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Message de service

Fin de nos émissions. Vous pouvez rester à l’antenne, au cas improbable, mais pas impossible où un signal intermittent serait émis. Ou vous pouvez vous repasser les extraits passés, ou encore changer de fréquence. Mais revenez, par pitié…

Pensées du 20 juillet 2006

Je profite d’un trajet en train pour mettre à jour mes pensées, et comme je pense à vous, mes lecteurs chéris, je vous livre dans les billets qui vont suivre une mise à jour, ainsi que du stock de victuailles, avant de vous la souhaiter bien belle, et de me taire pendant plusieurs semaines (probablement à partir de la dernière semaine de juillet, assurément les 3 premières semaines d’août, et peut-être aussi la 4ème). Vous voilà prévenus.
Si vous avez des fringales de lectures, allez sur les blogs des commentateurs, regardez les blogs qu’ils lisent, et back-lisez les messages (vous pouvez aussi tester les produits délirants, comme la broche à guimauve rotative). On trouve des merveilles, par exemple je viens de découvrir Bon pour ton poil (grâce au blog de Mitternacht), qui est un joyeux délire très bien écrit. Je pourrais presque écrire ça, si j’étais plus doué. C’est dire…

Il n’est pas urgent de faire plein de choses

J’ai un méchant lumbago, mais c’est mon 1er jour de vacances. Je ne vais pas le passer à écrire des thibillets, non msieur mzelle, mais comme je fourmille de projets (air connu) et nécessite de les ordonner (le même, en version remix), je tombe en baguenaudant sur un commentaire suite à un billet sur le blog de Christie qui m’amène à ces plans d’un jour (mapday), dont voici un exemple ici.
J’avais déjà parlé de Freemind, mais jamais en détail des cartes heuristiques / cartes mentales et de leur utilité (au moins pour moi). Là, c’est encore plus génial, puisque l’on déborde du concept pour aborder – mais pas seulement – les sensations, et on joue sur le temporel.
Reste plus qu’à…

  1. voir si je peux m’exprimer comme ça
  2. voir si je peux m’y tenir

Projets, projets… (deux sont en phase de naissance avancée, mais non publique : Projet Phenix et Projet Prométhée. Tous deux mêlent du professionnel à du personnel.)

Ecrire pour les blogs des autres

Voilà, suite à l’idée louloufoque de La grande Loulou, je me suis lancé : répondre dans un texte – argumenté un minimum – à une des questions existentielles de sa fille (le Bouchon). J’avais choisi « L’origine du cule dans pellicule, animalcule et tentacule », en attendant de traiter « Est-ce que les oiseaux ont des fesses ? »
Le résultat a été publié ce matin ici, avec des illustrations superbes, et des rajouts de la grande Loulou, qui n’a pas sû réfréner sa passion scientifico-éducative, pour le grand bonheur des masses.
PS : pour ceux qui auraient des commentaires du type « et quand est-ce que tu bosses ? », je signale que j’ai écrit ce texte sur les cules dans la nuit de dimanche à lundi, vers 2h du matin…

Pourquoi est-ce que ce blog ne s’affiche pas bien ?

Parce que c’est de ta faute, lecteur/euse esclave.
Sans t’en rendre compte, tu n’utilises qu’un seul navigateur, Internet Explorer, et celui-ci est plus truffé de lézardes qu’une maison préfabriquée en Seine St Denis. Qui plus est, nonobstant ces discours triviaux sur la sécurité, Internet Explorer ne respecte pas les standards du Web.
Ami lecteur, amie lecteuse, la notion de standard est très importante. S’il n’y avait pas de standard pour l’électricité, je brancherais mon portable chez un copain, et face à son courant 380 volts, mon ordinateur ferait pouf ! ou skrriitch ! c’est selon, et après, il serait juste bon à caler les meubles. Chez un autre copain, mon ordinateur n’arriverait pas à démarrer, à cause des pitits 12 volts délivrés par son circuit électrique. Respecter un standard, c’est assurer que l’on peut utiliser les mêmes outils, partout, et sans danger.
Mes pages de blog sont standard. Elles sont produites par une plate-forme de blog qui respecte les standards du WWW et n’endommage pas les électrons. Il suffit, pour preuve, de consulter ce blog sous des navigateurs qui respectent les standards, comme Mozilla Firefox, Opera, Camino ou Konqueror. Ah oui, j’oubliais : tous ces navigateurs sont gratuits.

Mozilla Firefox est téléchargeable ici, en Français, il fait 5 mégas au téléchargement (pour Windows), ce qui n’est pas lourd pour se doter d’un navigateur fiable, rapide, et fonctionnel (ah, la navigation par onglets…)

Quelques remarques et leurs réponses :

  • C’est trop compliqué. Non. Si tu penses cela, tu mérites de te faire ratisser par ton plombier, ton garagiste, et ton revendeur informatique.
  • Les logiciels libres sont moins fiables. Pas sûr, parce qu’ils sont ouverts, donc chacun peut aller voir sous le capot et proposer des améliorations. Et comme ces logiciels reposent essentiellement sur des bénévoles qui sont des passionnés fondus, la réactivité ne se limite pas aux horaires de bureau…
  • Tout le monde utilise Internet Explorer. Faux, Firefox a plus de 20% de part de marché dans la majorité des pays d’Europe. Pas mal pour une fondation qui ne consacre pas des millions de dollars dans des pubs qui montrent des dinosaures.
  • C’est pas moi c’est ma hiérarchie, je ne peux rien installer d’autre. Argument solide, cette fois. Peut-être cela vaut-il la peine de les évangéliser un peu ? Le standblog de Tristan Nitot est un bon point de départ, avec notamment un comparatif sur les rapidités de mise à jour d’Internet Explorer face à Firefox.

Cela dit, ce n’est pas une excuse pour me défausser de la rédaction d’un nouveau thème graphique. Mais il y a des choses qui ne passeront toujours pas, même si j’y passe des heures. Je ne me vois pas coller des rustines informatiques dans mes thèmes pour qu’ils « passent » sous Internet Explorer, cette vieille chambre à air (qui date de 2001, autant dire le crétacé).

"Lipstick pour les hommes, hoohoo, lipstick pour les femmes…" (D. Balavoine)

Je merduse grave pour accéder à la requête de Nerik, assavoir remettre le calendrier. J’ai voulu faire perfectionniste, en installant une liste déroulante des thèmes, pour que chacun(e) puisse choisir le thème qui lui plaît le plus. C’est pas gagné. Pour vous punir, revlà le thème moche. Dès que j’ai du temps (…) je replonge dans les délices de la syntaxe des fichiers template.php et style.css.

Conseils à des actuels / futurs blogueurs

Dans la liste des billets à écrire, je commençais par « pourquoi écrire un blog ? »
En fait, j’ai déjà répondu lors de mon premier billet sur ce blog. En revanche, Nerik a eu des états d’âme il y a quelques jours, et je lui avais promis une réponse. La première réponse est dans les commentaires de son message, et la seconde va être ici, mais nécessite un tour de passe-passe.

Nous autres, les profs, quand on ne connaît pas une réponse, on change la question. En expliquant au passage que c’est ça, la vraie question. Donc la vraie question est :

Comment écrire sur un blog ? ou Conseils aux futurs blogueurs

Plusieurs types de situations, et conseils en fonction :

  1. J’ai trop d’idées par jour
    • publier les idées les plus volatiles / urgentes / démangeuses en premier, et garder les autres idées au frais. (inconvénient : que de fraiches, celles-ci deviennent congelées tel le mammouth du Crétacé)
    • être organisé (Palm pilot, logiciel de prise de notes par carte mentale (FreeMind fait ça très bien, il est libre et gratuit), synchronisation des données, rédaction de billets en mode brouillon)
    • se résigner à voir des billets disparaître au loin, tels des moutons alllant pâturer d’autres riants herbages, et que le loup dévorera
    • Je n’ai pas assez d’idées, et j’en cherche
    • se brancher sur l’actualité et sur ses blogs (Le Monde, Libé, SVM…), puis relayer l’info. NB : citer ses sources est plus citoyen…
    • se brancher sur d’autres blogs, soit par affinité de thème, soit par l’effet d’écran-à-clic (version moderne du bouche-à-oreille), puis relayer l’info. NB : citer ses sources est plus citoyen…
    • se résigner à ne pas écrire tous les jours. C’est de loin l’attitude la plus sage, à mon avis. Comme disait feu Desproges : « bienheureux ceux qui n’ont rien à dire et qui s’abstiennent de le confirmer verbalement ».

  2. Personne ne me poste de commentaires
    • s’interroger sur cette nouvelle sorte de pharmacodépendance, les besoins qu’il y a derrière, et s’attaquer aux besoins plutôt qu’aux symptômes (oui, je suis donneur de leçons, mais tout le monde sait que les cordonniers sont les plus mal chaussés)
    • voir la pile de mails qu’on a, et y répondre. Après cela, voir si l’on a encore envie de recevoir des commentaires
    • écrire des billets dans le but de susciter des commentaires, au risque de prostituer son me, d’abaisser le niveau, ou de faire dans des sujets rebattus (sexe, télé-réalité, pitits animaux meugnons)

  3. Trop de personnes postent des commentaires
    • arrêter de poster des photos de pitits animaux meugnons
    • vérifier que tous les commentaires sont émis par des êtres respirants. Des commentaires du type « Great blog, you should see that : http://… » sont émis par des ordinateurs essayant d’amener le quidam à un casino virtuel, un bordel virtuel ou une escroquerie réelle.
    • interdire les commentaires. Pas amusant (on ne sait plus ce que les lecteurs pensent), mais efficace. Les blogs des Gens Importants deviennent souvent privés de commentaires…

  4. Je suis nul en informatique, ou pas intéressé par ce qu’il y a sous le capot
  5. Je suis nul en informatique, mais je me soigne
    • Dotclear est fait pour vous
    • Mais il faut un domaine et un serveur (10 € par an, aux dernières nouvelles)
    • En contrepartie de quoi, vous pouvez tout changer dans la maquette de votre blog et sauvegarder les billets

  6. Je fais un blog pour draguer
    • Meetic est beaucoup plus efficace, c’est fait pour ça

  7. Je fais un blog pour gagner de l’argent
    • PriceMinister est beaucoup plus efficace, c’est fait pour ça

  8. Je fais un blog pour m’écharper avec des inconnus par voix cyber
    • Là, c’est un bon choix, mais dans ce cas, allez sur des sites de Papes de la blogosphère, lisez un billet en diagonale du fou, et postez un commentaire dans lequel vous mettrez « ton ego démesuré » ou « certains de tes amis disent que »
    • Alternativement, il y a des plates-formes qui permettent encore mieux de faire ça : les forums de discussion. Le tout est d’être en décalage (parler de Mac sur un forum PC, de plantigrades sur un forum de bergers, d’étudiants sur un forum de profs)

    Mais finalement : pourquoi écrire un blog ?

    Tempus fugit

    Tristan Nitot a ses « en vrac », je sens que je vais à mon tour inaugurer un nouveau type de thibillet, qui sera « tous les billets que j’ai en tête ». La plupart des thèmes passeront à la trappe, comme la plupart de ceux que j’avais en tête sont passés à la trappe (temporaire). La vie est courte, et je connais bien la mort, raison de plus pour profiter de la vie.

    • Billet sur « pourquoi un blog » (suite à ça et ça) pour Nerik. (MàJ : ayé)
    • Billet sur « comment employer des ramasseurs de noix de coco sans les payer » (merci à Jean-Yves)
    • Billet sur le dernier Fred Vargas (MàJ : le vlà)
    • Caillou sur l’envers de la cuisine chinoise
    • Billet sur la Malédiction de Brealey-Myers (MàJ : ça, c’est fait)
    • Billet sur le Bukowski que je suis en train de relire (Hollywood)
    • Billet sur « écrire pour des gens qui n’ont pas le temps de lire »
    • Billet sur les singes, qui ont tout compris
    • Billet sur l’efficience des marchés, épisode IV (le retour des padawans à la main coupée)

    Docthib
    qui est bien remonté face à la vie, je vous prends tous d’une seule main, et avec l’autre, je corrige des copies, j’écris des billets, je réponds aux mails, au téléphone, je reçois des étudiant(e)s, je prends des notes ineptes dans des réunions inuits, je gère les psychotiques du train, je rédige des appels d’offres pour de la formation dans des entreprises, j’évangélise les élèves de prépa, je gère 3 assistantes et 15 profs, et 21 654 projets.

    Calcul et chiffres

    Vendredi, c’était mon 100ème billet sur ce blog. J’avais initialement prévu d’en faire un long billet, non pas récapitulatif et glorifiant du passé (c’est bon pour les comptables), mais prévisionnel, anticipatoire et futuriste (n’enseigné-je point la Phinance ?).

    En voici une pseudo-trame squelettique :

    • Liste des lectures que l’on m’a recommandées (cf. commentaires), et que j’ai achetées, ou pas encore, mais pas lues (aucune pour l’instant).
    • Liste des améliorations cosmétiques prévues sur ce blog
    • Liste des améliorations techniques prévues sur ce blog
    • Etat des lieux de quelques réflexions à formaliser (les singes, les licences, et l’écriture)

    Il appert néanmoins que vendredi, j’étais dans une déprime profonde. J’ai donc voulu inverser la vapeur, avec un caillou lumineux. Aujourd’hui, je n’ai pas le peps pour faire la critique du dernier Fred Vargas, je constate que ma cure d’amaigrissement (j’étais arrivé à n’avoir plus que 65 mails dans ma boite de réception) a pris un grand coup de tartiflette : 113 mails à cette minute, et sans compter les mails des mailing listes genre OpenOffice.org ou MBA Exec, qui arrivent directement dans des sous-dossiers.

    L’heure est donc au caillou déprimé (et non peaufiné), un caillou d’un genre particulier : un Calcul.

    Calcul – 113 mails non lus

    petites araignées grasses
    empilées, emboitées dans des lignes d’électrons,
    chiures de mouches sur néons.
    113 sujets à exterminer,
    à noyer sous mes mots-sauterelles
    avant la tombée de la nuit.

    Armes de destruction massive

    C’est la guerre. The ultimate war, my friend. Nerik, un jeune escroc, formé dans une école d’escrocs, par un escroc, a publié un article diffamant.

    Sachant que le ridicule ne tue pas, dans cette escalade de la violence (b)logique, je réponds :

    Parmi les quatre personnes représentées, qui ressemble le plus à Albert de Monaco ? Et je donne quelques indices. Sur ces 4 personnes :

    • 3 vivent en couple
    • 2 sont très riches
    • 3 vivent en France
    • 1 a joué dans l’armée des 12 singes
    • 1 doit écrire un billet sur les singes
    • 2 ont écrit des romans
    • 2 sont mariés
    • 1 est divorcé
    • 2 enseignent la finance
    • 4 sont adulés par les foules

    Voila, Nerik et ses âmes damnées, ça c’est de l’étude scientifique…

    Oxymore oxygène

    Voilà, ça y est, ce blog a atteint sa vitesse de croisière. Je ne parle pas des quelques 80 thibillets déjà pondus, ou des 6-10 dans les tiroirs, ni des apports futurs si les petits piranhas ne me mangent pas (changer la cosmétique, publier mes nouvelles voire mon roman, passer sur une plate-forme dans l’espace et coloniser Callisto, satellite de Jupiter…).
    Je parle de la reconnaissance absolue, éternelle, absolument pas éphémère, d’un billet sur un autre blog. Voué, voué, y en a un qui m’a trouvé, comme ça, hop, par hasard.
    Par delà 13 ans (?), un ancien élève – euh, comment dire – « pas spécialement intéressé par la finance, et peu regardant sur les horaires et les présences en cours » (ces deux points montrant la maturité qu’il possédait déjà, il était affranchi d’un système dans lequel nous courons tous comme des hamsters dans leurs petites roues en nous disant « cours, camarade, le vieux monde est derrière toi »), donc, bref, arrêtez de m’interrompre dans ces ouvertures de parenthèses, lui, là, il m’a trouvé et m’a croqué. Tel le grand méchant loup face au petit chaperon rouge que je suis, il m’a ramené 13 ans en arrière, quand je n’avais pas de doctorat, mais encore des cheveux, et quand on avait – ô grand luxe – une messagerie électronique interne à l’école, un truc complètement dingue, on pouvait envoyer un message électronique (pas un fax, non, un texte écrit sur ordinateur) à n’importe quelle personne de l’école, c’était fou, pour nous, le summum de la communication. Internet ? Euh, on aurait dit que c’était une marque de lessive, du genre : (musique pimpante, avec des trompettes)

    Il passe entre les mailles, et rend les chemises proprettes,
    en poudre ou bien liquide, je chéris Internet

    Et maintenant, le petit Ari est devenu un bloggueur, il a bossé pour des dot com (comme tout le monde) mais c’est fini (comme tout le monde), il aime bien Brice de Nice, il a même son permis de conduire, c’est dire s’il a réussi dans la vie. Content de t’entendre par la voie cyber, amigo.

    Vacances j’oublie tout

    Je ne sais pas si c’est l’effet du marathon, de la fin de mon cours d’analyse financière et boursière ou de la présence de certains pénibles à mon travail, mais je me sens un peu flappi. Le ludion hystérique en salle de cours est loin, le philosophe débonnaire est aux abonnés absents, reste juste un être humain, pétri de contradictions, et aspirant à la simplicité. C’est pas donné. Donc il faut recourir aux grands remèdes : une location de vacances dans un lieu déserté mais face à la mer ; une maison de 7 chambres doubles (oui, sept, sans compter les lits individuels) ; une tireuse à bière (j’ai commandé un fût de 20 litres de 1664, on verra au bout de deux jours s’il y a besoin de passer aux fûts de 30 litres) et un percolateur pour les expressos. J’oubliais le plus important : une floppée de copains débarquant en train, chignole, monospace, twingo, ludospace, ford fiesta, coccinelle volkswagen, tricycle. Et tout cela tombe bien, même si je ne leur ai pas dit : lundi, j’aurai 38 ans. Voui, voui, je sais, je ne les parais pas, je me mets des masques de concombre sur le visage chaque matin comme le fêlé d’American Psycho (film que je viens de voir, juste avant L’ge de glace II, et autant L’ge de glace II m’a plu, autant American Psycho m’a semblé enflé et nauséeux comme un pudding cuisiné avec des oeufs de cane atteinte du H5N1). Bref, dans le monde réel des personnes qui ne travaillent pas à Wall Street, on va se boire unes bières à ma santé, et je m’en réjouis d’avance.
    J’emporte aussi l’ordinateur portable (enfin, le transportable, celui qui pèse 3 kg), le Nikon D 100, un carnet de notes, le Palm Vx que m’a offert une collègue adorable, et quelques livres, dont le Sébastien Japrisot que je suis en train de lire avec plaisir.
    Je sais bien que vous êtes tous/toutes en train de pleurer à grosses bulles, mais il n’y aura pas de thibillet pendant une semaine. Cela vous reposera, et moi aussi. Essayez de vous sevrer, comme j’essaierai de le faire. Hasta la vista.

    Semaine très informatique

    Bon, je ne suis point couché, et je fais le point sur cette semaine, riche en enseignements et progressions informatiques : (non, je ne suis pas encore passé à Ubuntu Linux)

    1. J’ai travaillé sur un projet de T shirt avec logo pour ESCP-EAP Running
    2. (Rappel : semi-marathon de Paris ce dimanche, marathon de Paris le 9 avril)
    • Après contact avec un imprimeur de T shirts, il a fallu retravailler redessiner le logo (dispo sur le blog d’ESCP-EAP Running) pour le mettre en bichromie, au lieu de quadrichromie
    • L’imprimeur me dit « il me faudrait un logo au format vectoriel ». Je lui dis « Pas de problème, OpenOffice a un module de dessin vectoriel. Le gars me dit « Euh, moi, il me faudrait un fichier que je puisse lire sous Adobe Illustrator, c’est-à-dire soit .AI, soit .EPS »
    • C’est l’horreur, parce que je ne fonctionne quasiment qu’avec des logiciels libres, et là, le gars me demande un format propriétaire (AI), non documenté par Adobe, en clair : je n’ai aucun utilitaire pour lui fournir son format. Un peu comme si un opérateur de téléphone me disait « OK, je veux bien vous abonner, mais il faut que vous construisiez vous-même le téléphone portable qui va pouvoir capter mon réseau, et évidemment, je ne peux pas vous donner la nomenclature technique du portable, car c’est propriétaire ».
    • Je télécharge donc Inkscape, une des références des logiciels libres de dessin vectoriel, et je me paluche de redessiner tout cela. Evidemment, Inkscape ne sauvegarde pas au format AI, mais heureusement, au format EPS. Optimiste que je suis, je sauvegarde aussi au format SVG, le standard du dessin vectoriel, libre, documenté, bref, du vrai bon travail informatique. Et donc, comme de bien entendu, ça ne servira à rien.
    • Envoi par coursier depuis la boite d’un ami entrepreneur et jogger vendredi à 17h30, et aujourd’hui à 15h, le gars n’avait toujours rien reçu. A 18h, ça y est, il a le colis. Il ne peut pas lire les formats. Super. Il me conseille au téléphone de lui envoyer un mail avec les fichiers AI ou EPS. Je passe 3/4h sur Internet pour trouver le fichier ps2ai.ps qui marche avec gsview, lui-même nécessitant une ligne de commande sous DOS (toute ma jeunesse…)
    • Finalement, je prends mon baton de pélerin, ma clé USB, et je file à sa boutique. 1 heure de plus, mais voilà, j’ai les T shirts.
    • Je les montre aux joggers ce soir, et je demande à mon entrepreneur chéri de les prendre en photo avec son téléphone-portable-appareil-numérique. Puis après, comme c’est simple, il suffira qu’il les transfère sur son Macintosh avec la fonction Bluetooth, et je les récupérerai sur ma clé USB. 20 minutes, et un résultat, à la fin, que même l’échographie de mon fils elle était plus précise. Tout ça pour ça, comme dit Gérard Darmon dans le film éponyme.
    • Donc je me rentre, je pose le T shirt sur le sol, et je le prends en photo numérique.
    • Rédaction d’un mail collectif à tous les coureurs, envoi des photos en fichiers attachés (2,98 mégas), allez, il est déjà 01h45.
    • A 2h01, mail d’un des responsables d’ESCP-EAP running (il devait rentrer d’un entraînement…) : il me dit « ce serait bien que tu prennes des photos du T shirt et que tu les joignes à ton message ». Réponse de ma part à 2h03 : « elles étaient jointes au mail ».
    • A 2h08, mail de mon entrepreneur préféré : il a pris en photo numérique son propre T shirt et m’envoie les fichiers (3,44 mégas).
    • J’attends avec impatience les mails des autres coureurs (3h43 ? 6h07 ? 19h22 ?)
  9. J’ai mis en forme une partie de ce blog, et c’est pas fini
    • ça part d’une idée conne (« je voudrais que les messages récents soient affichés »), ça continue par le forum de Dotclear, et j’apprends au final que tout cela, c’est une question de programmation PHP.
    • Et hop, téléchargement par FTP des fichiers concernés,
    • Téléchargement de Arachnophilia, éditeur gratuit de PHP,
    • Modifications du code des deux ou trois fichiers PHP qui vont bien, re-téléchargement par FTP, test sur le blog, retour à la case départ
    • Finalement, j’ai mes messages récents, j’ai récupéré des infos sur comment avoir trois colonnes dans son blog, j’ai amélioré les tags, pfou, je m’attaquerai à la bannière une autre fois, là, je vais me coucher.

  10. J’ai lancé une présentation OpenOffice.org en cours
  11. Deux étudiantes m’ont rendu un cas, non pas avec le sempiternel PowerPoint, mais avec Impress d’OpenOffice. Je décide donc, en live, de montrer cette présentation. Et j’en profite pour faire un petit laïus sur les différences entre Microsoft Office et OpenOffice : 1. OpenOffice est compatible à 99,9% avec MS Office ; 2. OpenOffice est gratuit (combien d’entre vous ont des copies pirates de MS Office ?) ; 3. OpenOffice peut fonctionner depuis une clé USB (bonne chance pour faire la même chose avec MS Office)(en fait, c’est une déclinaison d’OOo, portableopenoffice, nantie des fichiers francisés qui vont bien), ce qui veut dire, plus de problèmes d’installation sur un ordinateur temporaire, plus de problèmes de droits d’accès, la liberté itinérante.

  12. (MàJ) J’ai inondé la planète avec mes méta-données de jogging
  13. Bon, il y aurait une manière moins Marketing de le dire, mais j’ai pu envoyer les données de mon Cardio-Fréquencemètre (CFM) sur le site Internet du constructeur, ce qui me permet, par exemple, de comparer dimanche dernier (13 km, 11 km/h) à ma performance d’aujourd’hui (??,??) où j’ai craché ce qui me restait de poumons.
    J’ai quand même mis 1/2h à rester bêtement, avec mon CFM qui faisait Grichchggrriiiiichhchhgggr… face au microphone branché sur l’ordinateur, tandis qu’un con de site Internet me disait « No signal ».
    Enfin, un ami est venu m’aider, en disant « c’est pas possible qu’un ordinateur aussi bô n’ait pas un micro intégré ! »
    (Moi : ) « Euh, ah, ouais ? »
    (Lui : ) « Tiens, là, c’est quoi ce trou ? »
    (Moi : ) « Euh, je sais pas, peut-être un truc pour aérer les circuits ?.. »
    (Lui : ) « Fous-z-y ton CFM devant, et recommence… »
    Grichchggrriiiiichhchhgggr…
    « Signal detected, we have the data, you are a poor jogger »

    En conclusion, je cite Feu mon oncle Yves : « l’informatique, c’est passer deux heures pour en gagner une ».
    J’ai froid, je vais me pieuter.

    Repentir

    Dans un billet récent, je disais :

    Quand un peintre se ravise, et qu’il recouvre une partie de son tableau (pour effacer un personnage, par exemple), on dit qu’il fait une repentance. Contrairement à mon habitude, je ne pointe pas vers l’article correspondant de Wikipedia, car Wikipedia ne mentionne pas ce sens-là. Une recherche sous Google ne donne que des pages portant sur le sens religieux du mot […]. C’est assez étonnant, je suis sûr du terme et de sa signification. […] puis, si comme je m’en doute, le terme repentance est accepté dans les meilleurs cercles de la société, je m’en irai augmenter Wikipedia. Mais si mon contact au Musée du Louvre m’éternue de rire au nez « Comment, mon pauvre garçon, quel terme baroque veux-tu inventer ?! », je m’en irai faire repentance dans un quelconque bougnat.

    Bien. C’est donc l’heure du bougnat. Mon contact au Musée du Louvre (elle vient d’ailleurs de mettre au point le mini-site sur l’exposition Ingres) m’a détrompé : on ne dit pas une repentance, mais un repentir.
    Je m’en vais donc corriger les articles concernés, et dans un second temps, j’alimenterai Wikipedia (qui utilise le terme pour Le Greco, mais sans le définir)(MAJ du 26 février : c’est fait).

    Quelles sont les trois raisons pour devenir prof ?

    « Juin, Juillet, Août. »
    Et aussi les vacances de février.

    Donc ce blog se met en vacances pour une semaine, et moi de même, par voie de conséquence. Je vais profiter de ces vacances pour :

    1. continuer à traduire le Brealey-Myers
    2. faire du ski de fond pour me préparer au semi-marathon et marathon de Paris (et il y a du boulot)
    3. gérer la meute (un homme pour deux femmes et quatre enfants entre 2 et 6 ans)
    4. et heureusement, faire des grosses bonnes bouffes (cf. point 2.)