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Batana – Blö (et quelques autres)

Blö : n.m. Personne qui marche sans regarder où elle va. Ex : qui regarde les vitrines de Noël ; qui regarde les étagères Ikéa ; qui consulte son portable.
Par extension : véhicule de la voirie qui arrose le trottoir avec un jet puissant destiné à catapulter les crottes dans toutes les directions, déclenchant une sensation de brumisateur merdeux sur le visage et les mollets du quidam (et de la Qui-Dame) qui passe.

Et voici les contributions récentes d’Atchoum :

  • Batana – Stymphaler : v.i. Enumérer une liste bien connue, par exemple les 7 Merveilles du Monde, les 9 planètes du système solaire (encore que la 9ème fasse débat), les 12 Travaux d’Hercule, … s’apercevoir qu’il nous en manque un. S’énerver. « J’ai encore stymphalé sur les 7 Nains ».
  • Ubuntu – Ensolminé(e) : adj. « Une journée ensolminée ». Se dit d’une journée où, s’éveillant dans un train, on ouvre les yeux et découvre un paysage particulièrement enchanteur, comme le soleil levant sur la Loire par un matin d’hiver. Voir cette boule d’un rouge ardent et graver dans sa mémoire les couleurs insensées du ciel et de l’eau qui se confondent. Se dire que le dormeur en face de soi ne verra jamais cela. Croire qu’on a compris Monet.
  • Batana – Sépojuste : n.m. Sentiment de frustration qu’on éprouve devant une machine ou un appareil quelconque, lorsque les mêmes causes, reproduites plusieurs fois, ne semblent pas avoir les mêmes effets. Typiquement ressenti dans la file d’attente d’un magasin, alors que votre carte de crédit a été refusée pour la troisième fois, et que les 17 personnes derrière vous montrent des signes d’impatience (les 14 personnes devant vous, elles s’en fichent, car elles ont déjà quitté le magasin). « Sépojuste, elle a très bien marché au distributeur de billets y’a 1/2 heure… » « Ah, ben alors vous pouvez payer en liquide ».

Tout cela a évidemment été enregistré dans l’Encyclopedia Batanica.

Batana – Kasstoua

C’est une floraison de batanas et d’ubuntus qui bourgeonnent partout dans la blogosphère. Joséphine y va de sa tartounade (délicieuse), Da Vinci Yog kadsaute alors qu’il n’y croyait plus, mais par moment, il majerve (et j’avoue que je fais de même quand j’essaie de mettre à jour la liste des batanas et ubuntus), et Monsieur Jean, avec son synchropolitain (signe des dieux du rail) génère suffisamment de petit bonheur pour que Lili batane avec Ligneberlue et déramer.

J’y vais donc de ma contribution du jour :

Kasstoua : n. m. Déclenchement d’un marteau-piqueur au début d’un cours ; bruit d’une perceuse dans la cloison le dimanche à 8h du matin ; mais surtout : personne qui parle trop fort dans son téléphone portable.
Extension : .mp3 ou .wav

(j’avoue que cette batana a des affinités avec la Tagôle de Da Vinci Yog).

Et puis Cyrano de Bergerac a donné une définition alternative de mon aéropage :

« Quoy ! disois-je en moy mesme, après avoir tout aujourdhuy parlé d’une chose, un livre qui peut-estre est le seul au monde où cette matière se traicte, voller de ma bibliothèque sur ma table, devenir capable de raison pour s’ouvrir justement à l’endroit d’une avanture si merveilleuse, et fournir en suitte à ma fantaisie les réflections et à ma volonté les desseins que je fais !… »
Cyrano de Bergerac, L’Autre Monde ou les Estats et Empires de la Lune, texte établi, présenté et annoté par Madeleine Alcover, Société des Textes Français Modernes, 1996, p. 7-8.

Batana – Zouapla

Aujourd’hui, j’ai soigné mon mal avec de l’héliotropie. Résultats dans les prochains jours.

En attendant le prochain Ubuntu (« aéropage »), voici la batana qui va bien :

Zouapla : n.f. Dans une foule qui se déplace de manière rapide et compacte (ex : couloir de métro aux heures de pointe), personne devant vous qui s’arrête brusquement, ou qui fait demi-tour.
Par extension : personne qui vous donne une gifle en retirant son pull, ou en faisant des gestes pour expliquer à son téléphone portable que « Non, c’est pas ça, je te l’ai déjà dit, bordel ! »

Mes journées s’effilochent…

L’effet bénéfique – et magique – des vacances s’est dilué dans un quotidien très travailleur. J’ai fait 16h de cours en deux jours. J’ai travaillé une quinzaine d’heures sur un cas d’analyse financière que j’ai finalement jeté. Je trimbale dans mon sac à dos une demi-douzaine de livres lus dont (je dois ? / j’aimerais ?) faire une critique. Le projet Magnolia meurt dans le silence, et j’hésite à le lancer dans le domaine public. Les autres projets sont au point mort (sauf, peut-être, Hermès, projet récent qui est alive and kicking, et pour lequel je vais à un apéro ce soir).
Envie de m’acheter un bloc-notes en Canson et de dessiner à l’encre de Chine.
Au milieu de la nuit, je lis des poèmes chinois, ou une BD de Cosey.
J’ai deux batanas au compteur, deux ubuntus dans ma besace. Et je vois des contributeurs fidèles continuer à encercler le quotidien. C’est bien.
Et puis JJ Cale a composé un nouveau CD qu’il partage avec Clapton. Pendant 5 mn, hier soir, j’ai été sur un nuage, allongé, laid back.

Batana (de vacances) – Supermanouille

Dans la rubrique « c’est en vacances que la batana se déchaîne » (exemple ici), je nomme une batana bilingue :

En français : Supermanouille (n. f.) ou en espagnol : Caparazan (n. m.) :

Rideau de douche froid qui vient se coller sur vous pendant la douche.

Par extension : ami du même sexe qui vous explique, à 5 cm, combien il vous aime, après avoir bu 15 bières.

200ème billet – Batanas et Ubuntus

Pour fêter ce 200ème billet (et je ne compte plus vos commentaires, notamment tous ces sympathiques vendeurs de Viagra), voici un compte-rendu, je l’espère exhaustif, des batanas et ubuntus répertoriés à ce jour. C’est cliquable (cliquez sur les pitites croix grises), mis à jour régulièrement, et en méta lien dans la colonne de gauche. Bref, du web 2.0 (je ne sais pas ce que ça signifie, mais c’en est, c’est sûr !)
Les derniers ajouts sont en bleu.

Batanas et Ubuntus

All + All –

Batanas et Ubuntus

Blogana – Filoguer

Ce n’est pas vraiment une batana, mais assurément, elle peut appartenir à la catégorie « blogueurs ».

Filoguer : v.t. Le fait de faire quelque chose nous fait penser qu’on devrait faire autre chose. Par exemple, quand on écrit un billet de blog, on pense à deux ou trois autres billets à écrire. Quant on fait une liste de courses, on pense qu’il faut étendre la lessive. Quand on se mêle de faire la cuisine, il faut d’abord ranger le lave-vaisselle.

Filogage : n. Situation où, pour faire une chose, il faut d’abord en faire une autre, qui renvoie à une autre chose à faire en amont.

Exemple 1 : faire la cuisine. Oui, mais pour ça, il faut d’abord nettoyer le plan de travail et mettre la vaisselle dans le lave-vaisselle. Oui, mais pour ça, il faut d’abord vider le lave-vaisselle… Et ce n’est pas que dans la sphère privée : une journée de travail est remplie de filogages. Le pire : penser plusieurs fois à la même tâche, et re-filoguer à chaque fois dans sa tête (ah oui, mais je me souviens que pour faire ça, je devais d’abord faire ça, ce qui m’amenait à devoir faire ça… Allez on verra plus tard. En d’autres termes, on se crée les conditions d’un prochain filogage sur cette même tâche).

Batana – Hachoirer

Antonyme du ubuntu « Biyarder », voici la batana suivante :

Hachoirer : n.m. Se taper tous les feux rouges. Démarrer, passer la seconde, et voir le feu à 200 m qui passe au rouge.
Par extension : voir quelqu’un qui carotte la file d’attente « parce qu’il a une bonne raison ».

Batana Republic

Je constate que mes batanas font des émules (non, pas e-Mule) : Da Flan s’y est collé, sans wouiner.

Etant sûr qu’à cette seconde, des zillions de blogs reprennent le flambeau, et que les batanas fleurissent sur la toile comme les oeufs de l’Epeire Diadème dans mon jardin, je m’attaque à une autre rubrique. J’avais une idée, mais pas le mot. Grâce à l’aide de Monsieur Jean, j’ai désormais un mot pour cette bénédiction de fin d’après-midi : la Vespéridienne. Mais il me manque désormais un nom générique, un nom de rubrique.

Je ne suis pas clair, je sais, alors je récapitule : c’est bien de nommer les tracas quotidiens, mais j’aimerais aussi circonscrire les petits bonheurs. J’en ai déjà un, la Vespéridienne. Mais comment nommer ces anti-batanas ?

Je propose (sans être vraiment satisfait) :

  • Solarisettes
  • Minuspuces
  • Tatianas

(j’aime bien Tatiana). Des idées ?

Maledizzione !!!

Je viens encore de pleuper, ça m’énerve…
Et non, la cancoillotte à l’ail n’est pas en cause, elle était loin, c’est quand ma tête s’est approchée de la hotte que j’ai pleupé.

Batana – Hragleu

Voici la batana des vacances.

Hragleu : n.m. (prononcer « hragleu », en insistant sur le r haché, ou le h airé – suivant l’état dans lequel le hragleu vous a laissé) Morceau de jambon cru, ou de saucisson, consciencieusement mâché, dont on avale la moitié, laissant l’autre moitié en bouche, les deux moitiés (bouche et oesophage) étant hélas encore reliées par un fil, une fibre, un nerf. Hragleu, hragleu, hragleu.

Batana – Schraker

Voici la Batana du jour.

Schraker (ou chraker) : v.t. Serrer une main en saisissant uniquement les doigts et en pressant fort.
Par extension : interrompre une conversation ou une histoire parce qu’on avait une idée et que ça ne pouvait attendre. Substantif : une schraka (ou chraka), comme dans « quel glaviot, il m’a encore servi sa schraka ! »

Batana – Pleuper

Voici une nouvelle Batana, elle n’est pas courante, mais comme elle m’arrive systématiquement, à moi, elle mérité d’accéder à l’existence.

Pleuper : v.t. Dans une cuisine équipée d’une hotte-qui-se-déclenche-automatiquement-aux-mauvaises-odeurs, déclencher systématiquement la hotte quand on passe à côté.

J’ai beau me laver, éviter de me lotionner au Pétrole Hahn, ou me maintenir à distance de la hotte les lendemains de biture, rien n’y fait : je pleupe.

Batana – Sliplouffer

Un de mes bréviaires est Le Baleinié, dictionnaire des tracas quotidiens (tome 1 et 2), déjà évoqué vaguement ici.
Ces auteurs ont décidé que certains tracas méritaient d’être identifiés, et nommés. Car nommer, c’est circonscrire, enfermer, presque contrôler.

J’inaugure donc une nouvelle rubrique, du nom de Batana. La batana, selon les auteurs, c’est la « tyrannie de ceux qui font 4 bises ». Dans cette rubrique, j’identifierai des tracas quotidiens, et essaierai – bien humblement – de les nommer. Comme titre de rubrique, j’aurais bien choisi « être xu » (c’est-à-dire, se retrouver dans une pièce sans se rappeler de ce que l’on est venu y faire), car je suis très souvent xu. Mais ça sonnait moins bien, avouez-le.
Voici donc mon tracas du jour :
Sliplouffer : Malgré observations et anticipation, se retrouver aspergé par un arroseur automatique.