Mon ordi est un peu mou du genou. Je me dis que c’est un problème de base de registre, oulala, il suffit de désencrasser, ça va relancer le ventilateur, bien sûr. Je lance RegCleaner, et je me retrouve face à une liste de wazmille programmes en me demandant lequel j’ai le droit de virer sans compromettre la stabilité toute relative de mon PéCé.
Avant, il y avait les peugeot mécaniques. Dans le moteur, il y avait un carbu, des tuyaux, un ventilo, un radiateur. Bon, il y avait aussi des trucs compliqués, genre les vis platinées, mais avec une clé à bougies, déjà, on pouvait aller voir (je dis ça, tu me verrais simplement face à ma chaudière… Mais passons, dans le monde cyber, je prétends que je suis ce que je veux).
Et puis après, il y a eu l’électronique. Le circuit électronique, le démarreur électronique, l’électronique qui gérait l’électronique.
Alors là, tu peux plus rien faire : s’il y a un truc qui lâche, ça ne sert plus à rien de mettre les doigts dans le cambouis, de ramper sous la voiture, de dévisser amoureusement les vis cruciformes. Même le garagiste est devenu un clône de Robocop : « Y a un truc qui marche pas ? Bon, on change toute la carte-mère, on va pas s’embêter à faire deux soudures ».
L’informatique, c’est un peu ça : quand l’ordi ralentit, il ne reste plus qu’à tout réinstaller, parce que tout est dans tout. Version moderne du grand ménage de printemps.
A noter dans mes to-do listes : chaque année au printemps, donner des livres, donner des vêtements, reformater tous les disques durs et réinstaller les systèmes d’exploitation.
Renaissance informatique.
Je suis une chenille dont le cocon est formaté en FAT 32.

