{"id":158,"date":"2006-07-20T14:24:07","date_gmt":"2006-07-20T14:24:07","guid":{"rendered":"https:\/\/christophethibierge.com\/blogthib\/?p=158"},"modified":"2006-07-20T14:24:07","modified_gmt":"2006-07-20T14:24:07","slug":"livre-lu-herman-melville-moi-et-ma-cheminee","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/christophethibierge.com\/blogthib\/2006\/07\/20\/livre-lu-herman-melville-moi-et-ma-cheminee\/","title":{"rendered":"Livre lu Herman Melville : Moi et ma chemin\u00e9e"},"content":{"rendered":"<p>D&rsquo;Herman Melville, j&rsquo;ai lu deux ou trois fois <a href=\"http:\/\/www.amazon.fr\/exec\/obidos\/ASIN\/2070400662\/sitecompdelouvrf\/\" ><em>Moby Dick<\/em><\/a>, superbe roman et qu\u00eate furieuse du Capitaine Achab, et deux ou trois fois <a href=\"http:\/\/www.amazon.fr\/exec\/obidos\/ASIN\/2080705024\/sitecompdelouvrf\/\" ><em>Bartleby<\/em><\/a>, qui est probablement pour moi LA nouvelle. J&rsquo;avais cit\u00e9 \u00ab\u00a0une intrigue \u00e0 la <a href=\"https:\/\/christophethibierge.com\/blogthib\/2006\/06\/19\/livre-lu-paul-auster-la-nuit-de-l-oracle\" >Paul Auster<\/a>\u00ab\u00a0, car il me semble que <em>La chambre d\u00e9rob\u00e9e<\/em>, dudit Paul Auster (dans <a href=\"http:\/\/www.amazon.fr\/exec\/obidos\/ASIN\/274273791X\/sitecompdelouvrf\/\" ><em>Trilogie New Yorkaise<\/em><\/a>) reprend un peu le m\u00eame th\u00e8me.<\/p>\n<p> Bref, cette fois-ci, il s&rsquo;agit de <a href=\"http:\/\/www.amazon.fr\/exec\/obidos\/ASIN\/2080705024\/sitecompdelouvrf\/\" ><em>Moi et ma chemin\u00e9e<\/em><\/a> (Seuil, R140 hors commerce, 1984, 160 p.). Ces trois courts r\u00e9cits sont intialement parus entre 1854 et 1856 dans des revues, et n&rsquo;ont \u00e9t\u00e9 traduits en fran\u00e7ais qu&rsquo;en 1984.<\/p>\n<p> Pourquoi ai-je achet\u00e9 ce livre ? Parce que Philippe Delerm en parlait dans <a href=\"http:\/\/www.amazon.fr\/exec\/obidos\/ASIN\/2070416542\/sitecompdelouvrf\/\" ><em>Mr. Mouse ou la m\u00e9taphysique du terrier<\/em><\/a>, en citant les premiers mots de <em>Moi et ma chemin\u00e9e<\/em>, que je vous cite \u00e0 nouveau : <\/p>\n<blockquote><p>Moi et ma chemin\u00e9e, t\u00eate grise et vieux fumeurs, nous habitons \u00e0 la campagne. J&rsquo;ose m\u00eame dire que nous y devenons d&rsquo;authentiques autochtones ; et particuli\u00e8rement ma chemin\u00e9e qui s&rsquo;y enfonce un peu plus chaque jour.<br \/>\n Herman Melville, <a href=\"http:\/\/www.amazon.fr\/exec\/obidos\/ASIN\/2080705024\/sitecompdelouvrf\/\" ><em>Moi et ma chemin\u00e9e<\/em><\/a>, Seuil, R140 hors commerce, 1984, p. 21.<\/p><\/blockquote>\n<p> Ce livre m&rsquo;a \u00e9norm\u00e9ment plu, par ce que j&rsquo;y ai retrouv\u00e9 de style Melvillien, m\u00e9lange difficilement imitable d&rsquo;humour flegmatique, d&rsquo;observations humaines et de ma\u00eetrise parfaite de la langue et des constructions de phrases. Lire du Melville, c&rsquo;est presque comme lire du Jules Romains : on a l&rsquo;impression d&rsquo;\u00eatre intelligent, et l&rsquo;humour est toujours sous-jacent. <\/p>\n<blockquote><p>&#8230;je commen\u00e7ai par mener Monsieur Scribe \u00e0 la cave, \u00e0 la racine de toute l&rsquo;affaire. Lampe en main, je l&rsquo;y pr\u00e9c\u00e9dai : car si, en haut de l&rsquo;escalier, il \u00e9tait midi, en bas c&rsquo;\u00e9tait la nuit.<br \/> On se serait cru dans les pyramides ; et moi, levant haut ma lampe d&rsquo;une main et d\u00e9signant de l&rsquo;autre, dans l&rsquo;obscurit\u00e9, la masse de la chemin\u00e9e blanchie par la vieillesse, je ressemblais \u00e0 un guide arabe montrant les v\u00e9tustes poussi\u00e8res du mausol\u00e9e du grand dieu Apis.<br \/> Herman Melville, <a href=\"http:\/\/www.amazon.fr\/exec\/obidos\/ASIN\/2080705024\/sitecompdelouvrf\/\" ><em>Moi et ma chemin\u00e9e<\/em><\/a>, Seuil, R140 hors commerce, 1984, p. 63-64. <\/p><\/blockquote>\n<p> Et puis on y trouve une sagesse que j&rsquo;aurai peut-\u00eatre un jour, sur le tard, quand je me serai d\u00e9barrass\u00e9 de ma pharmacod\u00e9pendance aux fils RSS, e-mails et autres nouveaut\u00e9s papillonnantes qui d\u00e9coupent certaines de mes journ\u00e9es en zapping permanent. <\/p>\n<blockquote><p>Vieux moi-m\u00eame, je suis sensible \u00e0 l&rsquo;anciennet\u00e9 des choses ; et c&rsquo;est pourquoi principalement j&rsquo;aime le vieux Montaigne, le vieux fromage et le vin vieux ; pourquoi j&rsquo;\u00e9vite la jeunesse, les petits pains chauds, les livres \u00e0 la mode et les pommes de terre nouvelles.<br \/> Herman Melville, <a href=\"http:\/\/www.amazon.fr\/exec\/obidos\/ASIN\/2080705024\/sitecompdelouvrf\/\" ><em>Moi et ma chemin\u00e9e<\/em><\/a>, Seuil, R140 hors commerce, 1984, p. 51. <\/p><\/blockquote>\n<p> <strong>Correspondances : <\/strong> Je pense que, qui aime Herman Melville aime <a href=\"https:\/\/christophethibierge.com\/blogthib\/2006\/02\/02\/livre-lu-john-steinbeck-les-naufrages-de-l-autocar\" >John Steinbeck<\/a>, et r\u00e9ciproquement. Les deux auteurs sont am\u00e9ricains, ils ont oscill\u00e9 entre des oeuvres profondes, mystiques ou m\u00e9taphysiques, et des amusettes, des textes courts, qui ne sont pas inf\u00e9rieurs en qualit\u00e9 pour moi. Ces textes servent au contraire \u00e0 souligner l&rsquo;exceptionnel travail humain d&rsquo;observation de leurs semblables, qu&rsquo;ils appliquent leurs observations \u00e0 \u00e9crire des pav\u00e9s comme <em>Moby Dick<\/em> ou <em>Les raisins de la col\u00e8re<\/em>, ou des r\u00e9cits plus courts et plus l\u00e9gers comme <em>Moi et ma chemin\u00e9e<\/em> ou <em>Rue de la sardine<\/em>. <\/p>\n<blockquote><p>[Jimmy Rose] \u00e9tait par nature un homme \u00e0 femmes. Et comme la plupart des profonds adorateurs du beau sexe, il n&rsquo;avait jamais ali\u00e9n\u00e9 sa libert\u00e9 de s&rsquo;adonner au culte g\u00e9n\u00e9ral, en accomplissant le sacrifice volontaire de sa personne sur l&rsquo;autel.<br \/> Herman Melville, <em>Jimmy Rose<\/em>, in <a href=\"http:\/\/www.amazon.fr\/exec\/obidos\/ASIN\/2080705024\/sitecompdelouvrf\/\" ><em>Moi et ma chemin\u00e9e<\/em><\/a>, Seuil, R140 hors commerce, 1984, p. 108.<\/p><\/blockquote>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>D&rsquo;Herman Melville, j&rsquo;ai lu deux ou trois fois Moby Dick, superbe roman et qu\u00eate furieuse du Capitaine Achab, et deux ou trois fois Bartleby, qui est probablement pour moi LA nouvelle. J&rsquo;avais cit\u00e9 \u00ab\u00a0une intrigue \u00e0 la Paul Auster\u00ab\u00a0, car &hellip; <a href=\"https:\/\/christophethibierge.com\/blogthib\/2006\/07\/20\/livre-lu-herman-melville-moi-et-ma-cheminee\/\">Continuer la lecture <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[6],"tags":[28,85],"class_list":["post-158","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-livres","tag-citation","tag-livres"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/christophethibierge.com\/blogthib\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/158","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/christophethibierge.com\/blogthib\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/christophethibierge.com\/blogthib\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/christophethibierge.com\/blogthib\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/christophethibierge.com\/blogthib\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=158"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/christophethibierge.com\/blogthib\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/158\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/christophethibierge.com\/blogthib\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=158"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/christophethibierge.com\/blogthib\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=158"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/christophethibierge.com\/blogthib\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=158"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}