{"id":6255,"date":"2021-05-03T17:41:11","date_gmt":"2021-05-03T16:41:11","guid":{"rendered":"https:\/\/christophethibierge.com\/blogthib\/?p=6255"},"modified":"2021-05-03T20:05:52","modified_gmt":"2021-05-03T19:05:52","slug":"publication-de-mon-roman","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/christophethibierge.com\/blogthib\/2021\/05\/03\/publication-de-mon-roman\/","title":{"rendered":"Publication de mon roman"},"content":{"rendered":"\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"alignright size-large is-resized\"><a href=\"https:\/\/christophethibierge.com\/blogthib\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/IMG_20210503_170923-scaled.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/christophethibierge.com\/blogthib\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/IMG_20210503_170923-768x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-6256\" width=\"313\" height=\"417\" srcset=\"https:\/\/christophethibierge.com\/blogthib\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/IMG_20210503_170923-768x1024.jpg 768w, https:\/\/christophethibierge.com\/blogthib\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/IMG_20210503_170923-225x300.jpg 225w, https:\/\/christophethibierge.com\/blogthib\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/IMG_20210503_170923-1152x1536.jpg 1152w, https:\/\/christophethibierge.com\/blogthib\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/IMG_20210503_170923-1536x2048.jpg 1536w, https:\/\/christophethibierge.com\/blogthib\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/IMG_20210503_170923-scaled.jpg 1920w\" sizes=\"auto, (max-width: 313px) 100vw, 313px\" \/><\/a><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Je viens de recevoir par UPS mon propre livre, d\u00e9sormais disponible <a href=\"https:\/\/christophethibierge.com\/blogthib\/roman-et-nouvelles\/roman-magnolia-express\/\">dans toutes les bonnes librairies<\/a>. Ce roman, d\u00e9marr\u00e9 il y a 30 ans, a une histoire que je m&rsquo;en vais vous conter. <\/p>\n\n\n\n<p>Nous sommes au si\u00e8cle dernier, je suis jeune et c\u00e9libataire, encore coinc\u00e9 dans mes \u00e9tudes entre Paris 11\u00e8me et Chatenay Malabry. \u00c0 cette \u00e9poque, tout le monde fume partout, les t\u00e9l\u00e9s sont des gros cubes encombrants, le mur de Berlin vient \u00e0 peine de tomber et Nelson Mandela a enfin \u00e9t\u00e9 lib\u00e9r\u00e9. J&rsquo;ai l&rsquo;impression de vous d\u00e9rouler un manuel d&rsquo;histoire, mais j&rsquo;y \u00e9tais, comme tant d&rsquo;autres. <\/p>\n\n\n\n<p>Je rencontre Adeline. De pr\u00e9texte en co\u00efncidence, de soir\u00e9e au th\u00e9\u00e2tre amateur en d\u00eener avec des copains, de discussions sur des livres (beaucoup, tout le temps) \u00e0 des concerts live dans la salle enfum\u00e9e de l&rsquo;Utopia, j&rsquo;arrive \u00e0 entrer dans sa vie comme un peu plus qu&rsquo;un bon copain. Et comme Internet n&rsquo;est pas encore arriv\u00e9 en France, pas plus que l&rsquo;e-mail, je lui \u00e9cris des lettres sur du papier, je les mets dans une enveloppe, hop, un timbre qu&rsquo;il faut l\u00e9cher avant, puis je descends dans la rue pour poster la missive dans une bo\u00eete jaune. Quand les \u00e9toiles sont align\u00e9es, la r\u00e9ponse arrive par le courrier du matin 3 jours apr\u00e8s. Et il n&rsquo;y a pas de \u00ab\u00a0r\u00e9pondre en citant le message original\u00a0\u00bb, donc cela donne un d\u00e9calage digne des grandes correspondances \u00e9pistolaires entre Carl-Gustav Jung et Wolfgang Pauli. Sauf qu&rsquo;Adeline \u00e9maillait ses textes de petits dessins, tandis que je lui \u00e9crivais des mini-po\u00e8mes, que j&rsquo;avais le tort d&rsquo;appeler ha\u00efkus (ils n&rsquo;avaient pas la bonne m\u00e9trique). Je doute que Jung et Pauli se soient livr\u00e9 \u00e0 ces fac\u00e9ties, mais <a href=\"https:\/\/amzn.to\/3eaidYZ\">cela serait \u00e0 v\u00e9rifier<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s notre s\u00e9paration &#8211; une histoire bien triste &#8211; je commence \u00e0 \u00e9crire ce roman, et j&rsquo;envoie chaque partie \u00e0 Adeline d\u00e8s que je l&rsquo;ai termin\u00e9e. Cela dure quelques ann\u00e9es, pendant lesquelles je n&rsquo;ai pas trop de nouvelles d&rsquo;elle. Puis la vie suit son cours, chacun.e fait de nouvelles rencontres. Un soir, \u00e0 la suite d&rsquo;une conversation avec mon ami Guillaume, je me dis qu&rsquo;il faut que je tourne litt\u00e9ralement cette page. Je termine de r\u00e9diger la derni\u00e8re partie en quelques jours, j&rsquo;imprime le tout et je l&rsquo;envoie \u00e0 Adeline, avec une ultime lettre. <\/p>\n\n\n\n<p>Depuis cette date, il y a plus de 25 ans, le manuscrit est rest\u00e9 au fond d&rsquo;un disque dur. De temps en temps, j&rsquo;ai pass\u00e9 le roman \u00e0 un.e ami.e (une dizaine de personnes, au maximum), et chacun.e a eu la gentillesse de me dire que c&rsquo;\u00e9tait un livre sympa. Une amie m&rsquo;a dit \u00ab\u00a0on sent bien que tu \u00e9tais jeune quand tu l&rsquo;as \u00e9crit\u00a0\u00bb, et je n&rsquo;ai pas os\u00e9 lui demander ce qu&rsquo;elle entendait par l\u00e0 : je me doutais qu&rsquo;entre mon moi jeune et mon moi actuel, l&rsquo;un des deux allait en prendre pour son grade&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p>Revenons au XXI\u00e8me si\u00e8cle. Le Dieu Internet r\u00e8gne d\u00e9sormais sur la plan\u00e8te, et tout est \u00e0 port\u00e9e de clavier. Depuis quelques ann\u00e9es, je m&rsquo;int\u00e9resse \u00e0 l&rsquo;auto-\u00e9dition. Non pas au sens de l&rsquo;\u00e9dition \u00e0 compte d&rsquo;auteur (dont le business model est magnifiquement d\u00e9crit dans <em><a href=\"https:\/\/amzn.to\/3aZVA7x\">Le pendule de Foucault<\/a><\/em>, d&rsquo;Umberto Eco), o\u00f9 l&rsquo;auteur, s\u00fbr de son g\u00e9nie, avance les fonds et se retrouve avec des exemplaires qu&rsquo;il offre \u00e0 droite \u00e0 gauche en esp\u00e9rant une gloire qui met beaucoup de temps \u00e0 venir. Ce qui me plaisait, c&rsquo;\u00e9tait plut\u00f4t le c\u00f4t\u00e9 \u00ab\u00a0plate-forme de vente\u00a0\u00bb, genre Etsy = voil\u00e0 ma production, \u00e7a co\u00fbte tant, allez-y (ou pas), commandez (ou pas), bref, c&rsquo;est le\/la client.e qui d\u00e9cide. <\/p>\n\n\n\n<p>Il y avait une autre raison \u00e0 ce choix : cela me permettait de transformer ce roman en un objet qui acc\u00e8de \u00e0 l&rsquo;existence, et id\u00e9alement, une existence ind\u00e9pendante de ma personne. \u00c0 ce point du thibillet, je vais convoquer un de mes artistes pr\u00e9f\u00e9r\u00e9s, le <em>Boss<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1998, Bruce Springsteen sort un coffret de 4 CDs : <em><a href=\"https:\/\/amzn.to\/33bvwCo\">Tracks<\/a><\/em>. Ce sont des in\u00e9dits accumul\u00e9s sur plus de 25 ans de carri\u00e8re, mais pas des in\u00e9dits fa\u00e7on Yoko Ono ou Bob Dylan qui raclent leurs fonds de tiroirs pour sortir des bouts d&rsquo;enregistrement ou des d\u00e9mos incompl\u00e8tes dans l&rsquo;espoir de faire encore sonner la caisse enregistreuse. Springsteen l&rsquo;explique tr\u00e8s bien dans le livret qui accompagne les 4 CDs : depuis 1973, pour chaque album, il avait \u00e0 chaque fois un peu trop de chansons. Toutes avaient \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9es, mix\u00e9es, arrang\u00e9es, donc elle \u00e9taient pr\u00eates \u00e0 \u00eatre grav\u00e9es, mais pour certaines raisons logiques, \u00ab\u00a0ou d&rsquo;autres raisons moins logiques\u00a0\u00bb, ces chansons n&rsquo;avaient finalement pas \u00e9t\u00e9 incluses dans l&rsquo;album final. Le <em>Boss <\/em>disposait donc de quantit\u00e9 de chansons pr\u00eates, mais in\u00e9dites, dans lesquelles il n&rsquo;avait qu&rsquo;\u00e0 puiser. Et Springsteen de conclure le livret en disant \u00ab\u00a0<em>Here are the ones that got away<\/em>\u00a0\u00bb (<em>voil\u00e0 celles qui s&rsquo;en sont finalement sorties<\/em>). De la m\u00eame mani\u00e8re, voil\u00e0 donc un roman qui (s&rsquo;en) est <a href=\"https:\/\/christophethibierge.com\/blogthib\/roman-et-nouvelles\/roman-magnolia-express\/\">finalement sorti<\/a>.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Je viens de recevoir par UPS mon propre livre, d\u00e9sormais disponible dans toutes les bonnes librairies. Ce roman, d\u00e9marr\u00e9 il y a 30 ans, a une histoire que je m&rsquo;en vais vous conter. 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