Category Archives: Batana

Batana – ubixkub

Ubixkub : n. m. Alors qu’on n’est pas spécialement téléphage, se rendre compte – à la dernière minute et par hasard – qu’une émission qu’on aurait bien enregistrée passera pendant qu’on sera en vacances à l’étranger.

Offre de rétribution : un bizou baveux et un verre de rosé pour les filles, ou une bière et une poignée de main virile pour les garçons (voire l’inverse, si affinités) qui pourront m’enregistrer Xu, pièce de théâtre illustrant les tracas quotidiens, Arte, dimanche 08/11, 9h25 à 10h50 (TNT ?). Un demi-verre (et la bave sans le bisou) pour ceusses qui ratent le début ou la fin.

Haha, je suis ridicule, je me rends compte 1/2h après que c’était le 8 octobre… Besoin de vacances, moi.

Batana – Marceau Lilès

Attention, les batanas entrent dans une nouvelle ère : l’angoisse de ne plus être original, ou de ne pas être assez cultivé. En effet, si ça se trouve, les batanas que nous « inventons » sont déjà dans Le Baleinié (tome 1 ou 2).

Donc vigilance ! (et achetez Le Baleinié, les auteurs le méritent bien…)

Marceau Lilès : n. m. énervement que l’on ressent quand on lit que telle actrice, tel auteur, est né 2 ans, 5 ans, 10 ans après nous. Vague sentiment d’incomplétude, résumé par la question « et moi qu’ai-je fait ? »

Blogana – Filoguer

Ce n’est pas vraiment une batana, mais assurément, elle peut appartenir à la catégorie « blogueurs ».

Filoguer : v.t. Le fait de faire quelque chose nous fait penser qu’on devrait faire autre chose. Par exemple, quand on écrit un billet de blog, on pense à deux ou trois autres billets à écrire. Quant on fait une liste de courses, on pense qu’il faut étendre la lessive. Quand on se mêle de faire la cuisine, il faut d’abord ranger le lave-vaisselle.

Filogage : n. Situation où, pour faire une chose, il faut d’abord en faire une autre, qui renvoie à une autre chose à faire en amont.

Exemple 1 : faire la cuisine. Oui, mais pour ça, il faut d’abord nettoyer le plan de travail et mettre la vaisselle dans le lave-vaisselle. Oui, mais pour ça, il faut d’abord vider le lave-vaisselle… Et ce n’est pas que dans la sphère privée : une journée de travail est remplie de filogages. Le pire : penser plusieurs fois à la même tâche, et re-filoguer à chaque fois dans sa tête (ah oui, mais je me souviens que pour faire ça, je devais d’abord faire ça, ce qui m’amenait à devoir faire ça… Allez on verra plus tard. En d’autres termes, on se crée les conditions d’un prochain filogage sur cette même tâche).

Batana – Hachoirer

Antonyme du ubuntu « Biyarder », voici la batana suivante :

Hachoirer : n.m. Se taper tous les feux rouges. Démarrer, passer la seconde, et voir le feu à 200 m qui passe au rouge.
Par extension : voir quelqu’un qui carotte la file d’attente « parce qu’il a une bonne raison ».

Maledizzione !!!

Je viens encore de pleuper, ça m’énerve…
Et non, la cancoillotte à l’ail n’est pas en cause, elle était loin, c’est quand ma tête s’est approchée de la hotte que j’ai pleupé.

Batana – Hragleu

Voici la batana des vacances.

Hragleu : n.m. (prononcer « hragleu », en insistant sur le r haché, ou le h airé – suivant l’état dans lequel le hragleu vous a laissé) Morceau de jambon cru, ou de saucisson, consciencieusement mâché, dont on avale la moitié, laissant l’autre moitié en bouche, les deux moitiés (bouche et oesophage) étant hélas encore reliées par un fil, une fibre, un nerf. Hragleu, hragleu, hragleu.

Batana – Schraker

Voici la Batana du jour.

Schraker (ou chraker) : v.t. Serrer une main en saisissant uniquement les doigts et en pressant fort.
Par extension : interrompre une conversation ou une histoire parce qu’on avait une idée et que ça ne pouvait attendre. Substantif : une schraka (ou chraka), comme dans « quel glaviot, il m’a encore servi sa schraka ! »

Batana – Pleuper

Voici une nouvelle Batana, elle n’est pas courante, mais comme elle m’arrive systématiquement, à moi, elle mérité d’accéder à l’existence.

Pleuper : v.t. Dans une cuisine équipée d’une hotte-qui-se-déclenche-automatiquement-aux-mauvaises-odeurs, déclencher systématiquement la hotte quand on passe à côté.

J’ai beau me laver, éviter de me lotionner au Pétrole Hahn, ou me maintenir à distance de la hotte les lendemains de biture, rien n’y fait : je pleupe.

Batana – Sliplouffer

Un de mes bréviaires est Le Baleinié, dictionnaire des tracas quotidiens (tome 1 et 2), déjà évoqué vaguement ici.
Ces auteurs ont décidé que certains tracas méritaient d’être identifiés, et nommés. Car nommer, c’est circonscrire, enfermer, presque contrôler.

J’inaugure donc une nouvelle rubrique, du nom de Batana. La batana, selon les auteurs, c’est la « tyrannie de ceux qui font 4 bises ». Dans cette rubrique, j’identifierai des tracas quotidiens, et essaierai – bien humblement – de les nommer. Comme titre de rubrique, j’aurais bien choisi « être xu » (c’est-à-dire, se retrouver dans une pièce sans se rappeler de ce que l’on est venu y faire), car je suis très souvent xu. Mais ça sonnait moins bien, avouez-le.
Voici donc mon tracas du jour :
Sliplouffer : Malgré observations et anticipation, se retrouver aspergé par un arroseur automatique.