Superbe compte-rendu poétique des balades de l’écrivain Philippe Delerm, en compagnie de sa femme : lui écrit de petits textes ramassés et lumineux, elle prend des photos, et chaque promenade, chaque lieu, est décrit(e) en 2-3 pages, et autant de photos.
Cela n’a pas le caractère de bonheurs minuscules de La première gorgée de bière, mais on s’en rapproche…
Ce Lyons à déguster en flâneur, en touriste, donnerait bien envie d’y vivre, simplement. Les habitants prennent le temps de se montrer aimables. Témoin ce petit dialogue, à la Maison de la Presse-Mercerie-Librairie :
– Auriez-vous une enveloppe matelassée ?
– Non, mais attendez, je vais vous arranger ça.Voilà, avec de petites feuilles de carton, un peu de papier bourré…
Posez la même question dans un kiosque à journaux de La Défense… Faites la soustraction, et écrivez la solution du problème. Il faut couler ses jours en Normandie.Philippe Delerm, Les chemins nous inventent, Livre de poche n° 14584, 158 p.
PS : J-3

