{"id":655,"date":"2008-04-14T23:31:50","date_gmt":"2008-04-14T23:31:50","guid":{"rendered":"https:\/\/christophethibierge.com\/blogthib\/?p=655"},"modified":"2026-01-01T20:08:13","modified_gmt":"2026-01-01T19:08:13","slug":"tout-ce-qui-ne-tue-pas-rend-plus-fort","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/christophethibierge.com\/blogthib\/2008\/04\/14\/tout-ce-qui-ne-tue-pas-rend-plus-fort\/","title":{"rendered":"Tout ce qui ne tue pas rend plus fort"},"content":{"rendered":"\n<p>Voici donc le compte-rendu de mon Marathon de Turin.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full\"><a href=\"https:\/\/christophethibierge.com\/blogthib\/wp-content\/uploads\/2008\/04\/Turin_coureurs.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"390\" height=\"322\" src=\"https:\/\/christophethibierge.com\/blogthib\/wp-content\/uploads\/2008\/04\/Turin_coureurs.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-6985\" srcset=\"https:\/\/christophethibierge.com\/blogthib\/wp-content\/uploads\/2008\/04\/Turin_coureurs.jpg 390w, https:\/\/christophethibierge.com\/blogthib\/wp-content\/uploads\/2008\/04\/Turin_coureurs-300x248.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 390px) 100vw, 390px\" \/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><span style=\"font-weight: bold;\">Avant la course&nbsp;<\/span><\/p>\n\n\n\n<p>Dimanche matin, r\u00e9veil 6h15, Laurent (mon coturne \u00e0 l&rsquo;h\u00f4tel) fait son yoga pendant que je lis quelques po\u00e8mes de Bash\u00f4 et que je respire. Petit d\u00e9jeuner vers 6h45, du jambon, des c\u00e9r\u00e9ales, un th\u00e9, puis on remonte se pr\u00e9parer. Cr\u00e8me pour les pieds et les jambes, pansements sur les t\u00e9tons, piles de rechange (pour walkman et podom\u00e8tre), gels de glucose.<\/p>\n\n\n\n<p>Nous arrivons au rendez-vous sur la Piazza San Carlo avec 10 minutes d&rsquo;avance. Nos camarades arrivent un peu plus tard, nous en avons profit\u00e9 pour nous mettre au soleil, il fait super beau, ciel bleu, mais encore frais : +8\u00b0C. On nous promet que \u00e7a va taper plus tard dans la matin\u00e9e. Nous prenons une photo tous ensemble puis direction la ligne de d\u00e9part. C&rsquo;est un tout petit marathon, en nombre de coureurs : 2 200 dans le peloton de d\u00e9part, ce n&rsquo;est rien \u00e0 c\u00f4t\u00e9 des 40 000 du <a href=\"https:\/\/christophethibierge.com\/blogthib\/2006\/04\/10\/65-marathon-man-ou-voyage-au-bout-de-l-enfer\">Marathon de Paris<\/a>. Du coup, c&rsquo;est une ambiance plus d\u00e9tendue, il fait beau, une jeune fille qui chante faux nous ass\u00e8ne l&rsquo;hymne italien, et c&rsquo;est parti, il est 9h20.<\/p>\n\n\n\n<p><span style=\"font-weight: bold;\">Km 0 \u00e0 10 &#8211; confiance et beaut\u00e9<\/span><\/p>\n\n\n\n<p>C&rsquo;est d&rsquo;abord une avenue, puis une longue place pav\u00e9e avec de longues pierres plates, nous courons au milieu des rails de tramway, la ville est \u00e0 nous. Virage \u00e0 droite, et nous continuons le long du P\u00f4, <a href=\"https:\/\/christophethibierge.com\/blogthib\/2007\/02\/23\/351-po-d-echappement\">l\u00e0 o\u00f9 je m&rsquo;entra\u00eenais il y a un an<\/a> pour pr\u00e9parer le <a href=\"https:\/\/christophethibierge.com\/blogthib\/2007\/04\/25\/407-surhumain\">Marathon de Madrid<\/a>. La route devient une 4 voies dans une banlieue urbaine, des immeubles glac\u00e9s, tr\u00e8s peu de public, nous sommes seuls. Et c&rsquo;est l\u00e0 un des premiers plaisirs de ce marathon : \u00e0 2 200 r\u00e9partis sur plusieurs kilom\u00e8tres, nous ne sommes pas dans le coude-\u00e0-coude d&rsquo;un peloton, chacun a beaucoup d&rsquo;espace devant lui et sur les c\u00f4t\u00e9s, chacun court pour soi. Du soleil, une route presque vide, quelques passants. Je maintiens parfaitement mon rythme de 6&rsquo;10\u00a0\u00bb au kilom\u00e8tre, rythme que je dois tenir sur les 21&nbsp;premiers kilom\u00e8tres avant d&rsquo;acc\u00e9l\u00e9rer dans la seconde moiti\u00e9 du marathon. Jocelyne, avec qui je cours, me distance progressivement, je reste en arri\u00e8re, \u00e0 mon rythme. Et puis, vers le km 10, nous passons en pleine campagne. Des champs de bl\u00e9 en herbe, des parcelles labour\u00e9es, la tache&nbsp;jaune d&rsquo;un champ de colza au loin. Nous sommes sur la route vers Orbassano, et rien n&rsquo;indique que nous venons de quitter une ville. <\/p>\n\n\n\n<p>Au-dessus d&rsquo;une parcelle de bl\u00e9 en herbe, une hirondelle fait des volutes en rase-mottes, en rase-brins, et c&rsquo;est superbe de voir tant de gr\u00e2ce dans le soleil. <\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full\"><a href=\"https:\/\/christophethibierge.com\/blogthib\/wp-content\/uploads\/2008\/04\/Torino_Alpi.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"244\" height=\"143\" src=\"https:\/\/christophethibierge.com\/blogthib\/wp-content\/uploads\/2008\/04\/Torino_Alpi.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-6987\"\/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Les kilom\u00e8tres se d\u00e9roulent, j&rsquo;ai un peu mal au jambes, une fatigue qui me plombe un peu, je ne m&rsquo;en inqui\u00e8te pas plus que \u00e7a, c&rsquo;est apr\u00e8s que c&rsquo;est cens\u00e9 devenir dur. Et puis ce grand moment de beaut\u00e9 : apr\u00e8s une petite mont\u00e9e sur une bretelle d&rsquo;acc\u00e8s, un superbe panorama sur les Alpes enneig\u00e9es. Ciel bleu, montagnes blanches et grises qui nous bouchent l&rsquo;horizon, donnant un\u00a0sentiment de leur puissance, mon Kilimandjaro \u00e0 moi. <\/p>\n\n\n\n<p>Je continue au milieu des champs. Nous passons au milieu de petits villages, avec leurs rues pav\u00e9es et leur rigole centrale, il y a des fanfares, des passants, des enfants dont je tape la main en passant.<\/p>\n\n\n\n<p>J&rsquo;avais pris la peine de m&rsquo;arr\u00eater pour desserrer mes chaussures, mais je passe le km 20 \u00e0 2h04, c&rsquo;est-\u00e0-dire pile-poil 6&rsquo;10\u00a0\u00bb au km. A ce rythme, je peux faire 4h15 ou moins. Je prends mon premier gel de glucose, j&rsquo;avale deux verres d&rsquo;eau.<\/p>\n\n\n\n<p><span style=\"font-weight: bold;\">Km 21 \u00e0 27 &#8211; la c\u00f4te vaincue<\/span><\/p>\n\n\n\n<p>J&rsquo;arrive au semi (21,1 km), le moment o\u00f9 je dois acc\u00e9lerer. Je mets le walkman en marche, et je tombe sur <a href=\"http:\/\/www.deezer.com\/#music\/result\/why%20aye%20man\">\u00ab\u00a0Why Aye Man\u00a0\u00bb de Mark Knopfler<\/a> : le tempo id\u00e9al pour monter \u00e0 ma seconde vitesse, 5&rsquo;40\u00a0\u00bb au km (<em>negative plit<\/em>, cf. <a href=\"https:\/\/christophethibierge.com\/blogthib\/index.php\/?q=negative+split\">mes m\u00e9saventures et r\u00e9flexions pass\u00e9es<\/a>). J&rsquo;acc\u00e9l\u00e8re donc, et c&rsquo;est parti \u00e0 ce nouveau rythme, la route est un long ruban de bitume entre maisons de banlieue avec des champs derri\u00e8re. <\/p>\n\n\n\n<p>Le faux-plat imperceptible depuis le km 17 se transforme en c\u00f4te, c&rsquo;\u00e9tait pr\u00e9vu sur le relief, et je l&rsquo;attaque sans r\u00e9duire ma vitesse, comme c&rsquo;\u00e9tait pr\u00e9vu : apr\u00e8s tout, apr\u00e8s le km 27, \u00e7a descendra, et tout sera plus facile. Je rep\u00e8re Joce avec les ballons du meneur d&rsquo;allure pour 4h15, je grignote insensiblement la distance, et je la passe, je lui souhaite bon courage, puis je continue&nbsp;\u00e0 mon rythme. Il fait chaud, le soleil tape, je n&rsquo;ai plus froid et je sens que je vais avoir des coups de soleil. La pente est longue, je m&rsquo;accroche, je perds souvent le rythme mais je remonte toujours pour me maintenir \u00e0 une vitesse de 5&rsquo;40\u00a0\u00bb. <\/p>\n\n\n\n<p>Vers le haut de la c\u00f4te, avant d&rsquo;entrer dans le village de Rivoli, je rattrape Matthieu et Arnaud. On s&rsquo;\u00e9change une poign\u00e9e de main, je les passe, tandis que r\u00e9sone dans mon casque la musique de \u00a0\u00bb&nbsp;Legend of Zenda&nbsp;\u00ab\u00a0. Grand moment d&rsquo;exaltation et de puissance, j&rsquo;aime ma foul\u00e9e, j&rsquo;aime ma vitesse, et je sais que le haut de la c\u00f4te n&rsquo;est plus loin. Au km 27, je vois en effet la fin de la c\u00f4te, un virage \u00e0 gauche, d\u00e9sormais c&rsquo;est cens\u00e9 descendre jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;arriv\u00e9e, je pense que rien ne peut m&rsquo;arriver.<\/p>\n\n\n\n<p><span style=\"font-weight: bold;\">Km 29 &#8211; les ennuis commencent&#8230;<\/span><\/p>\n\n\n\n<p>Au km 29, je sens des douleurs dans le ventre, j&rsquo;ai le torse et le ventre glac\u00e9s, j&rsquo;ai peur d&rsquo;avoir une colique. Je d\u00e9cide de ne rien forcer, j&rsquo;ai mal, donc je m&rsquo;arr\u00eate \u00e0 un caf\u00e9 et demande la permission d&rsquo;utiliser les toilettes. Ils acceptent, mais Argh ! Ce sont des chiottes \u00e0 la turque ! De fait, je me contente de pisser, fausse alerte, et j&rsquo;ai d\u00fb perdre \u00e0 peine quelques minutes. Retour sur la route, cela va mieux&#8230; pour 200 m\u00e8tres. Je sens que je suis fatigu\u00e9, je ralentis insensiblement, j&rsquo;essaie de maintenir le rythme, mais cela devient de plus en plus dur : je passe \u00e0 5&rsquo;50\u00a0\u00bb, puis 6&rsquo;00&Prime;&#8230; J&rsquo;arrive au ravitaillement du km 30, je prends mon deuxi\u00e8me gel de glucose, deux verres d&rsquo;eau, et je repars. Nous sommes revenus dans la ville, ce sont des longues avenues tr\u00e8s larges, avec personne sur les c\u00f4t\u00e9s, il y a quelques badauds aux carrefours, mais on a l&rsquo;impression de courir sans en voir la fin. J&rsquo;essaie de balancer les bras pour pistonner ma course, je me focalise sur la musique (\u00a0\u00bb&nbsp;Violet&nbsp;\u00a0\u00bb de Seal m&rsquo;apaise et me relance), mais je sens le coup de pompe qui m&rsquo;attaque de plus en plus. A tel point que je ne vois pas passer le km 32, celui o\u00f9 j&rsquo;\u00e9tais cens\u00e9 passer de 5&rsquo;40\u00a0\u00bb \u00e0 5&rsquo;20\u00a0\u00bb pour une nouvelle acc\u00e9l\u00e9ration dans les 10 derniers km. L\u00e0, il ne s&rsquo;agit plus d&rsquo;acc\u00e9l\u00e9rer, mais uniquement d&rsquo;essayer de me maintenir en-dessous des 6&rsquo;10\u00a0\u00bb de ma premi\u00e8re moiti\u00e9 de parcours. Tr\u00e8s vite, je ne regarde plus ma montre : \u00e7a ne sert \u00e0 rien de voir ma performance se d\u00e9grader, autant m&rsquo;accrocher, essayer de faire avec, et on verra bien au final. <\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><a href=\"https:\/\/christophethibierge.com\/blogthib\/wp-content\/uploads\/2008\/04\/Debrief_Turin.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"624\" height=\"350\" src=\"https:\/\/christophethibierge.com\/blogthib\/wp-content\/uploads\/2008\/04\/Debrief_Turin.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-6988\" srcset=\"https:\/\/christophethibierge.com\/blogthib\/wp-content\/uploads\/2008\/04\/Debrief_Turin.jpg 624w, https:\/\/christophethibierge.com\/blogthib\/wp-content\/uploads\/2008\/04\/Debrief_Turin-300x168.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 624px) 100vw, 624px\" \/><\/a><\/figure>\n\n\n\n<p>Les policiers continuent \u00e0 arr\u00eater les voitures aux carrefours pour nous laisser passer, parfois tr\u00e8s lentement, j&rsquo;entends des klaxons rageurs.<\/p>\n\n\n\n<p><span style=\"font-weight: bold;\">Km 39 &#8211; La longue marche<\/span><\/p>\n\n\n\n<p>Un peu apr\u00e8s le km 39, dans une petite rue vide, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de rails de tramway d\u00e9serts, je me mets \u00e0 marcher, contrairement \u00e0 toutes mes promesses. Je n&rsquo;en peux plus, je prends mon dernier gel au glucose. Au bout de cette rue, je suis d\u00e9pass\u00e9 par un petit groupe qui trotte. Un des leurs donne une petite claque d&rsquo;encouragement sur l&rsquo;\u00e9paule d&rsquo;un marcheur devant moi, je prends cet encouragement pour moi et me remet \u00e0 trotter en douleur. J&rsquo;arrive sur une grande avenue, au loin je vois le ravitaillement du km 40. Je bois deux verres de boissons \u00e9nerg\u00e9tiques, je mange un morceau de banane, j&rsquo;arrive \u00e0 courir encore quelques centaines de m\u00e8tres, mais je commence \u00e0 boiter.<\/p>\n\n\n\n<p>Je continue en marchant, m\u00eame comme \u00e7a j&rsquo;ai mal. Arnaud me d\u00e9passe, il m&rsquo;encourage, me dit quelque chose sur Matthieu que je ne comprends pas. J&rsquo;alterne la marche et le trot, \u00e0 ma montre cela fait 4h14 que je suis parti. A un moment, Matthieu me rejoint, il a une tache de sang au niveau du t\u00e9ton droit, mais il a l&rsquo;air \u00e0 peu pr\u00e8s bien. Il me propose de recommencer \u00e0 courir avec lui, je lui dis que je n&rsquo;ai plus de jus, je le laisse partir. Quand il est \u00e0 100 m\u00e8tres devant, je le rappelle, et je le rejoins en trottinant, et nous partons tous deux. Au bout de quelques centaines de m\u00e8tres, je suis oblig\u00e9 de m&rsquo;arr\u00eater \u00e0 nouveau, j&rsquo;ai trop mal aux muscles int\u00e9rieurs des cuisses, je lui dis de continuer, il me promet qu&rsquo;il m&rsquo;attendra \u00e0 l&rsquo;arriv\u00e9e.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><span style=\"font-weight: bold;\">Km 41 &#8211; espoir supr\u00eame, supr\u00eame pens\u00e9e<\/span><\/p>\n\n\n\n<p>Je passe le km 41, et je me dis que je dois quand m\u00eame arriver en courant. Je repars pour une ultime fois. Les avenues sont vides, \u00e0 part nous, pantins ivres de fatigue et de soleil. Quelques encouragements me font craquer \u00e9motionnellement plusieurs fois, je suis hypersensible, un sourire m&rsquo;am\u00e8ne des larmes aux yeux, je me cache le visage plusieurs fois.<\/p>\n\n\n\n<p>Soudain, un panneau b\u00e9n\u00e9fique : \u00a0\u00bb&nbsp;Dernier kilom\u00e8tre&nbsp;\u00ab\u00a0. Je le passe, puis je vois un tournant \u00e0 droite. Je d\u00e9bouche dans une avenue \u00e0 l&rsquo;ombre, il y a des passants qui traversent, qui font leurs courses, qui se prom\u00e8nent en ayant \u00e0 peine un regard de curiosit\u00e9 pour ces coureurs \u00e9chevel\u00e9s. <\/p>\n\n\n\n<p>Au loin, tr\u00e8s loin, une arche gonflable, une deuxi\u00e8me plus loin, et \u00e0 l&rsquo;autre bout du monde, l&rsquo;arche de la ligne d&rsquo;arriv\u00e9e. Au-del\u00e0, des collines de for\u00eat. J&rsquo;ai cet effet que tous les marathoniens connaissent : quelle que soit la fatigue ou la douleur, on fait la derni\u00e8re ligne droite avec nos restes d&rsquo;\u00e9l\u00e9gance d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9e. <\/p>\n\n\n\n<p>Quelques rang\u00e9es de spectateurs m&rsquo;applaudissent, m&rsquo;acclament, je leur souris et leur adresse des signes de la main. Et je vois Jocelyne qui m&rsquo;attend, derri\u00e8re la ligne, et Matthieu, Arnaud, Christian&#8230; <\/p>\n\n\n\n<p>Je tombe dans les bras de Jocelyne, \u00e7a y est j&rsquo;ai fini, en 4h 44 minutes.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Voici donc le compte-rendu de mon Marathon de Turin. Avant la course&nbsp; Dimanche matin, r\u00e9veil 6h15, Laurent (mon coturne \u00e0 l&rsquo;h\u00f4tel) fait son yoga pendant que je lis quelques po\u00e8mes de Bash\u00f4 et que je respire. 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