des conséquences négatives de long terme :

  • mon interlocuteur m’en voudra ;
  • il ne se laissera plus jamais prendre au piège d’un soi-disant dialogue ;
  • enfin, et c’est la conséquence la plus grave, il sera d’autant plus renforcé dans ses propres idées (avec de la rancoeur en supplément).

En d’autres termes, quand on discute, et si on veut vraiment échanger, on ne gagne rien à mettre les gens en colère. Tant qu’à pratiquer les anglicismes, et pour chercher un équivalent français à punchline, on pourrait s’inspirer du concept de fun fact – une “anecdote amusante”. Bref, une punchline, ce n’est pas tant un coup de poing qu’un jeu de jambes, qui permet de décaler la discussion.

Quelles sont donc les 3 conditions d’une punchline à la sauce de Linny Brando ?

  1. Elle doit être courte
  2. Elle doit être informative, de manière factuelle (donc neutre = pas d’opinion)
  3. Idéalement – et c’est là où réside la difficulté – elle doit contenir sa propre démonstration / son propre argument, sans avoir besoin d’expliquer.

C’est cette dernière condition qui fait tout le sel de l’intervention : si, après la punchline, il n’y a pas de moment de silence, ça veut dire que vous devez chercher une meilleure punchline.

Prenons un exemple de discussion avec deux protagonistes : Linny Brando, qui pense qu’il faudrait limiter l’utilisation de la voiture individuelle, au profit des transports en commun ou du vélo; en face, George-Edouard, fier propriétaire d’un SUV avec lequel il va au travail tous les jours, n’est pas d’accord.

1er exemple d’une mauvaise punchline, qui ne coche pas les trois conditions :

Linny Brando : […] et donc ce serait bien si les gens utilisaient davantage le vélo.
George-Edouard : ah ouais, et comment tu fais quand tu as une urgence, ou un meuble à transporter ?
(punchline de Linny Brando, mauvais exemple) : c’est marrant, vous les automobilistes, on a l’impression que chaque semaine, vous avez en même temps une grand-mère à amener en urgence à l’hôpital ET une armoire normande à déménager ET votre fille à amener à la compétition de judo. C’est fou, quand même…

Conséquence de cette punchline : petite satisfaction immédiate, mais rupture (probablement définitive) du dialogue

2ème exemple, dans la même discussion, d’une meilleure punchline :

Linny Brando : […] et donc ce serait bien si les gens utilisaient davantage le vélo.
George-Edouard : ah ouais, et comment tu fais quand tu as une urgence, ou un meuble à transporter ?
(pas encore la punchline) Linny Brando : eh bien dans ce cas exceptionnel, tu utilises ta voiture, si tu en as une, ou bien tu loues un véhicule adapté, ou encore tu prends un taxi, ou un déménageur professionnel.
George-Edouard : Peut-être, mais bon, la voiture c’est bien pratique pour se déplacer facilement.
(punchline) Linny Brando : En France, 80% des personnes vivent en zone urbaine, là où il y a beaucoup d’alternatives à la voiture.

Conséquence (vécue) de cette punchline : un petit silence. George-Edouard réfléchit. Il ne connaissait pas ce chiffre, il réévalue ses arguments, et adapte sa vision du monde. Certes, la plupart du temps, ça ne l’empêchera pas de contre-argumenter :

George-Edouard : oui, enfin, il n’y a pas des transports en commun partout en ville.

Mais même dans ce cas, la punchline a un intérêt. Comme on a respecté la condition 3 d’une bonne punchline, l’idée est juste suggérée, et c’est George-Edouard, l’automobiliste, qui amène le premier l’argument des transports en commun.

La boîte à outils des punchlines

Linny Brando, au fil de ses discussions, a commencé à faire une liste de punchlines qui respectent, si possible, les 3 conditions énoncées ci-dessus. Cela sert comme une petite boite à outils dans les discussions quotidiennes. En voici quelques exemples (merci de donner vos punchlines en commentaires, pour augmenter cette boite à outils).

Sur l’énergie solaire = 3 jours de soleil représentent (en énergie) toutes les ressources d’énergies fossiles de la Terre.
Sur la biodiversité = 20 millions d’oiseaux mort par an en Europe.
Sur la taxation des milliardaires. Pour se faire une idée de la différence entre 1 million d’euros et 1 milliard d’euros :

  • Un million d’euros, en billets de 100 euros, ça fait une pile d’un mètre de haut.
  • Un milliard, ça fait 1km de haut, soit 3 fois la hauteur de la Tour Eiffel. Quant à la fortune des 20 hommes les plus riches de la Terre (j’exagère, il y a une femme), elle est au-delà de l’atmosphère terrestre, soit 100km de hauteur. Donc, quand on taxerait ces milliardaires à 2%, ça représenterait la taille d’un petit immeuble – comparée à la hauteur de notre atmosphère.

Lundi 4 Mai 2026

Pensée moulinière – Libellule ou Demoiselle ?


Depuis 2021, nous sommes propriétaires d’un ancien moulin en Touraine. Ayant toujours été citadin auparavant, je découvre au fil des jours une autre manière de vivre, avec d’autres repères. Bienvenue dans ces pensées moulinières.
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Caloptéryx éclatant

La semaine dernière, j’ai vu ma première demoiselle de la saison.
Cela m’inspire un mini-mode d’emploi : comment reconnaître une libellule d’une demoiselle ? (sans être spécialiste)

  • Si tu te dis : “Oh la jolie libellule ! Ou bien serait-ce une demoiselle ?”
    → c’est une demoiselle (zygoptère)

  • Si tu te demandes : “WOUAH, C’EST QUOI CE MONSTRE, ENTRE BOMBARDIER AGRESSIF ET ORNITHOPTÈRE DES ATRÉIDES ?!”
    → c’est une libellule (anisoptère)

(Thibillet librement inspiré d’un message vu sur Mastodon, pour distinguer corneilles et corbeaux)

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