Category Archives: Productivité

Boot sequence

dell bios boot sequenceCreative Commons License photo credit: fsse8info

[edit du 30-10-2013 : cet article était publié sur mon blog de développement personnel (Devperso.fr), je l’ai rapatrié désormais dans la rubrique « productivité » de blogthib.com – un edit de ce type signalera de tels articles]

Je réfléchis beaucoup actuellement sur le zapping, et la systématisation comme remède. J’envisage de mettre en place des Routines, dont je parlerai en détail plus tard. En attendant, voilà une Routine par l’exemple.

Que font la majorité des cadres quand ils arrivent au travail ? On va appeler la séquence de leurs actes la Boot sequence (séquence d’amorçage, chère aux informaticiens).

Boot sequence classique :

  • allumer l’ordinateur
  • prendre un café
  • lancer son logiciel de messagerie et son navigateur Internet
  • consulter ses mails
  • lire les nouvelles sur écran
  • se connecter à quelques sites « personnels » (Facebook, Boursorama…)
  • (éventuellement) lire le courrier papier

Inconvénients :

  • Donner la priorité à l’urgence (la nouvelle fraiche, le mail qui vient de tomber) sur l’importance (les choses qu’on avait à faire)
  • Partir dans une démarche réactive (j’absorbe ce que dit le monde avant de réagir à ce stimulus externe) et non proactive (je fais ce que j’avais décidé de faire).

Pour lutter contre la tyrannie de l’e-mail, beaucoup de personnes recommandent de ne pas consulter ses mails en premier.

Paramètres d’une Boot sequence idéale :

  • Prévue avant d’entrer dans le bureau (en se rendant à son travail, ou préparée la veille en quittant le bureau)
  • Réduite au strict minimum en terme technologique
  • Définit la ou les tâches à faire en tout premier

Ma Boot Sequence de ce matin (prévue dans le métro)

  • Allumer l’ordinateur
  • Synchroniser mes fichiers et mes tâches (mais sans connecter mon agenda ni lancer ma messagerie)
  • écrire ce billet
  • M’attaquer à la suite du dossier d’hier : travailler sur la feuille de tableur XXX et rédiger des recommandations sur le document YYY

Et seulement après, avec le sentiment d’avoir produit quelque chose, je me connecterai au monde. (Et peut-être au Monde 😉 )

Getting back to Getting Things Done

En ce jour de Saint Christophe (mais ça n’a rien à voir), je viens de relancer mon blog de productivité personnelle avec un article fracassant et alléchant (parce que « à suivre ») sur les logiciels de To-Do listes. Cela peut sembler étonnant, mais après avoir surfé près de 2 jours (c’est les vacances, hein, je fais skeuj veux) et testé des dizaines d’applications de To-Do listes / task managers, j’en suis arrivé à la conclusion suivante : si l’on place un curseur entre « application trop simple, qui fait le minimum requis » et « application un poil trop compliquée, qui en fait juste un peu trop », on a 15% dans la première catégorie, 80% dans la deuxième, et à peine 5% des applications qui correspondent à ma conception d’un utilitaire de ToDo liste. C’est peu.

La quête ultime du logiciel de ToDo : 1 – cahier des charges et démarche

To Do.
Creative Commons License photo credit: Travis Isaacs

[edit du 30-10-2013 : cet article était publié sur mon blog de développement personnel (Devperso.fr), je l’ai rapatrié désormais dans la rubrique « productivité » de blogthib.com – un edit de ce type signalera de tels articles]

Tout cela a commencé par un billet de Mitternacht, sur « comment faire les choses qu’on ne veut pas faire » (ce que j’appelle les Pénibles). Elle suggérait une solution, et une appli. Quelques commentateurs en suggéraient d’autres. Je me suis donc lancé dans la Quête Ultime du Logiciel Ultime de To-Do List.
Cela a commencé par TaskPaper, suggéré par un commentateur. Logiciel correspondant presque parfaitement à ce que je cherchais, mais ne tournant que sur Mac, en local. Cela m’a permis de commencer à définir ce que je voulais d’un logiciel de ToDo :

1. Simple. « Everything should be made as simple as possible, but not one bit simpler » (Albert Einstein). Gérer ses tâches, c’est essayer d’échapper à la distraction ou à la procrastination. Le logiciel qui permet de faire ça ne devrait faire que ça, sans aucune échappatoire, distractive, esthétique ou fonctionnelle.
2. Rapide : possibilité de saisir plusieurs tâches rapidement, à la volée, sans devoir cliquer à chaque fois sur un « Save ».
3. Classable : possibilité de n’afficher que certaines tâches, par exemple en fonction du contexte (Maison, Bureau, Déplacement,…) ou du projet (Prométhée, Phenix…) ou encore de critères abscons (Important, Perso…). Le tout, sans devoir, pour chaque tâche, passer du temps à remplir des cases du genre Contexte, Projet, Critère Abscons…
4. Portable : possibilité d’être lu et transporté et géré sur Mac, PC, téléphone mobile, clé USB, voire en ligne (site Internet).
5. Versatile : chaque tâche doit être facilement modifiable. Par exemple, changer la date d’échéance devrait pouvoir être fait en 1 clic. Idem, changer le Critère Abscons.

TaskPaper répond assez bien à ces 5 critères. Avant tout, il est très Simple, Rapide et Classable. Problème : il n’existe qu’une version Mac, donc la Portabilité est discutable (je passe 10% de mon temps de travail sur mon Mac, 10% sur mon téléphone mobile, et 80% sur un PC). Mais le fichier des tâches est un fichier texte, donc facilement portable sur n’importe quel système d’exploitation, mais moins facilement Classable. La Versatilité non plus ne marchait pas bien, car c’est un fichier texte, modifiable… en tapant du texte.
J’avais aussi, auparavant, testé plusieurs applications : FreeMind, les gestionnaire des tâches de Windows Mobile et de Thunderbird/Lightning.

* Freemind : assez Simple (mais nécessite Java), assez Rapide, Classable uniquement à la main (mais le drag and drop est génial), Portable (car Java), Versatile grâce au drag and drop.
* Gestionnaires de tâches Windows Mobile / Thunderbird+Lightning : le niveau zéro. Simples, mais pas Rapides, Classables au prix d’un renseignement de toutes les rubriques, difficilement Portables, peu Versatiles.

C’était le problème des catégories qui me chiffonnait : une tâche, c’est très souvent :

* Une action
* Un projet
* Un contexte
* Une date limite

Exemple : appeler Machpro, pour le Projet Schmoul, quand je suis près d’un Téléphone, avant 18h demain. Ce qui veut dire que dans une appli « niveau zéro », je dois taper « appeler Machpro », sélectionner le projet Schmoul dans une liste, puis sélectionner le contexte Téléphone dans une autre liste, et enfin sélectionner une date. Sans parler des Critères Abscons…

J’ai très vite trouvé une solution : les Tags. Au lieu de s’embarrasser de multiples catégories (Projet, Contexte, Echéance, Priorité, etc.), il suffit de définir des mots-clés, qui peuvent être un contexte, une priorité, un nom de projet, etc.

Exemple : « Appeler Machpro TAG Schmoul, Tél, Demain, Urgent ».

Ainsi, si je demande tous les tags Urgent, « appeler Machpro » apparaîtra. Et si je suis à côté d’un téléphone, le tag Tél me donnera la liste de tous les appels à faire. Bref, un tag devient un critère de sélection, quelle que soit la nature de l’information. Cela offre une possibilité de moduler les critères à volonté (je mets beaucoup de tags ou très peu) sans tomber dans une application qui complique la saisie des tâches (« et pour quand est-elle dûe ? et quelle est sa priorité ? » gnagnagna…)

J’ai donc commencé ma quête en tapant les mots-clés suivants : online task tag.

La suite plus tard…

Gold nugget

Comme un orpailleur, je passe mes e-mails au tamis. Au lieu d’aller courir, je remonte le flot des mails. Ce week-end, j’ai acheté un CD rom de dactylo, je vise à être le Jimi Hendrix du clavier.

Pensée floue – Les mains dans le cambouis gagneront toujours

Paradoxe : plus le temps passe, plus l’accès à l’information devient facile ; mais plus celle-ci devient évanescente.
Bon, je recommence.
Je suis en train de travailler sur des séries historiques, des chiffres économiques, me demande pas, je vais te prendre la tête, et tu as ton hamster à nourrir, je sais bien que je ne suis pas grand chose dans ta vie, juste quelques pixels sur un écran, ou un pantin en amphi, tu vois le topo.
Arrête de m’interrompre, je perds le fil.
Je compile des séries économiques, et j’utilise mon chéri OpenOffice pour faire mes calculs sous tableur.
Ce qui me frappe, c’est qu’il faut développer la virtuosité du mécanicien. Bidouiller dans le cambouis.
Bon, je recommence.
Un tableur, c’est un ensemble de fonctions. Plus le temps passe, plus les producteurs de tableurs (OpenOffice, Google Documents, Zoho…) développent des trucs en plus. Et que je te mets des tableaux croisés, de l’auto-complétion de cellule, des liens web, un distributeur de viagra, des slips en polaire.
Mais les vrais aventuriers, les conquistadors, ce sont ceux qui, il y a 10 ans, inventaient tous les moyens possibles pour contourner les limitations du logiciel.
D’où aphorisme :
Plus l’outil est simple, plus tu es contraint à être ingénieux.
Plus l’outil répond à tes besoins, moins tu es imaginatif.

Voilà un aphorisme que les gars de l’Oulipo ne démentiraient pas.

Après, j’ai continué à écrire, mais ça partait en trucs filandreux, donc je m’arrête là :

Chéris ta clé anglaise, le vrai pouvoir est dans ta main, qui prolonge ton cerveau.

Spam

Après un temps de silence (qui pourrait se renouveler), devperso.fr a accouché d’un billet. Comme quoi, ça valait la peine, d’acheter un (trois) nom(s) de domaine. Je suis un financier, je m’engage dans des trucs à coup sûr !

Les 10 axes d’un travail salarié

[edit du 30-10-2013 : cet article était publié sur mon blog de développement personnel (Devperso.fr), je l’ai rapatrié désormais dans la rubrique « productivité » de blogthib.com – un edit de ce type signalera de tels articles]

Beaucoup de méthodes d’organisation personnelle sont fondées sur les priorités. C’est très bien, mais il faut alors définir quelles sont nos propres priorités, ce qui demande de revenir sur ses choix, analyser son existence, et voir dans quelle mesure on fait ce que l’on voulait faire. Cela peut évidemment nous amener très loin, chacun s’analysant et se découvrant au fur et à mesure.

Dans ce billet, je souhaite parler du travail (au sens de poste) que l’on a choisi. Au fil des années, j’ai mis au point un petit outil d’analyse qui peut aider à :

  • mieux choisir son travail
  • mieux comprendre ce qu’on aime / n’aime pas dans son travail
  • aider à changer de travail
  • définir ses priorités

Je le partage avec vous ici, pour réflexion.

Selon moi, tous les emplois peuvent être classés / notés sur 10 axes. Ces axes sont :

  1. Le salaire et les avantages (notes de frais, voiture, téléphone portable…)
  2. L’intérêt intellectuel du travail.
  3. La disponibilité que ce travail nous laisse par ailleurs (= horaires, mais aussi travail à la maison le soir, le week-end…)
  4. Le pouvoir que l’on subit : est-on sous les ordres d’un chef ou non, et quelle est notre liberté de décision.
  5. Le pouvoir que l’on impose : a-t-on du pouvoir sur les gens (subalternes) et sur les événements ?
  6. Reconnaissance sociale. Quand dans un dîner, on répond à la question « que fais-tu dans la vie ? », comment est-on perçu socialement ? (médecin, avocat, vendeur, journaliste…) Cela peut aller jusqu’à la « fierté d’appartenance » à une entreprise (merci Laeren pour cette idée !).
  7. Sécurité de l’emploi.
  8. Ambiance dans le travail : relations avec les collègues, ambiance sympa ou tendue, a-t-on des collègues que l’on voit en dehors du travail…
  9. Alignement avec « une bonne vie », sentiment que l’on sert à quelque chose, que l’on contribue à un développement global.
  10. Possibilité d’évolution dans le travail.

Ces axes peuvent recouvrir des choses communes, et la notation sur chacun des axes peut être très subjective. Mais cela permet de commencer à classer les choses. Je crois en tout cas n’avoir rien oublié…

Prenons un exemple. Auditeur junior dans un cabinet d’audit.

  1. Salaire : élevé.
  2. Intérêt intellectuel : faible.
  3. Disponibilité laissée par ailleurs : très faible.
  4. Pouvoir subi : très important.
  5. Pouvoir qu’on impose : très faible.
  6. Reconnaissance sociale : assez forte. Fierté d’appartenance : idem, probablement.
  7. Sécurité de l’emploi : faible.
  8. Ambiance dans le travail : dépend.
  9. Alignement avec une bonne vie : pas facile à justifier.
  10. Possibilité d’évolution : forte.

On peut remarquer plusieurs choses :

  • La notation est subjective, et qualitative.
  • Il y a des axes « internes », correspondant à une satisfaction personnelle, par exemple la « bonne vie », le pouvoir qu’on a, l’intérêt intellectuel, et des axes « externes », correspondant plus à ce que le monde extérieur nous renvoie (reconnaissance sociale, pouvoir qu’on subit…). J’imagine qu’on peut classer les axes selon d’autres critères, les réordonner, mais ces raffinements ne sont pas mon propos actuel.
  • On peut représenter ces axes sous la forme d’un « graphique en radar », qu’on peut appeler ici le Radar de Thibierge (l’image de début d’article correspond au Radar de Thibierge pour le poste d’auditeur junior).

Voici maintenant mes intuitions sur le sujet : normalement, chaque emploi devrait remplir la même surface c’est-à-dire que ce que l’on gagne par exemple en liberté, on le perd par exemple en salaire. On suppose que toute évolution positive sur un axe sera compensée par une régression sur un autre axe. Par exemple : les emplois qui laissent beaucoup de disponibilité et font subir peu de pouvoir… sont généralement moins bien payés. Donc tous les emplois se valent, car la surface intérieure du graphe reste de même dimension.

Mais si tous les emplois se valent, comment choisir ? Réponse : en cherchant lesquels des 10 axes sont importants pour vous (et lesquels sont accessoires). C’est là où arrive l’analyse personnelle, et la gestion des priorités. Quels aspects de votre travail sont cruciaux pour vous ? La salaire avant tout ? Le temps libre que votre travail vous laisse ? Aimez-vous avoir du pouvoir ? Le regard des autres (réussite sociale) compte-t-il beaucoup pour vous ?

En répondant à ces questions, vous pourrez non seulement (re)définir le type d’emploi qui est fait pour vous, mais aussi, vous aurez une idée de vos priorités dans le monde du travail.

Ceci est une réflexion en cours, tous les commentaires sont les bienvenus.

Explosion d’agenda

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Creative Commons License photo credit: Silveira Neto

[edit du 30-10-2013 : cet article était publié sur mon blog de développement personnel (Devperso.fr), je l’ai rapatrié désormais dans la rubrique « productivité » de blogthib.com – un edit de ce type signalera de tels articles]

Je travaille beaucoup actuellement, ce qui explique mon silence. En même temps, je prends régulièrement des notes, parce que c’est justement dans le travail intense que l’on détecte des zones de productivité.

Mais là, c’est l’inverse que je constate, avec un mystère.

Depuis quelques semaines, j’ai eu plusieurs plantages dans mon agenda. J’ai pourtant un agenda électronique, synchronisé avec mes différents ordinateurs, et je le mets à jour très régulièrement. Et pourtant, dans les deux derniers mois, j’ai constaté :

– un rendez-vous oublié, et qui m’a obligé à annuler un déjeuner alors que j’étais déjà au restaurant (j’y reviendrai)

– 4 ou 5 rendez-vous que j’ai pris en croyant être libre, alors que j’avais des engagements antérieurs que je n’avais pas noté dans mon agenda.

– deux dates que j’avais oubliées de noter.

Si je mentionne ces différents plantages, c’est qu’ils ne laissent pas de m’étonner : je suis habituellement extrêmement scrupuleux, ponctuel, et je n’oublie rien. Mais là, c’est un feu d’artifice.

Je recherche les raisons : fatigue, trop d’informations, distraction.

J’ai quelques idées, sur lesquelles je reviendrai, mais cette séquence de plantages m’étonne vraiment, et m’amuse : que se passe-t-il donc dans ma tête ?

Blogs de référence en matière de productivité personnelle

[edit du 30-10-2013 : cet article était publié sur mon blog de développement personnel (Devperso.fr), je l’ai rapatrié désormais dans la rubrique « productivité » de blogthib.com – un edit de ce type signalera de tels articles]

Suite à un commentaire extrêmement pertinent de la part de Christian, je me suis rendu compte que je m’étais lancé dans l’aventure d’un blog sur le développement personnel sans même vérifier quelles étaient les ressources existantes. Fatale erreur, et bénéfique commentaire.

  • Fatale erreur, car il existe des blogs traitant déjà de ce sujet, et que – pour partie – ma démarche devient caduque.
  • Bénéfique commentaire, car cela va me permettre de ne pas publier certains billets que j’avais en tête, puisqu’ils ont déjà été publiés ailleurs, par des auteurs au moins aussi doués. Je compte m’appuyer sur ces ressources – en les citant abondamment, bien sûr, le but n’est pas tirer la couverture à soi – pour rebondir sur certains sujets classiques.

Maintenant, est-ce que cela remet en cause mon envie première d’administrer un blog sur le sujet ? Non, point. Je sens toujours que je peux apporter un petit quelque chose, différent par rapport à l’existant. Donc l’aventure continue.

Voici donc le fruit de mes premières recherches.

  • Il existe d’abord un annuaire bien utile, pour qui veut avoir en une seule fois la liste de tous les sites traitant de développement personnel. Cet annuaire a été initié par C’éclair, et a fait l’objet d’un travail collaboratif. En lisant l’article de présentation, on voit que ce travail a été fait sérieusement.

Il existe ensuite des blogs, personnels ou collaboratifs, qui m’ont attiré. La liste n’est pas exhaustive, je vous en donne un compte-rendu intermédiaire :

  • C’éclair, dont je viens de parler. Existe depuis mai 2007, et correspond – hélas 😉 – exactement à ce que je voulais faire. Un beau succès, ce dont je me réjouis pour lui : 548 abonnés aux fils RSS, PageRank de 4.
  • LifeManiac. Existe depuis avril 2007, mais poste régulièrement depuis décembre 2007.
  • Outils Froids. Existe depuis mai 2007, et publie régulièrement… depuis juin 2003, dixit l’auteur. Un peu plus orienté « geeks » (ceux qui me connaissent savent que pour moi, ce n’est pas une insulte 😉 ), il traite notamment d’outils informatiques pour améliorer la gestion des connaissances et le tri / la visualisation des informations.
  • How2. un blog collaboratif réalisé lors d’un projet de fin d’études, mais semble-t-il, en sommeil depuis plusieurs mois. Mérite un petit détour pour info.

Il y a aussi des ressources plus générales, toujours utiles :

Je mettrai régulièrement à jour cet article en l’incluant dans une page dédiée, sur le modèle de la présente page Outils et ressources.

E-mail ou téléphone ? Le combat des titans

[edit du 30-10-2013 : cet article était publié sur mon blog de développement personnel (Devperso.fr), je l’ai rapatrié désormais dans la rubrique « productivité » de blogthib.com – un edit de ce type signalera de tels articles]

L’e-mail prend une part très importante de nos vies professionnelles, voire personnelles. Certaines personnes ont le sentiment d’être débordées par le nombre des e-mails qu’elles reçoivent et qu’elles doivent traiter. J’y reviendrai, en détail, ce billet inaugure une nouvelle rubrique, intitulée e-mail.

Je souhaitais lors de ce billet évoquer les pour ou contre de l’e-mail vs. le téléphone / le contact. En effet, je constate en France une propension de plus en plus grande à utiliser l’e-mail au lieu du téléphone. Certains de mes collègues peuvent passer plusieurs heures chaque jour à traiter des mails. Cela mérite une petite comparaison, sur les raisons (bonnes ou mauvaises) qui peuvent conduire à utiliser l’e-mail plutôt que de décrocher son téléphone / se déplacer.

Inconvénients de l’e-mail / avantages du téléphone :

  1. L’e-mail nécessite de rédiger, et de rédiger bien. On se relit plusieurs fois, on peaufine. Lors d’une conversation orale, on peut reformuler, on peut s’autoriser des approximations. Par ailleurs, on parle plus vite qu’on ne tape au clavier.
  2. L’e-mail est moins mobile. On peut passer un coup de téléphone en marchant dans la rue. Même avec les nouveaux téléphones et leurs claviers, on ne peut pas écrire un mail en marchant.
  3. Le contact humain est motivant, l’e-mail peut s’avérer desséchant (pas d’interaction dans le monde réel).
  4. Lors d’une conversation téléphonique, des sujets surgissent alors qu’ils n’étaient pas prévus. « Tiens, ça me fait penser aussi que je voulais te demander… » C’est de la communication plus efficace, analogue au fonctionnement de notre cerveau.
  5. Le ton n’est pas forcément perceptible dans un e-mail. Certains mots, certaines phrases, peuvent être perçus comme insultants, alors que ce n’était pas le propos de l’auteur (cf. cette étude). Au téléphone ou en face-à-face, il est beaucoup plus facile de comprendre les nuances. Cette incompréhension peut caractériser la forme (le ton employé) mais aussi le fond, car nous employons les mêmes mots, mais pas avec le même sens. Rappelez-vous le nombre de fois où vous avez eu un aller-retour de mails et à la fin, vous vous êtes dit « je vais décrocher mon téléphone pour clarifier les choses ».

Avantages de l’e-mail / inconvénients du téléphone :

  1. Avec l’e-mail, on répond quand on veut. On n’est pas en communication synchrone, obligé de répondre immédiatement à une sollicitation. L’e-mail, correctement utilisé, permet de réfléchir avant de répondre. Souvenez-vous de toutes les fois où vous vous êtes engagé trop vite, à l’oral, au lieu de dire « Laisse-moi y réfléchir, et je te rappelle ».
  2. L’e-mail laisse une trace écrite et datée. Cela permet non seulement d’avoir des preuves, mais aussi de mesurer le chemin parcouru : « tiens, ça fait 1 mois que je lui ai demandé cela ».
  3. L’inverse du contact humain peut être bénéfique : l’e-mail permet de faire passer la pilule d’une mauvaise nouvelle sans avoir une confrontation avec l’interlocuteur. C’est parfois bien utile 🙂

Inconvénients des avantages de l’e-mail 😉

  1. Avec l’e-mail on répond quand on veut, donc certaines personnes traitent leurs e-mails pendant les réunions, ou chez eux le soir. Il n’y a plus de séparation entre vie privée et vie professionnelle. Une de mes amies reçoit des e-mails de travail à 7h30 le matin, ou à 22h le soir…
  2. Beaucoup de personnes utilisent le mail, et surtout la mise en copie (cc:) pour se couvrir, car il y a une preuve. Cela conduit à multiplier le nombre de messages par 2 ou 10.

Enfin, en conclusion : l’e-mail est devenu omniprésent dans nos vies professionnelles, mais ce n’est pas un outil efficace pour tout. Je prends deux exemples :

  • L’e-mail n’est pas une to-do list. Accumuler les messages dans sa boite de réception, en se disant : « quand je l’ai sous les yeux, je vois ce que j’ai à faire », c’est utiliser le mauvais outil. Il y a d’autres outils, dédiés à la gestion des tâches, qui sont meilleurs (plus efficients) que la liste de mails à traiter. Une liste de mail, c’est toujours le risque de tomber dans la stratégie « je traite en premier ce qui est arrivé en dernier », c’est-à-dire commettre l’erreur de privilégier l’important à l’urgent.
  • L’e-mail n’est pas efficace pour fixer des rendez-vous à plusieurs. Des requêtes comme « Quels sont vos créneaux pour un déjeuner à 6 ? » vont aboutir à une douzaine de mails de réponses, contre-réponses, attentes. Des agendas en ligne permettent de gérer bien plus efficacement ce genre de requête.

Nous reviendrons sur tous ces thèmes dans les prochaines semaines…

Projet Protée spinoff

Julien l’a su avant les autres : j’ai ouvert ce week-end un blog dédié à mes interrogations sur la productivité personnelle.
Je voulais délocaliser cette réflexion dans un espace qui lui soit propre, sans forcément me lancer dans une plate-forme que j’administrerais. Je ne suis pas sûr de la longévité d’un tel thème, j’attends de voir, je considère ce deuxième blog public comme une version bêta pour l’instant. Dans les semaines qui viennent, rien de bien nouveau : je posterai là-bas sur des thèmes que mes 3 lecteurs assidus connaissent pour les avoir lus ici. Et on verra bien si ça décolle, façon soufflé, ou si ça retombe, façon soufflé.

Trucs ou principes ? Le zen de l’organisation

Creative Commons License photo credit: stijn

[edit du 30-10-2013 : cet article était publié sur mon blog de développement personnel (Devperso.fr), je l’ai rapatrié désormais dans la rubrique « productivité » de blogthib.com – un edit de ce type signalera de tels articles]

Ce blog démarre à peine, il est temps de poser quelques principes.

Nous sommes nombreux à rechercher plus d’efficience dans notre travail. Cela peut être dû à un environnement exigeant et mouvant (la contrainte vient des autres), mais parfois, cela peut correspondre à une démarche personnelle : on cherche à mieux fonctionner, à ne pas passer à côté de sa vie, même si l’on doit continuer à travailler.

La différence n’est pas triviale : dans un cas, on cherche à réagir à l’environnement, de façon souvent illusoire (« comment me battre contre une entreprise entière ? »), de l’autre, on cherche à modifier son propre rapport à son travail.

Dans la première approche, je constate qu’il y a pléthore de « petits trucs » de productivité : comment gérer sa boite mail, comment prendre des notes, comment organiser ses idées. Mais ces petits trucs, s’ils ne sont pas sous-tendus par un système, vont passer de mode, ou ne vont pas être connectés entre eux. Dans la seconde approche, on part de grands principes, et l’on s’approprie les petits trucs qui s’accordent avec nos principes.

Prenons un exemple : un coureur occasionnel qui veut courir sa première compétition (par exemple, un 10 km sur route).

Une liste de « petits trucs » pourra être en vrac :

  • boire beaucoup
  • manger des sucres
  • courir 10 km par jour plusieurs jours avant l’épreuve
  • prendre un walkman MP3
  • partir vite pour gagner l’avantage psychologique

Comme on le voit, ce sont des conseils glânés auprès d’autres coureurs, sans ordre ni logique. Même si, pris individuellement, certains de ces conseils vont aider le coureur, il manquera toujours l’étape suivante. Par opposition, un coureur qui considère son corps comme un système, et qui fait l’effort de comprendre ce système et poser les bases d’un entraînement, aura non seulement les « trucs », mais la vision plus globale qui permet

  1. de comprendre comment les trucs inter-agissent entre eux
  2. de choisir, parmi tous les bons conseils, ceux qui lui correspondent
  3. sur la base du système, de trouver d’autres trucs.

A mon sens, le livre de David Allen, Getting Things Done, oscille bien entre un système global et des petits trucs, donc on comprend la cohérence du tout. Un autre livre, plus profond, parle beaucoup plus de valeurs et de principes que de trucs au quotidien. C’est « Les 7 habitudes » de Stephen Covey, qui non seulement détaille les éléments de son système, mais propose à chacun de se bâtir son propre système.

J’y reviendrai, bien sûr. Mais en résumé : raisonner en global, vu d’avion, permet souvent de mettre en place un système, tandis que la recherche de trucs ponctuels tient plus de la rustine : efficace, mais de portée limitée.

Démarrage de ce blog

[edit du 30-10-2013 : après avoir hébergé un blog de développement personnel sur Devperso.fr, je rapatrie désormais les articles du blog devperso.fr dans la rubrique « productivité » de blogthib.com – un edit de ce type signalera de tels articles]

Après avoir ouvert une rubrique « Productivité » dans mon blog personnel, j’ai ressenti le besoin au bout de quelques mois de créer un blog dédié à ma recherche de meilleure productivité / meilleure attitude dans mon travail. Voilà qui est chose faite grâce à ce présent blog, hébergé par LeWebPédagogique sur les excellents conseils de l’excellent Julien.

Dans un premier temps, ce blog reprendra des billets déjà publiés sur mon blog personnel, mais aussi des liens et des ressources liées aux différentes catégories identifiées de la productivité au travail (e-mails, agenda, to-do listes, etc.)

Time bankruptcy

Aux US, quand une personne ne peut plus répondre à tous ses e-mails, il arrive qu’elle se déclare en « e-mail bankruptcy » (faillite d’e-mails). Cela consiste pour la personne à détruire tous les mails de sa boite et à repartir à zéro. Jusqu’à la prochaine faillite.
Je propose une extension de ce concept : le time bankruptcy. Je pourrais définir cela comme suit : malgré tous les conseils de productivité appliqués, malgré une gestion qui essaie d’être saine des e-mails, malgré la prise en compte de priorités (important vs. urgent), il peut arriver que l’on y arrive pas, tout simplement parce que le travail qui tombe est supérieur au temps dont on dispose. Et pour étendre encore le concept : évidemment, on ne parle pas que du travail direct, mais il faut inclure les interactions, les réunions. Et tant qu’à faire, inclure aussi la sphère personnelle.
Alors voilà, là, maintenant, je suis en time bankruptcy. Trop de boulot, trop de mails, trop de projets perso, trop d’interactions. Plus envie de rien faire. C’est la limite de toute réflexion sur la productivité : et si, même après avoir appliqué les règles, on a encore trop de choses à faire ?
La solution est probablement dans l’art du bonheur 2, ce livre d’entretiens avec le Dalaï Lama que je suis en train de lire. Mais bon, ce qu’il dit, c’est qu’il faut travailler sur soi-même. Chouette, encore du travail.

Le chemin de vie : première ornière

J’ai parlé du Chemin de vie, et en parallèle, je lisais « Gagner en efficacité », de Patrick Georges.
À midi, j’ai eu un plantage assez intéressant pour en parler ici : cette sortie de chemin de vie est illustrative, je trouve.
Mon portable a sonné alors que j’entrais au restau avec une amie. Je ne reconnaissais pas le numéro, j’ai répondu. Mon interlocuteur m’a dit qu’il était en train de m’attendre : c’était un déjeuner que j’avais oublié de noter. J’ai ce genre de plantage une à deux fois par an. Ce qui est plus intéressant, c’est la suite. J’ai annulé auprès de mon amie, et suis allé à l’autre déjeuner, parce que je culpabilisais d’avoir oublié un rendez-vous. Typique de l’étape 1 du chemin de vie : j’ai annulé le « nous » (amie) pour « les autres ».
Quelques remarques, évidentes pour toute personne normalement constituée, mais pas pour moi jusqu’à très récemment :

  • Quand on a un déjeuner important, couper le portable, ou ne pas répondre. J’aurais découvert le message de mon interlocuteur après coup, et je me serais excusé platement. Le terme même de « déjeuner important » est trompeur : quand on fait un truc, on le fait bien, sans zapper vers autre chose, genre la sonnerie du portable.
  • Au lieu de cela, à un premier plantage, j’ai rajouté un deuxième plantage. Principe : assumer les plantages, ne pas chercher à les compenser par d’autres, ils ne s’annulent pas, ils s’accumulent.
  • Ne jamais réagir à chaud, prendre le temps de se poser pour sortir du contexte « réactif ». Parce que c’est impossible de réagir correctement quand on est en ligne. J’aurais dû dire « je vous rappelle d’ici 5 mn », et me poser, et décider ce qui était le mieux pour tous. Et ce qui était le mieux était clairement : je reste déjeuner, et j’assume mon plantage. Il y a quelques pages dans le livre de Patrick Georges sur le fait qu’on prend de mauvaises décisions quand on les prend au feeling, en 3 secondes.

Le seul point positif de tout cela, c’est justement cette leçon. Et je l’écris, pour bien la méditer, régulièrement.