{"id":660,"date":"2008-04-17T19:33:41","date_gmt":"2008-04-17T19:33:41","guid":{"rendered":"https:\/\/christophethibierge.com\/blogthib\/?p=660"},"modified":"2021-04-29T16:46:07","modified_gmt":"2021-04-29T15:46:07","slug":"magnolia-express-3eme-partie-15","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/christophethibierge.com\/blogthib\/2008\/04\/17\/magnolia-express-3eme-partie-15\/","title":{"rendered":"Magnolia Express &#8211; 3\u00e8me partie &#8211; # 15"},"content":{"rendered":"<p><b>Cahutes <\/b> <br \/> &nbsp; <br \/> Je m&rsquo;\u00e9veillai \u00e0 l&rsquo;invitation d&rsquo;un parfum de soleil timide, sur les carreaux de la petite cabane. Nulle odeur de caf\u00e9 br\u00fbl\u00e9. <br \/> Je me levai sans d\u00e9ranger Aline, qui \u00e9tait visiblement occup\u00e9e \u00e0 se bricoler un r\u00eave \u00e0 trois \u00e9tages, et sortis face au parc d&rsquo;antiquit\u00e9s m\u00e9caniques. Il y avait des piles d&rsquo;objets mastodontes et des all\u00e9es larges, ceux qui passaient dans la r\u00e9gion en montgolfi\u00e8re devaient voir un quadrillage d&rsquo;all\u00e9es bien nettes, avec de temps en temps une petite cahute en bois. Nous avions dormi dans la cahute n\u00b05, une petite pi\u00e8ce avec un grand lit \u00e0 ressorts, quatre murs en bois autour et un toit pour couronner le tout. Je savais qu&rsquo;Eileen et Conrad \u00e9taient dans la cahute 18, de l&rsquo;autre c\u00f4t\u00e9 du parc, et je me demandais si les autres petites cabanes que je voyais abritaient aussi des voyageurs express. Je m&rsquo;avan\u00e7ais vers la premi\u00e8re cabanette, \u00e0 la r\u00e9flexion, elle avait plut\u00f4t l&rsquo;air de contenir des objets fragiles, vu qu&rsquo;il n&rsquo;y avait m\u00eame pas de porte, juste un rideau qui bougeait un peu. Quel contenu, quelles d\u00e9couvertes&nbsp;? Abats-jour&nbsp;? Rasoirs de barbier&nbsp;? Roulettes de casino&nbsp;? <br \/> J&rsquo;h\u00e9sitai sur le seuil&nbsp;: l&rsquo;int\u00e9rieur \u00e9tait sombre et frais, alors que j&rsquo;avais le dos chauff\u00e9 au soleil. La bicoque faisait dix pieds sur douze et contenait des meubles en bois verni, chacun recouvert d&rsquo;une b\u00e2che, ou un drap, une cape, une voilette, une descente de lit. Au choix. <br \/> &nbsp; <br \/> Sur une table roulante \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de l&rsquo;entr\u00e9e, une vieille machine \u00e0 coudre, du type de celle qui avait piqu\u00e9 la Belle au Bois Dormant, r\u00eavait \u00e0 sa splendeur pass\u00e9e. Je passai la porte et m&rsquo;accroupis devant l&rsquo;objet. La roue d&rsquo;alimentation ne tournait plus, mais c&rsquo;\u00e9tait probablement un probl\u00e8me de graissage. Je trouvai une burette d&rsquo;huile qui fl\u00e2nait sur une des \u00e9tag\u00e8res, et entrepris de rendre les derniers honneurs \u00e0 cette ravaudeuse m\u00e9canique. <br \/> &nbsp; <br \/> Apr\u00e8s un d\u00e9montage sommaire et un tendre graissage, la vaillante machine fonctionnait \u00e0 nouveau et r\u00e9clamait de l&rsquo;ouvrage. Je lui promis d&rsquo;en parler \u00e0 Vieux Bill, et elle me remercia, me disant que j&rsquo;\u00e9tais fort serviable. En me relevant pour lib\u00e9rer mes jambes ankylo-accroupies, je jetai un \u0153il \u00e0 une grosse caisse en bois sans couvercle, coinc\u00e9e entre la table de la machine \u00e0 <del>\u00e9crire<\/del> coudre et un vieux classeur verni. Son contenu \u00e9tait recouvert d&rsquo;un vieux drapeau am\u00e9ricain d\u00e9lav\u00e9, ce qui faisait que l&rsquo;on ne voyait point les objets ainsi entass\u00e9s. \u00e7a devait probablement \u00eatre des entonnoirs en cuivre, ou une collection de fers \u00e0 friser, ou encore des r\u00e9cipients en \u00e9tain allant de l&rsquo;once au gallon. <br \/> Je soulevai le drapeau&nbsp;: la caisse \u00e9tait remplie de vieilles machines \u00e0 \u00e9crire en vrac. <br \/> Je crus voir un cimeti\u00e8re d&rsquo;instruments de musique.<\/p>\n<p> <!--Creative Commons License--><a rel=\"license\"  href=\"http:\/\/creativecommons.org\/licenses\/by-nc-nd\/2.0\/fr\/\"><img decoding=\"async\"  alt=\"Creative Commons License\" style=\"border-width: 0pt;\"  src=\"http:\/\/i.creativecommons.org\/l\/by-nc-nd\/2.0\/fr\/88x31.png\"><\/a><br \/> Roman, publi\u00e9 progressivement, sous un <a rel=\"license\"  href=\"http:\/\/creativecommons.org\/licenses\/by-nc-nd\/2.0\/fr\/\">contrat Creative Commons<\/a><!--\/Creative Commons License--><!-- <rdf:RDF xmlns=\"http:\/\/web.resource.org\/cc\/\" xmlns:dc=\"http:\/\/purl.org\/dc\/elements\/1.1\/\" xmlns:rdf=\"http:\/\/www.w3.org\/1999\/02\/22-rdf-syntax-ns#\" xmlns:rdfs=\"http:\/\/www.w3.org\/2000\/01\/rdf-schema#\"> <work rdf:about=\"\"> <license rdf:resource=\"http:\/\/creativecommons.org\/licenses\/by-nc-nd\/2.0\/fr\/\" \/> <dc:type rdf:resource=\"http:\/\/purl.org\/dc\/dcmitype\/Text\" \/> <\/work> <license rdf:about=\"http:\/\/creativecommons.org\/licenses\/by-nc-nd\/2.0\/fr\/\"><permits rdf:resource=\"http:\/\/web.resource.org\/cc\/Reproduction\"\/><permits rdf:resource=\"http:\/\/web.resource.org\/cc\/Distribution\"\/><requires rdf:resource=\"http:\/\/web.resource.org\/cc\/Notice\"\/><requires rdf:resource=\"http:\/\/web.resource.org\/cc\/Attribution\"\/><prohibits rdf:resource=\"http:\/\/web.resource.org\/cc\/CommercialUse\"\/><\/license><\/rdf:RDF> -->. Et aussi sous licence <a  href=\"https:\/\/christophethibierge.com\/blogthib\/2006\/01\/26\/mes-contributions-passent-sous-licence-touchatougiciel-anythingware\">Touchatougiciel<\/a>. <br \/> <span style=\"font-weight: bold;\"><br \/> Le roman, dans l&rsquo;ordre, est <\/span><a style=\"font-weight: bold;\"  href=\"https:\/\/christophethibierge.com\/blogthib\/2007\/01\/08\/300-300eme-thibillet-magnolia-express\">l\u00e0<\/a><span  style=\"font-weight: bold;\">.<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Cahutes &nbsp; Je m&rsquo;\u00e9veillai \u00e0 l&rsquo;invitation d&rsquo;un parfum de soleil timide, sur les carreaux de la petite cabane. Nulle odeur de caf\u00e9 br\u00fbl\u00e9. Je me levai sans d\u00e9ranger Aline, qui \u00e9tait visiblement occup\u00e9e \u00e0 se bricoler un r\u00eave \u00e0 trois &hellip; <a href=\"https:\/\/christophethibierge.com\/blogthib\/2008\/04\/17\/magnolia-express-3eme-partie-15\/\">Continuer la lecture <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[102],"tags":[],"class_list":["post-660","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-romano"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/christophethibierge.com\/blogthib\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/660","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/christophethibierge.com\/blogthib\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/christophethibierge.com\/blogthib\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/christophethibierge.com\/blogthib\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/christophethibierge.com\/blogthib\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=660"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/christophethibierge.com\/blogthib\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/660\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":6156,"href":"https:\/\/christophethibierge.com\/blogthib\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/660\/revisions\/6156"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/christophethibierge.com\/blogthib\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=660"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/christophethibierge.com\/blogthib\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=660"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/christophethibierge.com\/blogthib\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=660"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}