{"id":204,"date":"2006-09-26T17:13:13","date_gmt":"2006-09-26T17:13:13","guid":{"rendered":"https:\/\/christophethibierge.com\/blogthib\/?p=204"},"modified":"2006-09-26T17:13:13","modified_gmt":"2006-09-26T17:13:13","slug":"livre-re-lu-erri-de-luca-montedidio","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/christophethibierge.com\/blogthib\/2006\/09\/26\/livre-re-lu-erri-de-luca-montedidio\/","title":{"rendered":"Livre (re) lu &#8211; Erri De Luca : Montedidio"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"https:\/\/christophethibierge.com\/blogthib\/2006\/07\/17\/livre-lu-gustav-meyrink-le-golem\" >J&rsquo;en ai d\u00e9j\u00e0 donn\u00e9 une citation<\/a>, et en plus c&rsquo;est un livre que je relis, alors que j&rsquo;ai 4 livres lus \u00e0 commenter, mais <em><a href=\"http:\/\/www.amazon.fr\/exec\/obidos\/ASIN\/2080710982\/sitecompdelouvrf\/\" >Montedidio<\/a><\/em>, d&rsquo;Erri De Luca (Gallimard, 2002, 208 p.) est une merveille.<br \/>\n L&rsquo;auteur est \u00e9tonnant : c&rsquo;est un manuel, un ouvrier, qui a tour \u00e0 tour \u00e9t\u00e9 jardinier (son premier roman connu, <em><a href=\"http:\/\/www.amazon.fr\/exec\/obidos\/ASIN\/2070422437\/sitecompdelouvrf\/\" >Trois chevaux<\/a><\/em>, contient probablement une part autobiographique), chauffeur routier, menuisier. Par ailleurs, c&rsquo;est un homme profond, tr\u00e8s sensible, qui rabote doucement ses phrases pour leur donner un poli intemporel. On n&rsquo;est pas loin de la Bible. On n&rsquo;en est tellement pas loin qu&rsquo;il passe son temps (dans d&rsquo;autres livres) \u00e0 commenter des textes en h\u00e9breu ancien, langue qu&rsquo;il apprend doucement, avec humilit\u00e9 et t\u00e9nacit\u00e9. C&rsquo;est donc un homme \u00e9tonnant, exceptionnel.<br \/>\n Montedidio, c&rsquo;est un faubourg de Naples vu par les yeux d&rsquo;un enfant qui devient un homme en 200 pages. Par les yeux, et l&rsquo;\u00e9criture de l&rsquo;enfant, on voit tout un monde, une famille, un immeuble, un quartier, une langue (l&rsquo;italien) et un dialecte (le napolitain). <\/p>\n<blockquote><p>A midi, je m&rsquo;aper\u00e7ois qu&rsquo;une plume est tomb\u00e9e sous la caisse de Rafaniello, je la ramasse, elle est l\u00e9g\u00e8re, dans ma paume je ne la sens pas. Don Rafani\u00e8, celle-l\u00e0, je la \u00ab\u00a0tiens\u00a0\u00bb en souvenir de vous. \u00ab\u00a0Tu as raison de dire tenir au lieu de garder. Garder est pr\u00e9somptueux, en revanche tenir sait bien qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui il tient et demain qui sait s&rsquo;il tiendra encore. Tiens la plume en souvenir\u00a0\u00bb.<br \/>\n Erri De Luca, <em><a href=\"http:\/\/www.amazon.fr\/exec\/obidos\/ASIN\/2080710982\/sitecompdelouvrf\/\" >Montedidio<\/a><\/em>, Gallimard, 2002, p. 125.<\/p><\/blockquote>\n<p> Cette citation m&rsquo;a fait penser \u00e0 une citation de Rainer Maria Rilke. Si j&rsquo;en ai le courage, je vous posterai une nouvelle autobiographique sur ce sujet.<\/p>\n<p> <strong>Correspondances :<\/strong> j&rsquo;avais d\u00e9j\u00e0 \u00e9tabli une correspondance avec <a href=\"https:\/\/christophethibierge.com\/blogthib\/2006\/07\/17\/livre-lu-gustav-meyrink-le-golem\" >Gustav Meyrink<\/a>, il y a aussi du Jean Giono dans cet \u00e9crivain, ce c\u00f4t\u00e9 po\u00e8te ouvrier qui rend sa noblesse \u00e0 l&rsquo;ouvrier (encore mieux, l&rsquo;artisan), le Giono glaiseux, \u00e2pre, face au vent, qui r\u00e9serve ses mots pour mieux les cristalliser. <\/p>\n<p> Et peut-\u00eatre le plus beau compliment que je puisse faire \u00e0 un \u00e9crivain : quand j&rsquo;ai envie de me laver de ma journ\u00e9e, je lis du Erri De Luca.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>J&rsquo;en ai d\u00e9j\u00e0 donn\u00e9 une citation, et en plus c&rsquo;est un livre que je relis, alors que j&rsquo;ai 4 livres lus \u00e0 commenter, mais Montedidio, d&rsquo;Erri De Luca (Gallimard, 2002, 208 p.) est une merveille. 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