J’ai donc vu ce film dont j’attendais avec impatience la lecture, étant donné qu’il est adapté d’un roman de Fred Vargas, déjà abondamment analysée, et citée, voire encensée, en ce lieu.
Quelques idées, et une esquisse :
Les points forts (à mon sens)
- Une bonne adaptation, très fidèle au texte, qui réussit l’exploit de résumer un livre de plusieurs centaines de pages en 2h. Merci Régis Wargnier.
- Un Paris bien capté, nocturne et angoissant.
- Une musique qui colle au film et à la tension. Merci Patrick Doyle.
Les points plus discutables, mais clairement subjectifs
- Danglard n’est pas Danglard, mais il est très bien capté, et finalement, il est parfaitement et totalement plausible. J’aurais quand même aimé pouvoir me dire « C’est lui ! Bon sang, c’est génial ! »
- Retancourt n’est pas Retancourt, pour des raisons évidentes (pour ceux qui ont lu les livres), mais qui importent peu (on verra si c’est la même actrice pour « Sous les vents de Neptune », ça m’étonnerait fort…)
- Camille n’est certainement pas Camille.
Le point le plus discutable, et farouchement non subjectif
- Adamsberg n’est pas Adamsberg.
- José Garcia joue très bien, comme souvent, mais il campe un personnage à mi-chemin entre José Garcia (mais qui est José Garcia ? haha) et Jean-Baptiste Adamsberg
- C’est évident pour toute personne qui a lu un des livres où le commissaire Adamsberg apparaît : il y a des traits physiques tellement marqués qu’ils s’impriment dans la mémoire, et puis, aussi, un caractère éminement particulier
Mais pour appuyer mon propos, rien de tel qu’un petit croquis : sortant du cinéma, j’étais en même temps très satisfait du film (cf. points positifs) et gêné (cf. ultime point). J’ai donc dessiné ce que je pense être le visage d’Adamsberg.

Deux commentaires sur ce dessin, et j’en ai fini :
– on se rend compte que, sans que je l’aie fait exprès, Charles Denner aurait probablement fait un très bon commissaire Adamsberg
– je ne suis pas entièrement satisfait du dessin, mais j’ai fait au mieux. Mon Adamsberg de pensée a des sourcils plus fins, pas broussailleux, et un visage plus large. Je suis content du nez, des pommettes, des cheveux, de l’oreille. Je ne suis pas content de la perspective, qui montre tous les progrès restant encore à faire… Eh quoi, je débute, mon bon monsieur, je débute…








